• En inscrivant le repas gastronomique des Français sur la liste du « patrimoine culturel immatériel » de l'humanité, l'Unesco a mis en pleine lumière le lien qui unit les pratiques alimentaires à la délicate question de l'identité collective.


    Dans cet entretien avec Monique Nemer, Pascal Ory avance une théorie de ce rapport et tente de répondre, au passage, à quelques questions non dénuées d'importance. Qu'est-ce exactement que la gastronomie ? Y a-t-il une « tradition » gastronomique en général et une tradition gastronomique française en particulier ? En quoi l'histoire française de cette gastronomie nous éclaire-t-elle sur l'identité de la France ? Peut-on dire qu'il existe, dans ce domaine, des sociétés hédonistes - comme la française - face à des sociétés puritaines - que serait l'américaine ? En quoi l'histoire de la cuisine est-elle, en fait, celle de deux cuisines, l'une publique, domaine des hommes, l'autre privée, domaine des femmes, et cela est-il en train de changer ?

    Et justement, toutes ces configurations peuvent-elles survivre à l'instauration, sous nos yeux, du village Planète ? Comme on le voit, il y a du grain à moudre et du pain sur la planche.

  • La géopolitique

    Pascal Boniface

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    50 chapitres thématiques et documentés pour comprendre les enjeux géopolitiques du monde contemporain.La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.
    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique.
    Pratique, il propose ensuite 50 chapitres thématiques et documentés pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet.
    Table des matières :Partie 1 Qu'est-ce que la géopolitique ?

    Chapitre 1 Les définitions classiques
    Chapitre 2 Un déterminisme géographique ?
    Chapitre 3 La naissance d'une discipline
    Chapitre 4 Une discipline diabolisée puis réhabilitéePartie 2 Les 10 défis géopolitiques

    Chapitre 1 La gouvernance mondiale
    Chapitre 2 Le terrorisme
    Chapitre 3 La prolifération nucléaire
    Chapitre 4 La permanence de la guerre
    Chapitre 5 Le réchauffement climatique
    Chapitre 6 Le choc des civilisations
    Chapitre 7 Les États faillis
    Chapitre 8 Les guerres de l'espace
    Chapitre 9 Les cyberguerres
    Chapitre 10 Les migrationsPartie 3 Les principaux conflits et crises

    Chapitre 1 Chine/États-Unis : le piège de Thucydide ?
    Chapitre 2 Ukraine - Russie
    Chapitre 3 L'État islamique
    Chapitre 4 Israël - Palestine
    Chapitre 5 L'Iran
    Chapitre 6 La Syrie
    Chapitre 7 Le Yémen
    Chapitre 8 La Libye
    Chapitre 9 L'Afghanistan
    Chapitre 10 L'Inde et le Pakistan
    Chapitre 11 La Chine et Taïwan
    Chapitre 12 Tensions en mer de Chine
    Chapitre 13 Le Tibet et le Xinjiang
    Chapitre 14 La Corée
    Chapitre 15 Le Mali et le Sahel
    Chapitre 16 Le SoudanPartie 4 Les 10 tendances structurelles

    Chapitre 1 La fin de l'hyperpuissance américaine
    Chapitre 2 La fin du monopole occidental de la puissance
    Chapitre 3 Les États-Unis basculent vers le Pacifique
    Chapitre 4 La prolifération étatique
    Chapitre 5 La Chine, prochaine première puissance mondiale
    Chapitre 6 La montée en puissance de l'opinion publique
    Chapitre 7 Le soft power
    Chapitre 8 La redéfinition de la puissance
    Chapitre 9 La justice internationale
    Chapitre 10 La démocratie progressePartie 5 Les 10 questionnements

    Chapitre 1 La fin des frontières
    Chapitre 2 La mondialisation universelle
    Chapitre 3 L'impuissance de la puissance militaire
    Chapitre 4 Les NTIC : transparence démocratique ou nouveau totalitarisme ?
    Chapitre 5 L'obsolescence des États
    Chapitre 6 La privatisation de la guerre
    Chapitre 7 Les matières premières
    Chapitre 8 Les compétitions sportives mondialisées
    Chapitre 9 L'Europe est-elle en déclin ?
    Chapitre 10 La crise du multilatéralisme

