• Cet ouvrage propose une initiation au monde romain, de la fondation de l'Urbs à la disparition de l'Empire en Occident en 476.
    L'auteur dégage les lignes essentielles du récit des événements, bannissant l'anecdotique au pro t de développements clairs qui veulent, non pas accumuler des informations, mais expliquer les faits et parfois discuter certaines interprétations. L'accent est mis sur l'évolution des institutions qui, nées dans la Cité, surent s'adapter au gouvernement du monde, et sur leur contexte économique, social et culturel.
    La netteté du style délivré des expressions trop techniques, la concision, les annexes (chronologie, tableaux généalogiques, orientation bibliographique) font de cet ouvrage une introduction indispensable aux études de l'Antiquité romaine.

  • Lieu d'émergence de l'écriture et des lois, de la démocratie, des sciences et de la beauté classique, l'Antiquité a souvent été assimilée dans notre ensemble culturel, au risque de la déformer. L'auteur s'attache ici à rendre visible la spécificité des sociétés antiques en en décrivant la diversité et l'étrangeté.
    Cet ouvrage valorise l'étude parallèle des mondes grec et romain et souhaite introduire à l'étude de l'Antiquité et de son histoire. Afin de faciliter à l'étudiant un premier contact avec cette période, il met en lumière l'originalité de cette histoire, présente les fondements documentaires de l'histoire ancienne puis trace les grandes étapes de l'histoire de l'Antiquité depuis la Mésopotamie du IIIe millénaire jusqu'à la Basse-Antiquité.

  • Des origines mythiques de Rome à la fin de de l'empire et des rives de la Méditerranée aux frontières du Nord et de l'Asie, ce sont dix siècles et de gigantesques espaces que présente en 42  fiches cet ouvrage. Il  dresse le tableau le plus complet de la très longue histoire de l'Antiquité romaine, depuis les origines mythiques de Rome, au VIIIe s. av. J.-C., jusqu'à la bataille de Poitiers en 732 où triomphent les  Francs, bâtisseurs d'un royaume occidental sur les ruines de l'Empire.
    Evénements politiques et administratifs, religieux et culturels, sociaux et économiques, grandes figures du temps sont ici présentés chronologiquement et permettent au lecteur de découvrir et comprendre cette longue période qui a marqué à jamais l'Europe et le monde.
    Un très important appareil cartographique en bichromie, des documents iconographiques complètent chacune des fiches et donnent à l'étudiant de nouvelles clés de compréhension.

  • Cette synthèse sur les cinq siècles d'histoire de la République romaine allie l'histoire intérieure de la cité romaine, celle de ses institutions, et celle de la conquête d'un empire s'étendant à toute l'Italie, puis à tout l'espace méditerranéen. Pour expliquer ce fulgurant essor, l'auteur interroge les liens entre cette dynamique conquérante, le mode de gouvernement, et la crise politique qui aboutira à la fin du système républicain.
    Il montre comment l'élaboration des institutions de la République s'est inscrite dans l'histoire politique de ses premiers siècles d'existence. Il dépeint également la gestion, mais aussi les conséquences économiques, sociales et politiques de ces conquêtes qui placeront à la tête de la République des « hommes forts », tels Marius et César, avant que ne s'impose la figure unique et incontestée de l'empereur.

  • De Romulus, fondateur légendaire de Rome en 753 avant J.-C., à Romulus Augustule, dernier empereur romain d'Occident renversé en 476, du Mur d'Hadrien en Bretagne aux routes caravanières de l'Euphrate, le monde romain antique est une période historique de longue durée et qui s'étend sur un immense espace. Cet ouvrage présente les institutions politiques successives du monde romain, analyse les moyens, les enjeux et les conséquences de l'impérialisme romain et expose les grands traits de la civilisation romaine. Un glossaire, des tableaux et des cartes doivent aider le lecteur dans cette première approche du monde romain. 

  • « Toi aussi, mon fils... » C'est à ce cri de Jules César que Marcus Junius Brutus doit sa célébrité. Né vers 85 avant J.-C., Brutus n'est pas le fils de César, mais celui de sa maîtresse Servilia. Le grand général a pris ce jeune homme brillant sous son aile protectrice, le pensant promis à un grand avenir. Pourtant, le 15 mars de l'an 44, Brutus est l'un de ceux qui percent de vingt-trois coups de poignards le corps de César. Les conjurés reprochent à celui qui vient d'être proclamé dictateur à vie d'avoir piétiné une République déjà moribonde au profit de sa toute-puissance. Pire, on le soupçonne de vouloir être fait roi.
    S'il n'est pas l'instigateur du complot, Brutus en a pris la tête, poussé par les républicains en raison de sa réputation d'homme vertueux et d'une grande rigueur morale. Mais, faute d'un projet élaboré, l'attentat se solde par un fiasco politique. Poursuivi par la haine de Marc Antoine, qui se pose en vengeur de César, Brutus choisit l'exil.
    Féru de philosophie, ami de Cicéron, Brutus n'aime ni la violence, ni la guerre. S'il fait couler le sang de César, c'est au nom d'un idéal de liberté et de justice. S'il lève des légions avec son complice Cassius, c'est dans l'espoir de rétablir la République d'antan. Mais c'est encore un échec. Brutus meurt en octobre 42 à la bataille de Philippes, défait par Marc Antoine et Octave, le futur empereur Auguste.
    Une histoire aux multiples rebondissements entre amitié et trahison, idéalisme et duplicité, que nous racontent Plutarque, Appien, Suétone, Dion Cassius, Cicéron.

