• « Où sont les femmes ? Toujours pas là ! » affirme régulièrement la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (sacd). Cette inégalité entre les hommes et les femmes dans le spectacle vivant est aujourd'hui injustifiable. À la Renaissance, on pouvait compter sur les doigts d'une main le nombre de compositrices. Aujourd'hui, certes, elles sont plus nombreuses, mais elles restent encore très minoritaires ; ainsi en France, elles ne représentent que 10 % des compositeurs de musique.
    Après la publication en 2017 de La mémoire en acte. Quarante ans de création musicale, les Éditions MF et le Centre de documentation de la musique contemporaine ont décidé d'un deuxième ouvrage autour de la situation des compositrices en activité en France. Ce livre rassemble 53 portraits de compositrices accompagnés des points de vue de la philosophe Geneviève Fraisse et des musicologues Jacques Amblard, David Christoffel, Florence Launay... Plus d'une soixantaine de contributions inédites sont ici réunies.


  • Préface de Jean-Baptiste Thoret.

    Massacre à la Tronçonneuse (1974) est considéré comme une véritable matrice de l'horreur moderne, une oeuvre tellement culte qu'elle a fini par éclipser le reste de la filmographie de son auteur. Pourtant, Tobe Hooper est loin d'être le réalisateur d'un seul film.
    Entre Poltergeist (1982), produit par Steven Spielberg dans le confort hollywoodien, et Mortuary (2005), son retour en grâce dans les salles, le cinéaste aura connu les affres de la série B et du marché de la vidéo, sans jamais se départir de son style, un mélange de macabre et de grotesque au service d'une vision critique de la société américaine.
    En quatre décennies, son oeuvre explore les terreurs de son époque et les angles morts de l'Amérique, du génocide indien à la guerre du Vietnam. Car, pour Tobe Hooper, ce qu'on enterre finit toujours par refaire surface ; le film d'horreur est avant tout politique.

    Dominique Legrand a écrit une dizaine de romans et deux ouvrages de référence sur Brian De Palma et David Fincher. Il est également conférencier sur le cinéma et anime un ciné-club en région parisienne.


  • Livre collectif sous la direction d'Axel Cadieux avec Benoit Marchisio, Hugues Derolez, Linda Belhadj et Julien Abadie. Suivi d'un entretien exclusif avec le cinéaste.

    Paul Verhoeven est insaisissable. Tour à tour qualifié de misogyne et féministe, fasciste et libertaire, vendu aux sirènes d'Hollywood, puis artiste sauvage et intenable, le cinéaste trace son propre sillon, pulvérisant de l'intérieur les codes des genres qu'il se réapproprie.
    La puissance manipulatrice de l'image est au coeur de son cinéma : qu'il traite des systèmes politiques qui écrasent les individus, de la place de la femme au sein de nos sociétés ou du devenir du corps humain face à la technologie, ses procédés retors et l'ambiguité de son message donnent à ses films une portée subversive hors du commun.
    De Basic Instinct à Elle en passant par Starship Troopers, son oeuvre n'a cessé, depuis plus de quarante ans, de susciter controverses et fascination.
    Axel Cadieux est journaliste pour Sofilm, Society, Arte et Ciné+. Il est également l'auteur de plusieurs essais sur le cinéma : Une série de tueurs (Capricci, 2014), Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan (Vendémiaire, 2015), L'horizon de Michael Mann (Playlist Society, 2015) et prépare des ouvrages sur la chaîne HBO et sur la série Twin Peaks ; Benoit Marchisio est journaliste pour Sofilm. Il prépare un ouvrage sur la maison de production Propaganda ; Hugues Derolez suit actuellement un cursus à la Femis, spécialisé dans les séries TV. Il a dirigé le livre Contes de l'au-delà : Le cinéma de M. Night Shyamalan ; Linda Belhadj, installée à Londres, est journaliste cinéma et tient le blog Almost Kael ; Julien Abadie, installé à Montréal, est journaliste économique, anciennement critique de cinéma.

  • L'orgue, héritier d'une tradition plus de deux fois millénaire, est un instrument central, à la fois familier et méconnu du grand public. Cet ouvrage retrace son histoire et sa pratique, à travers le portrait de quarante-deux interprètes fondamentaux ayant laissé une trace enregistrée de leur art. Parmi eux, des représentants de l'orgue Hammond, très utilisé dans le jazz, de l'orgue de cinéma et même de l'orgue de barbarie.
    Livre enrchi de quatre heures de musique (inédits puisés pour l'essentiel dans les riches collections radiophoniques de l'Institut national de l'audiovisuel)
    Version enrichie lisible exclusivement sur iPhone et iPad
    Renaud Machart, musicien de formation, est journaliste au quotidien Le Monde et producteur de radio sur France Musique (Radio France). Il est l'auteur de nombreux essais musicaux (sur Francis Poulenc, John Adams, Leonard Bernstein, Stephen Sondheim).

