Publie.net

  • Ubu Roi

    Alfred Jarry

    Léautaud résume ainsi cette farce de Jarry : « Ubu roi est une oeuvre d'élèves de collège écrite au collège pour ridiculiser un professeur par Jarry et deux de ses camarades, et représentée en famille chez la mère de Jarry, laquelle a confectionné elle-même le chapeau de la marionnette d'Ubu. »
    Annonciateur du surréalisme, c'est provocant, satirique, absurde, parsemé de retentissants « Merdre ! », complètement grotesque et jouissif.
    PÈRE UBU
    Ventrebleu, de par ma chandelle verte, j'aime mieux être gueux comme un maigre et brave rat que riche comme un méchant et gras chat.

  • Le Rire

    Henri Bergson

    Le rire est notre défense, notre arme, autant qu'il est le meilleur partage.
    Quelle chose complexe. Quand il nous surprend, quand il devient satire. Et certainement, pour la littérature et le théâtre, le fil le plus aigu. Le plus "raide", dirait Bergson.
    Il est de la race de ces penseurs qui sont d'abord écriture. Bergson et le mouvement, le mouvant, "l'imagination créatrice".
    Mais ici, sous les mots, viennent les grands rires âpres de Molière, La Bruyère, Labiche. Ce qu'il décortique fait de ce livre une immense leçon de littérature.
    Penser, oui: mais penser au front.
    FB

  • On est en 1794. Après un siècle d'exploration du monde, de passion de la découverte, la Terreur, l'incertitude.
    Cela ne compte pas. Le monde au-dehors est balayé. Il suffit d'un rai de lumière dans le rideau, de la flamme longtemps regardée dans la cheminée.
    De l'art d'être avec soi-même, ou pluôt de cheminer vers soi-même.
    L'auteur a 27 ans, un duel paraît-il l'a contraint à rester 42 jours aux arrêts dans sa chambre, et c'est son frère, le philosophe Joseph de Maistre, qui le publiera.
    C'est la magie spécifique à ce texte (double texte, puisque Voyage autour de ma chambre est suivi de Expédition nocturne autour de ma chambre, puisque ses contemporains n'allaient pas le laisser s'en tirer à si bon compte, avec juste ces 40 chapitres (parfois tout brefs, le plus court fait... une ligne) de son livre étonnant.
    Dans la douceur et la fascination que nous pouvons avoir à lire ou relire Voyage autour de ma chambre, je crois que c'est cette symbolique si forte de l'espace renversé qui nous entraîne : dans les quatre pas qui nous séparent des murs où on se calfeutre, le monde entier résonne - et cela peut constituer pour chacun la totalité du monde.
    Il faut rêver un peu ? Justement, c'est l'art des grands textes, de nous le permettre... Et peut-être que le monde qui nous entoure, ici et maintenant, rend très actuelle cette belle et active méditation.

    FB

  • Non pas vraiment des proverbes, mais juste ces expressions toutes faites, qui évitent de s'expliquer sur ce qu'elles recouvrent, les cadavres dans le placard. Eh bien Léon Bloy (1846-1917) va les ressortir, un par un.
    A preuve que, cent dix ans exactement après cette coulée de lave, de vitriol au choix - parue en 1902 -, on les reconnaît toutes, les petites phrases en question, elles s'incrustent dans la langue, quand bien même tout a changé autour.
    On ne se refait pas, être poète à ses heures, tous les goûts sont dans la nature, chercher midi à quatroze heures, la pluie et le beau temps, il n'y a que la vérité qui blesse, à l'impossible nul n'est tenu, le temps c'est de l'argent, c'est tout ou rien, se faire une raison, se mettre comme il faut, tout n'est pas rose dans la vie : bien sûr, on saurait tous continuer la liste... mais pourriez-vous en aligner 183, comme le fait Léon Bloy ?
    La performance pourtant n'est pas là. Elle est dans la violence noire et satirique de la langue, tout entière retournée contre le "Bourgeois", avec ce drôle d'usage des majuscules dans ce livre. On peut se sentir loin du catholicisme militant de Léon Bloy, c'est sa propre pensée qu'il renverse aussi, en la soumettant au charroi de l'écriture. La langue, ici, se retourne contre la langue.
    Et c'est bien ça la leçon la plus actuelle : la langue réifiée, la petite phrase toute faite ("les marchés", "pas de soucis" et tant d'autres), c'est dans le présent que nous avons chacun à être vigilant, pour remettre à nu les forces qui jouent à l'arrière.
    Aors oui, souvent rouvrir ce monument unique en notre langue, "L'exégèse des lieux communs" de Léon Bloy satirique, agressif, grammairien, mais capable d'en faire surgir tout un monde.
    FB


