Nil éditions

  • " C'est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd'hui la force de se dégager de l'abominable étreinte. Mort ! Mort au Juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R.T AU JUIF ! Là ! " Et, avec une satisfaction amère, pensant à la Juive que j'aimais d'un amour fou et que je voulais sauver plus que moi-même, je signai - de même que je signerai tout à l'heure cette lettre à vous destinée, Monsieur le Commandant -, je signai, à grands traits rageurs de mon stylo : Paul-Jean Husson.

  • Un premier roman plein d'humanité et de tendresse à déguster comme une friandise !
    Quand le maire de Bourgis demande à Alice, tout juste diplômée en lettres, de mettre ses compétences au service des " laissés-pourcompte " de la ville, elle est perplexe. D'autant plus qu'il ne lui octroie qu'une pièce délabrée au fond d'une ancienne fabrique de confiseries. C'est là qu'elle rencontrera une joyeuse bande de héros ordinaires, hommes et femmes cabossés par la vie. Parmi eux, Moïse et son optimisme contagieux, Romeo, d'une touchante maladresse, Ginette, alias Marilyn, avec sa soif d'amour jamais rassasiée et sa franchise désarmante, et Camille, la fleuriste-poétesse. Parviendront-ils, ensemble, à inventer un chemin de petits bonheurs et à transformer leur destin ?

  • La révélation de L'Autre fille va bousculer toute l'oeuvre qu'Annie Ernaux a consacrée à son enfance depuis La Place.
    " Car il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystérieuse incohérence : toi la bonne fille, la petite sainte, tu n'as pas été sauvée, moi le démon j'étais vivante. Plus que vivante, miraculée. Il fallait donc que tu meures à six ans pour que je vienne au monde et que je sois sauvée. "

  • " Ta main sur ma bouche nous permet de plonger dans les vagues de MeToo et nous interroge sur notre place de témoin et sur notre responsabilité quand on décide de détourner notre regard. " Iris Brey.
    " -; Elle a mis un #MeToo. Une espèce d'onde de choc envahit mon sternum. Tout mon corps se raidit. Comme une agression.-; Putain, mais qu'est-ce qu'elle ressort cette histoire d'il y a dix mille ans ? C'est pas possible !-; C'était pas il y a dix mille ans, c'était il y a six ans, Édouard.-; Et elle dit quoi ?-; Elle raconte tout. "Édouard et Alison, dite Ali, sont en couple depuis deux ans quand l'ex d'Édouard publie un #MeToo dans lequel elle accuse un de leurs amis de l'avoir violée. Au cours des quelques heures qui suivent, le destin d'Édouard et d'Ali bascule à tout jamais...Alternant les voix d'Édouard et d'Ali, Déborah Saïag et Mika Tard signent un thriller psychologique haletant qui questionne la complexité de l'ère #MeToo et les répercussions d'une accusation de viol au sein d'un groupe d'amis. D'une écriture vive et contemporaine, Ta main sur ma bouche explore la zone grise et nous force à nous interroger : qu'aurions-nous fait à leur place ?


  • "Une fantaisie truculente, picaresque et touchante au coeur du bocage breton. Mieux vaut lire ce livre que celui d'à côté, il est plus drôle !"
    Erik Fitoussi, libraire

    1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, neuf ans, a un prénom dont l'accent aigu lui déplaît, une mère qui picole trop et un grandpère qui tient à lui comme à la prunelle de ses yeux. Il adore traîner au bistrot avec ses copains, une joyeuse bande de vieux qui lui apprennent la vie. Avec l'aide de son Vénérable Papi, il va décider de passer le cap de ses dix ans en établissant une liste de voeux à réaliser avant le grand jour. Rencontrer un vrai cow-boy, boire de la trouspignôle ou encore conduire un tracteur marqueront le début d'une série d'aventures aussi rocambolesques que réjouissantes. De voeux gâchés en moments de pure félicité, il va vivre l'année la plus incroyable de sa vie.
    Maude Mihami nous offre avec Les Dix Voeux d'Alfréd un premier roman d'une grande drôlerie qui pose un regard tendre sur le monde de l'enfance.