  • Une histoire du cinéma français se présente comme une série d'ouvrages, classés par décennies successives (des années 30 à nos jours) pour offrir au lecteur un panorama complet du cinéma français. Pour chaque année sont mis en avant les films majeurs, un grand réalisateur, une actrice et un acteur ainsi qu'un grand dossier thématique abordant pour le cinéma les questions essentielles de la période. À travers ces analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, social, politique et même technique, ce livre se veut le récit pertinent - et à l'occasion, impertinent ! - de l'histoire, riche mais encore trop méconnue, de notre cinéma.
    De l'avènement du parlant à l'effondrement de la seconde guerre mondiale, les années 30 représentent, à plus d'un titre, un véritable âge d'or du cinéma français. À la suite de la révolution technique liée à l'arrivée du parlant qui bouleverse totalement l'approche du septième art, la décennie est marquée par des événements historiques aussi importants que la crise de 1929 et le Front populaire. Avec, d'un côté, le souvenir encore prégnant de la Grande Guerre et, de l'autre, la peur d'un nouveau conflit, se dessine un cinéma français en pleine mutation, entre insouciance et gravité, entre idéalisme et réalisme, jusqu'à la naissance d'un courant déterminant pour le cinéma mondial, le réalisme poétique. Durant les années 30, de grands maîtres (René Clair, Jacques Feyder, Jean Renoir, Julien Duvivier, Marcel Carné) réalisent des chefs-d'oeuvre encore mondialement reconnus, À nous la liberté !, La Kermesse héroïque, La Grande Illusion, Pépé le Moko, Hôtel du Nord ; de grands acteurs et actrices sont élevés au rang de monstres sacrés (Jean Gabin, Louis Jouvet, Michel Simon, Raimu mais aussi Arletty ou Michèle Morgan) sans oublier l'apport inestimable de grands seconds rôles qui font toute la verve de l'époque. Mais ce n'est pas tout : Une histoire du cinéma français rend justice à d'autres oeuvres passionnantes mais méconnues, qui revivent ici en vrais coups de coeur. Ce livre rend également hommage à des acteurs et à des actrices, en grande partie oubliés, comme Albert Préjean, Mireille Balin ou Corinne Luchaire. Le casting est somptueux, le programme des films formidable et parfois étonnant, le lecteur n'a plus qu'à se laisser porter, comme dans un film, à la rencontre du cinéma français des années 30.

    Inspecteur de l'Éducation Nationale, Philippe Pallin a orienté ses activités d'enseignant et de formateur vers l'histoire et les techniques du cinéma.


    Producteur de radio et auteur pour la télévision, Denis Zorgniotti est également journaliste et critique, musique et cinéma.


    Préface de Jean-Pierre Jeunet

  • Avant même qu'Elvis Presley n'enregistre son premier disque, le rock avait été déclaré mort et enterré. Depuis sept décennies les discours contradictoires ne se sont pas taris. Pour les uns il faut parler du rock à l'imparfait, pour d'autres son futur semble toujours radieux. Quel est le sens de ces discours ? Quels sont les arguments avancés ? Que disent-ils de nos pratiques culturelles et de notre rapport au temps ? Si les réponses ne sont pas tranchées on peut au moins affirmer, en paraphrasant Frank Zappa, que si le rock n'est pas mort, il a une drôle d'odeur.
    Christophe Pirenne enseigne l'histoire de la musique et les politiques culturelles à l'Université de Liège et à l'Université de Louvain-la-Neuve. Outre ses travaux consacrés au rock, il s'intéresse également à la vie musicale belge des XIXe et XXe siècles. Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • Scénariste star (les séries À la Maison-Blanche (The West Wing) et The Newsroom, les films Des hommes d'honneur et The Social Network), dramaturge à succès et depuis peu réalisateur (Le Grand Jeu en 2017, et The Trial of the Chicago 7 en cette fin d'année 2020), Aaron Sorkin collectionne les honneurs et les récompenses. Ses qualités de dialoguiste sont aujourd'hui majoritairement reconnues - "sans doute le meilleur de notre époque" selon Damon Lindelof, co-créateur de Lost, de The Leftovers et de Watchmen -, chacune de ses oeuvres nourrit le débat. Ses deux premières séries, Sports Night et À la Maison-Blanche, ont participé à la constitution de l'âge d'or télévisuel des années 2000. Pourtant, certains de ses propos (sur les femmes, sur Internet...) et de ses comportements (auprès de ses équipes de scénaristes) ont jadis suscité la controverse.
    Aaron Sorkin est un personnage public, un auteur très bien établi dans le paysage hollywoodien. Ce livre, le premier en français qui lui est consacré, se veut à la fois une biographie et une analyse de son style, volubile, omniscient, inspiré par les comédies américaines des années 30 et 40. Depuis William Shakespeare jusqu'aux films de Frank Capra, ses influences sont multiples et transversales. Tentons de les cerner en compagnie de Jed Bartlet, de Mark Zuckerberg, de Mackenzie McHale et de Molly Bloom.

