• Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée. Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre «besson». Après La Mare au diable et François le Champi, c'est le troisième roman champêtre de George Sand. Elle y exprime tout ce que la vie lui a appris. L'apparence des êtres ne compte pas, il faut percer l'écorce. La richesse des filles ne fait pas leur bonheur et l'amour est difficile à construire. Son désir inassouvi est là, aussi, d'un amour qui durerait toujours. La Petite Fadette illustre le grand dessein de George Sand : enseigner le respect de Dieu, de la nature, de la sagesse, de l'amour. 

  • Edition enrichie (Préface, notes, appendice, annexes, chronologie et bibliographie)On l'appelait « la mare au Diable », car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. A quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant.
    Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l'amour, de l'enfance et du travail de la terre. Beaucoup d'amour et un peu d'idéalisme sont ses secrets.

    Présentation et notes de Marielle Caors. 

  • INDIANA

    George Sand




    George Sand (1804-1876)








    "Par une soirée d'automne pluvieuse et fraîche, trois personnes rêveuses étaient gravement occupées, au fond d'un petit castel de la Brie, à regarder brûler les tisons du foyer et cheminer lentement l'aiguille de la pendule..."




    Une jeune femme mariée à un ancien colonel de l'empire passe sa vie ennuyeuse et triste entre son mari, son cousin et sa femme de chambre. Mais l'arrivée d'un jeune et beau voisin va bouleverser tout ce petit monde...



    Indiana, une histoire de sentiments dans laquelle le coeur est malmené par ses propres faiblesses, ses violences, ses maux...


    C'est le premier roman d'Aurore Dupin publié sous le pseudonyme : George Sand.

  • Mauprat

    George Sand

    Edition enrichie (Préface, notes, dossier, biographie, bibliographie)
    « Il y avait la branche aînée et la branche cadette des Mauprat. Je suis de la branche aînée. Mon grand-père était ce vieux Tristan de Mauprat qui mangea sa fortune, déshonora son nom, et fut si méchant que sa mémoire est déjà entourée de merveilleux. »
    À l'aube de la Révolution française, dans une province reculée du Berry, Bernard de Mauprat est élevé dans la violence et la dépravation par son grand-père et ses oncles. Un soir, dans de sinistres circonstances, il fait la connaissance de sa cousine Edmée. Intelligente et volontaire, élevée dans l'esprit des Lumières, elle parvient à prendre son rustre cousin sous son aile. Commence alors un long apprentissage pour Bernard, qui devra s'éduquer et s'amender pour espérer, un jour, devenir digne d'Edmée.Tout à la fois saisissant portrait de femme, conte philosophique et roman d'éducation, Mauprat marque un tournant résolument socialiste et féministe dans l'oeuvre de George Sand.Préface, notes et dossier de Marie Baudry.

  • À travers l'enfance d'Aurore, Albine Novarino nous invite à la fois dans l'ambiance des salons élégants et surannés de la capitale et dans ce Berry profond où Aurore passera ses étés jusqu'à la mort de sa grand-mère. Elle s'attarde également sur des aspects moins connus de sa personnalité et notamment les conséquences de ses années passées au couvent des Dames Augustines Anglaises.
    Inspiré du journal de son héroïne, Albine Novarino s'est néanmoins autorisée à quelques incursions dans l'univers de la sorcellerie afin d'opérer des changements de ton qui servent avantageusement son récit.

  • Effrayant, beau, apocalyptique, obsédant, le cosmos a inspiré, depuis l'Antiquité, quelques-unes des plus belles pages de la littérature. Nicolas Grenier a glané d'étonnantes représentations de l'univers.
    Ouvrage préfacé par Jean-François Clervoy
    Les textes choisis racontent notre conception du monde et les croyances ou fantasmes qu'a fait naître le néant. Ils rappellent que l'être humain a voulu explorer le lointain, l'apprivoiser puis l'inclure dans sa propre histoire.
    Auguste Blanqui, Platon, Ray Bradbury, George Sand, Maurice Leblanc, Edgar Allan Poe se sont emparés de ce vaste et mystérieux sujet, et en sélectionnant des extraits de leurs oeuvres et de bien d'autres plumes, cette anthologie nous fait redécouvrir le ciel à travers le regard ému, sarcastique ou savant de philosophes, romanciers et scientifiques.

