• L'oeuvre maudite d'Oscar Wilde...
    Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux.
    Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes.
    Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant.
    Teleny, publié pour la première fois anonymement à Londres en 1893 été attribué à Oscar Wilde par Maurice Girodias dès 1958, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans « l'enquête littéraire » qui ouvre la présente édition.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).

    Roman numérique, 236 pages, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • « Cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fait connaître le vrai beau du libertinage. »
    Ce conte érotique met en scène un vilain prêtre, l'héroïne Érosie adepte des amours saphiques et un jouvenceau tout frais émoulu du collège qui va la guérir de sa haine des hommes et lui faire découvrir d'autres plaisirs, il tient en deux lettres qu'Érosie envoie à son amie Juliette. Érosie résume ainsi son récit : « Mais avoue donc que mon inimaginable aventure a bien de quoi mettre en défaut tout système sur la cause et les effets de l'amour et de la volupté ! Qui m'eût dit, lorsque je reçus ton dernier baiser, il y a si peu de temps, que presque aussitôt je serais radicalement guérie de mon antipathie contre le sexe masculin, et, bien pis, que sans m'amuser à prendre graduellement mes licences par un fatal concours d'incidents, je me trouverais impromptu coiffée du bonnet de docteur. »
    Nerciat, soldat, bibliothécaire et espion, fut, dans ses romans, un philosophe hédoniste, il veut que « cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fasse connaître le vrai beau du libertinage ». Alexandrian confirme : « Le chevalier Andréa de Nerciat a été certainement le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens. »
    L'édition originale du Doctorat Impromptu, un des meilleurs ouvrages de Nerciat, fut publié en 1788, on retrouve ensuite une édition en 1866 à Bruxelles par Poulet-Malassis accompagnée des gravures de 1788.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 70 pages, orné de 9 illustrations en hors-texte de Zyg Brunner, couverture en couleurs illustrée par Zyg Brunner.(Enfer de la BnF, cote n° 121)


  • Véritable apologie du plaisir, « c'est le procès du père Girard et de sa pénitente la belle Cadière, qui a servi de cadre à cet ouvrage, et les noms des deux personnages sont ici anagrammatisés en Dirrag et Eradice » cite Apollinaire dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale.
    En effet ce roman est inspiré d'un fait divers scandaleux, ce fut l'affaire de Jean-Baptiste Girard, jésuite qui séduisit en 1730 une jeune carmélite âgée de 17 ans Catherine de Cadière alors qu'il était recteur du Séminaire royal des aumôniers de la marine à Toulon et son confesseur.
    Alexandrian dévoile les anagrammes de ce roman à clés : « Thérèse, fille d'un bourgeois de Vencerop (Provence), est mise au couvent de Volnot (Toulon). Elle se lie avec Éradice (Cadière) et assiste en cachette aux leçons de piété que lui donne le père Dirrag (Girard). » « Oubliez et laissez-vous faire » lui dit-il en glissant entre ses cuisses « le cordon de Saint-François, qui par son intromission, doit chasser tout ce qui reste d'impur dans le corps de sa pénitente ». Son éducation terminée, dans la seconde partie du texte, Thérèse s'installe à Paris où elle ne connaît personne. Mais, bientôt, elle va se lier d'amitié avec sa voisine Madame de Bois-Laurier qui lui racontera sa vie galante. Enfin dans la troisième et dernière partie du roman, Thérèse rencontre à l'Opéra un comte, honnête homme, qui la conduira dans son château en promettant de respecter ses désirs et ses aversions. Véritable traité d'onanisme, ce récit s'achèvera cependant sur un coïtus interruptus - Thérèse abhorre la grossesse ! - sachant que « les femmes n'ont que trois choses à redouter : la peur du diable, la réputation et la grossesse »
    Cet ouvrage publié pour la première fois en 1748, anonymement, fut tout d'abord attribué à son éditeur François-Xavier d'Arles de Montigny, détenu huit mois à la Bastille pour la publication de Thérèse qui heureux de cette paternité ne la dénia point. Apollinaire, dans son Enfer de la Bibliothèque Nationale indique que Thérèse fut aussi attribué à Diderot, hypothèse qu'aborde également Jacques Duprilot dans sa préface à l'édition de 1980, hypothèse purement fantaisiste ! Sade est formel, il affirme par la voix de Juliette qui dresse l'inventaire d'une bibliothèque libertine dans son Histoire : « Thérèse Philosophe, ouvrage charmant du marquis d'Argens, le seul qui ait montré le but... l'unique qui ait agréablement lié la luxure et l'impiété et qui donnera enfin l'idée d'un livre immoral ».
    Un des ouvrages les plus réédités au 18e siècle, de 1748 à la révolution française, on recense déjà près d'une trentaine d'édition.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque Nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n°402)