    Journaliste spécialisé dans le cinéma, Mathieu Demaure est l'auteur de Codex des 7 couronnes. Bréviaire illustré de la saga Game of Thrones, à paraître en novembre aux éditions Ynnis. Il a écrit sur le Monde des séries, sur lemonde.fr, et dans le mook Soap (déjà sur Aaron Sorkin !) Il se voit comme la combinaison entre Molly Bloom - avec moins d'élégance -, de Will McAvoy - avec autant de charisme - et de Toby Ziegler - avec plus de cheveux.

  • Nombreux sont les acteurs de western, mais rares ceux qui furent de vrais cow-boys. Gary Cooper aurait pu se vanter de l'avoir été dans sa jeunesse, mais il était de tempérament modeste. L'inoubliable interprète du Train sifflera trois fois et de L'Homme de l'Ouest ne s'est d'ailleurs pas illustré dans ce seul genre : de la comédie sentimentale au film de guerre, de l'aventure exotique à la parodie, il a apporté son aura naturelle à tous les genres qu'il a touchés, toujours avec cette générosité prompte à mettre en lumière ses partenaires, qu'elles se nomment Claudette Colbert, Barbara Stanwyck, Grace Kelly ou Audrey Hepburn. Et ce n'est pas pour rien que 60 ans après sa mort, il reste un modèle pour de nombreuses vedettes d'aujourd'hui.
    "Américain par excellence", dans le meilleur sens de ces termes, celui qui fut L'Extravagant Mr. Deeds (Frank Capra) et le Sergent York (Howard Hawks), fut également l'ami de grands écrivains, Hemingway en tête.
    Et si Clark Gable a été le "roi", John Wayne, le "duc", Gary Cooper méritait bien de se voir enfin décerner le titre de prince.

    Auteur d'une quinzaine d'ouvrages, dont plusieurs ont été traduits, traducteur lui-même, collaborateur de diverses revues, grand voyageur qui a séjourné aux États-Unis, Adrien Le Bihan admire Gary Cooper depuis qu'il voit des films. Il ne cache pas son faible pour les rapports entre littérature et cinéma.

  • Une histoire du cinéma français est une collection de livres qui dresse un panorama de la production cinématographique hexagonale sur ses différentes décennies. Classés par année, ces ouvrages complets mettent en avant les films importants, les cinéastes majeurs, les acteurs populaires de leur temps, ainsi que des dossiers thématiques. À travers ses analyses, et la mise en perspective des oeuvres et des artistes dans un contexte historique, sociétal et technique, ce livre se veut le récit pertinent - et parfois impertinent ! - de notre si belle histoire du cinéma.

    Tome 2 : 1940-1949

    Avec les années 40, le cinéma français est mis à l'épreuve des grands événements de l'Histoire. Et pourtant, sans relâche, le septième art va se battre, se réinventer et exister de plus belle, parfois de manière étonnante : des chefs-d'oeuvre du fantastique sous l'Occupation (Les Visiteurs du soir, La Main du diable) à la fabrication d'une légende commune à la Libération (La Bataille du rail, Le Père tranquille) jusqu'à la période d'après-guerre entre pessimisme (Panique de Julien Duvivier) et joie retrouvée (Rendez-vous de Juillet de Jacques Becker), la France va produire une oeuvre riche, contrastée, originale. Les années 40, ce sont de nouveaux maîtres de cinéma qui signent de grands films, le Clouzot du Corbeau, le Cocteau de La Belle et la Bête, Jean-Pierre Melville, déjà, avec Le Silence de la mer. Les années 40, ce sont de nouvelles stars qui éclosent et vont bientôt devenir des icônes : Simone Signoret, Gérard Philipe, Jean Marais. Les années 40, c'est également Les Enfants du paradis, peut-être le plus grand film du cinéma français.
    Une période entre ombre et lumière, pour reprendre la célèbre image du Corbeau, une des décennies les plus passionnantes de notre Histoire du cinéma.