  • Après Bouvard et Pécuchet et les diablogueurs de Dubillard, il manquait Mario et Mario, les rois du match ex aequo : trente-six dialogues calibrés pour se terminer en « nulles de salon », comme on dit aux échecs lorsqu'aucun adversaire ne veut prendre le pas sur l'autre.



    - Dis-moi Mario


    de quoi parlions-nous déjà


    Si toutefois nous parlions


    - Non pour une fois on se taisait

    />
    Tu ne parlais pas


    c'était très agréable


    - Tu insinues quelque chose là


    je le sens


    tu sous-entends que je dérange


    - Pas du tout


    Si tu veux parler parle


    En quoi veux-tu que ça me dérange


    - Ça t'oblige à sortir de ta léthargie


    de tes pensées de ton quant-à-toi quoi


    - Mais non Mario je ne sors de rien du tout


    en général je ne t'écoute pas

    (Illustration de couverture : Stéphane Trapier)


  • Et si Baudelaire avait écrit un hymne aux algorithmes au lieu de son hymne à la beauté ? Et si Jean de La Fontaine avait connu Google, Facebook et Amazon, quelle fable aurait-il choisie pour raconter notre rapport à ces acteurs ? Et quelle morale en aurait-il tiré ? Et si Aragon avait été davantage fasciné par les « données » plutôt que par les Yeux d'Elsa ? Si, plutôt qu'un renard, c'est Google qui avait appris au Petit Prince le sens du mot apprivoiser ?

    Anthologie critique réalisée en l'an 4097 pour nous aider à appréhender dès aujourd'hui l'évolution de notre rapport au monde... connecté.
    Préface de Lionel Maurel.

  • C'est en 1993 qu'Éric Chevillard fait paraître sa Nébuleuse du crabe, un livre étape dans la construction de son fantastique. Crab, le personnage principal, est une forme, une durée, un système d'idée, une critique de Léonard de Vinci.
    Mais, avec Chevillard, les personnages de roman ne s'arrêtent pas au livre qui les fait naître.
    Ici, l'auteur inventeur de Crab est aux prises avec son propre personnage. Des voix contestent, assaillent, commentent. Une journaliste de radio veut à tout prix une réponse à des questions insolubles.
    Et tout d'un coup, nous voilà sur la piste vertigineuse d'une critique du roman...
    Manière de saluer ici la parution de Dino Egger, le nouveau livre d'Éric Chevillard chez Minuit (l'éditeur), ainsi que le 3ème tome annuel de son Autofictif, le célèbre triptyque lancé chaque minuit (l'heure).
    Qui a a dit que la littérature contemporaine n'autorise pas le rire ?
    Je remercie profondément Eric d'avoir bien voulu être présent avec nous dès le début de l'expérience publie.net... A lire aussi sur publie.net : Dans la zone d'activité. On peut visiter aussi sa page auteur sur le site des éditions de Minuit, mais surtout la vue d'ensemble que propose Even Doualin sur le site eric-chevillard.net.


