• Où l'on apprend avec stupeur que certaines des plus belles pages d'amour de la littérature s'adressaient en fait à des hommes... Que les plus grands rois de notre Histoire n'avaient cure de leurs épouses sauf à fin de lignée à perpétuer...
    Classées par ordre chronologique, voici 66 notices établissant les portraits de certains grands hommes de l'Histoire et de la littérature et révélant aux lecteurs les non-dits à leur propos, leur propre autocensure ou la censure de l'Histoire à leur égard, enfin, levant le voile pour révéler à tous qu'ils étaient... homosexuels (ou bisexuels).
    C'est un travail estimable que Michel Larivière a réalisé avec cet ouvrage. Son introduction retrace une brève histoire de l'homosexualité depuis l'Antiquité. S'ensuivent les notices, rédigées d'une plume fluide, avec du style, du suspens même, le tout étayé de recherches tout à fait impressionnantes, dans une ambiance à mi-chemin entre Lagarde & Michard pour le côté docte, et Gala ou Point de vue pour le côté croustillant.
    A notre époque de relents d'homophobie les plus délétères, fournir des révélations à la lumière de documents inédits, permettre de réfuter des idées fausses ou préconçues, des mensonges par omission, combattre les efforts de ceux qui continuent à censurer l'homosexualité dans l'histoire, tel est le but de cet ouvrage.

  • La politique ne se limite pas au bulletin de vote ! Un livre pour comprendre, critiquer et agir...
    Selon Nicolas Sarkozy, "La France est devenue le pays qui travaille le moins en Europe". Pourtant, les statistiques officielles de l'OCDE montrent que les Français sont parmi ceux qui travaillent le plus en Europe et que leur productivité est l'une des meilleures du monde...


  • Enfin la vérité sur la crise !

    La crise qui s'est abattue sur le monde depuis 2007 provoque incompréhension et inquiétude. Les analyses des journalistes, hommes politiques et économistes restant pour la plupart opaques ou sibyllines, il était nécessaire - et salutaire ! - d'offrir au grand public, dans une démarche analogue à celle de L'Economie pour les Nuls, un décryptage accessible de ce bouleversement majeur. Décryptage accessible mais non simpliste, car l'importance et la complexité du phénomène doivent aussi bien faire écarter l'ésotérisme des spécialistes que les simplifications coupables des vulgarisateurs.
    L'information étant par ailleurs inévitablement engluée dans l'urgence des événements (la crise grecque, la note de la France...), une prise de recul et une mise en perspective est essentielle. L'ouvrage se veut donc neutre et " laïque ". Tous les points de vue (les croyances ?) exposés seront nommément attribués à leurs auteurs. Au lecteur de faire ensuite le tri et son choix parmi les interprétations proposées !
    Découvrez :
    Les grandes crises du passé
    Les explications et les controverses
    La spécificité de la crise actuelle
    Les conséquences de la crise au quotidien

  • La politique ne se limite pas au bulletin de vote ! Un livre pour comprendre, critiquer et agir...
    Les grands médias et les politiques confondent souvent délinquance et insécurité. La délinquance est l'ensemble des crimes et des délits ; elle se mesure grâce à l'activité des services de gendarmerie et de police, et elle concerne avant tout les victimes.
    L'insécurité, qui ne peut être mesurée que de façon subjective, car elle n'est qu'une impression, est beaucoup plus diffuse ; surtout, elle concerne chacun d'entre nous. En mettant en oeuvre une "politique des quartiers" visant à faire diminuer la délinquance, Nicolas Sarcozy propose une réponse inadéquate à un problème d'une très grande complexité. Car la lutte contre la montée, réelle ou supposée, du sentiment d'insécurité implique en réalité bien d'autres acteurs que les délinquants, les policiers et les juges.
    Un ouvrage court, accessible, à un tout petit prix afin de toucher un très large public et notamment les jeunes.
    "Au crible !" permet de prendre du recul par rapport à des changements politiques dont il n'est pas toujours facile de comprendre les enjeux réels.
    En refusant la polémique stérile, l'auteur donne des outils de réflexion pour débattre avec ses proches.

