• En hommage à Louise Dupré, le recueil «Moi tombée. Moi levée» esquisse l'itinéraire de corps qui tombent et se relèvent, suivant le proverbe créole qui veut que toute femme a sept sauts dans l'existence, sept stations d'un long calvaire. D'où l'exigence et la transparence qui travaillent ce recueil. Danse des mots et des visages pour que fleurisse la vie dans ce «voyage abracadabrant», si fragile mais combien humain. Le pari ici demeure cette lumière qui éclaire toute chose, les mots et les êtres qui chutent dans le vertige du verbe tomber.

  • Marilisse (1903) est en quelque sorte le « petit poucet » de la trilogie romanesque de Frédéric Marcelin, évoluant depuis sa parution dans l'ombre de Thémistocle Épaminondas Labasterre et La Vengeance de Mama. Négligé jusqu'ici par la critique, ce troisième roman vaut pourtant le détour. Marcelin se penche ici sur le quotidien des petites gens, parmi lesquels labeur et entraide font ofifce de loi. Il invite à découvrir Marilisse, sa « Vénus noire », qui navigue avec beaucoup de grâce et d'abnégation dans les eaux troubles de la malchance et du malheur. On découvre ainsi tout un pan de la société haïtienne peu connu, ici représenté avec brio et inventivité.

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  •  Où étaient vos ancêtres il y a 150 ans ? D'où venaient ils, quel a été leur parcours , et quel chemin a suivi votre famille depuis ce temps? Dans cet ouvrage, et pour bien comprendre les phénomènes contemporains, nous remontons très haut dans l'Histoire ...Et les surprises s'accumulent ... bonnes ou mauvaises, mais autant de faits ("les faits sont tétus!"), autant de leçons pour comprendre et gérer le présent ...

    Dans ce tome 2, intitulé "des indigènes aux citoyens", les secrèts révélés de la décolonisation, de l'immigration organisée, puis des flux incontrôlés ...

     

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • Une série de toiles d'une très grande force, qui arrive dans votre vie sans prévenir et y reste comme un caillou définitif : Stéphane Martelly peint, mais elle est aussi écrivain, enseigne la littérature créative à l'Université de Montréal et participe à plusieurs groupes de recherche sur la littérature haïtienne.
    Et si, dans cette conjonction qui désormais nous rejoint tous, de se saisir d'un outil ou d'un autre pour affronter ce qui, à chacun, nous est essentiel, on était à la fois dépossédé de ce travail, et en paix pour accepter comment il rebondit pour un autre ?
    Dans ces toiles s'écrit une autre coupure : Haïti, l'île, sa langue, remplacée par Montréal, la ville, et la langue liée à l'histoire d'Haïti, mais dans un autre écart.
    Et peut-être que la magie de notre liberté numérique commence ici : un dialogue s'amorce sur ces toiles entre Christine Jeanney, écrivain et peintre aussi, depuis la Franche-Comté. Les textes qu'elle va écrire sont des incursions presque monologuées dans chacune des dix toiles proposées. D'une part, son dialogue avec Stéphane Martelly va résonner dans ses textes et les orienter, d'autre part, son écriture va provoquer chez Stéphane une démarche d'explicitation inédite, comme en amont de la poésie ou du récit, depuis sa démarche de peintre.
    Les textes de Christine Jeanney sont en surimpression de détails des toiles. Les notes de Stéphane Martelly accompagnent la toile et son titre. Elles resteront dans cette distance : ainsi (et j'y reconnais des indices de son approche de l'écriture créative avec les étudiants que nous avions en partage), on y reconnaîtra un mouvement passant par ce qu'elle nomme « douleur/émotion », puis « texture/génétique », une note sur le « contexte » qui ne recule ni devant le politique, ni l'autobiographique, enfin une note sur la « musique ».
    Ces notes au départ n'étaient pas destinées à cet objet numérique que nous publions, et pourtant cela nous est apparu à nous trois comme une évidence : c'est le mouvement par quoi ces deux écritures se sont produites ensemble, l'une par l'autre provoquées, qui nous permet de regarder autrement les toiles, et - symétriquement - que s'écrive ici ce noyau que nous avons tous en partage, moins la « folie » et celles et ceux, des plus humbles, des plus proches, ou ce qu'on y reconnaît dans un autoportrait, que là où elle bouscule le fait littéraire, et où nous avons telle dette à Antonin Artaud.
    Qu'on me permette d'ajouter, outre ce lien entre notre travail de transmission et d'exploration à tâtons de la création littéraire, que nous nommons en France « l'atelier d'écriture », et le dialogue que j'ai entretenu avec Stéphane Martelly dans ce compagnonnage de Montréal, que je suis fier, par cet ensemble exclusivement et nativement numérique, d'ouvrir publie.net à la spécificité haïtienne, ce qui s'y joue d'histoire et de langue nôtres.
    François Bon

