Littérature générale

  • De toutes ses oeuvres ce livre est sans doute celui auquel Tolstoï fut le plus attaché. Il était certain en effet « d'avoir élevé un monument » en composant l'Abécédaire dont Les Quatre Livres de lecture sont extraits. C'est que l'auteur de La Guerre et la Paix a été dominé dans sa vie passionnée par diverses préoccupations maîtresses au premier rang desquelles figurait l'éducation du peuple auquel il a souhaité donner le goût de la lecture, porte de l'esprit critique qui mène à la citoyenneté.
    C'est à cette fin que, de retour à Iasnaïa Poliana après avoir démissionné de l'armée en 1849, il ouvrit une école pour enfants. Ce livre est le fruit de cette expérience et Tolstoï affirmait « sa supériorité sur tous les autres livres ». Il avait toujours aimé les histoires et l'on trouvera dans ce volume toutes celles qu'il aimait raconter. Ces Contes, récits et fables nous instruisent autant qu'ils nous distraient. C'est bien là ce que la littérature peut nous apporter de mieux.

  • Alexandre (356-323 avant J.-C.) fascine. Son règne fulgurant, ses immenses conquêtes ont servi de référence pour une réflexion sur le bon usage du pouvoir : comment faire le bien des sujets ? comment éviter les dérives de l'autoritarisme et de la corruption ? comment échapper au risque de perdre son âme ? Telles sont les questions que posent Sénèque le Père (54-39 avant J.-C.), Dion Chrysostome (30-116), Lucien (120-180), ainsi que de multiples déclamateurs, écrivant en grec et en latin à l'époque de l'Empire romain. Leurs discours et leurs dialogues sur Alexandre le Grand n'avaient jamais été réunis et certains n'avaient jamais été traduits en français. A la fois drôles et profonds, ils sont riches d'implications politiques.
    Laurent Pernot, membre de l'Institut, est professeur à l'Université de Strasbourg. Il a publié aux éditions Les Belles Lettres Éloges grecs de Rome et À l'école des Anciens.

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines.
    Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ?
    Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ?
    Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ?
    Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • Le 15 juin 2011, l'Iréa a organisé un colloque sur le thème « filles-garçons en famille et à l'école : reproduction des inégalités ou éducation à l'égalité ? » Dans une conférence introductive, Nicole Mosconi évoque l'histoire des recherches sur le genre en éducation. Puis elle éclaire les concepts de genre, de sexisme et de stéréotypes du sexe. Elle rappelle des résultats de recherche sur la socialisation scolaire comme transmission de stéréotypes sexistes et sur le « curriculum caché » dans la transmission des savoirs et de ses conséquences en termes de division socio-sexuée de savoirs et du travail. Cette conférence introduit parfaitement les trois tables rondes qui ont réuni des chercheures, des universitaires, des responsables d'associations. Débats passionnants et parfois passionnés autour de trois grands thèmes : les idées reçues sur le féminin-masculin, les savoirs sont-ils neutres ? Pour ou contre la mixité scolaire ? Si besoin était, tout au long des débats de ce colloque, on s'aperçoit qu'il y a beaucoup à faire pour tendre à une véritable égalité, dans l'éducation fillesgarçons. La mixité, dans l'enseignement, se résume bien souvent à une juxtaposition, sans intégration de cette co-présence des filles et des garçons dans une même classe.

  • Ce que je vous propose, cher lecteur, est un effort d'éclairage des multiples facettes d'un Maroc en mouvement où des progrès réels dans les champs politique, économique et social côtoient des inerties et des insuffisances.
    Les chapitres de ce livre sont constitués d'essais portant sur l'entrepreneuriat, l'économie, les entreprises, l'éducation, le champ politique, le développement durable et les initiatives du Maroc sur le continent africain.
    J'espère qu'en jetant la lumière, avec une exigence bienveillante, sur les acquis réels et les défis persistants auxquels le Maroc du 21ème siècle demeure confronté contribue à l'instauration d'une conversation sereine et authentique à propos d'un pays en renaissance, sans excès de critique ni de glorification.
    La construction du Maroc nouveau gagnerait beaucoup de l'instauration d'un nouveau type de relations et de dialogue entre dirigeants responsables et intellectuels engagés.
    Aussi, ce livre est ma modeste contribution à la concrétisation du rêve qui m'habite d'un Maroc où l'action et la pensée se nourrissent et se fécondent au lieu de s'ignorer, voire de s'annuler. A bon entendeur salut.

  • Anglais Snowchild

    Marie-Bernadette Dupuy

    The Epiphany, 1916.
    On an unforgivingly cold winter's night in Val-Jalbert, Lac-Saint-Jean, a twelve month-old child, wrapped in furs, is discovered by a nun from the convent school. The discovery of this abandoned girl, possibly afflicted by the dreaded chicken pox, deeply upsets the nuns from Notre-Dame-Bon-Conseil who have just taken on their teaching duties. Val-Jalbert, a small factory-town built at the foot of the Ouiatchouan River, is run by the pulp and paper company. The villagers are hard-working and have everything they need. Life in Val Jalbert flows in an orderly fashion, morally irreproachable.

    The child of the night increasingly disrupts the nuns and their neighbors, the Marois family, who eventually take her in. But where does Marie-Hermine, with eyes so blue, come from? Why did her parents drop her off like a heavy burden on the steps of the convent school? Over the years, the orphan girl will become affectionately known as ``the Winter Nightingale'' because of her extroardinary voice, and she will become the pride of the factory village which is later abandoned, doomed after the closure of the industry in 1927. Homes are now empty, gardens left unattended, and the nuns leave the barren village. During these unfortunate incidents, Marie-Hermine's past resurfaces and jealousies erupt, such as the love of a young metis named Toshan, encountered during a trip to Lac-Saint-Jean.

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