    Roman illustré numérique (eBook à télécharger), 87 pages, orné de 16 illustrations en couleurs et 20 illustrations en noir et blanc, couverture en couleurs.


  • Les portes claquent et les quiproquos s'enchainent dans ce bordel au nom évocateur... (Préface de Max Obione)

    « RAPHAËLE (une prostituée) Faites-vous bien feuille de rose ?
    MADAME BEAUFLANQUET (une bourgeoise innocente se méprenant sur la nature de l'établissement et de ses occupantes) Feuille de rose ! (à part) ah oui des confitures de Turquie (haut) je n'en ai jamais mangé. (Les femmes se mettent à rire) FATMA Elle ne connaît pas feuille de rose ! Qu'est-ce qu'elle fait alors ?
    RAPHAËLE Et petit salé alors ?
    MADAME BEAUFLANQUET Ah ! ça oui.
    RAPHAËLE Vous connaissez la levrette ?
    MADAME BEAUFLANQUET Oui.
    RAPHAËLE Le postillon - le gamin - soixante-neuf - la paresseuse - la brouette ?
    MADAME BEAUFLANQUET (étonné) Oui, je connais ces choses (à part) quelles drôles de question font les femmes de Turquie. On m'avait dit aussi que les odalisques étaient d'une ignorance. RAPHAËLE Elle me va cette petite femme là. Aimez-vous à bouffer le chat ?
    MADAME BEAUFLANQUET Oh ! j'adore les chats.
    RAPHAËLE Ah ! bien puisque nous avons les mêmes goûts, je vous offrirai le mien. »

    Ska publie cette curiosité théâtrale signée Guy de Maupassant. « La pièce essayant de marier Eugène Labiche et la pornographie crasse penche du côté de la grosse farce aux ressorts graveleux. » selon Max Obione dans sa préface. Cette comédie qui se déroule dans un bordel sordide vaut par la personnalité de l'auteur de La Maison Tellier et celle des spectateurs prestigieux qui l'ont vue.

  • Voici un roman réaliste très agréable à lire tant l'éloquance de Mirabeau y est parfaite.
    Laure est une jeune fille dont la mère est morte lorsqu'elle avait dix ans. Elle est dès lors laissée aux bons soins de son père, qui est en réalité son beau-père, mais auquel elle est très attachée. Très vite, commence alors son initiation aux plaisirs. Elle voit aussi l'apparition d'une bonne, qui devient l'amante de son père et sa compagne dans ses jeux libertins.



  • Pichard illustre pour notre plus grand plaisir un des « buts de l'être humain », conscient qu'il s'agit d'éclairer un véritable catéchisme des actes d'amour et de rituels à la gloire de notre corps.
    Les Kama Soutra ou comme le voudrait une traduction plus littérale « Aphorismes sur l'amour » sont en fait un traité des règles de l'amour écrit en sanscrit vers le premier ou le deuxième siècle de notre ère par Mallinaga Vatsyayana. En dépit de son indéniable contenu érotique, c'est un ouvrage qui participe de l'art et de la philosophie religieuse de l'Inde.
    Voici donc ce texte mythique illustré par Georges Pichard, dessinateur entre autres de Paulette (avec Georges Wolinski), Blanche Épiphanie, Marie-Gabrielle de Saint-Eutrope ou La Comtesse rouge.
    Roman graphique, 320 pages, 48 planches en noir et blanc et couverture de Georges Pichard.