  • Les « mangeurs de forêts » ont mauvaise réputation. Parce qu'ils défrichent chaque année une parcelle de végétation avant d'y mettre le feu, les agriculteurs montagnards d'Asie du Sud-Est seraient les premiers responsables de la déforestation. Culturellement distincts de leurs voisins des plaines, ils font aussi figure de populations arriérées, incapables d'abandonner des pratiques qui les maintiendraient dans la pauvreté. D'où la nécessité de les déplacer et de les regrouper dans les vallées, pour les « sédentariser » et les « développer ». Tel est en tout cas le discours des Etats, souvent relayé et cautionné par les institutions internationales et les médias. Pourtant, l'agriculture sur brûlis n'est pas toujours et partout une aberration écologique ou économique. Chez les montagnards khmou du Nord-Laos, il s'agit d'un véritable mode de vie et non d'une technique de survie. L'agriculture sur brûlis exprime leur rapport à la nature, inspire leurs catégories mentales et leur système symbolique. Elle participe de la reproduction des liens sociaux dans les maisons et les villages. Elle structure enfin les relations qu'ils entretiennent avec leurs voisins et avec l'État. Ces « chroniques des cendres » restituent leur vision du monde et retracent l'histoire des relations interethniques au Nord-Laos. Elles témoignent aussi des liens complexes tissés par les minorités avec l'État-nation dans ce pays et de l'ampleur des recompositions sociales et territoriales en cours dans le contexte post-communiste contemporain.

  • Le concept de culture peut-il être examiné comme une abstraction en soi ? Quel est le lien entre la culture et la réalité économique ? Autant d'interrogations auxquelles Kléber Ghimire entend répondre dans un essai aussi brillant qu'érudit. À lire, assurément.

  • Dos problemas contradictorios recorren nuestra época: el problema de la diferencia, del reenraizarse e incluso de la separación (diferencia entre sexos, diferencias étnicas), y el de la identidad universal del hombre. La excelsa ambición de universalidad que concluyó proclamando una unidad del Hombre y sus valores, e incluso con una Declaración Universal de sus Derechos, es una concepción occidental que presupone, como muchas otras, la progresiva unificación de la historia. Ahora bien, en nuestros días las minorías étnicas, los pueblos antiguamente colonizados, se proclaman defensores de la insularidad y de una historia diferente, rechazando parcialmente o en su totalidad ideas hasta ahora comunmente admitidas. Bien entendida, la dialéctica de este doble movimiento resulta en todos los casos de la problemática del etnocentrismo. Porque tanto la actitud homogeneizante, que consiste en borrar las diferencias, como aquella que consiste en referirse solamente a ellas, se expresan generalmente a partir del mismo lugar común: el poder.

  • En el macizo del Ausangate, al sur de Cuzco, a casi 5000 metros de altura, viven poblaciones de indios quechua hablantes. Estos indios, seminómadas, pratican la ganadería extensiva de camélidos andinos y carneros. Son ellos los denominados Pastores de Tierras Altas, capaces de sobrevivir en condiciones de vida muy difíciles, en el fondo de amplios valles glaciares cuyo suelo pantanoso, regado permanentemente por el agua procedente de las cumbres, conviene a las alpacas. Esto libro aborda el problema del análisis de las creencias y de la supusesta irracionalidad de las creencias mágicas, tomando como ejemplo el universo religioso de estos pastores. El libro presenta, en primer lugar, las nociones fundamentales que estructuran el sistema de representaciones. Luego, se pasa a una descripción y análisis de los diferentes ritos, los mismos que, puestos en relación con las representaciones, conforman un sistema, asociado a una ontología, cuya coherencia es demonstrado. Finalmente, el libro examina el problema del estasus de la creencias mágicas y propone una guía de la interpretación en antropología, inspirada en el «principo de caridad» del filósofo norteamericano Quine, que permite reducir los riesgos de malentendidos interpretativos. A lo largo de este trabajo, las voces de los pastores ocupan el primer plano, lo cual les confiere el rango de verdaderos interlocutores del etnólogo.