  • Du boulevard au one-man show, en passant par la tragédie, la farce, le vaudeville et même le grand spectacle, voici toutes les ficelles pour qui veut se lancer dans l'écriture de théâtre.

    Michèle Ressi présente de manière inédite un panorama d

  • Le cinquième opus de la collection Darkness, censure et cinéma examine sans doute l'un des sujets les plus controversés au cinéma, l'un des tout derniers tabous à subsister à l'écran : l'homosexualité.
    Montrée, évoquée ou simplement suggérée, l'homosexualité à l'écran ne laisse jamais indifférent parce qu'elle exacerbe nos contradictions et ce que nous croyons être. En contournant les postulats, en revendiquant le droit à la différence, elle renvoie à l'idée de liberté totale. Elle fragilise nos certitudes et les préceptes de nos sociétés hétérosexuelles. Alors comment, dans ces conditions, parler d'homosexualité au cinéma sans risquer de provoquer ses pourfendeurs ou d'offenser ses défenseurs ? Quinze auteurs vont tenter de répondre dans cet ouvrage inédit.
    L'homosexualité portée à l'écran demeure donc un sujet de discorde parce qu'il effraie la société qui, lorsqu'elle se sent menacée, attaque, ridiculise ou censure. Aux États-Unis, quand le cinéma hésite, la télévision s'amuse des interdits en les contournant par le rire et la dérision à l'instar de l'approche choisie par les concepteurs de la série Modern Family dont nous parle longuement Benjamin Campion. En France, si l'on excepte un cinéma d'auteur prometteur mais encore confidentiel, le cinéma grand public et la télévision qui le finance sombrent facilement dans l'excès en alimentant des clichés destinés à distraire un public familial largement hétérosexuel. Le personnage gay de Will dans la trilogie des Tuche (Olivier Baroux, 2011, 2016, 2018) ou encore le couple lesbien de Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon Dieu ?(Philippe de Chauveron, 2019) sont les illustrations récentes et caricaturales d'un certain cinéma populaire qui joue avec de gros sabots.

    Ce livre a pour ambition de vous faire parcourir les affres de la censure de l'homosexualité au cinéma et la permanence des regards qu'elle inspire. Des origines du genre à la complexité toujours d'actualité pour la représenter, l'homosexualité est un sujet singulier que l'on moque, que l'on promeut ou que l'on utilise mais qui jamais ne demeure sans saveur entre les mains des cinéastes.



    Table des matières


    Ecce homo. Christophe Triollet
    L'amour impur à l'ère du pré-Code. Être homosexuel dans le cinéma hollywoodien des années 1930-1934. Benjamin Campion
    Un cinéma travesti. Didier Roth-Bettoni
    Obscène follitude. Les intolérables créatures de Jack. Pascal Françaix
    Des tiges et des toges ou l'homosexualité dans le péplum. Albert Montagne
    L'amour qui n'ose dire son nom. L'homosexualité masculine dans les films sur le Moyen Âge. Yohann Chanoir
    Homosexualité, droit et cinéma. Petit panorama historique et d'actualité. Christophe Triollet
    120 ans de construction identitaire. Laurent Garreau
    Homosexualité et censure. Une petite traversée du cinéma français. Alain Brassart
    Le réinvestissement de la censure comme forme cinématographique dans l'oeuvre de Lionel Soukaz. Vivien Sica
    Le jour où Pierre Dupuis sauva l'honneur. Bernard Joubert
    S'exprimer et mourir ou être inexprimés et immortels. Pasolini face à la censure, le poète aux 33 procès. Sébastien Lecocq
    Le cinéma gay israélien. Autocensure, soft power et géopolitique. Thomas Richard
    Victor Salva : le sexe et l'effroi. Un réalisateur maudit. Grégory Bouak
    Censuré par omission. Boys in the Sand ou la naissance du porno chic. Eric Peretti
    Reflets sur du cuir noir. Résonances entre Cruising et Interior. Leather Bar. Alan Deprez
    Modern Family : un couple gay dans une sitcom et après ? Benjamin Campion
    Brèves censoriales

  • Du Pigeon de Monicelli (1958) à La Terrasse d'Ettore Scola (1980) - sans oublier d'évoquer les films précurseurs ainsi que les oeuvres plus discrètes du mouvement proprement dit - il est question ici de mettre en évidence la richesse d'un genre proche des traditions expressives de l'Italie (la commedia dell'arte et le néoréalisme) mais toutefois attentif aux moeurs de ses contemporains en tant que révélateurs des évolutions historiques, sociologiques et cinématographiques du pays.
    Ainsi, l'enjeu de cette étude est de montrer comment les grands cinéastes du cinéma comique dessinent le portrait d'une Italie complexe qui se révèle être l'objet de mutations historiques et sociales essentielles au cours du XXe siècle. Mais surtout, la plus grande ambition de cet ouvrage est de démontrer que la comédie italienne est le formidable exemple d'un cinéma de divertissement comique et populaire capable de produire des oeuvres qui sont de riches objets de réflexion.