  • 1970, Le Camboudin, petit village breton. Alfréd, dix ans, aime les cow-boys (beaucoup), les gâteaux (à la folie) et son vénérable papi (passionnément). Il vit avec son chien Biscotte, sa mère, qui picole (moins qu'avant !), et Alfred-le-Vieux, son grand-père adoré qui jure aussi bien qu'il prépare le pâté de ragondin.
    Le jour où Mlle Annie, une nouvelle institutrice, arrive à l'école, rien ne va plus : le coeur d'Alfréd s'emballe - et avec lui celui des autres habitants. Quand l'amour se mêle à la trouspignôle, c'est toute la vie du village qui est chamboulée.
    Une romance à l'eau-de-vie pleine de surprises, à consommer sans modération.

  • À l'autre bout du monde, au Bhoutan, au pied de l'Himalaya, vivait un jeune garçon du nom de Détchèn - " Félicité de Diamant ", en tibétain. Il montrait des qualités de générosité et de compassion exceptionnelles à l'égard de tous les êtres vivants. Un jour, son oncle vint le chercher et lui proposa de l'emmener à la Citadelle des Neiges. Ainsi commença le voyage initiatique et spirituel qui, au coeur d'une nature grandiose, allait mener Détchèn sur le chemin de l'Éveil. Ce lieu sacré du bouddhisme, " si loin des hommes, si près des dieux ", vous ne le trouverez sur aucune carte. Pourtant, il existe... Matthieu Ricard l'a réinventé pour ne pas troubler son infi nie quiétude.Ce conte empreint de sagesse et de poésie, qui parle à notre coeur et nous ouvre les chemins de la sérénité, s'est déjà vendu à quelque 100 000 exemplaires en France.

  • Avec vue sur la mer

    Didier Decoin

    "J'ai fait ce livre pour dire que je n'habite pas une maison mais que je suis habité par elle..."
    La lumière du jour avait disparu lorsque la voiture, dont la carrosserie gémissait sous la griffure des fougères, s'engagea sur la route étroite qui, à travers une lande courue de murets de pierre sèche, dévalait en longues virgules jusqu'au hameau de La Roche. À un virage, juste à l'amorce du raidillon de terre qui menait au premier des chalets, le pinceau des phares éclaira, l'espace d'un instant, quelque chose de livide et de furieux. ? C'est la mer, annonça Mme T* du ton à la fois respectueux et embarrassé qu'on prend pour présenter une aïeule acariâtre.Sans doute voulait-elle plaisanter. Car j'eus beau écraser mon nez contre la vitre, je ne vis que les cheveux blancs d'un vieil ogre hurlant sa faim, une gigantesque marmite de vomi en ébullition d'où montait un remugle sauvage et musqué, un charivari de bêtes écumantes qui crachaient au ciel. ? La mer n'est pas du tout comme ça, dis?je avec assurance à la fille de la cuisinière (Baptistine, Bathilde, Bénigne? Un de ces vieux prénoms, c'est sûr...) qui, elle, ne l'avait encore jamais vue que sur des calendriers.Déjà la voiture s'engageait dans une allée envahie par les hortensias qui poussent dans la Hague avec une insolence d'ivraie. Avec sa courte tour trapue et ses gros murs de granit, la maison semblait sortie tout droit d'un roman de Daphné du Maurier dont je venais de lire, avec des frissons de terreur jubilatoire, "L'Auberge de la Jamaïque". On n'imaginait pas y arriver autrement qu'en calèche à capote de cuir attelée à des chevaux squelettiques menés par un cocher patibulaire, tandis que des nuées effilochées couraient devant la lune et que des chiens féroces hurlaient sur la lande. Le menton presque dans la mer ? enfin, dans cette fureur qui tenait lieu de mer ?, le chalet où nous allions loger calait sa nuque contre une falaise pâle qui évoquait irrésistiblement ces canyons sur la crête desquels on voit soudain, dans les westerns, se profiler des silhouettes d'Indiens. D'ailleurs, comme pour forcer letrait, des hordes de chevaux y galopaient en liberté. La fille de la cuisinière (Calixte? Camille? Caroline?...) se serra contre moi. Bien qu'on fût en été, le gardien avait allumé un feu dont les hautes flammes, attisées par le suroît, se contorsionnaient dans la cheminée. Ce n'était pas tant, nous apprit?il, pour assainir la maison restée longtemps inhabitée, que pour empêcher le Diable de descendre par le conduit, tout en rendant service, à peu de frais, aux gnômes des bruyères qui sont toujours en quête de tisons pour rallumer leur pipe. Il était toujours utile, en un lieu aussi éloigné des bienfaits ordinaires de la civilisation, de se concilier les faveurs des gnômes, conclut le gardien du chalet sur le ton le plus sérieux du monde.Les embruns avaient mis sur les vitres des fleurs de sel pareilles aux cristaux de neige. Un volet, quelque part, claquait au vent. La mer était invisible, mais on l'entendait feuler comme une bête féroce.

