• Édition enrichie d'Yves Bonnefoy comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre.

    HAMLET
    Voici l'heure sinistre de la nuit,
    L'heure des tombes qui s'ouvrent, celle où l'enfer
    Souffle au-dehors sa peste sur le monde.
    Maintenant je pourrais boire le sang chaud
    Et faire ce travail funeste que le jour
    Frissonnerait de voir... Mais, paix ! D'abord ma mère.
    Oh, n'oublie pas, mon coeur, qui elle est. Que jamais
    Une âme de Néron ne hante ta vigueur!
    Sois féroce mais non dénaturé.
    Mes mots seuls la poignarderont ; c'est en cela
    Que mon âme et ma voix seront hypocrites ;
    Mon âme! aussi cinglantes soient mes paroles,
    Ne consens pas à les marquer du sceau des actes!

    (Acte III, scène II).

  • Les habitants d'un petit village se voient en photo et se trouvent plutôt... laids. Arrive alors Arsène Clou, un inventeur, qui, grâce à sa machine, promet la beauté à tous ceux qui la veulent. Les villageois se précipitent dans la machine où ils sont immédiatement transformés, pour leur plus grande joie. Mais celle-ci est de courte durée. C'est qu'il y a un hic : la perfection n'a que deux visages, un pour les hommes, l'autre pour les femmes. Impossible dès lors de se reconnaître. Adaptée du roman de Raymond Plante, La machine à beauté a connu un immense succès auprès de son jeune public.

  • Champion et Ooneemeetoo Okimasis, jeunes Cris du nord du Manitoba, sont arrachés à leur famille et placés dans une école catholique résidentielle du Sud. Aliénés par une culture qu'on leur impose, ils luttent pour leur survie. La Reine blanche, personnage mythique, veille sur eux et les ramène vers l'univers magique dont ils sont issus. L'un deviendra musicien et l'autre danseur. De leur art, un monde nouveau émergera.

  • Habile métissage entre l'«africanité» et la « canadianité », « Les morts ne sont pas morts » raconte le choc des cultures à travers le destin de Terama, un Africain à cheval sur deux mondes que tout sépare.

    Immigrant bien intégré au Canada, Terama trime dur pendant des années pour faire sa marque dans son pays d'accueil. Une nuit pareille aux autres, il entend la voix de Tongo, son père, qui l'interpelle d'outre-tombe. Ne croyant ni à Dieu ni à diable, Terama est persuadé qu'il est victime d'une hallucination ridicule. Il ignore la voix, qui revient pourtant incessamment. Jusqu'au jour où Terama admet l'inavouable, l'existence du culte primitif des ancêtres. Dans la chambre secrète qu'il aménage dans son logis à la manière des huttes votives, Terama renoue avec Tongo puis avec Makwaya.

    Au fil de ces palabres nocturnes, Terama se rapprochera de son pays et de sa culture d'origine et sera amené à faire des choix douloureux pour lui et sa famille. En bout de ligne, parviendra-t-il à se réconcilier avec cette conviction profonde que la mort est inévitablement dans la vie ?

  • Création collective de la troupe étudiante de l'école secondaire Macdonald-Cartier, « Par osmose » a ceci de particulier que sa perspective sur l'assimilation est fidèle au vécu des adolescents franco-ontariens. Chacun d'eux est appelé à faire un choix semblable. Véronique choisit de s'assimiler, son frère Jules, non. En racontant leur histoire, la pièce fait voir les deux côtés de la médaille et explore les conséquences des choix qu'ils ont faits. Sont disponibles : une vidéo de la pièce et un cahier d'activités portant sur l'identité, la culture et l'appréciation du théâtre. « Par Osmose » a remporté le prix de la meilleure production au festival Sears en 1988 et 2002.

  • Sudbury, depuis trente ans, est un creuset dans lequel les artistes continuent de puiser, qui continue de les alimenter. Six d'entre eux, dans le coeur desquels Sudbury occupe une place toute spéciale, ont accepté l'invitation d'André Perrier, directeur artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario de 1998 à 2004, et on créé un conte urbain ayant pour cadre cette ville. Le résultat est un heureux et vigoureux mélange de styles, où l'humour côtoie le dramatique, où l'émotion brute et la truculence, à l'image de cette ville du Nord, éclatent à pleine page.

