Sciences humaines & sociales

  • Jamais les premiers apprentissages numériques n'ont fait l'objet d'autant de recherches scientifiques. Le savoir dans ce domaine évolue vite : travaux sur le rôle de la langue d'apprentissage (suivant que les enfants sont anglophones ou francophones), recherches sur les difficultés durables en mathématiques, etc.En s'appuyant sur les résultats les plus récents, ce livre a trois ambitions :- présenter les conditions de la réussite à l'école maternelle : comment favoriser la compréhension des nombres et le progrès vers le calcul ?- aider les parents et les enseignants à prévenir l'échec en mathématiques ;- permettre aux enseignants et aux formateurs de se situer face à une pluralité de propositions pédagogiques.Depuis longtemps, les pédagogues s'élèvent contre l'idée qu'il y aurait des enfants doués en mathématiques et d'autres qui ne le seraient pas. Et pourtant, cette idée persiste dans l'opinion. La raison de cette discordance nous est révélée par les recherches sur les difficultés durables en mathématiques chez les enfants de 8 à 12 ans dont les procédures de calcul sont très déficientes : ces enfants ont mal compris ce qu'on leur enseignait quand ils étaient tout petits à l'école maternelle ; ils ont mal compris le comptage des objets. L'explication de leur échec en mathématiques remonte donc si loin dans leur passé scolaire que certains sont tentés de le faire remonter plus loin encore, jusqu'aux gènes...Mais au lieu de décréter que ces enfants sont peu doués pour les mathématiques, considérons plutôt qu'ils n'ont pas réussi leur première rencontre avec les nombres et essayons d'aménager autrement cette première rencontre.

  • Les figures antiques peuplent notre imaginaire érotique et, il y a peu, l'« amour grec » désignait pudiquement l'homosexualité. L'enlèvement par Zeus du jeune Ganymède est légendaire, tout comme les vers de Sappho célébrant le désir et la beauté des femmes de Lesbos. Célèbres également sont les discussions philosophiques entre Socrate et les beaux éphèbes athéniens, à la sortie du gymnase, ou l'attachement d'Alexandre le Grand pour son amant Héphaïstion.
    Pourtant, au sens où nous l'entendons aujourd'hui, il n'y a pas d'homosexualité antique, pas plus qu'il n'y a d'hétérosexualité: il s'agit d'un monde où le sexe de la personne aimée ne définit pas une catégorie, un monde où les individus ne sont pas classés en fonction d'une orientation sexuelle.
    En circulant entre ces textes variés, drôles, émouvants, violents ou perturbants, des textes familiers mais aussi moins connus, en parcourant cette première anthologie française consacrée à l'homosexualité dans l'Antiquité, le lecteur comprend qu'en matière d'amour et d'érotisme, tout peut s'inventer.

  • Considérer l'écriture et le lecteur, non pas dans l'abstrait, mais dans leur dimension sociale à l'aide de la relation triangulaire entre écrivain, livre et public, c'est le propos de cet ouvrage qui étudie la situation de l'auteur dans la société romaine du Ier siècle de notre ère, le mode de diffusion de ses oeuvres et les différents publics concernés, intellectuels ou populaires. À cause du rôle exceptionnel joué par la création littéraire au début de l'Empire, se développent à Rome des institutions originales comme les lectures publiques ou les grandes bibliothèques impériales. Production de l'imagination, le livre est en même temps bien de consommation, ce qui lui donne une place spécifique dans la société, puisqu'il doit répondre aussi bien à l'inspiration propre à chaque écrivain, aux goûts du public et aux impératifs commerciaux.

  • Dans l'Antiquité, l'école, pour ceux qui avaient la chance d'y aller, était une des clés de la réussite. Les Anciens ont beaucoup réfléchi sur les méthodes, les contenus, la finalité intellectuelle et sociale de l'enseignement, et notre système éducatif a hérité de cette réflexion dans une large mesure. Nous devons aux Grecs et aux Romains, entre autres, l'explication de texte, la dissertation, nombre de théorèmes de mathématique, les exposés oraux, la culture générale, les filières disciplinaires, les leçons de musique et l'éducation physique et sportive: mens sana in corpore sano!
    À l'école des Anciens réunit plus de 150 extraits d'auteurs différents, issus des traductions Belles Lettres, consacrés à l'activité des professeurs, des étudiants et des élèves dans le monde grec et dans le monde romain, du VIIIe siècle avant J.-C. au VIe siècle après J.-C. À l'école des Anciens l'on croise des maîtres dévoués aux prises avec des cancres turbulents, des personnels administratifs et techniques efficaces, des professeurs et des élèves d'exception comme Socrate ou Alexandre, des enseignants sous-payés, des gourous, des spécialistes s'interrogeant sur les châtiments corporels ou les nouvelles pédagogies, des parents d'élèves inquiets, redoutant la violence à l'école et préoccupés des débouchés pour leurs enfants.