  • Gamiani

    Alfred De Musset

    Mourir d'amour, tel est le but de la comtesse Damiani au cours de deux nuits d'excès. (Préface Max Obione)

  • La première édition de L'École des biches ou Moeurs des petites dames de ce temps a été imprimée en 1868 à Bruxelles à soixante-quatre exemplaires, sans nom d'auteur. Dans les différentes éditions parues, de 1868 à 1880, les éditeurs ont fourni des renseignements sur les auteurs possibles ainsi que sur les personnages. La plupart des bibliographes et catalogueurs de littérature érotique pensent, comme J. M. Lo Duca, que le seul auteur possible pour cette oeuvre est Ernest Baroche (1829-1870), fils d'un ministre de la justice écorché par Victor Hugo dans Les Châtiments. Ernest Baroche s'inspire visiblement de la structure exemplaire des Dialogues de Luisa Sigea de Nicolas Chorier, son confrère au parlement de Grenoble. Malgré cet exemple auguste, il ne nous offre pas un chef-d'oeuvre de la littérature, il se contente de nous proposer un chef-d'oeuvre du roman érotique dans toute son efficacité. Le comportement de ses personnages - deux hommes et trois femmes - est déchaîné : chez les femmes surtout, dont le langage devance les fioritures habituelles.
    L'École des biches est « un manuel théorique et pratique de libertinage », un « manuel en action » qui eut son heure de gloire grâce à une préface de Sylvestre Bonnard (pseudonyme de Pierre Dufay). C'est un récit très osé qui se présente comme une vaste pièce de théâtre, selon une solide tradition discursive. Les scènes les plus scabreuses sont plus dites que décrites. L'impact érotique n'en est que plus fort et permet de réaliser à peu près tous les fantasmes de l'accouplement amoureux, à deux, à trois... Dans ce genre, fort d'un équilibre exemplaire, L'École des biches a rarement été égalé. Sa fraîcheur demeure, preuve de son charme et de sa qualité.
    Collection l'Enfer de la Bibliothèque nationale de France. (Enfer de la BNF, cote n° 21).
    Pièce de théâtre illustrée numérique , 121 pages, orné de 2 illustrations, couverture en couleurs et en noir et blanc.



  • Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlõ évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une oeuvre secrète, inaccessible et fascinante.
    Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlõ, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
    De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlõ. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlõ reste mystérieux. Parce que son oeuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que L'Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait «un infracassable noyau de nuit».
    Collection créée par Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Souvenirs.
    Recueil de dessins, 100 pages, illustré de plus de 340 dessins en couleurs et en noir et blanc de Carlõ, couverture en couleurs.

  • De 1947 à 1963, l'éditeur Irving Klaw, fondateur de la Nutrix Corporation, publia environ deux cent cinquante planches de Jim rassemblées en une quinzaine de récits. Contrairement à Eric Stanton, publié par le même éditeur, Jim était surtout intéressé par l'illustration pure qui permet de mettre en valeur les corps et les poses, plutôt que par la bande dessinée ou les séries d'illustrations qui privilégient la continuité narrative. Ses oeuvres présentent donc une cohésion thématique plus apte à exprimer avec humour les inventions répétitives, fantaisistes, voire délirantes de l'art du bondage. La liberté créatrice de Jim se manifeste d'autant plus qu'après avoir vénéré Carlõ, le grand innovateur du genre, il s'est détaché peu à peu de son influence pour en devenir le véritable continuateur.

    Les deux récits présents dans ce recueil : La Prise de Rome par Juno et ses Guerrières et La Revanche de la Contessa sont un parfait exemple de cette maturité. Les situations pseudo-historiques ne l'empêchent pas de prendre avec la réalité historique une distance surréaliste. La favorite de Louis XIV sera-t-elle guillotinée pour avoir kidnappé` sa rivale ? Sera-t-elle obligée de retirer ses bas à couture (rien de moins !). Juno abattra-t-elle les remparts de Rome ?
    Introduction et traduction de Robert Mérodack.
    Texte en français et en anglais.
    Collection créée par Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Passions.
    Roman graphique, 50 pages, 84 illustrations en noir et blanc de Jim, couverture mise en couleurs par May.