  • Mientras que las poblaciones afrodescendientes en las Américas está por definición asociadas a una lógica diaspórica, y las personas, los bienes y las ideas se desplazan de un extremo a otro del planeta, los estudios que los analizan quedan a menudo anclados en limites nacionales, tanto en su producción como en su edición. Este libro participa de esas circulaciones, traduciendo y difundiendo textos reveladores, principalmente franceses, con enfoques poco conocidos o incluso desconocidos en américa Latina. A su vez, pone a disposición de investigadores, profesores y estudiantes latinoamericanos, textos considerados esenciales, ya sea porque fueron fundadores sobre el tema (Roger Bastide, Colette Guillaumin, Stuart Hall) o porque son significtivos de las orientaciones actuales de las investigaciones en Francia (Myriam Cottias, Jean-Luc Bonniol, Christine Chivallon, Loïc Wacquant, Carlos Agudelo). Esta publicatión es el resultado de una colaboración interinstitucional, con el propósito de fortalecer nuevas formas de cooperación cienfifica, tanto a nivel local como global : el Instituto Francés de Estudios Andinos (IFEA) en Lima, la Cooperazione Internazionale Peru (COOPI) en Lima y el Centro de Estudios Mexicanos y Centroamericanos (CEMCA) en México así como el Institut de Recherche Pour le Développement (IRD). Elisabeth Cunin es socióloga del IRD. Trabaja actualmente en cooperación con el Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS) en su sede Peninsular en Mérida (México).

  • "Zevallos Aguilar estudia con detenimiento en los números sucesivos del Boletín Titikaka la presentación y discusión de una serie de temas relacionados con el llamado "problema indígena", la educación rural, la medicina tradicional y el curanderismo, el poder de gestión y el curanderismo, el poder de gestión de la cultura indígena, la relación de esta cultura con la modernidad, la autoridad de discurso etnográfico de la otredad. Señala cómo en la elaboración dicursiva de estos temas el Grupo Orkopata procura establecer sus propias posición de privilegio epistémico como intelectuales por su propia posición intermediaria entre la cultura dominante criolla y las culturas indígenas regionales. Zevallos Aguilar señala a la vez que esta representación de lo indígena por el Grupo fue problimática. A diferencia de las interpretaciones anteriores del indigenismo, centradas sobre todo en el paradigma de la transculturación, considera que el trabajo del Grupo surge como una respuesta a formas autónomas indígeans de movilización cultural, política y social durante este período. Es decir, concede al indígenas el poder de gestión fundamental, y reinterpreta al indigenismo del Grupo Orkopata como una manera de, a la vez, canalizar y neutralizar su fuerza."

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas y pueblos indígenas de las regiones amazónicas de Perú, Bolivia, Ecuador y Colombia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas de la amazonia peruana -los Cashinahua, Amahuaca y Shipibo-Conibo- pertenecientes a la familia lingüística pano. Los dos primeros son pueblos interfluviales localizados, el primero, en las cabeceras de los afluentes orientales del río Ucayali y, el segundo, en las nacientes de los ríos Yurúa y Purús. Los Shipibo-Conibo habitan ambas orillas del medio y alto Ucayali, constituyendo uno de los pocos pueblos indígenas ribereños que aún existen en el Perú. Junto con las monografías sobre otros tres pueblos pano-hablantes -los Mayoruna, Uni y Yaminahua- publicadas en el volumen anterior, estos trabajos ofrecen una rica visión de los pueblos del conjunto macro-pano. Entre los temas tratados en las monografías que componen este volumen destacan los complejos procesos históricos que no sólo han ido moldeando las fronteras étnicas de los pueblos estudiados, sino determinado su actual localización, organización social, cultura material y volumen demográfico. Si bien estos trabajos tienen enfoques y estilos distintos, y enfatizan diferentes dimensiones de la vida social de los pueblos estudiados, las mismas tienen la virtud de relievar la singularidad decada uno de estos pueblos a la par que la notable unidad del conjunto macro-pano.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas de Ecuador, Perú y Bolivia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas - los Mayo-runa, Yaminahua y Uni - pertenecientes a la familia linguística pano, y distribuidos, los dos primeros, a ambos lados de la frontera peruano-brasilera y el último al oeste del río Ucayali (Perú). Un segundo denominador común es el hecho de que todos ellos habitan áreas interfluviales o de terra firme y que aunque no pertenecen a una misma área histórico-geográfico-cultural, comparten una serie de rasgos que los distinguen de otros pueblos de habla pano localizados en zonas fluviales, tales como los Shipibo-Conibo. Entre los fenómenos analizados en estas monografías destacan los procesos de faccionalismo interno y de constante fisión social que caracterizan a estos pueblos y que explican la fluidez y el carácter tanto fragmentario cuanto efímero de sus "fronteras" étnicas. La historia del conjunto de pueblos denominados colectivamente en la era colonial bajo el término Mayoruna, de las interrelaciones entre los Yaminahua y los otros grupos paño del alto Yurúa y Purús, y de los conflictos de los Uni con sus vecinos pano ribereños, ilustran de manera excepcional los procesos de metamorfosis social e identitaria tan característicos de los pueblos indígenas de la región amazónica.