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

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  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • Dans les Amériques, la francophonie est un archipel de peuples aux histoires contrastées, entretenant des rapports complexes et souvent troubles avec la langue française. Si au Québec, en Acadie et au Canada, cette langue a un caractère identitaire fondamental, pour les Haïtiens, les Antillais et les Autochtones, elle est d'abord la langue du colonisateur. Ce faisant, peut-on envisager, à l'échelle des Amériques, une francophonie qui soit autre chose que le prolongement du schème colonial et impérialiste? Une francophonie d'en bas, fondée sur les échanges et métissages entre les peuples est-elle possible? Le dossier de ce numéro explore ces questions. Ailleurs dans la revue, un débat autour de l'engouement pour la bouffe, un article sur le renouveau du leadership autochtone ainsi qu'un texte sur les 40 ans de la Charte des droits et libertés, entre autres.

  • La nuit, tous les chats son gris, dit le proverbe. La nuit, c'est aussi le moment redouté où les hantises du passé ressurgissent sans crier gare. Démons du coeur et du corps de l'Amérique urbaine, ou fantômes ancestraux venus d'une Haïti fantasmée, ces impitoyables chimères assaillent les personnages de La nuit démasque. À ce jeu de la vérité nocturne, certains ne verront jamais poindre l'aube.

  • Est-il possible qu'une simple lettre change toute une vie? Confinée avec sa famille dans un bidonville du Sud, Gabriella Vellera se tourne vers son amie Normande Viau, marraine humanitaire de son fils Jo'no, pour le sauver de la délinquance. La Canadienne accepte spontanément d'accueillir l'adolescent dominico-haïtien à Kapuskasing, dans le Nord de l'Ontario.
    D'abord ébloui par les grands espaces, l'abondance e nourriture, le confort et les richesses infinies du Canada, Jo'no en découvre bientôt le versant plus sombre. Lié d'amitié avec Billy, un jeune autochtone, il comprendra la misère des réserves, qui lui rappelle avec désarroi les injustices et les préjugés qui règnent dans les bateyes dominicains où il a grandi et souffert. Le séjour du filleul à Kapuskasing ne se vivra pas en toute tranquillité. L'adolescent sera témoin du mensonge et de la violence qui s'immiscent peu à peu entre Normande et son mari, des deuils vécus par son ami Billy, des difficultés que vivent sa famille et leur protecteur, le père Mark.
    Les personnages d'Hélène Koscielniak se métamorphose u gré des rencontres et des bouleversements : Ils se retrouvent au carrefour des grandes décisions et entament une existence nouvelle... Mais cette existence sera-t-elle plus heureuse?

  • Les mémoires de l'esclavage sont présentes et continuellement réactualisées en Haïti. Elles sont caractérisées par l'invisibilité des lieux qui les supportent, l'invisibilité de la résistance culturelle et l'invisibilité des conséquences sociales de l'esclavage (la pauvreté, les inégalités). Leur patrimonialisation dépasse le cadre normatif de mise en valeur dans les musées, de création de parcs et de construction de mémorial. Elle dépend des expériences historiques, sociales et culturelles qui sont transmises.
    Cet ouvrage met à nu la distorsion entre la mémoire élaborée sur le plan étatique et le travail de mémoire non élaboré réalisé par la population. Après plus de deux siècles d'indépendance d'Haïti, il convient de chercher à comprendre ce qui a marqué, ce qui a été transmis, conservé, rejeté, refoulé, ce qui est mobilisable et mobilisé, dans quelles circonstances et avec quels objectifs. Aujourd'hui, où se situent le souvenir de la souffrance de l'esclavage et l'orgueil d'en avoir triomphé?