  • « Puis elle passa des bas de chevreau glacé qui enserrèrent ses merveilleuses jambes jusqu'au haut des cuisses et elle chaussa d'adorables souliers vernis à talons hauts et par coquetterie passa à ses chevilles trois anneaux de platine... »
    Le Cuir Triomphant constitue une superproduction, non seulement à la Librairie Artistique et Parisienne, mais dans toute l'édition sadomasochiste d'avant la seconde guerre mondiale.
    L'éditeur a voulu un ouvrage de luxe, très abondamment illustré par Carlõ, qui déploie toute son imagination fétichiste pour donner corps aux créatures en cuir verni imaginées par Mac Clyde.
    Milliardaire en dollars, Odon Knut Anderson. le Roi du Cuir, soudoie un curé pour être présenté à la ravissante Solange qu'il épouse aussitôt et qu'il emmène en Californie. Le fétichisme du cuir verni et du chevreau glacé prédomine, comme il se doit.
    Les bottines, les corsets et les cravaches ne suffisent pas, Carlõ le prouve : il ne se contente jamais de mettre un texte en image, il recrée véritablement une scène, il la rend crédible, presque réalisable, ajoutant ainsi une nouvelle dimension aux fantasmes de l'auteur.
    Dans certains dessins, on retrouve les sources d'inspiration d'Eric Stanton et de Jim, prouvant à quel point Carlõ influença toute l'école d'illustrateurs américains de bondage d'après-guerre.
    L'exploit qu'il constitue ne sera d'ailleurs jamais renouvelé, du fait de la censure qui s'abattit sur la France après la Libération. Jusqu'aux années 1970, il ne parut plus aucun livre sado-masochiste aussi abondamment illustré, du moins « à ciel ouvert »...
    Orné de 5 hors-textes en lavis et 5 hors-textes en couleurs et dans le texte 38 dessins au trait de Carlõ, couverture en couleurs.
    Collection Librairie Artistique et Parisienne
    Roman numérique illustré, 210 pages, orné de 48 illustrations en hors-texte de Carlõ, couverture en couleurs.

  • Les Pisseuses

    Louis Perceau

    Louis Perceau, célèbre bibliographe de littérature érotique, on connaît le célébrissime L'enfer de la Bibliothèque Nationale avec Guillaume Apollinaire et Fleuret, a également commis quelques ouvrages savoureux dont ce recueil de poésie consacré à l'urolagnie féminine, une plaquette imprimée en 1934 par l'imprimeur Maurice Duflou à Paris (un exemplaire de cette plaquette a été adjugé en 2007 à Drouot pour la somme de 500 euros).
    La plupart des exemplaires de cette plaquette, ont été vendus au cours des soirées du Lapin Agile, à Montmartre, où Perceau, allait une fois au deux par semaine réciter ses « Pisseuses ».?

  • « À défaut de porte cochère, on peut entrer par le guichet. »
    Le charmant Hic et Hec (Ceci-cela), petit abbé coquin initié dès son plus jeune âge aux plaisirs de la chair par un père jésuite, prône des Évangiles fort libertins.
    Très prosélyte de sa Foi voluptueuse, le vigoureux bougre investit l'intimité de tous ceux qu'il rencontre et qu'il sait si bien convertir à sa perverse religion. Nul n'y résiste, car à l'Art de varier les plaisirs, Hic et Hec adjoint celui du discours.
    Ce curieux personnage est à l'image de son créateur, Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau : homme politique et encyclopédiste des Lumières, écrivain de talent et érotomane distingué. À l'instar de Sade, Mirabeau écrivit la plupart de son oeuvre libertine en prison.
    Son inspiration ne s'accommodant d'aucune misogynie, il écrivit Le Rideau levé pendant la même période, contant les tribulations de Laure, une jeune ingénue... qui ne le restera pas longtemps !
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 128 pages, augmenté de 11 illustrations anonymes, couverture en couleurs. (Enfer de la BnF, cote nos 671-672)