  • "J'ai retrouvé une photo de ces années-là. C'est une photo en noir et blanc, nous y figurons tous les trois, Olga, toi et moi. Assis au centre sur la moquette blanche, tu regardes droit dans l'objectif avec une sorte de détermination joyeuse dans les yeux. À genoux à côté de toi, indifférente au photographe, j'ai le visage tourné vers le chat que tu tiens dans tes bras. Sur la gauche de la photo, adossée à des coussins, Olga sourit, la tête renversée en arrière. Au premier plan trône Oxana, le vieux berger belge et son museau blanchi. Derrière nous, le paysage lacustre de la tapisserie d'Aubusson. Je détaille la jeune fille agenouillée à tes côtés, vêtue d'une blouse blanche brodée et d'un jean. Elle a le regard songeur. Je me demande à quoi elle pense, ce dont elle rêve. Je l'ai perdue de vue. "
    Avec Belle-fille, Tatiana Vialle signe un récit romancé adressé à celui qui fut son beau-père. D'une écriture aérienne, elle livre le portrait sensible d'un monstre sacré du cinéma et celui d'une femme courageuse qui n'a eu de cesse de se réinventer une famille. Une lettre en forme d'hommage qui interroge la figure paternelle.

  • Atlantic City

    Joy Raffin


    Le premier roman américain d'une jeune auteure française.

    Une ville : Atlantic City, New Jersey, États-Unis. Une date : le 22 septembre 2017.
    7 h 55 : une nouvelle journée commence alors qu'un ouragan s'annonce et menace la ville tout entière. Clarence Gambino, clochard de son état, ouvre le bal d'un chassé-croisé de personnages en prêtant sa voix à des journalistes à la recherche d'un scoop. Suivront un présentateur de radio ringard affublé du ridicule pseudonyme de Richard Cheer, une secrétaire médicale malcommode, un médecin humaniste qui joue les Robins des Bois, une lycéenne en quête d'ailleurs... Des personnages cabossés - hommes, femmes, enfants -, aux destins singuliers mais hantés par le même horizon dévorant.
    Joy Raffin nous offre avec Atlantic City un roman choral en forme d'hommage à cette ville immortalisée par Louis Malle au cinéma et par Bruce Springsteen en chanson, et qui a aussi inspiré à Martin Scorsese la série Boardwalk Empire.

  • La boucherie de Donovan S., c'est toute une histoire. Chez lui, on ne découpe pas la viande - on la sublime, car elle a un superpouvoir : quiconque la goûte ne peut plus s'en passer. On ne choisit pas un morceau : on assiste au ballet des couteaux tranchants et caressants avec distinction. Car Donovan S. n'est pas un mortel comme les autres : en un tour de bras, ce gourou du steak envoûte clients et collaborateurs. Bienvenue dans Les Aventures de Donovan S., le boucher qui était à deux doigts de conquérir le monde, une entreprise déraisonnable, gigantesque et totalement loufoque où une vache voyage en jet privé aux côtés d'une actrice accro à l'agneau pour un tour du monde haut en couleur et proche de l'hystérie.
    D'une plume rythmée qui laisse la parole libre, Virginie Nuyen nous livre un premier roman saignant et décalé où la société de consommation est passée au crible avec un humour féroce et où la charogne n'est pas celle que l'on croit.


  • Écrire pour donner la vie ; après le triomphe de Cronos, Linda Lê s'approprie l'écriture autobiographique dans un exercice de liberté d'une puissance étourdissante.