  • Censure & cinéma en France

    Collectif

    Censure & cinéma en France examine sur plus de 450 pages, le processus complexe de la classification des oeuvres cinématographiques dans notre pays. La parole a été donnée aux observateurs et aux acteurs du dispositif organisé par l'État depuis 1919.


    Jean-François Théry, Sylvie Hubac, Edmond Honorat, Jean-François Mary et Françoise Tomé, tous interrogés au moment de leur présidence, ont accepté de livrer leur point de vue sur le travail de la Commission de classification.


    André Bonnet, fondateur et conseil de l'association Promouvoir, laquelle a bouleversé le droit du cinéma depuis plus de vingt ans avec l'affaire Baise-moi, explique et justifie ses multiples actions devant le juge.


    Si René Chateau, Philippe Rouyer et Fernand Garcia ont choisi de revenir sur des épisodes importants de la classification des films, des juristes se sont interrogés sur la finalité de l'avertissement, sur les incohérences de l'interdiction aux moins de 18 ans, ou encore sur l'indemnisation des professionnels lésés par des restrictions d'exploitation en salles.


    Au total, quinze auteurs ont bien voulu poser un regard critique sur un dispositif complexe observé avec méfiance par une industrie du cinéma partagée entre agacement et résignation.

  • Qui ne connait pas Casablanca ? La célèbre formule "Play it again Sam" lancée au pianiste du Rick's Café, les adieux déchirants du couple mythique Ingrid Bergman-Humphrey Bogart sur le tarmac embrumé, la musique "As Time Goes By" qui résonne encore dans toutes les mémoires, le film est devenu avec le temps un véritable objet de culte.
    Casablanca, l'aventure du film nous prouve pourtant que le chef d'oeuvre de Michael Curtiz n'a pas encore révélé tous ses secrets. En effet, Tito Topin nous propose une approche inédite du film, en revenant à la source même de ceux qui ont participé à sa conception et à sa réalisation. Le livre met à jour le cosmopolitisme des protagonistes de l'aventure Casablanca, qu'ils soient devant ou derrière la caméra : le caractère antinazi du film se traduit plus encore dans cette longue liste, dans ces personnages réels qui, pour certains, avaient fui les régimes de Franco, Salazar, Mussolini, Hitler ou Staline en quête de liberté. Une vraie galaxie universaliste d'émigrés à l'assaut des dictatures nationalistes qui, pour faire le film, a bravé les règles de neutralité voulue par le président Roosevelt.
    Stars ou inconnus, Casablanca, l'aventure du film leur rend hommage et retrace la grande aventure de leurs parcours.
    Mais ce n'est pas tout, Casablanca a encore à nous dire sur son histoire et sur l'Histoire.
    Dans ce livre, Tito Topin nous raconte également les dessous historiques et les hasards qui ont fait du film un succès mondial : qui aurait pu prévoir que le nom de Casablanca serait à la une des journaux parce qu'une armada américaine débarquerait dans cette ville en novembre 1942, quelques jours avant la projection du film à Los Angeles ? Qu'il serait sur toutes les lèvres parce que Roosevelt, Churchill et De Gaulle allaient choisir de s'y réunir lors de la conférence d'Anfa en janvier 1943, au moment de sa sortie nationale ?
    Ces grands coups de pouce de l'Histoire ont participé au phénomène Casablanca ; ils révèlent surtout le caractère prémonitoire du cinéma et nous rappellent que ceux qui font des films, plus que des rêveurs, sont de grands visionnaires.

    Artiste touche-à-tout (graphiste, affichiste, scénariste...), Tito Topin, né à Casablanca (tiens, tiens...), a écrit près d'une trentaine de romans de série noire. Avec Casablanca, l'aventure du film, il publie son premier essai.