  • L'Anti-Justine, ou les Délices de l'amour est un roman libertin de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, paru en 1798. Restif a cherché à être l'anti-Sade, comme il l'annonce dans la préface : « Personne n'a été plus indigné que moi des sales ouvrages de l'infâme Dsds [Sade] ; c'est-à-dire, de Justine, Aline, le Boudoir, la Théorie du Libertinage, que je lis dans ma prison. Ce scélérat ne présente les délices de l'amour, pour les hommes, qu'accompagnées de tourments, de la mort même, pour les femmes. Mon but est de faire un livre plus savoureux que les siens, et que les épouses pourront faire lire à leurs maris, pour en être mieux servies ; un livre où les sens parleront au coeur ; où le libertinage n'ait rien de cruel pour le sexe des Grâces, et lui rende plutôt la vie, que de lui causer la mort ; où l'amour ramené à la nature, exempt de scrupules et de préjugés, ne présente que des images riantes et voluptueuses. » Il a voulu faire un « Erotikon », propre à rallumer les passions éteintes, sans verser dans la cruauté du marquis de Sade : « Pour remplacer la Justine et faire préférer L'Anti-Justine, il faut que celle-ci surpasse l'autre en volupté autant qu'elle lui cède en cruauté... » Le livre se présente comme de la main de Jean-Pierre Linguet, avocat au Parlement, entreprenant de raconter sa vie, son initiation et ses souvenirs. L'Anti-Justine, tel qu'il a été édité, est inachevé, mais le manuscrit original devait avoir une longueur double ou triple de ce que nous connaissons aujourd'hui. En effet, Restif commença l'impression du roman en mars-avril 1798, mais fut nommé sous-chef de bureau dans les services de la police vers mai de cette année, ce qui l'incita très certainement à la prudence. Il semble ainsi que seuls quatre exemplaires (conservés à la Bibliothèque nationale de France, le plus complet s'achevant en milieu de phrase, au début d'une seconde partie alors que sept ou huit sont annoncées) aient jamais été imprimés, rien n'indique qu'il y en eut d'autres. L'oeuvre, tombée dans l'oubli, ne refit véritablement surface que dans les années 1860. Il est à noter que, si Restif abhorrait Sade, Sade détestait de même Restif ; ainsi, le marquis écrivait à sa femme, en 1783, alors qu'il était incarcéré à Vincennes : « Surtout n'achetez rien de ce Restif, au nom de Dieu ! C'est un auteur de Pont-Neuf et de Bibliothèque bleue, dont il est inouï que vous ayez imaginé de m'envoyer quelque chose. »

  • Les Cent Vingt Journées de Sodome, ou l'École du libertinage est la première grande oeuvre du marquis de Sade, écrite à la prison de la Bastille en 1785. Telle qu'elle est, l'oeuvre ne présente qu'une version inachevée, que l'auteur eût probablement poursuivie s'il ne l'avait perdue en 1789, à moins que, comme l'écrit Michel Delon, elle ne soit « inachevable », ne pouvant pas « montrer ce qui excède l'imagination ». Georges Bataille a écrit, dans son essai La Littérature et le Mal : « Personne à moins de rester sourd n'achève les Cent Vingt Journées que malade : le plus malade est bien celui que cette lecture énerve sensuellement. »

  • Pour créer le personnage de Fanny Hill, Cleland s'est inspiré de Fanny Murray, une prostituée de 17 ans qui était l'idole des aristocrates londoniens. Sous la plume du romancier, Fanny raconte ses expériences à travers deux longues lettres où elle décrit sa vie misérable à la campagne, son arrivée sans le sou dans la capitale, son initiation dans une fameuse maison close puis sa spécialisation dans les orgies les plus débauchées. D'abord pure et innocente, elle acquiert vite l'expérience suffisante pour comprendre comment profiter au mieux de sa situation. Fanny devient une forte femme, intelligente, clairvoyante. Loin d'être une incontrôlable nymphomane, Fanny ne dédaigne pas le plaisir, mais elle place aussi la vertu au-dessus du vice, ne perdant jamais de vue le fait que ses nombreuses expériences lui ont surtout permis de trouver sa place dans le monde et n'ont pas fait d'elle une débauchée.