  • George Sand et Alexandre Dumas ont plus d'un trait en commun. Tous deux ont vécu une enfance campagnarde veillée par des femmes. Tous deux ont connu le succès très tôt. Et ils partagèrent la même instabilité sentimentale, la même liberté sexuelle, qui scandalisèrent leurs contemporains.
    Mais leur relation serait probablement restée superficielle sans l'intervention d'Alexandre Dumas fils. En 1851, il rapporte à George Sand ses lettres à Frédéric Chopin qu'elle souhaite voir disparaître. C'est le début d'une amitié exceptionnelle, par-delà les générations, entre l'auteur d'Indiana et celui qu'elle appellera son fils.
    Cette correspondance à trois voix a le pouvoir unique de restituer les dialogues passionnants entre ces géants des lettres. Les considérations sur le théâtre et le roman se mêlent aux anecdotes quotidiennes et aux réflexions politiques et sociales. De quoi faire de ce volume le miroir fidèle de la personnalité de ces épistoliers, et un témoignage unique sur une époque, de la monarchie de Juillet à la Troisième République, en passant par le Second Empire.

  • La Comtesse de Rudolstadt

    George Sand

    • Bookelis
    • 21 Décembre 2017

    La Comtesse de Rudolstadt est un roman de George Sand paru en 1843, suite du roman Consuelo.
    Extrait
    |...La salle de l'Opéra italien de Berlin, bâtie durant les premières années du règne de Frédéric le Grand, était alors une des plus belles de l'Europe. L'entrée en était gratuite, le spectacle étant payé par le roi. Il fallait néanmoins des billets pour y être admis, car toutes les loges avaient leur destination fixe : ici les princes et princesses de la famille royale , là le corps diplomatique, puis les voyageurs illustres, puis l'Académie, ailleurs les généraux , enfin partout la famille du roi, la maison du roi, les salariés du roi, les protégés du roi , et sans qu'on eût lieu de s'en plaindre, puisque c'étaient le théâtre du roi et les comédiens du roi...|
    |Source Wikipédia|

  • Faut-il céder à la passion, ou obéir aux codes qui scellent l'appartenance à la société ? Quel choix possible, entre un vieux mari et un jeune amant plein de fougue ? Les contradictions de l'amour, mais aussi ses risques, les souffrances que peut engendrer une passion amoureuse, peut-être dévastatrice. Sous-jacent, un désir de révolte contre la condition faite aux femmes, contre l'oppression subie. Un roman de George Sand dédié à son ami Flaubert, et inspiré de son dernier amour, celui de la maturité, avec le jeune graveur Alexandre Manceau, une passion qui durera 15 ans.

  • En ce début de XIXe siècle, nombreux sont les défis qui attendent la fille des Chapelin, Jeanne. Mariée à un laboureur, elle s'installe loin de Louvet, dans le petit village de Nohant, en Berry, là où précisément habite une certaine Aurore Dudevant qui deviendra la romancière George Sand. Amie de la célèbre écrivaine, Jeanne a la chance unique de fréquenter les plus grands artistes du XIXe siècle : Musset, Delacroix, Chopin, Flaubert... et de découvrir la femme de lettres sous un jour nouveau. Tout aurait pu être paisible. Hélas, c'était sans compter sur la présence troublante du duc Louis-Alexandre de Nuys qui n'a rien oublié des vieilles querelles de famille... Ce nouvel opus, qui peut se lire de manière indépendante des précédents, transporte le lecteur dans un XIXe siècle étonnant, où se mêlent arts et révolutions : on y croise tour à tour des écrivains, des artistes, mais aussi des révolutionnaires et des hommes politiques comme Napoléon III.

  • Marianna

    Jules Sandeau


    Quelques années avant qu'il n'écrive ce livre, Jules Sandeau avait connu une femme, voilée d'un pseudonyme maintenant immortel. Elles était entrée dans la carrière des lettres, en tenant à la main un livre intitulé Indiana. C'était une formidable satire contre le mariage. Marianna, c'est un portrait de George Sand ! Ce roman fut écrit en 1839 quelques années après la rupture de Jules Sandeau avec George Sand. La romancière était déjà apparue dans d'autres oeuvres, de manière plus ou moins voilée, mais c'est Marianna qui offre le portrait le plus fin et le plus perspicace de George Sand. C'est également ce roman qui permet à Jules Sandeau d'ébaucher la théorie morale qui soustend son oeuvre et qui démontre que la passion est fatale et n'apporte que malheur et désespoir.