  • À l'heure de la réforme des rythmes scolaires, une méthode indispensable pour évaluer et améliorer la concentration de son enfant à chaque étape de son développement.
    Qu'est-ce que la concentration ? À cette question, on peut apporter une réponse théorique et expliquer comment le cerveau permet de se concentrer. Mais Edwige Antier va plus loin. Il faut savoir qu'en fonction de son âge et du stade de son développement, l'enfant rencontre des problèmes de concentration différents. Ils ne sont pas les mêmes selon qu'il a trois ans (l'âge de l'identification précoce), six ans (l'âge de la lecture), huit ans (l'âge de l'abstraction), onze ans (l'âge de l'organisation), ou treize ans (les prémisses de la puberté). C'est ce que les parents doivent commencer par apprendre. À chaque étape ses problèmes spécifiques et des façons adaptées d'éduquer la concentration.
    Edwige Antier offre aussi des moyens pratiques de mesurer la concentration de son enfant : quelle est sa forme d'intelligence ? sa rapidité de concentration ? sa tendance à la distraction ? Souffre-t-il d'un retard de langage ? Est-il dyslexique ? Est-il nerveux ? Est-il rêveur ? Est-il déprimé ? Des tests vous permettent ici d'obtenir la réponse... Elle vous prodigue enfin des conseils relatifs à " l'hygiène de vie " qui, bien appliqués, doivent permettre de décupler la concentration : l'alimentation, le cadre de vie, le sommeil, l'atmosphère psychologique, tout cela compte. Ainsi que le bon usage de la télévision, de l'ordinateur, des jeux vidéo ou la façon de faire ses devoirs.
    Riche de son expérience de pédiatre, Edwige Antier apporte à toutes les questions des réponses concrètes et utiles.

  • Le choix d'exister, c'est décider entre se reposer ou être libre, car ce sont finalement les seules possibilités offertes pour construire notre existence. Nous entrons dans la vie avec une forme et une structure biologique données, un sexe et un environnement donnés, c'est à peu près tout. Le travail reste à faire. De ces matériaux bruts, nous avons à réaliser notre existence, car personne ne la réalisera à notre place. En abordant des thèmes aussi variés que le rôle de l'art dans la société, la pratique de la marche quotidienne, le régime végétarien ou encore l'inspiration des vies communautaires parmi de nombreux autres sujets, cet essai montre comment changer notre vision de l'existence. En expliquant pourquoi il est important de prendre soin de soi, comment le corps peut être un outil de conversion, dans quelle mesure l'éducation est un principe fondamental pour ouvrir les yeux sur le monde, et pourquoi autrui est une source de développement, nous trouvons ici les modalités de la conversion et les pistes pour aborder différemment notre existence, si l'on veut bien non pas se reposer mais essayer de devenir libre.

  • Un livre cadeau par le YouTubeur aux 1,4 million d'abonnés !
    Après le succès du premier titre de Doc Seven, le revoilà avec un projet encore plus ambitieux et beaucoup plus volumineux (format +, pagination +++) : 777 infos stupéfiantes à partager en famille sous le sapin !
    Histoire, géo, technologie, sciences, culture geek : il y en aura pour tous les goûts !

  • Amputer, bastonner, décapiter, ébouillanter, lapider, scier: les punitions infligées dans l'Antiquité sont parfois (lugubrement) banales, mais les Grecs et les Romains ont aussi su faire preuve d'une grande ingéniosité. Phalaris, tyran de Sicile, fait rôtir ses victimes dans un taureau de bronze qui transforme les hurlements des malheureux en mugissements désespérés; le Romain Védius Pollion se sert de ses esclaves maladroits comme d'un pâture pour son vivier de murènes. Quant aux coupables d'adultère, punis à l'aide d'un raifort, d'un poisson ou bien exhibés sur un âne, ils pâtissent de l'imagination des Anciens. Les châtiments divins sont plus extraordinaires encore: Marsyas est écorché vif par Apollon et Érysichthon, frappé d'une faim insatiable, en est réduit à dévorer ses propres membres.
    C'est en une visite guidée de ce petit musée des horreurs que consiste ce livre, à travers plus d'une centaine de textes en traduction, sans négliger cependant d'explorer, derrière d'effrayantes anecdotes, les ressorts profonds qui expliquent la violence de la répression: en somme, pourquoi sévir ?