    L'essai d'Élisabeth Badinter intitulé Le Conflit soulignait, l'an passé, la dureté de l'injonction faite aux femmes par l'obligation non seulement d'être mères, mais de l'être absolument, dans un fantasme de perfection typique d'une société où la sphère privée est devenue un spectacle permanent. En écrivant à l'enfant qu'elle a choisi de ne jamais concevoir, Linda Lê s'affranchit du monde en général pour poser un regard strictement personnel sur sa volonté de ne pas devenir mère. Ce travail autobiographique lui permet d'éclairer les premiers jalons qui, dans l'enfance, préparent l'expression de sa liberté d'adulte. La figure étouffante de la mère et une adolescence passée dans un monde exclusivement féminin contribuent à forger un désir de soi, aussi évident que douloureux à porter dans le regard de l'autre, et plus particulièrement de cet homme, S. Car l'homme qu'elle aime veut avoir des enfants. Chaque jour il tente de lui montrer que son refus se fonde sur l'erreur : erreur d'analyse, trop intellectuelle ; erreur ontologique d'un égocentrisme qui aurait mal tourné ; erreur personnelle, d'une peur jamais confrontée, etc. La narratrice, elle, en lieu et place d'idées toutes faites, voit défiler de simples images, précises et palpables : celle d'un enfant qu'elle ne saurait pas aimer, quelle que soit son identité, et celle d'un écrivain qui perdrait forcément la sienne à l'éduquer. " On ne part pas à la conquête du Graal avec une poussette ", écrivait Karen Blixen. Et là où l'expression de la liberté devient intolérable aux yeux des notaires de ce monde exigeant une conversion systématique au modèle de la famille, la narratrice écarte toute forme de dureté, toute prétention à une règle édifiée à d'autres qu'elle-même. Bien au contraire, c'est toute la douceur de son amour qu'elle offre à cet enfant qui n'existera jamais, mais vit sans cesse, à chaque seconde, dans l'imaginaire lumineux de sa conceptrice.

  • à Garonne

    Philippe Delerm

    " Le début de l'après-midi était insupportable de lenteur, sombrait parfois dans la morosité d'un cahier de vacances, l'ennui infini d'une sieste où je ne dormais pas. Les quatre coups de la pendule ouvraient enfin l'espace. Nous partions "à Garonne". Aller à Garonne, c'est infiniment plus qu'aller au bord de la Garonne. Pas besoin d'un article. À Garonne comme on dirait à Brocéliande, sous l'emprise d'un pouvoir. Pas sur la rive, mais dans tout le royaume voué au fleuve. "
    En nous ouvrant les portes de la Mascagne, la maison de ses grands-parents puis de ses parents, où se retrouve en vacances, toutes générations confondues, la famille Delerm, l'auteur se retourne pour la première fois sur son enfance et son adolescence. Dans le livre peut-être le plus personnel qu'il ait jamais écrit, il nous fait le portrait tendre et doucement nostalgique des lieux et personnages qui l'ont vu grandir chaque été.

  • Nous sommes en Anatolie, au XIIIe siècle, au temps des sultans seldjoukides et des invasions mongoles. Yunus Emré, derviche errant et poète troubadour, est la figure exemplaire d'un être à la recherche de la vérité. Ce roman, étourdissant voyage au coeur de l'Homme, prend des allures de conte quand il relate les pouvoirs miraculeux et les incroyables prodiges accomplis par les saints errants, sans pour autant nous éloigner du monde actuel par ses constantes réflexions sur les chemins et interrogations de notre époque.


  • Dotée d'un grand appétit pour les saveurs de la Méditerranée, Claude Pujade-Renaud nous fait goûter, dans une langue d'une grande sensualité, les métamorphoses et métissages des mets et des mots.

    Petite bibliothèque gourmande contemporaine, cette nouvelle collection de livres courts propose à des auteurs contemporains d'horizons différents de donner libre cours à leur imagination gourmande, en s'inspirant d'un jeu à la fois simple et dynamique de mots-clés.
    Exquis d'écrivains souhaite rendre hommage à la richesse de la langue française pour dire les plaisirs de la nourriture et constituer la mémoire littéraire de la gastronomie.
    Fictions, rêves et souvenirs, chaque auteur y livre ses voyages personnels dans les plaisirs de la nourriture, sous différentes formes narratives (récits, nouvelles, dialogues, contes, poèmes...), qui donnent envie de passer à table ou de se mettre aux fourneaux.
    Exquis d'écrivains, première collection demandant à des auteurs contemporains de livrer leurs plaisirs de table et de bouche, s'adresse à tous les lecteurs gourmands et gourmets auxquels elle propose des textes intimistes et variés, émouvants ou drôles, résolument appétissants et agréables à lire.