  • Gil Delannoi, dans cet essai au ton personnel, brosse un tableau de la vie intellectuelle de cette époque (1968-1978) en éclairant ce que d'habitude on laisse dans l'ombre afin de magnifier ou de déprécier l'ensemble.
    Mai 68 a davantage marqué les comportements que produit une nouvelle culture. En effet, peu d'oeuvres s'en inspirent directement, excepté un "art" de propagande soumis à une idéologie ; par contre, l'esprit de mai, conmme si de rien n'était, a entièrement imprégné l'atmosphère de cette décennie. A droite comme à gauche, la pensée n'est plus la même après ces "événements". De nouvelles préoccupations (démocratie directe, féminisme, auto-gestion, écologie, autonomie, etc.) appellent au renouvellement des théories (psychanalyse, marxisme, structuralisme, etc.).
    Gil Delannoi, dans cet essai au ton personnel, brosse un tableau de la vie intellectuelle de cette époque, en éclairant ce que d'habitude on laisse dans l'ombre afin de magnifier ou de déprécier l'ensemble. Ces dix années sont avant tout marquées du sceau de l'utopie ; les certitudes des "contestataires" tout comme les discours défensifs des "contestés" relèvent de l'utopie. Démêler le rêve de la réalité et comprendre comment chacun joue sur l'autre constitue le fil conducteur de cet essai d'histoire politique et culturelle - où l'on retrouve Michel Foucault, Louis Althusser, Jean-Paul Sartre, mais aussi les "situationnistes" et les maoïstes de toutes tendances...
    Privilégiant les grandes idéologies - alors à l'acmé de leur influence - sans délaisser pour autant le travail solitaire de tel écrivain ou de tel cinéaste, Gil Delannoi apporte une réflexion originale sur une période trop souvent caricaturée.

  • Dans le monde entier, à la fin des années quatre-vingt, les meilleurs experts comme les simples citoyens ont assisté médusés aux bouleversements de l'ordre du monde, que num n'avait su prévoir. Dans ce livre, Alain Joxe propose une interprétation globale de ce tournant historique : celui-ci marque la fin du cycle impérial de la dissuasion nucléaire, ouverte en 1945 à Hiroshima.
    Dans le monde entier, à la fin des années quatre-vingt, les meilleurs experts comme les simples citoyens ont assisté médusés aux bouleversements de l'ordre du monde, que num n'avait su prévoir. Dans ce livre, Alain Joxe propose une interprétation globale de ce tournant historique : celui-ci marque la fin du cycle impérial de la dissuasion nucléaire, ouverte en 1945 à Hiroshima. Une fin dont l'explication structurelle est à rechercher dans la conjonction de trois tournants : l'éclatement des représentations du monde qui ont prévalu depuis quarante-cinq ans (affrontement Est-Ouest, opposition Nord-Sud), le dérèglement de doctrines stratégiques devenues délirantes, la prise de conscience de la folie de la course aux armements. Par une succession de vues d'ensemble et d'effet de zoom sur les moments-clé de cette histoire, l'auteur propose une relecture des étapes successives du "cycle de la dissuasion" : de la phase guerrière initiale aux avatars récents de la doctrine américaine de "riposte flexible", sans oublier les spécificités des écoles de pensée stratégique française et soviétique. Cette démarche apparaît comme un puissant révélateur pour prendre conscience des enjeux de la nouvelle situation créée par l'effondrement de l'empire soviétique et la fin de l'hégémonie américaine : quels seront les nouveaux risques liés à l'avénement d'un "empire du désordre" où la guerre entre puissances centrales aurait disparu et où la société mondiale s'organiserait en sous-ensembles violents, emboîtés ou juxtaposés et fortifiés, pratiquant à l'échelle de la planète comme à l'échelle du quartier l'extorsion et le rackett ? À l'heure où les dirigeants européens s'interrogent sur l'avenir de leurs systèmes de défenses, Alain Joxe, l'un des meilleurs spécialistes français des problèmes stratégiques, apporte à ces questions des réponses qui bouleversent les cadres de pensée établis.