    Guillaume Flamerie de Lachapelle est maître de conférences de langue et littératures latines à l'Université de Bordeaux 3. Il est l'auteur d'une traduction des Sentences du mimographe Publilius Syrus (Paris, 2011) et d'une monographie intitulée Clementia. Recherches sur l'idée de clémence à Rome, du début du Ier siècle a.C. à la mort d'Auguste (Bordeaux, 2011).

  • Scoops, sexe et scandales, bienvenue dans le monde des people antiques!
    En matière de célébrité les Grecs et les Romains sont des prédécesseurs illustres et exemplaires. À côté des déchirements des Atrides, les vicissitudes de la famille royale d'Angleterre paraissent bien ternes, les vies fulgurantes d'Achille et d'Hippolyte n'ont rien à envier à celles de James Dean ou Kurt Cobain, les lolitas hollywoodiennes les plus sulfureuses sont des modèles de vertu comparées à l'impératrice Messaline. Quant aux nuits de débauche des empereurs romains, elles feraient rougir les critiques les plus malveillants de nos gazettes contemporaines. Il faut reconnaître que les chroniqueurs d'alors, de Martial à Procope en passant par Plutarque ou même Homère, avaient la formule assassine et l'anecdote vitriolée.
    /> Celebriti recueille plus de cent extraits, issus des traductions Belles Lettres, les rumeurs les plus folles, les ragots les plus incroyables, tous millésimés et édifiants, à dévorer en toute bonne conscience!

  • Activités de saison d'après la pédagogie Montessori Au fil des saisons, à la maison comme à l'extérieur, ce livre vous propose plus de 70 activités pas-à-pas à réaliser avec votre enfant à partir de 3 ans, selon les principes pédagogiques de Maria Montessori.

    De la lanterne d'Halloween aux décorations de Noël, en passant par les jeux d'écriture, les recettes de cuisine, les comptines et les exercices de yoga, il constitue une véritable promenade sensorielle au service des apprentissages fondamentaux : préparation à l'écriture et à la lecture, reconnaissance des formes, découverte de l'environnement...

    Ces ateliers d'éveil, simples à mettre en place tout au long de l'année, sont largement illustrés de photos. Ils vous permettront d'accompagner votre enfant sur le chemin de l'autonomie en développant son habileté perceptive, motrice et intellectuelle.

    ATTENTION : la version EPUB de cet ouvrage est en fixed-layout. Elle est donc optimisée pour l'application iBooks pour iPad. Si vous lisez cet EPUB sur un autre reader, vous êtes susceptibles de rencontrer des problèmes d'affiichage.

  • Le concept de communication n'a pas été inventé par notre époque! Rome, avec des moyens techniques relativement limités, a rapidement dépassé la Grèce et atteint une efficacité remarquable en ce domaine, décloisonnant le monde antique et mettant en contact toutes les parties d'un empire immense. Guy Achard brosse ici un panorama complet et particulièrement vivant du développement de cette entreprise. Cet aspect de la civilisation romaine peut-il nous concerner, nous qui, grâce à des inventions remarquables, avons tissé un réseau d'information et de communication prodigieux qui permet presque à quiconque d'entrer sans délai en relation avec pratiquement quiconque dans le monde? Guy Achard répond à cette question en observant que Rome a placé l'homme au coeur des échanges et qu'elle a porté très haut l'art de parler, offrant ainsi des clefs précieuses non seulement pour comprendre la communication moderne, mais aussi peut-être pour déjouer ses ruses et ses habiletés.

  • Les expériences de « classe inversée » apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les « classes traditionnelles », on « fait cours » à l'École avant d'envoyer les élèves « travailler » chez eux, dans les « classes inversées », le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Être intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable « pédagogie de l'activité », garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la « classe inversée » une véritable « pédagogie alternative ». Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...

