• REVUE DES DEUX MONDES ; Dante Nouv.

    DOSSIER 1 : FRENCH THEORY. QUAND LES IDÉOLOGUES FRANÇAIS FASCINENT L'AMÉRIQUE
    -> Entretien avec Michel Onfray. Résister au délire du politiquement correct.
    Michel Onfray reproche au structuralisme son langage alambiqué et ses idées fumeuses, à l'origine de nombreux néologismes. Il explique les fondements philosophiques et politiques du mouvement qui base sa méthode d'analyse sur la déconstruction.
    -> Aux sources de la French theory par François Dosse
    François Dosse revient sur le fameux colloque de Baltimore qui, en 1966, accueillit beaucoup d'intellectuels français. Certains thèmes de leur communication vont irradier l'horizon des recherches et des publications en sciences humaines.
    -> Jacques Derrida, passeur de l'impossible par Paul-François Paoli
    Paul-François Paoli dresse le portrait de Jacques Derrida, une figure controversée de la déconstruction dont se revendiquent aujourd'hui les théoriciens du genre.
    -> Et aussi Hubert Heckmann, Xavier-Laurent Salvador et François Cusset
    GRAND ENTRETIEN
    Carlo Ossola : « Il est moins important de fabriquer du nouveau que de sauvegarder l'essentiel. »
    Carlo Ossola incarne le grand idéal humaniste de la Renaissance. Curieux de tout, ce professeur au Collège de France dialogue aussi bien avec les auteurs du passé que les esprits modernes sur des questions poétiques, métaphysiques, littéraires... Il préconise de revenir à l'universel et à l'essentiel.
    DOSSIER 2 : AVEC DANTE, DANS L'ENFER CONTEMPORAIN
    -> Dante : un mythe romantique ? par Robert Kopp
    Relégué au rang d'obscur auteur du Moyen Âge par le classicisme et les Lumières, Dante doit sa redécouverte aux romantiques. Robert Kopp évoque leur enthousiasme.
    -> L'enfer contemporain ou le mal radical d'un monde glacé par Jacques de Saint Victor
    Jacques de Saint Victor compare notre monde actuel au neuvième cercle de La Divine Comédie. Pour lui, l'enfer contemporain repose sur la finance dévoyée et la société des loisirs qui valorise des instincts prédateurs.
    -> La Divine Comédie dans le prisme anglais par Lucien d'Azay
    Depuis le XVIIe siècle, les visions dantesques sont une source d'inspiration majeure pour les peintres, poètes et romanciers anglais. Même Le Seigneur des anneaux puise certaines références chez Dante, démontre Lucien d'Azay.
    -> Et aussi Sébastien Lapaque et Stéphane Guégan
    LITTÉRATURE
    -> La grande illusion de la rentrée littéraire par Manuel Carcassonne
    Dans un texte pétillant, Manuel Carcassonne raconte la rentrée littéraire, grand-messe annuelle de l'édition française.

  • Index des noms propres et titres d'ouvrages dans l'ensemble des séminaires de Jacques Lacan.

  • Thesaurus Lacan t.1

    Denis Lecuru

    Thesaurus Lacan : citations d'auteurs et de publications dans l'ensemble de l'oeuvre écrite.

  • Le 14 septembre 2011, dans l'émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : « Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu'on ne peut pas voir... de l'inconnu ou des choses comme cela... Question : C'est cela que vous tentez de faire ? approcher de l'invisible... Réponse : Ce qu'on fait naturellement, ce que font beaucoup d'écrivains à leur manière. Quand j'étais adolescent, l'un des premiers livres qui m'avaient touché, c'est un livre de Maurice Blanchot... je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école... c'était un livre qui s'appelait Thomas l'Obscur... voilà c'est Thomas l'Obscur... » Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l'Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : « Le premier roman de M. Maurice Blanchot constitue à n'en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu'ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel. » Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d'écrivains. L'intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l'écriture de Blanchot pose la question de l'invention du langage à travers l'acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot.