  • Avec un humour toujours très personnel, Dominique Sylvain, dialoguiste hors pair, raconte dans cet " Exquis d'écrivains " tout en rondeurs de surprenants festins de l'empire du Soleil-Levant, où elle a vécu de nombreuses années. Nous entraînant aussi en Afrique noire et vers des ailleurs méconnus, tels Singapour ou les petites îles de la Sonde, elle mêle judicieusement ces trésors d'Asie aux souvenirs gourmands de son enfance lorraine et à quelques aventures cocasses de certains héros de ses romans.


  • Un texte drôle, espiègle, émouvant, plein de vie.

    " Pour mon malheur, le questionnement grâce auquel je me suis fait un nom dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, s'est étendu à ma vie privée. Je souffre d'une maladie chronique que j'appelle la "questionnite'. Son symptôme est évident, identifié de tous mes proches : je n'arrête pas de leur poser des questions. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est plus fort que moi. C'est une seconde nature. Je suis en état de perpétuelle curiosité. Et de manque si je n'arrive pas à la satisfaire. Je ne suis pas le type qui se contente d'un machinal "Comment vas-tu ?'. Je veux savoir. Quoi ? Peu importe, je veux savoir. Toute personne détient de grands et de petits secrets qu'elle n'entend pas divulguer, mais que mes questions peuvent l'amener à avouer. Il n'y a pas d'homme ou de femme sans double fond. Sans mystères, sans cachotteries, sans arrière-pensées. Moi, j'en ai. Beaucoup. Heureusement, je ne suis jamais tombé sur un loustic comme moi qui vous bombarde de questions et qui, à la longue, devient insupportable. "
    Adam Hitch est un journaliste dont la vie sentimentale est ravagée par son addiction aux questions. En racontant son histoire, avec humour et élégance, Bernard Pivot a-t-il écrit un roman ou son autobiographie ?

  • Paris, 2013. Théo ne fait rien.
    En tout cas, rien de ce qu'il faudrait faire, à 25 ans, pour entrer dans l' âge adulte.
    Il glande, il fume, il boit, il baise, il se drogue, il sort, il ment. Et il aime ça.
    Vivre comme dans un gigantesque open bar.
    Mais un jour, il rencontre une fille.
    Une fille qui n' est pas pour lui.
    Une fille des beaux quartiers.
    Une fille bien.
    Diane.
    Parce que tu me plais, c'est l'histoire d'un inconséquent giflé par l'amour.
    " Terriblement contemporain. "Paris Match

    " Une bouffée d'air frais. "Frédéric Beigbeder

  • Ce voyage littéraire au pays du lard et de la choucroute, où on chope les truites à la main et où on sait cuisiner les orties et les pleins paniers de champignons qu'on vient de ramasser, est écrit dans une langue très personnelle, rugueuse et pleine d'élan qui dit l'amour du terroir vosgien, des forêts, de la braconne, de la cueillette et d'une cuisine traditionnelle qui tient au corps
    Un éloge drôle et enlevé de la patate, une déclaration d'amour au couteau de poche, une scène cocasse où l'on apprend à cuisiner les rouleaux de printemps, un récit épique de l'invention de la soupe au temps de la préhistoire... On a du mal à imaginer qu'une telle variation d'atmosphères et de registres puisse prendre place dans ce petit livre étourdissant. L'émotion est au rendez-vous, avec un cauchemar bouleversant autour de chasseurs sans pitié et des souvenirs d'enfance qui font aimer l'hiver, la boue et humer les parfums des sous-bois.
    Cet " Exquis d'écrivains " fait preuve d'un souffle et d'une authenticité à la fois très littéraires et très marquants.



  • Un roman initiatique contemporain porté par une écriture rare.