  • Ce livre propose une pédagogie de la médiation qui permette aux enfants et adolescents en « rupture de connaissances », de se réintroduire progressivement, pas à pas, dans « le monde commun ». Car, c'est bien de cela qu'il s'agit : être attentif à ce qui mobilise, chez un sujet, ses capacités d'intérêt et d'investissement pour le savoir. Réinitialiser sans cesse ce qui est, pour lui, « moteur d'apprentissage ». L'acclimater à la culture pour qu'il trouve dans le comprendre les moyens de grandir... Pour cela, il faut un enseignant soucieux de permettre à chacun de prendre sa place, et qui soit formé à une « clinique des apprentissages » nullement incompatible - bien au contraire - avec sa mission de transmission. Ce livre associe analyses de cas, évocation des contes de Grimm, données de la recherche, modélisations et propositions pour les praticiens. Contre tous les fatalismes, l'auteur plaide pour une pédagogie qui permette de passer du « non-apprendre » à « l'envie d'École »...

  • L'auteur s'intéresse ici à la personnalité de l'enfant romain: sa place réelle et symbolique dans l'histoire, ses rapports avec sa famille, avec le monde adulte, avec la cité et sa structure sociologique, sa vie enfin, de sa naissance à sa mort, en passant par son éducation et ses jeux. Mais la vie quotidienne n'est pas le propos central du livre elle participe à une confrontation entre les textes porteurs de discours et les réalités concrètes pour fonder une histoire de l'enfance qui, entre la fin de la République et la fin de l'Empire romain suit les étapes d'une découverte progressive de l'enfance et des sentiments qu'elle suscite. Cette démarche aboutit à une réflexion plus générale sur la perception de l'enfant dans la civilisation occidentale. Le livre analyse les questions que pose l'enfant au monde adulte: que signifie « aimer un enfant » ? Ou « aimer les enfants » ? Quelle part prennent dans cet amour l'érotisme, la passion, la volonté, l'égoïsme ou l'abnégation ?
    L'ouvrage est assombri par les violences subies par les enfants (infanticide, exposition, châtiments corporels), et illuminé par le sourire de l'enfant virgilien qui, dans les bras de sa mère semble préfigurer l'Enfant Jésus. Entre la lumière et l'ombre, il se présente comme « une oeuvre de sympathie et d'humilité qui cherche à faire réfléchir sur ce qu'est un enfant pour nous, pourquoi nous l'aimons et de quel amour, pourquoi sa mort nous accable, pourquoi nous avons des enfants ».
    Éminent spécialiste de la Rome antique, Jean-Pierre Néraudau (1940-1998) fut professeur à l'Université de Reims. Ancien directeur de la collection Realia, il a publié plusieurs essais historiques aux Belles Lettres : La Jeunesse romaine, Urbanisme et métamorphoses de la Rome antique, ainsi que deux romans, Les Louves du Palatin et Le Mystère du Jardin romain.

  • La lettre, si importante dans la pratique quotidienne et dans la littérature de l'Antiquité, ne pouvait échapper à l'attention de la rhétorique ancienne. Mais les deux traités épistolaires présentés dans cet ouvrage, jusqu'ici traduits une seule fois en une langue moderne, et jamais en français, sont les seuls qui nous soient parvenus. Ils s'efforcent l'un et l'autre de définir tous les types de lettres possibles en fonction des diverses circonstances où l'on a besoin d'écrire ; ils fournissent aussi un exemple de chacun de ces types. Il s'agit de documents précieux pour connaître la théorie épistolaire et mieux comprendre les recueils de lettres, réelles ou de fiction. S'y dessine aussi la silhouette de l'univers social et idéologique des élites grecques au sein de l'Empire romain. On pourra enfin y noter ça et là des échos aux questions qui sollicitent aujourd'hui quiconque entreprend de s'adresser à autrui par écrit.

  • L'abondante correspondance de Libanios, célèbre rhéteur antiochéen du IVe siècle, n'a jamais été traduite en français. En proposant un choix de lettres, dont certaines adressées aux grandes figures du siècle, on souhaite rappeler la place que cet auteur tenait dans la vie culturelle et illustrer son rôle de témoin des affaires de son temps. Il vécut près de quatre-vingts ans dans ce siècle si varié et ses écrits comme sa culture sont des échos précieux e tous les aspects de la vie contemporaine.
    Bernadette Cabouret est agrégée de Lettres classiques et enseigne l'Histoire grecque à l'Université d'Avignon. Elle travaille sur la vie politique et culturelle de l'Empire oriental (Syrie) à l'époque tardive.