  • Dans ces 24 nouvelles, l'auteure tourne des courts métrages de la vie secrète du coeur et prend des instantanés de la vie quotidienne sur un fond urbain. / « Courts Métrages et instantanés » est une collection de portraits de destinées humaines, un album de regards posés sur ces visages anonymes que l'on croise dans la rue. On y saisit au passage le sublime ridicule d'une tuque fleurie, l'affection d'une veuve pour son cerisier, la détresse d'un homme d'affaires, l'angoisse d'une itinérante, l'éclat d'un paysage tout frais enneigé.

  • David Lonergan a accompli ce que personne d'autre n'avait réussi avant lui : assurer une critique littéraire et artistique des productions acadiennes sur une longue durée. Il agit en passeur entre l'auteur et le lecteur, un passeur informé et attentif, respectueux des oeuvres qu'il critique et des lecteurs auxquels il s'adresse.



    Plus de 120 oeuvres d'une soixantaine d'auteurs y sont commentées. Comme l'affirme le professeur et spécialiste de la littérature acadienne Raoul Boudreau dans sa préface : « Les textes réunis ici contiennent l'essentiel et donnent une idée tout à fait représentative et globale de la littérature acadienne de ces années. »



    Le poète et artiste multidisciplinaire Herménégilde Chiasson, lui-même sujet de plusieurs de ces chroniques, considère que « l'idée de recueillir ces chroniques pour en faire un livre est un projet admirable, qui rassemble dans un même ouvrage un discours foisonnant et une pensée plurielle, composant un puzzle dont tous les morceaux recomposent un tableau complet et surprenant. »



    Écrit dans un style simple, limpide et vivant, sans autre prétention que de faire découvrir et apprécier la littérature acadienne, «Tintamarre» s'adresse à tous ceux et celles qui aiment la littérature qu'ils soient lecteurs, étudiants, enseignants ou professeurs.

  • Études en marge de «La distance habitée» de François Paré

    En 1993, François Paré remportait le prix du Gouverneur général pour «Les littératures de l'exiguïté» (1992), un essai sur les cultures et littératures francophones minoritaires au Canada et dans la francophonie mondiale. Dans «Théories de la fragilité» (1994) et «La distance habitée» (2003), il a prolongé et enrichi son thème de prédilection. De nombreux chercheurs se sont inspirés de ses travaux.

    Les articles regroupés ici s'inspirent des grands thèmes de l'essayiste pour éclairer des oeuvres de genres aussi divers que la chanson, le roman et l'essai et d'artistes aussi divers que France Daigle, Michel Ouellette, Daniel Poliquin, Gabrielle Roy, Michel Tremblay et Gisèle Villeneuve. Des réflexions sur la langue, la mémoire, la migration et les frontières tant culturelles, linguistiques que textuelles sont menées par huit chercheurs de l'Ontario, du Québec, de l'Est et de l'Ouest canadiens, dont Catherine Leclerc, Johanne Melançon et Jean Morency. En postface, François Paré prolonge cette réflexion qu'il développe depuis une vingtaine d'années.

  • Création collective de la troupe étudiante de l'école secondaire Macdonald-Cartier, « Par osmose » a ceci de particulier que sa perspective sur l'assimilation est fidèle au vécu des adolescents franco-ontariens. Chacun d'eux est appelé à faire un choix semblable. Véronique choisit de s'assimiler, son frère Jules, non. En racontant leur histoire, la pièce fait voir les deux côtés de la médaille et explore les conséquences des choix qu'ils ont faits. Sont disponibles : une vidéo de la pièce et un cahier d'activités portant sur l'identité, la culture et l'appréciation du théâtre. « Par Osmose » a remporté le prix de la meilleure production au festival Sears en 1988 et 2002.

  • « Je ne veux plus de la réalité
    parce qu'elle a le goût d'une senteur trop vieille qui m'est arrivée trop jeune. »

    Voici une écriture qui ne se cherche pas; elle jaillit de source. Elle est délire en surface, mais sagesse en profondeur - la sagesse de la folie. Des réflexions anecdotiques sur l'amitié, la poésie, la beauté, l'estime, la maladie, la mort, l'éternité sont entremêlées de moments de fabulation aux allures de science-fiction, si bien que le tout acquiert un souffle cosmique. On en retire l'intuition vive d'une manière d'être autrement et étrangement. On y ressent la puissance de la conscience de soi en face à face avec l'aliénation, quelle qu'elle soit.

  • À la mort de son mari, une mère entraîne ses six enfants à la cabane de chasse familiale, un chalet rudimentaire, éloigné de tout, dépourvu d'électricité et d'eau courante. Coupant tout lien avec le monde, elle s'entoure d'une meute de chiens chargée de les protéger, elle et ses enfants, des «Ombres» qui les traquent.