  • Ni étude musicologique, ni biographie de Chopin, cet ouvrage se veut tout ensemble une « vie et oeuvre ». C'est la musique qui commande ici la biographie cette musique intime, qui parle à l'oreille, et où tout est bon (aucune page n'est à jeter chez Chopin) et tout est court.
    De chef d'oeuvre en chef d'oeuvre, on suit le musicien depuis la violence de ses vingt ans (et de ses partitions) à une certaine forme d'apaisement psychique et de stabilisation amoureuse (et un passage à la tonalité majeure), avant la ruine finale.
    Un ouvrage en ombres et en lumières, tout entier nourri par l'amour de la musique de Chopin.

  • La biographie amoureuse de l'écrivaine française du XIXe siècle, depuis son mariage arrangé à tout juste 18 ans avec un homme de bonne famille jusqu'à ses relations passionnées dans le cercle littéraire parisien.

  • George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode. Extrait : -- Oui, j'en suis jaloux ! s'écria Dominique en frappant du pied. Et pourquoi n'en serais-je pas jaloux ? N'est-ce pas une injustice, de la part des procurateurs, de leur donner cent ducats d'or par an, tandis que nous n'en avons que trente, nous qui travaillons depuis bientôt dix ans à l'arbre généalogique de la Vierge ? J'ose dire que ce travail énorme n'eût pu être mené à moitié, quand même les Zuccati y auraient consacré toute leur vie. Combien de mois leur faut-il pour faire seulement un pan de robe ou une main d'enfant ? Qu'on les observe un peu, et on verra ce que leur beau talent coûte à la république.

  • Séducteur invétéré, coureur de jupons, Alfred de Musset rencontre George Sand en juin 1833 au cours d'un dîner. La belle scandaleuse l'attire violemment et leur relation se transforme très vite en une passion destructrice qui fera les choux gras des gazettes de l'époque, déjà avides de détails scabreux sur les célébrités. Les scènes effroyables se succèdent jusqu'à la rupture définitive en 1835. Leurs oeuvres, et particulièrement celle de Musset, gardent l'empreinte de la profondeur dramatique de leur relation. En 1859, deux ans après la mort du poète, George Sand publie Elle et Lui, le récit de leur liaison orageuse, en se donnant évidemment le plus beau rôle. Dans la foulée, Paul, le frère d'Alfred, très remonté, voulant rétablir la vérité, du moins sa vérité, fait paraître Lui et Elle, une véritable charge contre celle que la famille Musset a toujours considérée comme responsable de tous les maux d'Alfred, négligeant, dans son aveuglement, de considérer les turpitudes du cher enfant. Ne voulant pas être en reste, Louise Colet, qui fut quelques mois la maîtresse de Musset, tout en étant celle de Gustave Flaubert, toujours en quête de reconnaissance, joue à son tour sa partition sous le titre de Lui, Roman contemporain. Le Tout-Paris se gausse. Les critiques littéraires désignent ces trois livres sous le vocable d'Eux brouillés et s'en donnent à coeur joie. Pour la première fois depuis plus de cent cinquante ans, Joseph Vebret réunit dans un même volume la trilogie Eux brouillés - un vaudeville en trois actes qui s'écrit sur un quart de siècle - accompagnée d'une introduction replaçant ces trois romans dans leur contexte historique et littéraire.