    FB

  • Un vrai roman policier. En fait, non. Plein de romans policiers - des rêves ou des cauchemars pire que des romans policiers.
    Tous les codes, hémoglobine, marques de chaussures, coprophagie même, ça décape.
    Et parmi les personnages de passage, pas moins que Jésus, King Kong ou la poésie lettriste elle-même. Ou faire un best-seller avec un livre sur la vie des têtards composé via Internet, vous sauriez, vous ?
    Dès lancé le projet publie.net, j'avais sollicité Antoine Boute : présence forte de la scène bruxelloise, performeur proche des chemins de Charles Pennequin, lisant et intervenant aussi bien en langue française que flamande. Je ne savais pas qu'il me répondrait avec deux envois presque antagonistes : un travail de fond sur Guyotat et le toucher constamment téléchargé depuis lors, et cette suite de neuf brefs polars, classés par saison.
    Sous la grande farce cruelle des scènes, dans ces polars avec pelleteuses, avec chiens, ou l'ultime variation pour un roman inerte, le poète traîne toujours des pieds dans un coin. Et c'est un poète lettriste, qui s'active dans l'intérieur même des romans à en déconstruire ou démonter les mots.
    Le lien avec Antoine Boute performeur, avec Antoine Boute décortiquant le corps écrit de Guyotat, n'est donc pas si ténu.
    C'est bien un seul polar géant et malsain de 150 pages qu'on propose d'avaler - ça secoue la réalité.

    FB

  • Paris futurs

    Joseph Méry

    « Paris sera toujours Paris » chantait Maurice Chevalier en 1939. Ville éternelle, ville lumière, Pantruche, Paname...
    Pourtant nombre d'auteurs ont rêvé d'autres Paris, de Paris du futur. Nous proposons quelques-unes de ces visions datant de 1851 jusqu'à 1906 dans ce volume. Émile Souvestre propose en 1843 une anticipation qui n'est guère réjouissante dans Le Monde tel qu'il sera où les banquiers ont pris le pouvoir, les enfants sont allaités par des nourrices à vapeur, la presse est sous le monopole d'un seul titre et les citoyens sans cesse contrôlés. Vingt ans plus tard, Jules soumet le manuscrit de Paris au XXe siècle (écrit vers 1863) à son éditeur Hetzel qui le refuse. D'autres textes sont publiés comme ceux de Pierre Véron (En 1900, 1878), Émile Calvet (Dans mille ans, 1883), ou d'Albert Robida (Le Vingtième siècle en 1882 ou La Vie électrique en 1892). Entre 1851 et 1906 plusieurs auteurs imaginent des Paris futurs. Ces visions sont très variées et naviguent entre utopie sociale, satire et humour. Chaque texte a ses caractéristiques propres et parfois surprend par sa modernité. Théophile Gautier donne deux articles au journal Le Pays en décembre 1851 sous le titre « Paris futur » qui sont recueillis dans Caprices et Zig-Zags en 1852. Raillant le nombrilisme parisien, le « parisianisme », et son orgueil déplacé, il compare le pauvre Paris du XIXe siècle aux splendeurs des villes antiques avant d'imaginer une remise à plat (au sens propre). Deux ans plus tard, Joseph Méry répond à Théophile Gautier avec un « Paris futur » satirique que Françoise Sylvos caractérise ainsi : « Il y brocarde tous les travers de Paris qui font partie des lieux communs du pré-urbanisme utopique. Sur le mode de Boileau ou dans la tradition de Montesquieu, il critique les embarras de Paris et propose d'enjamber les avenues encombrées à l'aide d'arches ressemblant à des galeries couvertes. Ces dernières permettent aux piétons de vivre, de consommer sans avoir à traverser les grandes artères de la capitale. » Que d'eau, que d'eau, pourrait-on ajouter mais pour le comprendre, il faut lire ce texte. » Le « Paris Futur » de Victor Fournel est beaucoup plus sérieux. Historien de Paris, il imagine ce que pourrait être le Paris de l'avenir selon un « modèle exacerbé de l'urbanisme haussmannien ». En 1869, Tony Moilin, futur communard, rêve d'un Paris utopique dans Paris en l'an 2000. Comme il l'indique dans son avertissement : « Le Paris dont il est question dans cet ouvrage ne ressemble guère, je l'avoue, au Paris actuel. À tous les incrédules qui trouveraient mes réformes trop radicales et impossibles à réaliser, je ne répondrai qu'un seul mot : c'est que d'ici à l'an 2000 il s'écoulera 131 années, et que, pendant ce long laps de temps, il pourra survenir plus d'une révolution et se faire bien des changements. » Si l'extrait proposé ici ne concerne que la « transformation de Paris », l'utopie de Tony Moilin balaie l'ensemble des réformes dont il rêve : organisation du travail, société, instruction, gouvernement, religion et moeurs. Il ne survit pas à la Semaine sanglante et est fusillé le 28 mai 1871. Le texte d'Arsène Houssaye nous projette en « L'An trois mille sept cent quatre-vingt-neuf » dans un Paris devenu une capitale de l'univers pleine de poésie. Finissons sur la note humoristique que nous offre Eugène Fourrier imaginant des archéologues du futur décryptant une bien mystérieuse inscription communément gravée sur les murs de Paris.
    - Philippe Éthuin

