VLB éditeur

  • Ce livre rend compte d'une recherche inédite dans des fonds d'archives très riches. Il remet en lumière l'activité militante et les débats intellectuels de différents représentants de la mouvance nationaliste qui gravitait autour de Lionel Groulx. C'est dans ce milieu qu'on verra resurgir l'idée de l'indépendance du Québec, agitée d'abord par les Jeune-Canada, des étudiants des jésuites dont certains deviendront célèbres ( André Laurendeau, Lucien L'Allier, Claude Robillard ), puis reprise par des sympathisants des mouvements fascistes, comme les frères O'Leary et Paul Bouchard, qui s'expriment dans de multiples publications plus ou moins éphémères.
    Cette fièvre indépendantiste s'apaisera vers la fin de la décennie, quand le combat contre la conscription deviendra la priorité des nationalistes.
    Mathieu Noël fait ainsi la « préhistoire » d'une idéologie qui reviendra à l'avant-scène politique dans les années 1960.

  • Dans ce petit ouvrage décapant,les auteurs parodient les dialogues socratiques pour plonger dans les débats qui ont marqué la vie politique des dernières années. Pour ce faire, ils transportent sur l'agora d'Athènes des discours que le lecteur avisé saura attribuer sans difficulté à nos rhéteurs contemporains. On retrouve ainsi un Socrate malicieux mais toujours soucieux du bien public en pleine conversation avec Ministrempos,Alargentos, Xenophobite ou Ploutocratos à propos de la grève étudiante, des gaz de schistes, de la laïcité ou de la collusion dans les travaux publics.

    Qu'en dis-tu Socrate ? est le livre de deux amoureux de la politique et de la philosophie dont l'humour jubilatoire ne les empêche pas de poser certaines des questions les plus importantes de l'heure.

  • La première carrière journalistique de René Lévesque explique largement comment s'est forgée sa voix unique au Québec. Reporter de guerre bouleversé par le spectacle des camps de concentration, envoyé spécial de Radio-Canada en Corée, animateur de radio et de télévision, auteur d'innombrables chroniques de presse, il a toujours eu le souci - et le talent - d'expliquer les choses clairement, sans pour autant verser dans la simplification. De même, son intelligence sensible et sa proximité avec le public ont été un atout de poids dans sa vie politique. Cet ouvrage se penche sur cet aspect fondamental du caractère de René Lévesque, et sur bien d'autres éléments qui définissent ses qualités de communicateur.

    Cet ouvrage est tiré des interventions qui ont eu lieu lors du deuxième colloque de la Fondation René-Lévesque. Les auteurs sont des spécialistes de la communication politique, des historiens, des journalistes et d'anciens proches collaborateurs de René Lévesque.

    Avec les textes de : Éric Bédard, Aimé-Jules Bizimana, Anne Caumartin, Bernard Descôteaux, Yves L. Duhaime, Yves Dupré, Graham Fraser, Xavier Gélinas, Dominique Labbé, Marc Laurendeau, Denis Monière, Gratia O'Leary, Pierre Pagé, Jean-Louis Roy, Jocelyn Saint-Pierre et Alexandre Stefanescu.

  • Jacques Rouillard dresse ici un bilan de l'expérience syndicale au Québec, en l'analysant sous trois aspects : les rapports des syndicats avec l'État, leur vision du nationalisme et la perception qu'en a l'opinion publique. Les syndicats ont toujours favorisé une intervention soutenue auprès de l'État, que ce soit sous la forme du lobbying ou d'un appui à un parti politique, ou en intégrant l'appareil administratif. Par ailleurs, les syndicats internationaux d'origine américaine aussi bien que les syndicats nationaux catholiques ont dû prendre position sur l'identité canadienne-française, l'autonomie provinciale et le statut politique du Québec. Enfin, le soutien que les syndicats reçoivent de l'opinion publique varie paradoxalement en fonction de leur plus ou moins grande combativité.L'histoire de l'expérience syndicale au Québec, depuis ses débuts au XIXe siècle jusqu'à aujourd'hui, est une histoire d'avancées et de reculs, à travers des combats sur des enjeux concrets aussi bien que sur des principes, sur l'opportunité d'avoir une protection en cas d'accidents du travail ou de lutter contre le fascisme et le communisme, sur la revendication de manuels scolaires gratuits ou sur le soutien aux républicains durant la guerre civile espagnole. Bref, c'est une histoire plus complexe, plus longue et plus riche qu'on ne le croirait, mais toujours aussi passionnante.