    Dans la forêt d'Orient, située en Champagne à proximité de la ville de Troyes, un chevalier sans cheval, sans armure, sans épée, sans tournoi ? du nom d'Ancelot ? accompagné d'un perroquet ara du nom de Thoustra croisent les plus improbables personnages issus de différentes époques. On y verra à tour de rôle et dans des circonstances à chaque fois différentes un stylite perché sur sa couronne, une grue cendrée et bégayante (la forêt d'Orient est une des plus importantes réserves nationales d'oiseaux migrateurs), le Grand-Veneur d'une chasse fantôme et fantastique, une mère Lusine s'ébattant dans une vasque d'eau, un transsexuel béat et androgyne, deux jeunes troubadours de retour d'un voyage mouvementé en Orient ? Aucalette et Nicolin ?, un ermite écologiste qui ne parle qu'avec les vents, deux soeurs et deux frères siamois accolés par couples et qui parlent toutes et tous en même temps.
    Ici, les thèmes abordés, aussi contemporains soient-ils, sont traités dans un climat et un mode essentiellement fabuleux, comme une chantefable, et dans une écriture délibérément humoristique.

  • Humour, ironie et originalité caractérisent cet " Exquis d'écrivains " très personnel, dans lequel se lisent, outre les traditions les plus rustiques de la Bretagne (huîtres, crêpes, andouille, galette-saucisse...), des voyages (alcool...), des satires savoureuses concernant les habitudes culinaires parisiennes (critique gastronomique, invitation...) et d'élégantes rêveries érotiques (pêche, sitophilie, c'est-à-dire utilisation de la nourriture à des fins sexuelles ...).
    Après le singulier Requiem pour une huître, publié en 2000, Hubert Michel fait une incursion osée dans le registre parodique pour égratigner, d'une façon drôle et résolument contemporaine, notre société traditionnelle (communion, bénédicité...).
    Il nous donne un livre plein d'imagination et de surprises grâce au foisonnement des formes narratives (saynète, conte, dialogue, poème) et laisse une très grande place à la fiction. Un travail littéraire parfaitement abouti où les évocations les plus simples (pain, beurre, sucette...) sont de véritables moments d'anthologie.

  • Rome 2007, Sorrente 1878, Florence 1509, Assise 1209, Rome 128 après J.-C... Alain Absire nous livre un " Exquis " très singulier, résolument tourné vers la fiction, et fait revivre des personnages mythiques tels que Botticelli ou saint François d'Assise. Il nous fait partager sa passion pour les mets les plus délicats de la Péninsule, les miracles de l'huile d'olive, la finesse des lamelles de parmesan frais sur un lit de roquette, les arômes des vins dorés ou écarlates... Un régal !
    Une langue savoureuse et riche, un goût pour la chair érotique et palpitante... et les délices d'un menu complet à l'italienne : antipasti, pasta, carne, vino, dolci. Des hors-d'oeuvre au dessert, c'est la saga d'une famille italienne, les Castruccio, dont nous suivons ici les aventures... au fil des gourmandises les plus appétissantes.
    Qu'il mette en scène un concours international de pasta au xixe siècle, une scène de séduction entre un policier d'aujourd'hui et son ancienne maîtresse, la renaissance d'un grand peintre au terme de sa vie ou le vin qui sèche les larmes du deuil,Saga italienne est un hymne sensuel à la vie et une succulente traversée de l'Italie.

  • " Elle se défend alors qu'elle ne devrait pas avoir à se défendre, elle seule a un droit sur son corps et ce qu'elle en fait est de sa responsabilité, à elle et cela n'est pas négociable. La question ne devrait même pas être posée. A moins, bien entendu, que son corps soit mis sous tutelle d'Etat comme étant un bien de l'humanité à préserver, auquel cas elle ne s'appartiendrait plus, auquel cas elle ferait partie d'un fonds commun, à la manière d'une espèce à préserver ou d'un monument classé patrimoine mondial mais en attendant qu'on en arrive là, la femme s'appartient et personne ne peut lui dire le contraire. "

  • " A bien y regarder, on retrouve dans ces pages une étourdissante réfl exion sur le roman dans le roman. Sans compter que le décor et les personnages en font une histoire haute en couleur et assez palpitante, à mon sens. Je suis vraiment navré que vous n'ayez pas perçu son potentiel cinématographique. Navré pour vous, j'entends. Vous manquez drôlement de fl air, Monsieur Sollers. "

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