  • Ce texte est un essai car il essaie. Il essaie de démontrer ce qu'est Rocky. Il opte alors pour une vision tantôt personnelle tantôt analytique. Sa seule ambition est de faire partager un point de vue sur des films et, parfois, d'éclairer leurs enjeux par une interprétation subjective, empreinte de mon histoire, de mon expérience, de la relation intime et privilégiée que j'ai développée avec cette oeuvre. Ce texte n'a pas la prétention d'apporter des analyses indiscutables, au contraire, il voudrait pouvoir ouvrir une voie que l'on est libre de suivre et de poursuivre ou non.
    C'est un regard amoureux qui est posé sur cette oeuvre, un regard bienveillant aussi. Les jugements à l'emporte-pièce n'ont pas leur place dans ces lignes.
    La nécessité de ce texte vient de ce que, aujourd'hui encore, la saga Rocky est encore bien trop souvent déconsidérée par commodité. Il y a encore un très grand vide dans la littérature cinématographique en ce qui concerne cette série et l'intention de ce texte est de, modestement, tenter d'en combler une part.

    Quentin Victory Leydier est professeur de Lettres modernes. Il est par ailleurs passionné de cinéma et tâche de l'enseigner à ses élèves.

  • Film maudit en raison de l'indifférence critique et l'échec financier rencontrés à sa sortie, film culte de par l'enthousiasme qu'il est capable de susciter aujourd'hui, La Nuit du chasseur se voit affubler de qualificatifs généraux qui traduisent la difficulté à cerner sa véritable nature.
    Réalisé par Charles Laughton, acteur britannique en fin de carrière, le film réunit passé (Lillian Gish, égérie de David Griffith durant les années 1910) et présent (Robert Mitchum, habitué des rôles de mauvais garçon dans les années 1940) pour raconter l'histoire singulière d'un prédicateur diabolique persécutant deux enfants afin de mettre la main sur un magot.
    Truffée d'images ciselées à la manière d'un conte pour enfants, la narration aspire à une certaine intemporalité. Le présent ouvrage se propose d'explorer le monde intérieur du film par une analyse chronologique et exhaustive des procédés mis en oeuvre par Laughton et ses collaborateurs pour convaincre le spectateur.

    Essayiste, Damien Ziegler est spécialisé dans l'esthétique du paysage (La Représentation du paysage au cinéma ; Traité du paysage moderne), et publie régulièrement des essais au sein de la collection analyse filmique de LettMotif.


    Parmi ses dernières publications figurent Dictionnaire Terrence Malick ; Barton Fink. Le rêve de feu des frères Coen ; A.I. Intelligence artificielle ou l'adieu à la mélancolie. Ses prochains travaux seront consacrés à l'oeuvre de Woody Allen, et au film de Denis Villeneuve, Blade Runner 2049.


  • Auteur : david Da Silva. Préface de Hervé Dumont

    Hollywood a toujours accordé une place importante à la production de films historiques. D'Autant en emporte le vent de Victor Fleming à Ben-Hur de William Wyler, ces oeuvres ont marqué durablement l'imaginaire des spectateurs. Toutefois, progressivement, le film historique hollywoodien a pris un nouveau tournant, en même temps que les Cultural Studies s'imposaient dans les universités. Dorénavant, l'ambition de l'oeuvre historique serait de réparer une vision falsifiée du passé car entièrement centrée sur celle du groupe dominant (blanc, masculin, hétérosexuel...). Une proposition intéressante mais ces films historiques du XXIe siècle, estampillés Cultural Studies et dérivés, ne seraient-ils pas au final aussi caricaturaux et faussés que ceux du siècle précédent? Plus grave, ils pourraient très bien symboliser les dérives communautaires qui gangrènent actuellement la société américaine...
    L'auteur a effectué de nombreuses interviews de réalisateurs (José Padilha, David Mackenzie, Andrew Dominik, John Sayles), scénaristes (Lee Hall, Jeffrey Caine) et producteur (T.G. Herrington) pour enrichir son travail d'analyse des films historiques hollywoodiens contemporains.

    Docteur en études cinématographiques et diplômé de l'Institut français de presse de Paris, David Da Silva est historien du cinéma et enseignant. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le cinéma américain dont Le Populisme américain au cinéma de D.W. Griffith à Clint Eastwood (LettMotif, 2015). Il a également collaboré à diverses publications internationales.

