Don Quichotte

  • Ariane

    Myriam Leroy

    " Quand j'ai eu douze ans, mes parents m'ont inscrite dans une école de riches. J'y suis restée deux années. C'est là que j'ai rencontré Ariane. Il ne me reste rien d'elle, ou presque. Trois lettres froissées, aucune image. Aucun résultat ne s'affiche lorsqu'on tape son nom sur Google. Ariane a vécu vingt ans et elle n'apparaît nulle part. Quand j'ai voulu en parler, l'autre jour, rien ne m'est venu. J'avais souhaité sa mort et je l'avais accueillie avec soulagement. Elle ne m'avait pas bouleversée, pas torturée, elle ne revient pas me hanter. C'est fini. C'est tout. "
    Elles sont collégiennes et s'aiment d'amour dur. L'une vient d'un milieu modeste et collectionne les complexes. L'autre est d'une beauté vénéneuse et mène une existence légère entre sa piscine et son terrain de tennis. L'autre, c'est Ariane, jeune fille incandescente avec qui la narratrice noue une relation furieuse, exclusive, nourrie par les sévices qu'elles infligent aux autres. Mais leur histoire est toxique et porte en elle un poison à effet lent, mais sûr.
    Premier roman sur une amitié féroce, faite de codes secrets et de signes de reconnaissance, à la vie à la mort. Myriam Leroy est journaliste, presse et radio, et écrit pour le théâtre. Elle habite Bruxelles.

  • " Si ce soir-là Charlotte n'était pas sortie dîner entre filles, si ce jour-là Karim n'était pas allé à la mosquée, jamais elle n'aurait déchiré sa robe, jamais il ne serait parti en Syrie. Ils promèneraient leur fille dans les allées du parc. Il lui achèterait des livres qu'elle laisserait traîner sur la table de nuit. Chaque jour elle serait plus belle. Chaque jour ils seraient plus amoureux. Ils boiraient du Sancerre au bonheur de leurs 30 ans, danseraient sur Christine and the Queens. La vie ne tient parfois qu'à un bas filé... "
    Le miracle n'arrivera pas : cette nuit-là, Karim perd tout. Son désir de vengeance va le mener jusqu'aux ruines d'Alep, au cœur de la machine à embrigader de Daech. Là où se cachent les monstres, mais aussi les centaines d'égarés qui ont fait le mauvais choix pour de mauvaises raisons. Là où il faudra lutter pour ne pas ressembler aux bourreaux.
    Un voyage réaliste au pays mal connu de l'embrigadement et de toutes
    les violences.
    Pascal Manoukian, ancien reporter de guerre, a dirigé l'agence
    Capa. En 2013, il publie un récit, Le Diable au creux de la main, dûment
    salué par la critique. Son premier roman, Les Échoués (2015), a reçu un
    bel accueil auprès des lecteurs, des libraires et des médias.

  • La Muette

    Alexandre Lacroix

    Il existe, à quelques kilomètres de Paris, un lieu méconnu, même si des événements majeurs s'y sont déroulés : la cité de la Muette. À l'origine, elle devait être un fleuron de l'architecture française. Dessinée par deux grands architectes, elle représentait une réponse au Bauhaus allemand, et une révolution du logement populaire. Mais le chantier a été interrompu avant-guerre et, de 1941 à 1944, la Muette est devenue le camp de Drancy, administré par les gendarmes et les nazis. Depuis ces bâtiments, soixante-sept mille Juifs furent déportés.
    Le destin de cette cité, qui concentre ce qu'on ne veut pas voir à la fois dans l'histoire et dans la société françaises, ne s'arrête pas là : après la Libération, elle a été aménagée pour y créer des logements sociaux. Les anciennes chambrées des détenus, cloisonnées à la va-vite pour faire des studios et des deux-pièces, sont encore habitées de nos jours.
    Dans ce roman choral, l'auteur nous invite à suivre le parcours de deux personnages attachants, Elsa, détenue en 1943, et Nour, un jeune Beur d'aujourd'hui. Ils n'ont pas la même langue, pas le même rapport au désir ni à la mort, mais leurs histoires s'entremêlent et se répondent. Si bien qu'au croisement de leurs monologues, on croit entendre les voix de la Muette.

  • "L'histoire de ma génération est l'histoire de ceux qui n'ont pas fait la guerre (ni la révolution ni rien du tout)."
    Trop jeune pour être soixante-huitard, trop vieux pour se brancher et se mondialiser, Jean-Christophe Brochier est éditeur dans une grande maison d'édition.