  • Un Voyage Périlleux présente une nouvelle démonstration des talents les plus connus et reconnus de Stanton. Il nous entraîne cette fois-ci dans un Maroc de légendes sans le moindre rapport avec la réalité, mais qui songe à la vraisemblance en se réjouissant des mésaventures narrées et dessinées de la belle Moira ? Les planches qui constituent Helga cherche des Esclaves furent signées Jon Bee parce qu'elles sont le fruit de la collaboration, d'Eric Stanton avec un autre dessinateur de la Nutrix Corporation (Ruiz peut-être). Cependant, cruelles vikings ou innocentes normandes, ces amazones batailleuses portent la « patte » du Stanton le plus moderne : en particulier, le trait délié et précis rappelle irrésistiblement les meilleures planches de Steve Ditko, le célèbre dessinateur du Dr Strange et de Spiderman avec qui il avait créé un studio en 1958.
    D'origine russe, Eric Stanton naquit en 1926 à New York où il vécut jusqu'à sa mort en 1999.
    Il commença à dessiner des filles en détresse en 1947 pour le compte de l'éditeur Irving Klaw, fondateur et directeur de Nutrix Corporation. Jusqu'à la fin des années 1950, il illustra ainsi une trentaine d'histoires dont environ un tiers sous forme de bandes dessinées. La froideur pulpeuse de ses personnages, la richesse des modelés, son souci du détail piquant rendirent Eric Stanton plus célèbre que ses prédécesseurs (en particulier Jim) et même que ses collègues pourtant talentueux (Gene Bilbrew, Ruiz...). Sa réputation franchit alors les frontières, associée au renom de la Nutrix Corporation.
    Vers 1960, à la suite d'un différent avec Irving Klaw, Stanton cesse de travailler pour Nutrix et décide d'exploiter lui-même sa célébrité... mais son oeuvre postérieure à 1960, si elle contient encore quelques joyaux, n'atteindra jamais plus la perfection constante de son travail pour Nutrix.
    Introduction et traduction de Robert Mérodack.
    Texte en français et en anglais.
    Collection créée par Robert Mérodack.
    Collection Vertiges Passions.
    Roman graphique, 64 pages, 83 illustrations en noir et blanc d'Eric Stanton, couverture mise en couleurs par May.

  • Recueil de faits authentiques choisis dans les milieux les plus divers, tel que la famille, l'école, le couvent, l'atelier et parmi toutes les classes de la société. Récits pour la première fois accompagnés de preuves à l'appui concernant la flagellation des jeunes femmes et des jeunes hommes de tout rang, de « tout poil » .
    Ceci est la présentation de l'époque de la première partie de ce roman consacré exclusivement à l'art de la fessée.
    Cette collection du début du siècle est exclusivement consacrée à la flagellation, à l'éducation anglaise, à la clystérophilie et à la domination féminine. Ces ouvrages érotiques ont été écrits par des auteurs prestigieux sous de délicieux pseudonymes et sont illustrés par les meilleurs dessinateurs de l'époque.

    Roman illustré numérique, 220 pages, orné d'un frontispice et de 7 illustrations en noir et blanc de Louis Malteste, couverture en couleurs.