  • Tout Chabrol

    Laurent Bourdon

    Tout Chabrol ? Plus qu'une promesse, un défi ! Il faut dire qu'en plus de 50 ans de carrière, l'homme n'a pas chômé : cinquante-sept films bien sûr, mais aussi vingt-quatre téléfilms, deux mises en scène de théâtre, des prestations comme acteur, sans oublier tous les articles écrits précédemment pour les Cahiers du cinéma. Et dire qu'en chemin, le bonhomme a abandonné des projets...
    Tout Chabrol, fidèle à son titre, présente tout cela dans un livre-promenade, joyeux et documenté. Un travail méthodique qui étudie chaque oeuvre, la replace dans le contexte de l'époque, les repères biographiques et la réception critique - parfois mordante - de chacune d'elle.
    Tout Chabrol restitue surtout l'essentiel : la personnalité de cet homme hors-normes. Plus de 3.500 citations, de Chabrol mais aussi de ses proches, dressent le portrait de l'homme du Beau Serge et de La Cérémonie, vif, brillant et facilement sarcastique. Un homme attachant et attaché à ses techniciens fidèles, ses acteurs fétiches et à sa famille avec lesquels il aimait tant travailler.
    Tout Chabrol, toute une vie !

    Journaliste et homme de radio, Laurent Bourdon est notamment l'auteur du Dictionnaire Hitchcock (Larousse, 2007) - préfacé par Claude Chabrol ! -, Les Remakes (Larousse, 2012), Définitivement Belmondo (Larousse, 2017), Les Pépites de la critique cinéma (Dunod, 2018) et Comme disait Claude Chabrol (LettMotif, 2020)
    Préface de François Berléand.

  • Consacré par trois prix dont la Palme d'or au Festival de Cannes en 1991, Barton Fink, quatrième film des frères Coen, inscrit son propos dans une filiation multiple : film de cinéma sur le cinéma, dans le prolongement de Boulevard du crépuscule de Billy Wilder ; film de cinéma sur le théâtre et le jeu de masques qu'est la vie, dans le prolongement de Persona d'Ingmar Bergman ; film sur la folie, dans le prolongement des premières oeuvres de Roman Polanski, comme le toujours moderne Cul-de-sac ; film surréaliste sur le monde des rêves, dans le prolongement du mythique Pandora d'Albert Lewin. Davantage que la simple somme de ces chefs-d'oeuvre consacrés, la valeur ajoutée de Barton Fink tient à son ton unique, sa capacité à couvrir de rire les situations les plus désespérées, à faire de l'art sans se prendre au sérieux ni céder aux facilités du cynisme. Ambition shakespearienne, entre grandeur tragique et bouffonnerie débridée, qui consacre, aujourd'hui encore, Barton Fink comme l'oeuvre majeure de ses deux réalisateurs.

    Damien Ziegler, docteur en études cinématographiques, auteur de multiples ouvrages sur l'art et le cinéma, poursuit ici sa réflexion débutée avec "Intelligence artificielle" de Steven Spielberg, ou l'adieu à la mélancolie. Comme le chef-d'oeuvre de Spielberg, Barton Fink renouvelle le regard porté par le cinéma moderne sur le monde en s'attachant à l'espoir plutôt qu'à la mélancolie, et consacre le triomphe de la raison créatrice sur les ténèbres de la folie.

  • En 1905 paraît la première aventure d'Arsène Lupin, qui connaît un énorme succès immédiat...
    En 2021 surgit la série Lupin, dans l'ombre d'Arsène qui pulvérise les records d'audience...
    Entre ces deux dates il y eut des romans, des films, des séries, des pièces de théâtre, des produits dérivés, des hommages, des lieux... qui tous ont contribué à la renommée internationale du plus célèbre des gentlemen-cambrioleurs.
    Mais Arsène n'a pas dévoilé toutes ses cartes.
    Pour la première fois un livre revient sur les faits importants ou méconnus de l'univers d'Arsène Lupin, héros audacieux inventé par Maurice Leblanc.
    Entre anecdotes et révélations, voici les mystères de Lupin enfin décryptés.
    Il y est question de diamants et de tableaux, de gros coup et de bonneteau, de Jean-Paul Belmondo et d'Omar Sy, de savate et de camouflage, de la Normandie et du Japon, de 11.6 et de 813, de James Bond et de Tarzan, de jeu vidéo et de deep fake, d'Étretat et du Sénégal, de Stavisky et de Sherlock Holmes...
    135 rubriques plus étonnantes les unes que les autres qui aident à mieux connaître le roi des voleurs, mais aussi à mieux apprécier les deux parties de la série Lupin.
    Un voyage plaisant et instructif, une redécouverte d'un monde aussi fascinant qu'original, une plongée dans les exploits d'un expert de haut vol et de ses héritiers.
    Désormais, Arsène Lupin n'a plus de secrets...
    En bonus :
    le texte complet de L'Arrestation d'Arsène Lupin



    Grand amateur de héros populaires, Philippe Durant s'est déjà intéressé à Vidocq et Bob Morane, à Astérix et aux Tontons flingueurs... Avec ce livre, il puise dans ses souvenirs, ses archives et ses rencontres pour nous régaler de détails incroyables et savoureux.

