Entreprise, économie & droit

  • Le pouvoir et la règle
    Le pouvoir et la règle sont inséparables. La règle sans pouvoir devient très vite une forme vide. Le pouvoir sans règle n'existe pas, car l'exercice du pouvoir est générateur de règles. Pouvoir et règle constituent ainsi les deux faces du phénomène " organisation " qui est omniprésent dans l'action collective, qu'elle prenne la forme d'un mouvement diffus et spontané ou celle d'une multinationale formalisée et rationalisée à l'extrême. En stabilisant l'univers toujours complexe, fluctuant et potentiellement conflictuel de l'interaction sociale, il donne durée et épaisseur aux entreprises collectives des hommes.
    Erhard Friedberg
    Professeur émérite de sociologie à Sciences Po, il a notamment publié au Seuil L'Acteur et le Système (avec Michel Crozier, 1977).

  • Face à la violence de la compétition économique, parler de bonheur, de bienveillance et de solidarité peut sembler naïf, voire utopique.
    Le but de ce livre est de montrer qu'au contraire l'humanisme a toute sa place au sein de l'entreprise, y compris dans les plus grosses structures. Jacques Lecomte nous fait découvrir des centaines d'études scientifiques passionnantes qui prouvent même que ces valeurs sont bénéfiques. Il a rencontré et interviewé de nombreux managers d'entreprises numéro un dans leur domaine.
    Beaucoup d'idées volent en éclats (travaillons-nous vraiment pour l'argent ? Pourquoi la surveillance est-elle contre-productive ? Comment les sanctions détériorent-elles la sécurité ? etc.).
    Une nouvelle philosophie du management se dessine (leadership serviteur, apaisement des conflits, protection de l'environnement, démarche appréciative, etc.).
    Et, finalement, c'est toute une réflexion sur la raison d'être des entreprises qui se fait jour.
    Les entreprises humanistes sont plus fortes non par calcul, mais par choix. Et elles peuvent changer le monde.

  • Michel Camdessus est " un témoin capital ". Les vingt dernières années du xxe siècle ont vu le triomphe du capitalisme sur le communisme et la révolution libérale de Thatcher et Reagan. Il était au coeur du " drame ", au contact direct des chefs d'État. Après chaque rendez-vous important, il notait les dialogues, les choses vues, les échanges les plus saisissants. Ce livre est un recueil de ces rencontres au sommet, qui ont souvent eu lieu au climax de l'Histoire. Une oeuvre de mémorialiste et de portraitiste, truffée de révélations et de dialogues fascinants.

  • Histoire du capitalisme
    Né de la finance et du négoce dans des cités-États d'Europe, le capitalisme s'est en cinq siècles imposé dans le monde entier, avec les dominations successives de la Hollande, de l'Angleterre, des États-Unis et bientôt de la Chine.
    Partout soutenu par l'État, il prône le libéralisme mais pratique le monopole comme la concurrence. La manufacture et l'usine ont été ses premières sources de profit, il en a créé bien d'autres en se diversifiant.
    Simple logique de profit à ses débuts, le capitalisme se perpétue à travers d'incessants changements: création et destruction d'activités et d'emplois, expansions et crises, multiplication des besoins, compétitions technologiques, guerres...
    Le lecteur trouvera dans ce livre, ramassée et fulgurante, l'histoire du capitalisme.
    Michel Beaud
    /> Professeur émérite de l'université Paris-VII. Ses travaux, éclairés par l'histoire, s'inscrivent dans la mouvance de l'économie politique. Il travaille aujourd'hui sur les futurs possibles qu'engendrent les mutations en cours.

  • Pas plus qu'on ne change la société par décret, on ne la change sans les acteurs qui la composent. Pourtant, la plupart des ouvrages sur le changement dans les entreprises et les organisations suivent la première logique, celle du décret ; le discours dominant valorise le changement par les contraintes et la domination.
    Ce livre montre au contraire que les acteurs, à l'intérieur d'une organisation, ne sont jamais passifs, ne sont pas seulement des objets de la domination, mais qu'ils demeurent actifs et que, sans leur implication et s'ils ne s'approprient pas les outils proposés, les changements ne peuvent tout simplement pas avoir lieu.
    Cette affirmation s'appuie sur les théories sociologiques les plus classiques, et se trouve confirmée par les nombreuses observations de la vie des entreprises et des organisations que l'auteur a menées depuis plus de trente ans.
    La première partie, consacrée à l'analyse critique des grands courants de la sociologie du changement, amène l'auteur à partir d'une sociologie de l'action fondée sur l'interaction entre contraintes et autonomie. Une deuxième partie dresse l'état de nos savoirs sur le rôle et le poids des déterminants du changement (les contraintes socio-économiques et techniques, les institutions, les acteurs). La troisième partie décrit les transformations en cours et se termine par des conclusions pratiques quant à la conduite du changement.

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