  • Chère maître

    ,

    lu par Marie-France Pisier; Thierry Fortineau

    « Chère Maître », c'est en ces termes que Gustave Flaubert s'adresse à George Sand. Au fil de la correspondance qu'ils échangèrent, de 1866 à 1876, se révèlent deux conceptions du monde, deux esthétiques, deux tempéraments. La générosité et l'attention aux autres de George Sand et l'esprit torturé et solitaire de Gustave Flaubert. L'amitié forte et durable qui les unira ne sera interrompue que par la mort de George Sand. Cette correspondance, belle d'intelligence, pose sur la société du XIXe siècle, un regard d'une grande pertinence. Gustave Flaubert (1821-1880) a marqué la littérature française par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci du réalisme, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), Salammbô (1862), L'Éducation sentimentale (1869), ou le recueil de nouvelles Trois contes (1877). George Sand (1804-1876) se marie à dix-huit ans. Après la naissance de ses deux enfants, elle décide de vivre indépendante. Elle devient alors journaliste. En 1832, le succès de son premier roman Indiana, lui assure les moyens de vivre, comme elle le voulait, de sa création. Son oeuvre immense - 180 livres et 40 000 lettres -, témoin de tous les mouvements de l'époque, fut une des plus populaires du XIXe siècle. Adaptation française et mise en scène de Sandrine Dumas - Musique originale : Renaud Pion Création : Théâtre de la Gaîté-Montparnasse 16 septembre-31 décembre 2004

  • Tout le monde, aujourd´hui, connaît ses magnifiques portraits photographiques, souvent reproduits et maintes fois exposés.
      Mais qui sait que Nadar n´a jamais voulu être photographe ?
      Orphelin de bonne heure, il connut la vache enragée, la Bohème, s´engagea pour la république, défendit l´art fantaisiste au sein de la génération Baudelaire, puis conquit une position sociale aisée mais précaire, constamment menacée par ses prises de position retentissantes contre la bêtise et l´intolérance. Car Nadar, en apparence si primesautier, si peu « sérieux », était avant tout un moraliste libertaire et joyeux dans la tradition des Lumières, un combattant né.
      Journaliste, dessinateur, romancier, aéronaute... et photographe malgré lui, il s´employa pendant sa longue et riche existence à saisir sur le vif, dans d´innombrables articles, dessins, livres et plaquettes, tous les hommes et femmes célèbres, tous les événements marquants de son temps. Il bâtit ainsi un colossal fonds de textes et d´images par lequel il entendait porter un témoignage sur son siècle et sur le rôle qu´il y joua. La voix inimitable qui surgit de ces documents précieux, mêlée à celles de ses amis et adversaires, s´invite constamment dans le récit de Nadar quand même !
      Un livre cocasse, émouvant, intelligent et profondément humain, dont l'édition princeps reçut le Grand Prix du Musée français de la photographie.

  • La passion. Ce grand bouleversement de l'être, à la fois craint et espéré. Combien de fois influença-t-il le cours de l'Histoire et dévora-t-il ceux qui l'éprouvèrent ? En choisissant d'épouser la femme de son coeur, l'Américaine Wallis Simpson, deux fois divorcée, le roi de Grande-Bretagne Édouard VIII risqua de mettre en péril la couronne ; en vouant un amour éperdu à Lady Hamilton, femme de l'ambassadeur de Grande-Bretagne à Naples, Lord Nelson provoqua les foudres de son pays en guerre contre la France ; quel sort aurait connu l'indépendance de l'Inde si, pressée par son époux, Lady Mountbatten n'était intervenue auprès de Nehru, l'homme qui l'aimait à la folie ? Mais bien d'autres couples mythiques traversent ce livre : Édith Piaf et Marcel Cerdan, Dom Pedro et Inès de Castro, Richard Burton et Elizabeth Taylor, George Sand et Frédéric Chopin, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud... Gilbert Sinoué se propose ici de nous faire revivre ces morceaux de vie, ces instants où l'on cesse d'être « raisonnable », prisonniers de ce mouvement violent, impétueux, qui nous pousse inexorablement vers l'autre et qui domine la raison.

  • GEORGE SAND FACE À LA GUERRE : JOURNAL INTIME Jamais réédité depuis 1871, ce livre est un remarquable témoignage sur la France engagée dans la désastreuse guerre de 1871 contre la Prusse. De la mi-septembre 1870 au 10 février 1871, George Sand tient « une chronique des émotions » qui fait le grand intérêt de ce journal. Ce tableau vivant des malheurs de la guerre est aussi un témoignage sur l'écart croissant entre Paris et la province. Ce document historique majeur permet de mieux saisir les prises de position de George Sand. George Sand (1804-1876), auteure de La mare au diable, revendiquait pour les femmes, les droits de la passion. Sa production romanesque et dramatique considérable frappe par la générosité qui l'anime et la sûreté de la narration.