  • L'auteure relève les signes de la crise fiscale qui vient qui a déjà commencé dans la plupart des économies occidentales. Elle expose, de façon simple et éclairante, les conditions nouvelles qui aggravent cette crise : la multiplication des fondations caritatives, l'essor du commerce électronique, le recours croissant aux paradis fiscaux, la concurrence entre États pour attirer les grandes entreprises, etc. Même si les gouvernements actuels semblent avoir démissionné face à cette crise, Brigitte Alepin montre qu'il y aurait des solutions pour la résorber. Elle montre aussi, entre autres, comment des mesures fiscales pourraient contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais il faudrait pour cela que les intervenants politiques se décident enfin à agir et à prendre les moyens qu'il faut.

  • Pour Pierre Ducasse et Tom Vouloumanos, la seule manière de contrer la concentration démesurée du pouvoir qui accompagne le système capitaliste dans sa forme actuelle est de soumettre l'activité économique aux règles élémentaires de la démocratie. Il s'agit en somme de donner aux citoyens les moyens d'agir sur les différentes dimensions de l'économie qui les touchent à tous les jours. Le changement institutionnel et culturel qu'implique un tel objectif est de taille, et les auteurs en sont bien conscients. Pour faire avancer ce vaste programme, ils fondent leur démarche sur le ralliement de la société civile progressiste et de l'ensemble des tendances de la gauche politique autour d'un certain nombre de principes. Dans leur exposition des fondements de ce consensus, ils adoptent la forme conviviale et efficace du dialogue. En quatre chapitres vivants, ils rappellent les grands tournants de l'histoire de la gauche depuis la révolution industrielle, montrent qu'il existe bel et bien d'autres modèles que celui d'une économie hautement financiarisée dominée par quelques-uns, donnent des exemples de la « démocratie économique » en marche et proposent des stratégies concrètes pour la faire aboutir. Un essai hors du commun, conçu comme un guide à l'intention de tous ceux et celles qui veulent faire avancer les valeurs d'équité, de liberté et de fraternité dans nos sociétés.

  • Dans le débat actuel sur les accommodements raisonnables, on oublie trop souvent que cette question ne concerne pas seulement les libertés individuelles. Elle met aussi en cause la possibilité même de maintenir un espace public commun. Si jusqu'ici on s'en est remis aux tribunaux pour décider de ce qui était acceptable ou non des demandes d'accommodement, on se rend bien compte aujourd'hui que cette approche juridique ne suffit pas. Une réflexion collective sur les exigences du vivre ensemble au-delà de ce que le droit permet est donc nécessaire. Cette question est aussi une question politique.Cet essai s'adresse aux citoyens et citoyennes de toutes cultures et religions, aux défenseurs des droits humains, aux hommes et aux femmes politiques, et aux représentants des institutions et des médias. Il fait d'abord le point de façon éclairante sur les différents incidents à l'origine de ce débat, il précise la notion d'accommodement, utilisée souvent de façon abusive. Il rappelle les exigences démocratiques de laïcité et il en expose trois modèles institués - français, étasunien et turc. Il permet ainsi de dégager les lignes directrices qui devraient guider l'action des responsables des services publics et des organismes de la société civile, quand ils sont confrontés à des revendications émanant de diverses commu-nautés ethnico-religieuses.

  • Comment susciter le débat dans une société qui le vit souvent comme une menace? Au Québec, on n'aime pas «la chicane» et cette pusillanimité irrite à bon droit Denise Bombardier, qui ne voit aucun avantage à démissionner de ses idées et à rechercher en toutes circonstances l'unanimité et les consensus mous. Elle croit plutôt que c'est à la vigueur de ses débats internes qu'on juge de la vitalité d'une démocratie. Qu'ils portent sur les accommodements raisonnables, le climat politique et social, la vie intellectuelle ou l'éducation des enfants, les textes réunis ici, s'ils sont nés des sollicitations de l'actualité, concernent des enjeux permanents sur lesquels Denise Bombardier ne craint jamais de prendre position, et donc de relancer le débat, au risque de déplaire.