  • Ce livre est né d'un séminaire intitulé French Theory Today - An Introduction to Possible Futures, donné à la Public School de New York en 2010 et consacré à cinq philosophes français : Catherine Malabou, Bernard Stiegler, Mehdi Belhaj Kacem, Quentin Meillassoux et François Laruelle.
    La perspective dans laquelle se place son auteur est celle d'un outsider étranger au contexte français, aux querelles de clocher de l'élite philosophique parisienne ainsi qu'à l'antique genèse de ses factions politiques. Sous le nom de «nouveaux réalistes », il ne s'agit donc pas de repérer l'émergence d'une nouvelle école mais de faire apparaître, en respectant la singularité de chaque auteur, des chemins de pensée qui témoignent d'un intérêt renouvelé à l'égard de la vérité. L'auteur rassemble ici, entre ontologie, redéfinition de l'objet et critique du capitalisme, quelques-uns des thèmes les plus significatifs du discours d'aujourd'hui. Il démontre qu'à la crise de la théorie succède la recherche d'autres logiques pour d'autres mondes.
    La question désormais décisive de la philosophie pourrait se formuler ainsi : êtes-vous du côté du réel ou du côté de l'histoire ?

  • Derrida, Deleuze et Lyotard sont indissociables dans le mouvement de pensée poststructuraliste qui à partir de la fin des années 60 a radicalement changé la façon de voir le monde et par là même de concevoir les sciences en général et les sciences sociales en particulier. L'impact de ces French Theorists comme on les catégorise a été si important qu'il structure encore la façon dont on pense et fait de la recherche en sciences sociales aujourd'hui. Le marketing et ses disciplines connexes comme le consumer research ont été touchées relativement tardivement par ce mouvement de pensée (début des années 90) mais de façon remarquable : la plupart des canons de la discipline ont été remis en question par les marketeurs dits « postmodernes ». Parmi l'ensemble des apports de ces auteurs, nous avons choisi de nous focaliser sur un concept pour chacun avec au premier chef, le postmodernisme pour Lyotard, puis ensuite la déconstruction pour Derrida et enfin le marketing comme outil de contrôle pour Deleuze. Nous en détaillons le contenu et les applications réalisés dans notre discipline par des auteurs relevant essentiellement des courants de la CCT et du Critical Marketing.

  • Soucieux de décentrer le regard philosophique, Foucault propose une réflexion particulièrement stimulante, dont les utilisations sont multiples, de la sociologie à l'histoire en passant par les sciences de gestion. Il s'agit dans cette contribution, de présenter tout d'abord de manière succincte les théories et concepts foucaldiens, d'en montrer ensuite la portée et les controverses qu'elles ont suscitées et enfin d'en souligner la richesse pour des recherches à venir. La pensée de Michel Foucault est essentielle pour toute personne intéressée par la consommation : pour saisir la généalogie de la consommation et des disciplines qui cherchent à la comprendre ; les dispositifs de pouvoir à l'oeuvre pour que le marché fonctionne et, à l'inverse, la manière dont le marché peut être une structure d'émancipation par rapport à d'autres micro-pouvoirs ; l'objectivation du sujet par le biais de discours normalisants qui le désignent, le classent, l'individualisent, le contiennent ; les processus de subjectivation par lesquels le sujet s'émancipe.

  • SPY 2016

    Collectif

    Ce quatrième numéro de la revue Spy est placé sous le signe de Nietzsche dont Michel Foucault disait la présence de plus en plus importante ; proche d'elle, l'ombre de Friedrich Hölderlin et un essai de Virginia Woolf. Le tournant foucaldien de l'analyse se confirme supplémenté d'un fragment portant sur le Foucault des Aphrodisia. « L'indispensable non-recours aux catégories psychiatriques » s'inscrit dans le champ de l'analyse comme spiritualité. La cartographie d'un mouvement de passe à L'École lacanienne de psychanalyse est dessinée, avançant la notion d' « après-passe ». Deux témoignages sur Jacques Lacan viennent clore ce numéro.

  • Paru en 1966, Ecrits de Jacques Lacan a immédiatement connu un succès éditorial aussi inattendu que guère espéré par leur auteur. De nombreux journaux et revues en rendirent compte de façon parfois élogieuse, d'autres fois vertement critiques. Cinquante années ont passé, Lacan 66 republie aujourd'hui l'ensemble de ces critiques venues d'horizons fort divers. Elles sont dues à Didier ANZIEU, Jean-Marie AUZIAS, Catherine BACKES, Louis BEIRNAERT, Yves BERTHERAT, Jacques BROSSE, François CHATELET, Maurice CORVEZ, Jean DESCHAMPS, Dominique DUBARLE, René FALLET, Yvon GAUTHIER, Jean-Pierre GORIN, André JACOB, Jean LACROIX, Pascal LAINE, Georges LANTERI-LAURA, Gilles LAPOUGE, Annette LAVERS, Philippe MALRIEU, Jean-Claude MARGOLIN, Charles MELMAN, Bernard MULDWORF, Jean-François REVEL, Marthe ROBERT, André ROBINET, Lucien SEVE, Marc SLONIM, François VAN LAERE. « Chacun de ces écrits semble comme les petits rochers que l'on voit dans les jardins zen » (Jacques Lacan, 21 avril 1971).