  • Heaven Alighieri est trop belle pour être pauvre. Un principe comme un autre auquel croit dur comme fer cette jeune michetonneuse. Pour subvenir à ses besoins, elle écume les soirées branchées de la capitale avec ses inséparables copines : Anissa la pulpeuse, Stéphanie la blonde fashion addict, et Maya l'intello qui carbure à la poudre. Armées de leur plastique de rêve et d'un culot à toute épreuve, prêtes à toutes les folies pour un sac Chanel, une paire de Louboutin ou une robe Azzeddine Alaîa, nos quatre bombes sexuelles rivalisent d'ingéniosité pour épingler le gros poisson : champions de foot, artistes, hommes d'affaires ... tout mâle est bon à prendre pourvu qu'il ait une carte Infinite Black, meilleur aphrodisiaque pour ces courtisanes des temps modernes.
    Insouciante mais bien déterminée à se faire une place au soleil, Heaven ne lésine pas sur les stratagèmes pour accrocher ses conquêtes. Mi-Nana, mi-Zahia, son existence est rythmée par des déjeuners avec des hommes mariés, des séances de sport pour garder la ligne et des virées shopping rue Saint-Honoré.
    Mais le jour où Heavy décide de séduire N., le rappeur à la mode, sa vie de champagne et de stilletos sur fond de rap-dancehall prend un nouveau tour...

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Insomnie

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • La manif

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Tout pour plaire

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • La déprime

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Les imbéciles

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Ciné-club

    Agnès Bihl

    Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • Agnès Bihl offre un extravagant moment d'émotions, où l'on croise des personnages de tous horizons, au détour d'une sieste crapuleuse, d'une gueule de bois assumée, d'une manif amoureuse, d'une conversation de comptoir... Bébé dans le ventre de sa maman, mort assistant à ses propres funérailles, couple en mal d'intimité, fêtarde invétérée, Don Juan pris à son propre piège, psychanalyste psychopathe, concierge sans humanité : totalement imaginés ou bien vivants, tous sont différents mais tous ont un lien, évoluant au gré de la plume bien pendue d'Agnès Bihl.

  • " Premier de la classe le jour, bad guy la nuit. Cette dichotomie aurait de quoi rendre schizo n'importe qui. Mais Thomas a tenu bon toutes ces années, convaincu que bientôt plus rien ne l'obligerait au grand écart. Que bientôt il n'aurait plus à composer avec sa part sombre. [...] Il se faisait penser à Superman quand il quitte sa tenue de héros pour revêtir les habits de Clark Kent. Sauf que sa tenue de combat à lui, c'est un jogging de caillera dealer de beuh. "
    Meilleur élève de sa promo et diplômé en sociologie et philosophie politique, Thomas, 23 ans, se voit refuser stages en entreprise et emplois auxquels il postule. D'autres lui passent devant, moins compétents mais mieux nés, des " fils de " qui disposent de réseaux d'entraide dont Thomas est privé. Alors, en attendant de décrocher un vrai boulot qui lui permettrait de vivre une vie décente aux côtés de sa petite amie, Thomas bricole avec les gars de la cité – deal de shit et autres matos tombés du camion – tout en aiguisant sa rancœur. Si rien ne bouge, Thomas risque de prendre perpète en HLM : " horizon lointain limité " et de crever lentement dans sa cage de béton. Jusqu'au jour où son directeur de soutenance, Louis Archambault – star médiatique des sociologues politiques – lui propose de venir l'aider à gérer Ideo, un site d'opinion qu'il dirige anonymement sur le Darknet, réseau parallèle du web où la confidentialité et l'anonymat sont de rigueur, octroyant une certaine impunité aux utilisateurs dotés de mauvaises intentions (trafic de drogue ou d'armes, manuel de terrorisme, combats clandestins, service de tueurs à gage, etc.). Thomas. Et comprend rapidement la raison pour laquelle le professeur opère à visage masqué. Ideo propage des thèses extrémistes qu'Archambault se garde bien de soutenir en public, et qui, de prime abord, interloquent Thomas. Simplement, par-delà ses idées dangereuses et discutables, l'homme est aussi le seul à lui apporter une aide providentielle quand tous lui tournent le dos... Jusqu'où l'élève sera-t-il prêt à suivre le maître ?