  • Selon Robert Dôle, bien que les Américains eux-mêmes soient convaincus que leur mentalité actuelle est à la fois moderne et universelle, elle serait au contraire largement le produit et le reflet du puritanisme du XVIIe siècle.

    En particulier, quatre vestiges du puritanisme persistent encore dans le comportement américain contemporain : l'individualisme sauvage, la croyance d'être le peuple élu de
    Dieu, la cruauté institutionnalisée et la tradition de la confession publique. En juxtaposant les paroles des auteurs de la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle à celles des politiciens et des écrivains du XXe siècle, Robert Dôle met en lumière la façon dont les composantes fondamentales du caractère américain perdurent, et ce, malgré les manifestations de surface qui se modifient.

    Pour ne pas répéter l'échec de l'expérience américaine...

  • Jacques Viger (1787-1858) fut en son temps un personnage considérable. Ce bourgeois montréalais fréquentait tous les gens qui comptent, aussi bien son cousin Mgr Lartigue, évêque de Montréal, que son grand ami Louis-Joseph Papineau, le chef des Patriotes. Reconnu comme un érudit, Viger s'intéressa aux domaines les plus divers : histoire, archéologie, statistique, lexicographie, héraldique, etc. Fonctionnaire méticuleux, il réalisa le recensement de Montréal en 1825. Il fut aussi officier de milice. Et il collectionna un nombre impressionnant de premières : il fut, en 1833, le premier maire de Montréal, dont il dessina les armoiries, le premier président, en 1834, de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et le président fondateur de la Société historique de Montréal, en 1858. Léo Beaudoin présente ici une biographie étoffée de ce nationaliste modéré qui a été quelque peu oublié et, avec lui, c'est tout le milieu extrêmement dynamique du Montréal de la première moitié du XIXe siècle qui revit.En annexe, Renée Blanchet donne le texte qu'elle a établi et annoté de la correspondance entretenue par Jacques et Marguerite Viger, un document très intéressant qui couvre, entre autres, la période de la guerre américano-britannique de 1812.

  • Histoire du comique

    Robert Aird

    Le goût des Québécois pour la rigolade passe depuis longtemps pour un de leurs traits nationaux. Robert Aird fait ici l'histoire du rire au Québec sous l'angle politique, en dégageant ce que le comique révèle des rapports du peuple avec les pouvoirs de l'État, de l'Église ou des élites. Il illustre son propos par des exemples qui font encore rire aujourd'hui - du moins dans la plupart des cas. Il montre la persistance, dans les fêtes populaires, de la tradition carnavalesque, héritée du Moyen Âge, notamment avec cette étonnante coutume du charivari, par lequel les anciens Canadiens exprimaient leur désapprobation de certains comportements sociaux. Il rend compte de la vigueur de la tradition orale et du conte, d'où dérive l'art des monologuistes, encore bien vivant de nos jours. Il évoque la multitude de journaux satiriques qui ont fleuri au xixe siècle. Il présente ces amuseurs publics, comme Napoléon Aubin, Hector Berthelot ou Jules Fournier, qui ont eu des ennuis avec la justice pour s'être payé la tête des puissants. Il rappelle le souvenir de la Bolduc et de Jean Narrache dans les années de crise, du personnage de Fridolin durant la guerre, des comiques de l'âge d'or des cabarets sous Duplessis et des chansonniers du temps de la Révolution tranquille. Il en arrive enfin à l'époque actuelle, caractérisée par l'industrialisation du rire et la société humoristique. Ce faisant, Robert Aird donne une version populaire, amusante et insolite de l'histoire du Québec.