  • Ici, je relève à nouveau ce lien intime entre deux mots, « poésie » et « royaume ». Camus intitula son recueil de nouvelles « L'exil et le royaume », il avait auparavant préfacé la longue lettre De Profundis où Oscar Wilde faisait mention de ces deux vocables « exil » et « royaume ». L'une des nouvelles du recueil s'intitule « le renégat ». Ce sont des indices pour comprendre pourquoi la poésie qui n'a de source que la langue vivante, la langue populaire, tient tant à parler « du royaume » - encore une occurrence récente, le poète François Cheng avec son livre Enfin, le royaume. Pour un esprit d'aujourd'hui, le royaume est un espace politique délimité dont le souverain est un roi. Mais si nous abandonnons cet esprit, si nous laissons exprimer ce qui nous tient vraiment à coeur, au plus profond de notre être, alors le royaume se métamorphose en une contrée accueillante où nous avons tous notre place, où nous sommes tous souverains. Et le malheur est l'exil, et la tragédie se présente sous le statut du renégat, celui qui a dû refuser le royaume. Aujourd'hui, nous sommes la plupart du temps des exilés mais nous disposons de voies de retour qui se construisent par des rencontres successives, celles qui créent les ponts les plus solides pour résister aux temps et tempêtes. Ainsi, notre conteur, natif lui aussi d'Écaussinnes, passé maître dans la rencontre avec les auteurs - à la fois nouvelliste, chroniqueur littéraire, rédacteur en chef de la revue MARGINALES (2009-2020), et président de Pen Belgique - a dessiné une fresque épique avec les couleurs de l'arc-en-ciel qu'il avait récoltées au fil des années auprès du poète et chanteur, Julos Beaucarne. Ces couleurs elles-mêmes avaient vu le jour grâce à d'autres rencontres en amont, dont la plus magique eut lieu lorsqu'un peintre relia un poète à un chanteur. À la lecture de cet article, j'ai traversé un pont magnifique aux lueurs chatoyantes qui me ramenait vers le royaume. Et si « les temps ne sont plus à la fantaisie », je sais que « la fantaisie plane loin, loin au-dessus des temps ».


    Le dernier livre de Jean Jauniaux porte le titre qu'il a donné à son site littéraire : « L'ivresse des livres » (

    www.edmondmorrel.be

    ). Ses livres sont traduits en roumain, ukrainien, espagnol, italien. Une de ses nouvelles est en voie d'adaptation au cinéma.

  • Even before Elvis Presley recorded his first album, rock had been pronounced dead and gone. For seven decades, the stream of contradictory statements has never run dry. For some rock must be discussed in the past tense, while for others its future remains bright. What do these views mean? What arguments are they based on? What do they tell us about our cultural practices and our relation to time? While the answers are not decisive, we can at least affirm, to paraphrase Frank Zappa, that if rock isn't dead, it just smells funny.
    Christophe Pirenne teaches music history and cultural politics at the Universities of Liège and Louvain-la-Neuve. In addition to his works on rock, he is also interested in Belgium's musical life in the nineteenth and twentieth centuries. He is a member of the Royal Academy of Belgium.

  • À travers une exploration du « cinéma vomitif » (mondo, torture flicks, snuff movies et autres « mauvais genres »), cet essai se propose de réfléchir librement aux rapports ambigus que le spectateur entretient avec la violence extrême.
    L'étude de cette face sombre du 7ème art, généralement ignorée ou méprisée, permet pourtant de remettre en question un certain nombre d'idées reçues et de catégorisations hâtives.

  • Nés dans les pages des comic books américains dans les années 1930, les super-héros sont taillés aux dimensions du gigantisme des États-Unis, à la hauteur des gratte-ciel qu'ils franchissent d'un bond. Désormais figures populaires aimées de tous, ils furent pourtant longtemps regardés d'un mauvais oeil par la censure aux États-Unis ou en France, jugés pernicieux et néfastes pour la jeunesse ou pointés du doigt comme suppôts de l'impérialisme par la contre-culture.
    À l'orée du XXIe siècle, leurs exploits sont des fables modernes qui nous parlent du monde contemporain dont ils sont une parabole musclée. Tels les demi-dieux des légendes et les chevaliers des contes, ils nous préviennent des dangers politiques, technologiques et moraux.

    Plus que des extraterrestres et des savants fous, les super-héros nous protègent surtout de nos illusions et de nos aveuglements.

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