    Le site compagnon ARCHÉOSF

    Découvrez également le livre papier > http://archeosf.publie.net/paris-futurs-petite-anthologie-retrospective-des-paris-du-futur/

  • Quand il fait paraître "Zonzon Pépette, fille de Londres" en 1923, le belge André Baillon, entre deux tentatives de suicide, entre à l'hôpital psychiatrique de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Il a déjà plusieurs vies derrière lui, flambeur de casino, paysan en sabots, secrétaire de rédaction d'un journal médical.... Est-ce tout cela qui donne à la légèreté de Zonzon Pépette cet arrière-goût d'une danse sur un abîme ?
    Notre littérature populaire est un continent fait de ces vies qui se brûlent tout entières à l'écriture, mais ne viennent pas rejoindre les livres qu'on dit nobles. Méfions-nous : souvent, c'est seulement parce que ceux qui parlent des livres, et décrètent qu'ils sont littérature, ne connaissent pas grand-chose au monde qui soudain ici jaillit.
    Ce qui compte, c'est ce sel d'aventure, cette dérive aux visages, c'est l'ombre de la ville.
    Le contraste ici de la grande verve de Zonzon Pépette, voleuse dès la première ligne ("Salaud, je t'emmerde.") et du sombre et grand Londres. Les copains de Zonzon Pépette sont Ernest-Les-Beaux-Yeux, Fernand-le-Lutteur, Valère-le-Juste ("Depuis quinze jours, ils s'étaient flanqué pas mal de gifles et de caresses: ils s'aimaient beaucoup.")
    Quand on s'engouffre dans ce roman de langue, où c'est la verve qui fait l'histoire, appelle les visages et les couleurs, dans cette obscénité joyeuse d'un personnage qui casse les règles bourgeoises, on le sait bien, qu'il n'y a pas d'un côté la littérature populaire et de l'autre côté le monde noble des lettres : on respire trop, à chaque ligne, ce que les autres lui ont pris, de Simenon à Céline.
    "Et puis, il lui parut bien que ce salaud lui faisait de l'oeil avec la cuisse" : franchement, vous l'auriez écrite, cette phrase ?
    Vous pouvez faire confiance. Et nous, le travail : discrètement construire l'epub (création graphique Roxane Lecomte) pour que l'expérience de lecture soit à la fois la qualité due à nos exigences d'aujourd'hui, et ce petit air 1923, dans la façon d'attraper le livre... et de vous le passer pour ce soir !
    FB