  • Le populisme est un phénomène récurrent de tous les régimes politiques où peut se faire entendre la voix du peuple. Le Québec, pas plus qu'un autre, n'échappe à ce phénomène. Dans cet essai d'histoire politique qui se lit comme un roman, Robert Lévesque montre que le populisme est « une forme vide, remplie par chaque leader », et que cette expérience se révèle parfois féconde, parfois décevante. Proche de ses paroissiens, le curé Labelle galvanise les énergies autour de lui en des cercles de plus en plus larges. Il devient sous-ministre de la Colonisation, développe ses réseaux d'influence jusqu'en France, réussit même à embrigader dans sa croisade l'écrivain libre-penseur Arthur Buies. Et il laisse un héritage dont on peut certes discuter la valeur, mais dont on ne peut contester la réalité. Camillien Houde, « le p'tit gars de Sainte-Marie », séduit le populo par sa gouaille de cabotin. Il met les rieurs de son côté dans les assemblées politiques et sait jouer en maître de ce nouveau média qu'est la radio. Il devient député, chef du Parti conservateur au Québec, chef de l'opposition officielle, maire de Montréal, mais il ne laisse, au bout du compte, que le souvenir d'un personnage pittoresque, dont l'ambition politique n'allait pas plus loin que sa promotion personnelle. Par le récit de ces vies parallèles, Robert Lévesque illustre avec brio les aléas de la tentation populiste, ses brillants succès comme ses dangereuses illusions.

  • Joseph François Davignon (ou D'Avignon) eut un destin exceptionnel: il prit part à la fois à la rébellion des Patriotes de 1837-1838 et à la guerre de Sécession américaine. Jeune médecin, il participa activement à l'agitation politique des années 1830 au Bas-Canada et son arrestation donna lieu aux premières escarmouches entre les Patriotes et les troupes britanniques. Quand sa tête fut mise à prix par le gouverneur, il se réfugia dans l'État de New York. Lorsque la Couronne offrit l'amnistie aux anciens insurgés, Davignon, fidèle à ses convictions républicaines, décida plutôt de rester aux États-Unis, où il se maria et fonda famille. Quand la guerre de Sécession éclata, il s'engagea comme chirurgien dans l'armée nordiste. Il témoigna de cette guerre et de son expérience dans les lettres qu'il adressa à son fils Eugène, alors étudiant à Montréal. Cette correspondance, un document rare et précieux sur lequel repose cette étude, rend compte du drame d'un exilé et de ses contradictions politiques.Jean Lamarre fait ici le portrait d'un personnage au parcours étonnant, qui devint un héros aux États-Unis, alors qu'il sombra dans l'oubli au Québec.En annexe, on trouve l'intégrale des lettres que D'Avignon adressa à son fils entre 1862 et 1867.

  • L'histoire d'une idéologie ne suit jamais un cheminement linéaire. Une idée politique connaît des moments de forte intensité mobilisatrice et des périodes d'éclipse. C'est, pour l'essentiel, le travail des penseurs du politique, hommes d'action comme intellectuels, de relancer une idée, de l'actualiser, de la nuancer. Il en va ainsi de l'idéologie indépendantiste au Québec, née à la faveur de l'agitation des Patriotes et qui, après ce qui semble une longue période de latence, s'est réinstallée solidement dans le paysage politique avec la Révolution tranquille. Dans ce premier tome, des historiens, sociologues et autres analystes d'aujourd'hui présentent les auteurs et mouvements marquants de cette histoire qui va de 1834 à 1968, à la veille de la fondation du Parti Québécois :
    /> Les Patriotes et les 92 Résolutions
    Louis-Joseph Papineau
    Médéric Lanctôt
    Jules-Paul Tardivel
    Lionel Groulx et Notre avenir politique
    Paul Bouchard et les séparatistes de La Nation
    François Hertel
    Dostaler O'Leary
    Wilfrid Morin
    Raoul Roy
    Le Rassemblement pour l'indépendance nationale
    Raymond Barbeau
    Marcel Chaput
    Partis pris : l'indépendance, la laïcité et le socialisme
    René Jutras
    André d'Allemagne
    Maurice Séguin
    Pierre Vallières