    Hantés par la peur de l'autre, les enfants se replient sur eux-mêmes et se débrouillent comme ils le peuvent. Un jour, alors que la mère vient de donner les dernières gouttes de lait aux jeunes chiots plutôt qu'à son bébé, l'aînée, Irène, se révolte et quitte l'enclos familial à la recherche de nourriture pour sauver l'enfant.

    Inspirée d'un fait divers survenu en Idaho à l'été 2001,« La meute » a été créée le 28 novembre 2003 par le Théâtre la Catapulte, en collaboration avec le Théâtre français du Centre national des Arts.

  • « Grand Ciel bleu par ici » nous offre une voix poétique sans prétention, accessible, comme si l'écriture, le langage devaient s'effacer tout à fait, pour ne rien voiler, pour laisser toute la place à l'être. « Ce recueil confirme le beau talent d'un poète qui n'a plus rien à prouver. » (« Nuit blanche »)

  • Quelque part en Asie, Maïta, âgée d'à peine 12 ans, termine un contrat dans une fabrique de jouets. Après quatre ans de dur labeur, au cours desquels elle a réussi à rembourser les dettes de sa famille, elle aspire de tout son coeur à retrouver son père. Maïta a hérité de l'art de son père et envoûte ses camarades en mettant en scène la marionnette Issane, princesse de la lumière, qui ouvre les portes d'un autre univers...

    Avec une justesse de ton qui ne se dément jamais, l'auteure insuffle véracité et émotion à ce huis clos pour le moins inusité. Comédiens, ombres chinoises et marionnettes se conjuguent pour accentuer la cruauté du drame ou propulser le spectateur dans les voiles du rêve.

    Porté à la scène par le Théâtre de la Vieille 17 en 2000, le premier texte de théâtre pour la jeunesse d'Esther Beauchemin a été acclamé au Canada et à l'étranger. En 2002, « Maïta » remportait le prix Christine Dimitriu Van Saanen au salon du livre de Toronto.

  • L'humour macabre et cinglant domine ce premier roman déroutant, surréaliste, aux dimensions mythiques. / Récit échevelé qui chevauche des mondes parallèles, «la Prison rose bonbon» entraîne l'anti-héros, Raymond Quatorze, dans une série d'aventures qui le mènent inexorablement au coeur de son propre délire. Ce jeune homme au passé chargé réussira-t-il la mission que lui ont confiée les enfants ailés bannis de Barnumbourg par leurs parents ? Raymond Quatorze les trahira-t-il, lui qui sème les cadavres sur sa route comme d'autres les bonnes actions ? Saura-t-il sauver Babeth, son grand amour ? / Sous ses apparences de roman policier, de roman d'aventures et de conte fantastique, le roman traduit le drame d'un homme pris dans l'étau de son corps, impuissant devant l'amour.

  • Les décès inexplicables se multiplient dans la ville. Inquiet, décontenancé par la passivité des forces de l'ordre malgré l'ampleur des tueries, le photo-journaliste Bruno Boulay, assisté d'une jolie policière, décide d'entreprendre sa propre enquête. Or, celle-ci le mène invariablement vers une usine de fabrication de peluches, les entreprises N'nours. C'est impossible, essaie-t-il pourtant de se convaincre, que les gentils oursons de son enfance soient doués de propriétés paranormales, qu'ils tuent...

    Boulay est-il en train de perdre la boule ? Ou bien les Entreprises N'nours cachent-elles un horrible secret ? Pour le savoir, il faut lire ce thriller noir, tordu et tendre où s'entremêlent fantastique et réalité !

  • Imaginez que la narratrice de ce roman aurait mille ans, qu'elle aurait engendré un ?ls qui aurait aujourd'hui près de cinq cents ans et que celui-ci, à son tour, ait donné naissance à une fille qui aurait plus de deux cents ans. Du Moyen Âge aux massacres des guerres coloniales du Nouveau Monde, d'Elvire à Hugues à Yukiko, mille ans d'histoire défilent au rythme du coeur. « La vie empruntée est un roman magnifique... » (Réginald Martel, « La Presse ».)

  • Sudbury, depuis trente ans, est un creuset dans lequel les artistes continuent de puiser, qui continue de les alimenter. Six d'entre eux, dans le coeur desquels Sudbury occupe une place toute spéciale, ont accepté l'invitation d'André Perrier, directeur artistique du Théâtre du Nouvel-Ontario de 1998 à 2004, et on créé un conte urbain ayant pour cadre cette ville. Le résultat est un heureux et vigoureux mélange de styles, où l'humour côtoie le dramatique, où l'émotion brute et la truculence, à l'image de cette ville du Nord, éclatent à pleine page.