  • ...Je souffre de ne plus souffrir..., de ne plus être la captive, soumise au Maître, qui la fait châtier...
    J'aspire à redevenir esclave...
    Voici la confession la plus troublante, la révélation la plus suggestive sur la passion de la souffrance et de l'humiliation d'autrui, qui aient été faites jusqu'ici.
    C'est l'histoire d'une jeune fille de l'aristocratie française livrée par une marâtre indigne, envers laquelle elle avait eu un geste de révolte à la suite d'humiliations et de châtiments corporels, à une Espagnole pourvoyeuse en victimes d'un cruel Grand d'Espagne. Emmenée dans le château que possède celui-ci dans une des régions les plus sauvages de la Sierra Morena, Isabelle de B... y revit littéralement les scènes de l'Inquisition, assiste aux tortures les plus raffinées prodiguées comme des châtiments corporels et doit s'y soumettre aussi, en but au sadisme et à la rivalité d'une jeune espagnole. Gagnée à ces étranges pratiques, la jeune Française s'apprête à triompher lorsque la révolution espagnole oblige son cruel vainqueur à fuir au loin.
    Les détails les plus curieux sur les supplices des bottes à Hauts Talons, des corsets étroits, des gants de chevreau et du fouet Dominateur, dans le cadre même où se déroulaient autrefois les scènes de l'Inquisition.
    Publié` en 1933, L'Inquisiteur Moderne est le premier livre de Juana Lapaz.
    Cette collection propose les meilleurs romans fétichistes publiés dans les années 1920-1930 signés James Lovebirch, Juana Lapaz, Alan Mac Clyde, Edith Kindler, Aimé Van Rod, etc. et illustrés le plus souvent par le mystérieux Carlõ.
    Roman numérique illustré, 156 pages, orné de 18 illustrations en hors-texte, frontispice et couverture en couleurs de Carlõ.

  • « Ah ! comme elle allait l'humilier encore plus, la dompter, faire de son corps par les cinglades et les contraintes, la chose la plus souple, la plus gracieusement docile que l'on pût imaginer »
    Cet ouvrage est d'un raffinement inouï dans les descriptions des étranges sévices et humiliations infligés à des jeunes filles aux mauvais instincts, les corrections qu'on leur applique, les déshabillés suggestifs et les accoutrements spéciaux qu'on leur impose par méthode de punition, ainsi que la rude discipline des gants, du corset et des bottes, ralliera tous les suffrages des lecteurs curieux de documents authentiques et de scènes vécues.
    « Flageller l'orgueil, comme disait ce grand seigneur, ami de Ninon de Lenclos, là est le plaisir. La vue ne saurait être satisfaite sans l'idée de la souffrance morale que l'on procure. »
    Les plus belles pages de « l'éducation anglaise » illustrées par le grand Carlõ qui montre ici une stupéfiante maîtrise graphique. Sévérités Perverses paru en avril 1934 est le second livre de Juana Lapaz, après L'Inquisiteur Moderne.
    Cette collection propose les meilleurs romans fétichistes publiés dans les années 1920-1930 signés James Lovebirch, Juana Lapaz, Alan Mac Clyde, Edith Kindler, Aimé Van Rod, etc. et illustrés le plus souvent par le mystérieux Carlõ.
    Roman numérique illustré, 164 pages, orné de 16 illustrations en hors-texte de Carlõ, couverture en couleurs.

  • L'initiation d'une jeune fille libertine racontée par elle-même.
    Paru en 1938, ce récit érotique écrit à la première personne nous conte l'initiation sexuelle d'une jeune fille de la bourgeoisie provinciale, de ses premières expériences incestueuses avec son demi-frère jusqu'à son mariage avec un riche américain qui, juste avant la cérémonie, lui rendra un hommage très particulier.
    Ce roman très coquin, écrit dans un style rapide et talentueux, porte la marque d'un véritable écrivain, il a été attribué à Michèle Nicolaï, auteur de nombreux romans galants et policiers de l'entre-deux-guerres, et illustré par Paul-Émile Bécat, Grand Prix de Rome, qui réalisa de nombreux portraits d'écrivain mais orna également de nombreux ouvrages érotiques destinés aux bibliophiles.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.

    Roman numérique illustré, 152 pages, orné de 12 illustrations couleurs en hors-texte attribuées à Paul-Émile Bécat, couverture en couleurs.