    Textes réunis et présentés par Alain Rodier.

  • Dans les dictionnaires de mythologie, la déesse Héra est une épouse irascible et une mère imparfaite face à un Zeus frivole, peuplant le monde grec de ses « bâtards ». Et, de fait, depuis l'Iliade, l'Olympe retentit des colères d'Héra : bien des traditions narratives mettent en scène la fureur de la déesse, les infidélités de son royal époux et les persécutions auxquelles elle soumet ses rejetons illégitimes comme Héraclès ou Dionysos. Mais comment rapporter cette image à la dimension cultuelle de la déesse souveraine en ses sanctuaires d'Argos, de Samos ou d'ailleurs ? Faut-il y voir la preuve que les mythes et les cultes grecs forment deux ensembles hétérogènes et inconciliables, respectivement la fantaisie de l'imagination et le sérieux des actes de la vie religieuse ? En affrontant ces questions, l'enquête sur l'Héra de Zeus ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre la société des dieux, le destin des héros et la vie des hommes. Épouse et reine, Héra partage le trône et le lit du roi. Ennemie intime de Zeus, elle est aussi la farouche gardienne de la légitimité et de l'intégrité de la famille olympienne. En s'abstenant de projeter sur le monde des dieux grecs des lectures moralisantes et des catégories d'interprétation anachroniques, on voit se dessiner l'Héra de Zeus en des traits plus subtils et plus complexes qui donnent à repenser la configuration du pouvoir en Grèce ancienne, avec les tensions qui l'habitent, tout autant que le fonctionnement du polythéisme.

  • Jean-Louis Ferrary, membre de l'Institut, directeur d'études émérite à l'École Pratique des Hautes Études, est un spécialiste des rapports entre Rome et le monde grec, et de l'évolution des cités grecques sous la domination romaine. Ses vingt-six études regroupées ici traitent successivement des idées et régimes politiques et notamment de l'évolution des démocraties grecques sous la domination romaine ; du passage des hégémonies rivales des cités grecques et des monarchies hellénistiques dans un monde multipolaire à la domination incontestée et sans rivale de la Rome républicaine puis impériale ; des principaux acteurs des rapports entre la puissance romaine et les cités grecques : patrons, ambassadeurs, Grecs honorés de la citoyenneté romaine ; de l'Asie Mineure à l'époque romaine ; enfin du philhellénisme romain et de la géographie de l'hellénisme sous l'hégémonie romaine.
    Toutes ces études ont été mises à jour, et enrichies d'importants compléments (sur les traités entre Rome et les cités grecques, sur l'autonomie juridictionnelle des cités libres et ses limites, etc.), en sorte qu'elles constituent une véritable somme.

  • Pénétrer dans l'atelier de Clio, la muse de l'Histoire, c'est pour le lecteur moderne découvrir ou redécouvrir les grands événements et les petits faits qui ont façonné l'histoire d'Athènes et de Rome, portés par les plus belles pages de la littérature antique. C'est approcher Tacite, Hérodote ou Tite-Live et comprendre la manière dont ils écrivaient. C'est lire des pages mémorables où le souffle de la grande histoire, accompagné par un art du récit, côtoie l'anecdote et le fait divers. C'est aussi méditer sur les leçons morales et politiques du passé pour mieux comprendre le présent ; c'est enfin croiser des figures d'hommes illustres et déambuler au milieu d'une galerie de portraits de chefs, de soldats et de rois inoubliables. Des récits de batailles aux intrigues de palais, des complots immortalisés à la postérité organisée, du quotidien au spectaculaire, lecteur, suis donc Clio : c'est elle qui te servira de guide.
    Marie Ledentu, professeur des universités, enseigne la langue et la littérature latines à l'Université Jean Moulin - Lyon 3. Gérard Salamon, maître de conférences à l'ENS de Lyon, enseigne la langue et la littérature latines, principalement pour les élèves préparant l'agrégation de Lettres classiques. En collaboration avec Christophe Cusset, il a publié dans la collection Signets À la rencontre de l'étranger. L'image de l'autre chez les anciens (2008).