  • L'amour des Pyrénées forme l'unité profonde de ces deux récits « pyrénéens » de George Sand. A quarante ans de distance (1833 et 1873), George Sand se plaît aux mêmes crêtes déchirées, aux mêmes moeurs pittoresques.
    Aux cavalcades tumultueuses des villes d'eau mondaine et des dandies parfumés succèdent des paysans pieux, rudes, patients. Tout George Sand se retrouve dans ces deux récits : ses élans romantiques, ses entraînements de passion, sa tendresse bucolique, la douceur de son optimisme et le même feu de générosité qui habite ses héros.
    Etude et notes de J. Fourcassié (parues initialement dans l'édition de 1940) sont une mise en perspective de l'écrivain, de ses sources d'inspiration et de son oeuvre qui amènent un vrai supplément à la lecture de ces récits paradoxalement peu connus et qui méritent vraiment d'être redécouverts.

  • Flavie

    George Sand

    • Bookelis
    • 10 Décembre 2017

    Flavie est un roman sentimental de George Sand, publié en 1859.
    Extrait
    | Nous voici donc bien installés à quelques milles de Florence, et, de même qu'à Rome, je vais te faire l'historique d'une de nos journées. Tu verras mieux ainsi mon existence que sous la forme ordinaire de petits chapitres dont on oublie toujours les trois quarts. Du moins, c'est ton avis, et je m'y conforme.
    Ce n'était pas plus loin qu'hier. Il faisait un vrai temps de demoiselle. Tu sauras qu'ici, au printemps, il fait plutôt froid que chaud. Mon cher père avait décrété la veille que nous irions à la Chartreuse de Vallombrosa, en passant par la villa de lady Rosemonde...|

  • « Chère Madame, Vous me voyez bien ennuyée avec ces idées farfelues - soi-disant "modernes" - qui veulent m´empêcher, désormais, de reposer en paix dans ma vallée noire, là où je suis toujours revenue déposer mes soucis, mes ennuis, mes déceptions, là où je me réfugiais pour travailler, m´évader de la ville, dans la paix des champs, près des gens simples et authentiques. Voilà, en quelques lignes, de quoi il s´agit : il est question de mon transfert à Paris et, bien que je n´aie plus mon mot à dire, j´aimerais, néanmoins, avoir votre avis sur la question. »

  • Deuxième tome de la La Comtesse de Rudolstadt. George Sand est le pseudonyme d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant, romancière, auteur dramatique, critique littéraire française, journaliste, née à Paris le 1er juillet 1804 et morte au château de Nohant-Vic le 8 juin 1876. Elle compte parmi les écrivains prolifiques avec plus de soixante-dix romans à son actif, cinquante volumes d'oeuvres diverses dont des nouvelles, des contes, des pièces de théâtre et des textes politiques. À l'image de son arrière grand-mère par alliance qu'elle admire, Madame Dupin (Louise de Fontaine 1706-1799), George Sand prend la défense des femmes, prône la passion, fustige le mariage et lutte contre les préjugés d'une société conservatrice. George Sand a fait scandale par sa vie amoureuse agitée, par sa tenue vestimentaire masculine, dont elle a lancé la mode, par son pseudonyme masculin, qu'elle adopte dès 18294, et dont elle lance aussi la mode. Extrait : Consuelo tressaillit en reconnaissant, dans ce viveur de médecin, celui qu'elle avait vu au lit de mort de son mari, le docteur Supperville, premier médecin de la margrave de Bareith. Elle l'avait aperçu de loin à Berlin depuis, sans avoir le courage de le regarder ni de lui parler. En ce moment le contraste de son appétit glouton avec l'émotion et l'accablement qu'elle éprouvait, lui rappelèrent la sécheresse de ses idées et de ses discours au milieu de la consternation et de la douleur de la famille de Rudolstadt, et elle eut peine à lui cacher l'impression désagréable qu'il lui causait. Mais le Supperville, absorbé par le fumet du faisan, paraissait ne faire aucune attention à son trouble.

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