  • Dentelles froufroutantes et enchantement de Lesbos.
    Écrit à la première personne par son héroïne, Le Libertinage du retroussé est une ode à l'amour lesbien, aux dessous féminins et à leur parfum, dans laquelle des jeunes femmes charmantes virevoltent de plaisir en plaisirs dans l'allégresse et la bonne humeur.
    Orpheline, Lucette, quitte sa pension après avoir terminé ses études pour venir habiter chez sa tante Hélène de Tigny. Cette femme qui préfère les femmes va parfaire son éducation pour la laisser rapidement voler de ses propres ailes et explorer les délices des amours féminines
    Seize illustrations signées Herric [Ch. Hérouard] accompagnent le récit de Lucette. Ce roman très fétichiste loue avec délices toutes les fanfreluches luxueuses que portaient les femmes des années 1930 : jupons, combinaisons, chemises, culottes fendues et jarretières, tout un amas flou de dessous en dentelle, soie ou satin.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.
    Roman numérique illustré, 268 pages, orné de 16 illustrations en hors-texte attribuées à Ch. Hérouard, couverture en couleurs.

  • Leçons de bagatelle, les carnets secrets d'un jeune homme déluré.
    « J'aurais bien été étonné si, en entrant dans son boudoir voici vingt minutes à peine, quelqu'un m'eût prédit que j'allais sur-le-champ, offrir à Huberte d'Orsenne le plus friand, le plus amoureux des hommages, et qu'elle accepterait dans le ravissement... »
    Lorsque le jeune Pierre de Thiverny séduit - enfin ! - une amie de sa mère qu'il convoitait en secret depuis toujours, celle-ci l'incite à tenir un cahier secret retraçant ses aventures galantes, depuis son initiation jusqu'à leur rencontre.
    « ... Une troupe charmante et innombrable, en vérité, surgit devant mes yeux : vierges en fleurs, jeunes filles délurées, piquantes soubrettes, provinciales prudes et savoureuses, bourgeoises libertines, mondaines étincelantes, artistes chercheuses de sensations, secrétaires, danseuses, courtisanes, prêtresses de Sapho et de Vénus, belles étrangères curieuses... je les vois apparaître toutes, oui, toutes celles qui m'ont permis de dresser sur leurs corps adorables l'autel de mes voluptés. »
    Seize illustrations en hors-texte accompagnent le récit de Pierre de Thiverny. Elles sont signées Herric, pseudonyme que réservait le talentueux et prolifique Hérouard, dessinateur du début du xxe siècle aux ouvrages à ne pas mettre entre toutes les mains
    Un roman fétichiste et gentiment sadomasochiste des années trente, tout à la gloire des dessous luxueux et froufroutants des femmes de l'époque.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.
    Roman numérique illustré, 284 pages, orné de 16 illustrations en hors-texte attribuées à Ch. Hérouard, couverture en couleurs.

  • Un hymne à l'amour à plusieurs, triolisme, candaulisme, échangisme...
    Ce livre, écrit par Lucy Maroger, l'auteur de HILDA, Souvenirs humides d'une Dame du temps jadis, nous emmène en Louisiane à la fin du xixe siècle en compagnie d'un couple de français et de leur fils, d'un couple d'américains et d'une amie hollandaise rencontrée sur le bateau.
    Ce sont les époux qui vont initier leurs superbes jeunes femmes au libertinage et à l'échangisme.
    Cette saga de la famille Verneuil nous promène du boulevard Saint-Germain à Paris jusqu'à la plantation familiale à Livingston, en Louisiane près de La Nouvelle-Orléans, en passant par Boston, le foyer du puritanisme américain. Loin de cet esprit, les protagonistes de ce roman pratiquent avec bonheur toutes les variations sexuelles sur les thèmes de la fellation, de « la langue au chat », de la sodomie, etc.
    Ils expérimentent sans contrainte tous les aspects d'une sexualité épanouie.
    Ce roman est agrémenté de 38 illustrations en couleurs et en noir et blanc de Jim.
    Bibliothèque Galante, illustrés par des artistes talentueux, les ouvrages de cette collection proposent un panorama original de l'érotisme de la première moitié du xxe siècle, à l'époque où tout bourgeois avait dans sa bibliothèque un rayon très spécial : « L'Enfer » et où les miniatures licencieuses étaient signées Rops, Hérouard ou Icart.
    Roman numérique illustré, 264 pages, orné de 15 illustrations en couleurs et 23 illustrations en noir et blanc de Jim, couverture en couleurs.

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