  • « Quant aux Français, loin de tirer parti d'une source aussi riche, ils ont préféré emprunter les étrangers qui les avaient eux-mêmes copiés. [...] Ah ! connaissons mieux la valeur de ce que nous possédons, pénétrons dans la bibliothèque des manuscrits »... Ces lignes, que rédige Paulin Paris, en 1824, valent pleinement aujourd'hui, pour ce qui est de la situation des études académiques de la consommation. Nombreux sont ainsi les travaux qui, dans le monde, s'appuient actuellement sur des auteurs français, s'inspirent de leurs idées - de théories philosophiques, sociologiques, anthropologiques, qu'ils tiennent pour essentielles. Idées, théories, qui s'en reviennent en France sous de nouveaux oripeaux - les origines étant oubliées, sinon connues que par leurs traductions... Plutôt que de s'en remettre à celles-ci, revenons aux sources mêmes !
    Ce retour aux sources anime ce livre tout entier (en reprenant l'esprit du premier tome). Il présente à tous ceux qui sont intéressés par le consommateur et la consommation plusieurs des grands auteurs français les plus souvent cités, exploités de part le monde dans les travaux dédiés au développement de ce champ. Le lecteur pourra ainsi trouver dans ce second tome : des figures du tournant structuraliste comme Greimas, Floch, Baudrillard ou Girard et encore Bourdieu ; celles du tournant postmoderne et de la french theory avec Derrida, Deleuze, Lyotard mais aussi Foucault et Maffesoli ; des représentants du tournant pragmatique aux noms de Ricoeur, Boltanski et Thévenot ainsi que Callon et Latour ; et enfin un détour par la pensée systémique proposée par Edgar Morin.
    Avec ces différents chapitres du tome 2, le voyage théorique initié dans le tome 1 se poursuit alors, portant de nouveaux jeux de bascule entre la pensée des structures agençant ce monde et la réhabilitation des acteurs (et sujets) reconnaissant une puissance d'agir sur ce monde. Chemin faisant, il sera aussi possible de découvrir des approches pragmatiques mettant les objets et les choses du marché sur le devant de la scène...
    L'objectif de ces chapitres retours sur les grands auteurs est de fournir aux étudiants, doctorants et chercheurs un soubassement théorique aux approches socio-anthropologiques et philosophiques de la consommation (regroupées sous la dénomination Consumer Culture Theory).

  • Entropologie : en jouant sur l'homophonie entropo- / anthropo-, ce néologisme de Lévi-Strauss, lance le défi d'utiliser dans le domaine des sciences humaines la notion d'entropie.
    Traiter d'entropologie consiste alors à rechercher une structure commune aux concepts de mouvement et d'évolution, formalisés par la physique et discutés en sciences humaines.
    Nouveau paradigme où l'impermanence elle-même, la scansion entre 0 et 1, s'avère être la dichotomie élémentaire à partir d'où tout se déploie ; le temps lui-même se réduisant à la mesure d'une fréquence.
    Dans L'Homme Quantique, Alain Simon retrace, selon cette nouvelle perspective, la genèse et la stabilisation progressive de l'Imaginaire à partir de ses échanges avec le Réel et le Symbolique, en s'appuyant sur les travaux de Lévi-Strauss et de Lacan. Ceci nous conduit à une représentation fractale de l'Imaginaire qui implique un principe d'indétermination repérable dans tous nos champs de conscience, à chaque échelle de représentation, jusque - et y compris - en mécanique quantique, d'où le titre du présent ouvrage.
    L'Homme Quantique - Essai sur les fondements d'une entropologie applique cette réflexion au champ social pour y mettre en lumière les effets de cette dynamique dans la structure du jeu social et de ses mutations récentes.

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