  • " J'avais pris l'habitude, en sortant du solfège ou du catéchisme, de passer à la superette de M. Pétika pour chouraver quelques bonbecs. Ce que je ne savais pas, c'est que Pétika avait retapissé ma petite ganache et, peinard, tenait une note précise de mon butin. Le jour où il a présenté la douloureuse à mon daron qui rentrait du turbin, j'ai pris une escalope dans le museau et suis parti au pieu sans becter. "
    Charles est fier d'être un emmerdeur : quand la vie vous a tout pris, il faut bien trouver une raison d'exister. Placé en foyer avant sa dixième année, après que son père a tué sa mère, le jeune Français d'origine africaine doit attendre sa majorité pour partir à la conquête du Paris des années 1980, peuplé de Blousons noirs et des pionniers de la génération hip-hop choyés par Paco Rabanne avec, pour seules armes, son irrévérence détachée et sa droiture y compris dans le vice, qui lui valent très vite le blaze de " Jean Gabin ". Maniant la langue comme un 9 millimètres, usant d'un argot savoureux et de tournures dignes des dialogues de Michel Audiard, le futur MC ne le sait pas encore, mais il est fait pour le rap. Pour l'heure, néanmoins, c'est une autre voie qu'il choisit : le braquage, art pour lequel il montre un talent certain. Il vit alors sa vie comme une mélodie en sous-sol, toujours entre deux coups, à l'affût de la bonne " occas' ". Et quand Paris devient trop petit pour lui, c'est en Allemagne qu'il décide de monter son plus gros casse : il dévalise une grande banque berlinoise. Trahi par un complice, Charles écope de trente-trois ans de " calèche ", ramené à huit en appel, qu'il décide de passer en Allemagne, laissant pour un temps la France et ses galères et partant à l'assaut d'une nouvelle langue.
    Jean Gab'1, jadis enfant de la Ddass avec ses douze frères et soeurs (son père assassine sa mère, écope de la prison) et ancien braqueur, est un comédien ( Banlieue 13 de Luc Besson, notamment) et un rappeur d'origine camerounaise, connu sous le nom de MC Jean Gab'1.

  • Cette année-là, sans se concerter, sans obéir au moindre mot d'ordre, 11 millions d'Aoûtiens ne reprirent pas le chemin du travail et de l'école à la fin août.
    Pandémie de burn-out face à la crise qui n'en finissait plus, au terrorisme qui, on ne cessait de le répéter, ne manquerait pas de frapper encore, abstention généralisée devant la menace de moins en moins fantôme d'une élection présidentielle terrifiante ?
    Tous ceux qui avaient l'habitude de chroniquer et de disserter doctement, observateurs et acteurs de la vie politique, économique et sociale, se trouvèrent aussi désemparés pour comprendre le phénomène que le gouvernement pour trouver des solutions à cette rentrée buissonnière.
    Les patrons menacèrent de licencier en masse, les banques de bloquer les comptes des " déserteurs " et, passé le mouvement de sympathie amusée des premiers jours, l'agacement puis la colère s'emparèrent de ceux qui avaient repris le travail.
    Les Aoûtiens, eux, ne demandaient chaque jour qu'un autre jour pour reprendre le souffle qui leur avait manqué quand il s'était agi de prendre le chemin du retour.
    Objets de toutes les préoccupations, sujets des études les plus alarmantes et cibles des haines les plus féroces, les Aoûtiens découvraient un nouveau monde et une vie dont ils étaient privés jusqu'à cette rentrée.
    Auteur pour d'autres d'une vingtaine d'ouvrages et sous son propre nom d'autant de films documentaires, Stéphane Benhamou prend généralement ses vacances au mois d'août.
    Cette année-là, sans se concerter, sans obéir au moindre mot d'ordre, 11 millions d'Aoûtiens ne reprirent pas le chemin du travail et de l'école à la fin août.
    Pandémie de burn-out face à la crise qui n'en finissait plus, au terrorisme qui, on ne cessait de le répéter, ne manquerait pas de frapper encore, abstention généralisée devant la menace de moins en moins fantôme d'une élection présidentielle terrifiante ?
    Tous ceux qui avaient l'habitude de chroniquer et de disserter doctement, observateurs et acteurs de la vie politique, économique et sociale, se trouvèrent aussi désemparés pour comprendre le phénomène que le gouvernement pour trouver des solutions à cette rentrée buissonnière.
    Les patrons menacèrent de licencier en masse, les banques de bloquer les comptes des " déserteurs " et, passé le mouvement de sympathie amusée des premiers jours, l'agacement puis la colère s'emparèrent de ceux qui avaient repris le travail.
    Les Aoûtiens, eux, ne demandaient chaque jour qu'un autre jour pour reprendre le souffle qui leur avait manqué quand il s'était agi de prendre le chemin du retour.
    Objets de toutes les préoccupations, sujets des études les plus alarmantes et cibles des haines les plus féroces, les Aoûtiens découvraient un nouveau monde et une vie dont ils étaient privés jusqu'à cette rentrée.
    Auteur pour d'autres d'une vingtaine d'ouvrages et sous son propre nom d'autant de films documentaires, Stéphane Benhamou prend généralement ses vacances au mois d'août.

empty