  • Parmi les 41 conférences de Maxime de Tyr, auteur du IIe siècle associé au mouvement de la Seconde Sophistique, ont été retenues celles qui traitent de la philosophie de la religion, tant dans sa dimension institutionnelle (comment accorder rite et pratique avec les exigences de la spiritualité ?) que dans sa dimension plus proprement théologique (comment penser le dieu ? Comment le mal est-il possible ?).
    Cette approche conduit à prendre également en compte les conférences portant sur la philosophie de Platon. Tout ce que nous avons gardé de Maxime est écrit au nom de la découverte philosophique et Platon est son modèle, comme penseur et comme « agent éthique ». Un tel projet n'empêche pas toutefois Maxime de divertir son public en l'éduquant. Il prétend être capable de s'adresser aux jeunes gens aussi bien qu'aux philosophes les plus sophistiqués. L'attention particulière portée à Platon n'exclut pas la référence à d'autres philosophes. Mais Maxime n'est pas un éclectique qui puiserait des éléments épars afin d'en former un tout ; il demeure persuadé de l'unité fondamentale et essentielle des discours philosophiques, et poétiques, qu'il s'agit de penser au-delà de leur diversité apparente. Seul Épicure est exclu explicitement du choeur des philosophes en raison de son anti-providentialisme. L'un des points cruciaux de la pensée de Maxime est en effet l'organisation de l'univers à partir d'un dieu qui l'a fabriqué ; la référence au Timée, comme chez nombre de platoniciens de cette époque, reste toujours en filigrane derrière cette représentation cosmologique et guide aussi les interprétations allégoriques d'Homère. Maxime évite des digressions techniques et conceptuelles mais il n'hésite pas à montrer une large culture. Le souci affiché de la pratique le conduit à adopter des tons variés, polyphoniques, qui s'adaptent aux auditeurs et aux circonstances.

  • Pris dans le tourbillon des activités quotidiennes, le parent risque de perdre de vue qu'il a la responsabilité de construire son enfant. Son véritable défi n'est pas d'en faire quelqu'un de grand ou de bon, mais plutôt quelqu'un de bien. C'est une tâche qui demande plus que des soins ou de l'affection. Elle passe par une présence constante à ce que vit l'enfant, par un regard tantôt sensible, tantôt sévère sur ce qu'il est et par la volonté de l'amener à développer son plein potentiel.



    L'auteur heurte au passage bien des idées reçues. La responsabilité du parent, père ou mère, ne se délègue pas. Oui, les punitions sont nécessaires. Non, la télévision n'est pas responsable de la violence de l'enfant. L'hyperactivité n'est bien souvent que le reflet d'un encadrement déficient. Et ce qui se passe à l'école concerne toujours le parent.

  • En toute impartialité, ce livre citoyen rassemble des extraits choisis de discours et de programmes des candidats à l´élection présidentielle sur le thème de l´éducation. À droite, à gauche, au centre et aux extrêmes, à chacun sa vision du système éducatif et de ses difficultés actuelles, à chacun ses réponses pour les surmonter. Comment redorer le blason de l´école de la République ? Comment adapter l´université aux exigences des mutations en cours ? Comment améliorer la compétitivité de la recherche française ? Un tour d´horizon indispensable pour s´informer, comprendre et comparer avant d´aller voter.

  • Voici, en quelque 600 citations classées et contextualisées, un portrait par lui-même du plus célèbre des rois de France. Un roi dont la célébrité a brouillé l'image sous la légende. Un roi qui n'a jamais dit : « L'État, c'est moi », mais qui a confié sur son lit de mort en riant, assurent les témoins : « Je m'imaginais qu'il était plus difficile de mourir que cela ; je vous assure que ce n'est pas une grosse affaire... » En citant ses propos les plus originaux, rapportés par les mémorialistes, les chroniqueurs et les historiens, et surtout en les prélevant dans ses écrits politiques et dans sa vaste correspondance, cet ouvrage a tenté de traquer la personne du Roi-Soleil en filigrane de son personnage : son caractère, ses relations familiales et amoureuses, ses principes, ses convictions et ses goûts, ses idées parfois si modernes, mais aussi ses entêtements et ses aveuglements - et puis surtout, trop ignoré et toujours surprenant, ce talent d'écrivain qui colore ses paroles d'un style qui le fit surnommer « le roi de la langue ». Cela dit, quelle que fût sa personne, l'effort constant que fit Louis XIV pour la conformer à la certaine idée qu'il se faisait de son personnage aura sans doute été l'impératif majeur de sa vie, qui se devine tout au long de ce livre : leçon d'humilité paradoxale à la racine d'un orgueil « solaire ».