  • Homme de lettre et animateur social, le professeur Fernand Dorais a oeuvré à Sudbury durant les années 1970 et 1980, au cours desquelles il a inspiré de nombreuses vocations, tant littéraires qu'artistiques. Penseur original, il a porté son regard sur une variété de phénomènes littéraires, sociaux, culturels et scientifiques. Et il a été un des premiers à faire de l'Ontario français un objet d'études. Son oeuvre, composée de textes de création presque tous inédits ainsi que d'essais, sera présentée en deux volumes. Le premier réunit ses deux ouvrages publiés - «Entre Montréal... et Sudbury» et «Témoins d'errances en Ontario français» -, ainsi qu'une sélection parmi les articles que l'auteur a produits au cours de sa carrière. Ce, dans le but d'éclairer la trajectoire de l'auteur.

  • Sur la réserve indienne mythique de Wasaychigan Hill, sept hommes tentent d'empêcher la création d'une équipe de hockey féminine. Ils voient d'un bien mauvais oeil la mise sur pied de cette équipe, qui à leur yeux est un «autre» empiètement sur leur identité.



    Dans un style qui lui est typique, Highway utilise légèreté de ton, humour débridé et vivacité des dialogues pour faire passer un commentaire social plus profond, pour explorer ce que ça veut dire aujourd'hui que d'être «amérindien».

  • Dans L'enfanCement, Maurice Henrie se remémore des scènes marquantes de sa vie de jeune garçon, au fil des déménagements successifs de sa famille. De la première maison à Val-d'Or au Québec aux cinq autres à Rockland dans l'Est ontarien, il interroge ces « mères successives et pleines de sollicitude » qui l'ont nourri et porté jusqu'à la maturité. Un objectif : que ces maisons se mettent à parler, à dire comment, petit à petit au cours des ans, elles ont incurvé la trajectoire de son destin. L'enfanCement, un recueil de récits dans lequel l'auteur trace le portrait d'une enfance comme tant d'autres, c'est-à-dire unique entre toutes.

  • Trois recueils donnent toute la mesure du grand Desbiens qui continue d'articuler sa vision déroutante et décapante de notre fin de siècle. Trois recueils où le passé et le présent, l'Ontario natal et le Québec adoptif se heurtent, se répercutent dans une poésie où la tendresse se cherche un abri. C'est un hommage émouvant à la mère, un regard porté sur elle qui chavire. Avec « Un pépin de pomme sur un poêle à bois », Patrice Desbiens a remporté le prix Champlain en 1997.

  • Ce recueil rassemble des textes brefs décrivant des situations concrètes qui nécessitent une réflexion de nature éthique. Il s'agit de remédier à une situation de pénurie car, du côté anglophone les manuels d'études de cas ne manquent pas et ils constituent une précieuse ressource pédagogique. L'objectif est donc de mettre un outil à la disposition des professeurs et des étudiants francophones dans des cours d'éthique appliquée. Chaque texte est suivi de questions ou de prises de position destinées à alimenter des discussions en classe. Le recueil constitue donc un réservoir de cas pour la pédagogie en matière d'éthique. Grâce aux situations variées, il permet de montrer l'importance d'une réflexion au quotidien sur des dilemmes et des défis relevant effectivement de l'éthique. Les pistes de réflexion et d'analyse proposées sont très diversifiées. L'intérêt du recueil réside dans cette multiplicité de situations réalistes proposées par les auteurs. C'est ce qui lui donne une réelle pertinence comme mise en circulation, dans la francophonie, de questionnements touchant les défis éthiques du monde contemporain.

  • «La persistance du sable» constitue le deuxième volet d'un cycle d'écriture qui a pour thème Les mythes fondateurs de l'Acadie moderne, thème qui explore les soubresauts identitaires d'un peuple minoritaire. L'action se déroule de nos jours, mais a pour toile de fond la longue et pénible bataille perdue par les expropriés du parc national Kouchibouguac (Nouveau-Brunswick) au cours de la décennie 1970. À cheval sur deux continents et deux époques, «La persistance du sable» est le récit d'un homme castré par l'entêtement et l'aveuglement idéologique d'une mère et qui « renaît » grâce à l'intelligence et la bienveillance d'une femme malienne. C'est la triste et poignante histoire d'une improbable réconciliation mère-fils. C'est la belle et touchante histoire d'un amour Noir et Blanc qui brave tous les tabous.

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