  • S'agissant de l'Afrique, la tradition se révèle vite un sujet explosif. L'abandon de la tradition signifie-t-il nécessairement la trahison de son origine et de son identité ? À en croire une certaine opinion occidentale, l'Africain aurait avec sa tradition un rapport foncièrement passionnel. Mais, l'Occident ne reste-t-il pas prisonnier de catégories créées par l'« ethnologisme », incapable de se débarrasser de vieux préjugés ne pouvant imaginer les Africains qu'en proie à la fureur des instincts et des mystiques ? L'attitude d'une certaine ethnologie consiste à se pencher sur les peuples autres, non pour les connaître en tant qu'ils sont eux-mêmes, mais pour en contempler l'image hors du temps et de l'espace ; prétendant par-là appréhender à travers les traditions des Africains non pas un moment de leur être, mais de leur essence même, leur vérité intime et définitive. Et pourtant, sans l'historicité, par exemple le paysage que contemple l'ethnologue reste dénué de sens. En réalité, certaines traditions sont en déclin, d'autres au sommet de leur. courbe, d'autres encore en émergence. Dans le monde afro-antillais, en pleine transformation, où sont les constantes et les variables ? Peut-on projeter le passé dans le futur et quel passé, pour quel futur, au nom de quelle différence, c'est-à-dire de quelle « identité » problématique ? Le problème est d'abord pour chacun - individu ou groupe - de définir et de choisir sur quel substrat, c'est-à-dire à partir de quelle identité perçue et retrouvée il construira sa personnalité nouvelle. Une personnalité qui puisse trouver son plein épanouissement et son efficacité à travers les exigences du développement et l'élaboration de la société post-industrielle.

  • Dans Mes chères petites ombres, le narrateur, un artiste haïtien hésitant entre son pays d'origine et sa Suisse adoptive, se rend dans une rencontre d'anciens étudiants. Or dans ce groupe, on retrouve le récent Président de la République, fatigué, sous pression constante, tanné de devoir porter tout le poids de sa nation sur ses épaules. Pour bien faire comprendre à ses anciens collègues de classe tout le poids de sa charge, et aussi pour tenter de réfléchir le pays autrement.
    « Sans une définition de la ligne idéologique, sans énoncer les grands points des termes de référence à venir, sans attendre la réaction de ses condisciples pris de court, le président propose de mettre en place le pouvoir du peuple, un gouvernement de l'ombre pour l'aider à sauver ce qui peut être sauvé. Un shadow power avec des vieux amis de trente ans. Ici et cette nuit. »

    Mes chères petites ombres est le cinquième roman de Jean-Euphèle Milcé, son premier depuis la parution de son étonnant, Les jardins naissent (Coups de tête, 2011), le premier roman haïtien post-séisme.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Que désigne-t-on au juste lorsque l'on parle de « littérature africaine » et quelles peuvent être la place et la fonction de ce phénomène dans l'évolution de l'Afrique Noire contemporaine ? Telle est la question à laquelle tente de répondre le présent ouvrage, dans le cadre d'une recherche résolument interdisciplinaire qui fait appel tour à tour aux sciences sociales, à l'histoire et à la poétique. « Littérature et développement » s'articule autour de quatre thèmes principaux dont chacun se trouve centré sur une notion clef : la notion de culture coloniale qui renvoie à la tentative opérée par le colonisateur pour introduire en Afrique non sa culture mais une culture spécifique ; la notion de travail de l'écrivain, lisible dans la façon dont l'écrivain de langue française réagit au réseau formé par les textes produits en Afrique ou à propos de l'Afrique et qui illustre un processus d'intertextualité ; la notion de discours sur la littérature, produit parallèlement aux oeuvres de fiction et destiné non à décrire la littérature mais à dire ce qu'elle doit être ; enfin, la notion de pratique qui révèle que l'écrivain s'écarte en fait dans ses textes des prescriptions de ce discours prospectif et volontariste. Et c'est justement dans cet écart qu'il faut situer, selon l'auteur, la dimension proprement politique de cette littérature.

  • Examine les ouvrages des principaux auteurs africains et antillais, promoteurs de ce mouvement littéraire qui annonce et accompagne la décolonisation comme A. Césaire, L. Damas, L. Senghor.

  • Une femme noire déambule à demi-nue dans les rues d'Outremont. Le matin fuit lentement l'odeur de l'asphalte mouillé. Un tiède soleil d'automne projette sur des murs de briques de longues formes qui semblent se bousculer à intervalles réguliers. Des vapeurs aux silhouettes de soldats de plomb dansent sur le toit des maisons. Seul le bruit lointain d'un autobus accompagne pour l'instant la chute des feuilles. Un homme dans la trentaine marche en titubant. Le décor du quartier semble dégager un air lugubre qu'amplifie progressivement le bruit des bouts de ferraille faisant frémir la chair de la terre. L'avenue Lajoie s'allonge à l'infini laissant au marcheur une impression de mystère que la prochaine nuit rendra encore plus pénétrante.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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