  • L'homme est-il vraiment ce qu'il mange ?
    Pour mon anniversaire, mon père m'a payé quatre mois dans une clinique diététique aux Etats-Unis... C'est le ton, et l'enjeu. Et si l'humour était la meilleure arme contre obésité, boulimie, anorexie, et tout l'ordre moral d'une société concernant l'apparence du corps, ou la difficulté à s'en rendre maître ?
    Corpulence, surpoids, obésité, normes d'époque - 21 récits, 21 figures d'un même thème. Seulement, ici, on s'en prend à un tabou.
    Dans l'oeuvre de Régine Detambel, au premier plan, un seul sujet, le corps.
    La peur en arrière. La reproduction de la misère, des arrogances du petit pouvoir personnel, de l'angoisse qui tous nous habite, même si on lui donne d'autres formes pour paraître.
    /> Sous l'insolence, et - aussi - le courage du comique, et ce n'est pas un outil donné à tout le monde, c'est peut-être ainsi qu'on doit prendre Régine Detambel au sérieux : non pas un roman, mais encore bien moins un assemblage de nouvelles. Dans la disposition de notre société, le problème passe avant les personnages qui l'incarnent. La brièveté contraint au cruel ? Eh bien soit.
    Il est question des corps dans le brassement d'aujourd'hui, l'angoisse d'aujourd'hui. Et comment il ne s'agit pas, sous ce qui pourrait a priori se référer au grand combat de Tailleboudin et Riflandouille dans Rabelais, d'une guerre à la graisse, mais bien le fait qu'il n'y pas de guerre, vers l'homme et pour le corps, sans guerre dans et par les mots.
    Alors, riez bien. Et bon casse-croûte ensuite.

    FB

  • Il est beau, il est grand, il est fort, il est intelligent, en un mot comme en mille, il est Jim Cusack et il est parfait. L'homme de toutes les situations, surtout les plus dangereuses, le Sherlock Holmes du XXIe siècle, le James Bond Monty Pythonesque au sourire ultra-bright et aux muscles d'acier, accompagné de sa fidèle acolyte, la magnifique et chatoyante rousse Tina Pesca, est là pour enquêter. Cet aventurier des temps modernes, créé de toutes pièces par l'immense écrivain Tobias Griffiths, est appelé à la rescousse par le lieutenant Brisbane afin de résoudre un mystère des plus étonnants : un violoniste de renommée internationale soudainement hospitalisé, un violon à la valeur inestimable, un araignée violoniste... Diable, cela fait beaucoup de violons au mètre carré en une seule journée ! Serait-ce le scélérat rrrrusse Zwong qui aurait remis le couvert ? Sommes-nous en présence d'une machination destinée à mettre à terre une fois de plus - en vain - le génial Jim Cusack ?
    C'est court, ça se lit sans faim, ça se relit sans fin. On espère que ces aventures vous plairont autant qu'à nous.

  • Albert Robida (1848-1926) avait tous les talents : dessinateur, caricaturiste, directeur de revues, écrivain. Son oeuvre visuelle est célèbre et l'on retrouve régulièrement ses anticipations en images extraites de Le Vingtième siècle, La Vie électrique ou La Guerre au vingtième siècle. Son oeuvre littéraire teintée d'humour est moins connue. Il dessine pourtant, comme avec le crayon, des innovations qui ont la particularité d'être entrées pleinement dans la vie des personnages. Si Jules Verne extrapole, Albert Robida invente véritablement et imagine un futur qui s'est en grande partie réalisé : téléphonoscope, tube pneumatique, guerre scientifique et meurtrière, omniprésence de l'électricité, émancipation de la femme.
    Dans « Inoculation du parfait bonheur », il nous raconte l'invention de la « féliciologie », autrement dit la science du bonheur ! Car la science ne peut avoir qu'un but : le bonheur de l'espèce humaine. Mais peut-être n'est-ce qu'un rêve que peut seulement nous apporter la fantaisie d'Albert Robida...
    Philippe Éthuin

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