  • Jean Bouvier et René Girault poursuivent ici leurs investigations concernant l'histoire économique et politique de l'expansion coloniale et non coloniale de la France (inaugurées avec Jacques Thobie et son livre La France impériale 1880-1914, Mégrelis, Paris, 1982). Dans la première partie, Jean Bouvier présente et confronte les diverses acceptions et conceptions de l'impérialisme. Avec cette histoire du mot et des débats politico-théoriques provoqués par les formes concrètes de l'impérialisme, c'est la problématique même de ce concept qui se trouve explicitée et fondée.
    La seconde partie, rédigée par René Girault, laisse la connaissance historique prendre le pas sur la réflexion théorique et vise à rendre compte de l'impérialisme français en action dans sa période de maturité : l'entre-deux-guerres. Quels investissements ? Où ? Comment ? Dans quels secteurs ? Pour quelle rentabilité ? Avec quelles répercussions sur l'économie nationale ? Quelle place une telle situation donne-t-elle à la France dans le monde ? Quelles stratégies les groupes financiers et industriels adoptent-ils durant cette période de l'âge d'or de l'impérialisme à la française ? Quelle politique économique préconise l'État dans son empire ? Quelle fonction vise-t-il à remplir ?Les auteurs, chiffres et documents en mains apportent des réponses qui modifient l'habituelle image de l'impérialisme français : ce dernier, en effet, se déploie avec succès en dehors de l'espace colonial... La nouveauté de ce travail repose grandement sur de nombreuses sources inédites ou rarement utilisées : comptes rendus de conseils d'administration, archives ministérielles, presse de l'époque, documents d'entreprises, etc.

  • Écrit à plusieurs voix par des analystes reconnus du fait associatif, ce livre est le lieu d'un débat particulièrement ouvert qui entend se tenir aussi éloigné de l'angélisme que du cynisme. Sur ces questions essentielles, où se joue l'avenir de l'aspiration démocratique, cent ans après l'adoption de la loi de 1901, il permet de faire la part du souhaitable, du possible et de l'effectif.
    La réunion de Porto Alegre (l'anti-Davos), à l'automne 2000, a été considérée par beaucoup d'observateurs comme l'acte de baptême d'une société civile internationale. Fondée sur le foisonnement de myriades d'associations de tous pays et de toutes cultures, elle seule serait à même de réparer ou de limiter les dégâts du marché d'une part, et de desserrer l'emprise des États autoritaires ou dictatoriaux de l'autre. Ces espoirs sont légitimes. Aucune démocratie ne saurait rester ou devenir vivante sans qu'y prolifèrent des associations en tous genres. Il y a cependant loin de la coupe aux lèvres ! Les associations ne sont pas nécessairement et toujours aussi démocratiques qu'elles le proclament. Et ont-elles même une raison d'être véritable et spécifique ? Les entreprises ou les administrations ne sont-elles pas souvent plus aptes et mieux habilitées qu'elles à fournir les services qu'elles prétendent offrir ? Il faut faire toute leur part à ces doutes et à ces critiques de l'association. Mais ne pas non plus s'y complaire, car l'idéal de la société civile associationniste mérite d'être pris au sérieux. Écrit à plusieurs voix par des analystes reconnus du fait associatif, ce livre est le lieu d'un débat particulièrement ouvert qui entend se tenir aussi éloigné de l'angélisme que du cynisme. Sur ces questions essentielles, où se joue l'avenir de l'aspiration démocratique, cent ans après l'adoption de la loi de 1901, il permet de faire la part du souhaitable, du possible et de l'effectif.

  • Une critique fondamentale du messianisme révolutionnaire et de la pensée classique de l'émancipation.
    Le siècle qui devait accoucher de toutes les émancipations est en train de finir comme un crépuscule mélancolique. Les expériences révolutionnaires ont tragiquement échoué, et le capitalisme, sous sa forme du libéralisme à outrance, paraît désormais aussi inévitable que le coucher du soleil, qui plonge dans l'ombre des millions d'hommes et de femmes auxquels on demande de se résigner. Et pourtant... Au Chiapas ou en Afrique du Sud, en Belgique ou en France, les sans-terre, les sans-papiers, les sans-travail, tous ces " sans " là, paraissent ignorer le diktat des grands de ce monde. En prenant appui sur l'analyse de ces nouvelles formes de radicalité, et sur l'étude critique d'expériences plus anciennes (notamment des guérillas d'Amérique latine), les auteurs proposent dans ce livre une critique fondamentale du messianisme révolutionnaire et de la pensée classique de l'émancipation, qui ne concevait la liberté que comme la conséquence de la prise du pouvoir. Et ils explorent les voies d'une autre radicalité, plus porteuse de changements et d'espoir, et qui saurait éviter les pièges du pouvoir : celle d'une pratique de la liberté toujours en actes, ici et maintenant, et qui ne serait plus simple promesse.

empty