  • Pour tout vous dire

    Garon Jean

    La « politique autrement » est-elle encore possible ? Jean Garon en est convaincu, lui qui a toujours mis les idées avant la ligne de parti, le militantisme avant la quête du pouvoir personnel et les citoyens ordinaires avant l'élite.
    Cet homme politique hors du commun a été des premières luttes pour l'indépendance du Québec. Acteur central du Rassemblement pour l'indépendance nationale, il a cofondé le Regroupement national avant de devenir le compagnon d'armes de René Lévesque dans le Mouvement souveraineté-association, puis au Parti québécois. Cette relation d'estime et de loyauté réciproque ne s'est jamais éteinte.
    Infatigable travailleur, celui qui reste sans doute le ministre de l'Agriculture le plus emblématique du Québec contemporain a révolutionné le monde agro-alimentaire en donnant aux Québécois le goût - et les moyens - de se nourrir eux-mêmes. Un accomplissement d'autant plus impressionnant que rien n'avait préparé cet économiste de formation à administrer ce portefeuille qu'il a finalement conservé neuf ans, un record.
    Jean Garon n'a rien perdu de son franc-parler légendaire. Aujourd'hui, il est plus que jamais du côté de tous ceux qui n'en peuvent plus de la corruption et veulent revitaliser notre société. Pas étonnant qu'il se réjouisse de voir les jeunes « brasser la cage » : à l'Éducation sous Jacques Parizeau, il avait toujours refusé d'envisager une hausse des droits de scolarité, préférant plutôt chercher l'argent qui dormait dans les rouages du système.
    Durant toute sa carrière de ministre, de député et, plus tard, de maire de Lévis, sa démarche de consultation, de réflexion méthodique et d'action résolue a fait ses preuves. S'il a décidé de se raconter, c'est dans l'espoir d'aider à retrouver le chemin de cette autre politique fondée sur la primauté du bien public, la morale civique et l'édification d'un projet collectif authentiquement québécois.

  • La mission des Forces armées canadiennes en Afghanistan vient de prendre fin, et elle aura coûté la vie à plus de 150 de nos soldats, en plus de causer sur place d'irréparables dégâts. Martin Forgues, ancien soldat, a connu la dure réalité des combats et, dans un témoignage éclairé, offre un point de vue critique sur cette mission, ses fondements et ses résultats à long terme.

  • Au moment où plusieurs pays revoient leur législation en matière d'exploitation sexuelle, Les prostituées des gangs de rue dresse un portrait sans fard du phénomène des gangs au Québec et du sort qu'on y réserve aux femmes. Loin des compilations statistiques et des débats juridiques, ce livre, fruit d'une expérience de terrain concrète, est susceptible de bousculer les idées reçues.

  • Après leur défaite d'avril 2014 au terme d'une campagne « identitaire » mais bien peu souverainiste, le réveil est dur pour les militants du Parti québécois. En fait, c'est tout le mouvement indépendantiste qui semble sonné. Les Québécois de tous les âges veulent-ils même encore se construire ensemble un avenir? L'idéalisme politique du printemps 2012 n'aura-t-il été qu'un moment de ras-le-bol avant le retour à l'indifférence?

    Les jeunes citoyens de tous horizons réunis autour de Léa Clermont-Dion et Félix-Antoine Michaud s'interrogent sur les moyens de faire revivre l'espoir d'un Québec indépendant et l'idéal de progrès sans lequel, pour eux, il se vide de son sens. Pour ce faire, ils signent chacun une lettre dans laquelle ils expriment leur vision de la souveraineté à un militant de la génération précédente.

  • La défaite du Parti québécois aux élections d'avril 2014 a créé une commotion majeure dans le camp souverainiste. Quand certains envisagent de faire le deuil du projet d'indépendance, d'autres s'interrogent plutôt sur la meilleure manière de le régénérer. Comment envisager aujourd'hui la question nationale ? C'est, en somme, ce que se demandent les auteurs réunis dans cet ouvrage à l'invitation de Mathieu Bock-Côté. Leurs analyses complémentaires - mais non pas univoques - jettent un éclairage sociologique, démographique, juridique et historique sur la situation.

    Mathieu Bock-Côté est sociologue et chroniqueur. Charles-Philippe Courtois est historien du Québec. Patrick Sabourin et Guillaume Marois sont démographes, spécialistes de la question du français au Québec. Guillaume Rousseau est professeur de droit et ancien conseiller politique.

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