  • Les sept années (54 à 48 av. J.-C.) que couvrent les livres 40 et 41 de l'Histoire romaine de Dion Cassius sont cruciales : l'éclatement du triumvirat qui s'est partagé le pouvoir et l'empire, la puissance grandissante de César auréolé par ses conquêtes gauloises et son affrontement avec l'autre général dévoré d'ambition, Pompée, marquent virtuellement la fin de la République.
    Avec un recul de trois siècles et demi, Dion Cassius, sénateur romain et historien grec, montre, sans prendre parti pour l'un ou pour l'autre des deux adversaires, l'impuissance du Sénat, la faillite des institutions républicaines et la tyrannie naissante des dynastes. Il le fait dans un récit qui privilégie les scènes et dramatise les fureurs et les déchirements qui traversent les citoyens des deux camps emportés dans la même guerre sans merci. La présente traduction est la première en français depuis près de cent cinquante ans.
    Michel Rosellini, agrégé de lettres classiques, est maître de conférences à l'ENS (Lyon).

  • La Bible est un monde, accumulant des langues, des réécritures, des blocs sombres et massifs surgis de mains anonymes. Certaines langues, comme Luther en allemand, en ont fait un corps fixe et définitif. Augustin l'avait tenté en latin.
    Mais, comme Shakespeare ou Hlderlin, la langue française s'invente elle-même par ses traducteurs. Elle est condamnée à toujours refaire. Parfois, une traduction par quelle osmose du traducteur et du texte, pensons à Poe et Baudelaire, se fait définitive.
    Ainsi, chaque traducteur, jusqu'à André Chouraqui pour la plus récente, se confronte à nouveau aux textes de l'origine. Et chacun sait ses dettes à ceux qui l'ont précédé.
    Dans notre histoire des traductions de la Bible, je fais deux exceptions : mais alors comme des météores, des explosions les Psaumes, retraduits par Claudel dans une langue brûlante et folle, et l'Apocalypse, qui sous la main de Bossuet devient un poème en prose, lourd d'images qui se soulèvent lentement, se déploient et éclatent.
    Je relis ces deux textes régulièrement : on n'a pas tant, dans notre langue, de ces tentatives presque hallucinées qui se hissent au mystère, à la prophétie. L'Apocalypse, traduite par Bossuet, ce n'est pas une version historique du grand texte mystique, c'est l'Apocalypse tout entière, dans un sortir de pluie, encore toute trempée de glaise, dans l'élan lyrique qui l'a construite. C'est une jeunesse de langue, c'est l'Apocalypse définitive, c'est l'Apocalyse poème qui nous porte tous dans les abîmes du présent.
    Jean, l'exilé, dans un empire romain multipliant les persécutions à l'encontre de ses co-religionnaires, reprend les images et le flambeau des vieux prophètes, et l'amplifie encore. Voilà les cavaliers, l'hydre et les serpents, voilà la prostituée, les avertissements, les châtiments, les promesses et enfin la ville qu'on reconstruit, où plus jamais besoin de fermer les portes.
    Tout est brûlant, acéré, multiplié. C'est ce que Bossuet assume, depuis le vieux grec, en amont de la vulgate latine, pour en retrouver l'épaisseur, l'abrupt.
    Mais Bossuet bâtit une autre fondation souterraine : l'Apocalypse est un poème d'à peine une centaine de pages (mais quelles pagesà. Ici, à vous de les lire ou pas, en voilà 450. Tout est commenté, mis en regard des textes des vieux prophètes, mais surtout de l'histoire de son église romaine, dans le contexte d'opposition protestante, et de l'histoire romaine.
    Et là, c'est presque un roman que construit cette galaxie de textes, incluant un abrégé de l'histoire romaine, et une explication générale de ce que, lui Bossuet, lit dans l'Apocalypse et une quasi enquête biographique sur Jean de Patmos, écrivain, visionnaire.
    Par rapport à l'édition originale, nous prenons la liberté d'un renversement : le livre original inclut à sa fin un "résumé" de la construction et des enjeux de l'Apocalypse. Un texte de Bossuet dur et dense. On le place ici en avant-lecture, pour y introduire, pour manifester la construction, l'architecture. Chacun des XXI chapitres, avertissements, prophéties, promesses, est suivi d'une "explication" séparée, reprenant les images du texte, ils constituent autant d'exégéses séparées. On donne enfin en appendice cet Abrégé de l'histoire romaine que Bossuet rédige pour accompagner sa traduction, et la longue préface originale, centrée sur les enjeux théologiques. N'hésitez pas cependant à vous rendre directement dans le corps même du poème : avec le numérique, tout es possible, dans ce qui est un des plus grands poèmes prophétiques de notre vieille civilisation, et en fait ici l'ébranlement de notre langue moderne.

    FB

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