    Patrick Dandrey enseigne la littérature et la culture françaises du XVIIe siècle à l'Université Paris-Sorbonne. Spécialiste de Molière et La Fontaine, il a publié aux Belles Lettres Quand Versailles était conté. La cour de Louis XIV par les écrivains de son temps (2009).

  • D'Érasme à Rousseau, cet essai traverse trois siècles d'histoire de la philosophie, à la recherche d'une réponse à la question « Pourquoi voyager ? ». Si la question ne se pose guère aujourd'hui, elle fut pourtant, pendant trois siècles, l'objet de disputes complexes : car il était bien loin d'aller de soi que l'on pût voyager sans raison, pour le simple plaisir « d'aller voir ailleurs ». Entre le milieu du XVIe siècle et la fin du XVIIIe siècle, la République des Lettres devient ainsi la scène d'une controverse sur l'utilité des voyages, notamment en matière d'éducation. Y a-t-il de bonnes raisons de voyager, lorsque rien ne nous y contraint ? Quelle est l'utilité d'une pratique qui procède inévitablement de ce plaisir ambigu qu'est celui de la curiosité ou de l'attrait pour la nouveauté ? L'époque classique voit ainsi naître une réflexion sur les voyages dont les enjeux philosophiques sont évidents : elle montre l'importance que prend, dans la culture moderne, la question de l'éducation et son lien à une conception de l'homme en devenir, dont la formation ne repose plus seulement sur les mots, mais exige l'expérience du monde et le détour par les choses, exigence que manifeste par excellence la présence de la métaphore du livre du monde. Seules les études littéraires et historiques semblent avoir pris au sérieux la question des voyages et l'étude de ce phénomène original dans l'histoire de la pensée européenne qu'est la profusion des « arts de voyager » à l'âge classique. Cet essai étudie les enjeux philosophiques de ce qui fut autant un objet de disputes qu'un défi pour la pensée. Juliette Morice, agrégée et docteure en philosophie, est maîtresse de conférences en littérature et philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles à l'université du Maine (Le Mans).

  • Dans un paradoxe saisissant, par son développement économique et sa globalisation, la Chine crée des millions de personnes à l'identité complexe, des hybrides culturels, charnières entre la Chine et le monde. Mais ni la société, ni le gouvernement chinois ne sont véritablement à l'aise avec cette hybridité culturelle. Le reste du monde bute sur des réticences similaires qui pèsent à la fois sur la place de la Chine dans la globalisation et sur le rôle des hybrides culturels. Ce double paradoxe entrave la façon dont la Chine assume progressivement son rôle dominant sur la scène internationale. Ces personnes, à la fois produits et pilotes de la globalisation, remettent en cause la vision polarisée du monde qui souvent prévaut. En plongeant dans leurs vies, on découvre au fil de leurs récits comment ces éclaireurs se transforment et transforment le monde dans lequel ils vivent. Alors que l'ombre de la Chine s'étend sur la planète, les hybrides culturels donnent forme à notre futur et méritent d'être mis en lumière.

  • La relation mère fille est une histoire d'amour si intense et si passionnelle qu'elle peut devenir un lieu d'abus et de souffrances. Ce livre analyse cet amour et ses dérives. Il met en garde contre les pièges de la fusion identitaire et de la confusion des places en plus de décrire cette rivalité parfois poussée à l'extrême. Surtout, elle donne des pistes et des conseils très concrets pour nous permettre d'améliorer sa relation à sa mère ou à sa fille.

  • L'amour d'une mère pour un fils ? C'est un amour inusable et inoxydable, quelles que soient les intempéries. Et le fils le lui rend bien, lui pour qui la mère est le premier objet d'amour mais aussi la première image de la femme. En lui transmettant des valeurs morales, des traits psychologiques et une façon d'appréhender le monde, la mère marque le fils de son empreinte pour la vie. Alors qu'advient-il du fils quand sa mère est abusive, défaillante, castratrice, voire perverse ? La mère a-t-elle une responsabilité dans l'homosexualité de son fils ? Comment, elle qui est une femme, peut-elle " faire un homme " et le rendre libre ? Voilà quelques-unes des questions que l'auteur aborde en offrant ses réflexions sur un sujet épineux qui inquiète tant de mères ! Mais, qu'on se le dise, la bonne humeur de l'auteur et sa confiance inébranlable dans la vie ont raison de tout, et c'est avec sérénité qu'on referme le livre.

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