  • La Guía etnográfica de la alta amazonia es un proyecto editorial de largo aliento que se propone publicar monografías etnográficas, ensayos comparativos y trabajos de arqueología referentes a diversas zonas y pueblos indígenas de las regiones amazónicas de Ecuador, Perú, Bolivia y Colombia. El proyecto contempla la publicación de 15 volúmenes y la participación de más de 50 destacados especialistas de América Latina, Europa y los Estados Unidos. El presente volumen reúne monografías sobre tres pueblos indígenas -los Mai huna, Yagua y Ticuna- pertenecientes al área histórico-geográfico-cultural atravesada por el río Amazonas y delimitada al norte por sus afluentes Napo y Putumayo, y al sur por el Yavarí. Basadas en trabajos de campo de larga duración, estas monografías no sólo presentan un rico y sugerente análisis acerca de la organización social, política, productiva y religiosa de estos pueblos, sino que, a partir de un riguroso contraste entre la información etnohistórica y la evidencia etnográfica actual, permiten identificar los profundos procesos de cambio por los cuales han pasado estos pueblos en los últimos siglos. Entre los temas abordados por estas monografías destacan no sólo aquellos que son centrales al quehacer antropológico en la amazonia, tales como la organización ciánica, las relaciones de género, las nociones energético ecológicas, y las concepciones filosófico-cosmológicas, sino también aquellos que se inscriben en el marco de una 'antropología de lo contemporáneo1, tales como el impacto que las políticas estatales, la evangelización, la educación escolarizada, y las relaciones de mercado han tenido y tienen sobre la vida y el futuro de estos pueblos.

  • Tras sus investigaciones entre los Matis de la Cuenca del Javari (lengua pano, Amazonas, Brasil), ha hecho estudios en los medios siderúrgicos franceses por varios meses antes de volver a la selva, en familia, para aprender a conocer a otro grupo pano: los Chacobos de la Amazonia boliviana. Aunque esencialmente motivados por una vocación universitaria, todos estos años consagrados al mundo amerindio le han permitido gustar el sabor agridulce de modos de vida fascinantes, cuya alegría espera poder transmitir parcialmente en esta obra. El sello de los antepasados es la estampilla que los Matis reciben en herencia de sus mayores. En sentido literal, es la marca facial: el tatuaje y los múltiples ornamentos aplicados en las caras. Es ese conjunto de rasgos indelebles y distintivos, garantes del fasto de su porte. Usando más la imaginación, el sello de los antepasados es también el sello de una etnia, la permanencia de sus valores, costumbres y tradiciones. En suma, la huella del pasado sobre la sociedad contemporánea. La rúbrica en el sentido de marca depositada: la firma social. En fin, la garra de los antepasados puede ser percibida como una alusión a las facultades de agresión de los grandes felinos, así como a las poderosas uñas características de la familia de los mamíferos sin dientes incisivos (los perezosos, los tatús, los osos hormigueros), cuyo rendimiento metafórico en la construcción de la identidad colectiva de los Matis y en sus representaciones de la ancestralidad es inmenso. En resumen, la rúbrica/garra de los antepasados es todo lo que constituye la materia de este libro: la apariencia del cuerpo y sus relaciones con la organización social, la ontología, la etnicidad y la cosmología.

  • "Vivir el mundo pensándolo" fue el hilo conductor de un encuentro científico sobre su persona y su obra, organizado en 1999, en la Universidad de París VII de la cual es Profesor Emérito, en el que participaron colegas y amigos provenientes de todos los horizontes científicos y geográficos. Esta reunión fue un momento privilegiado para reflexionar juntos y hacer un balance sobre marcos de pensamiento y acción. En esta oportunidad, nuestro propósito con el presente libro es poner a disposición del público andino en general y de los especialistas de los Andes - y por consiguiente en castellano -un conjunto de textos y de referencias sobre sus ideas y su persona. ... Otra de las razones de esta edición es continuar con la difusión del resultado de estos diálogos y mostrar hasta qué punto las preocupaciones de Olivier Dollfus se abren camino en la investigación actual, demostrando la fecundidad de su reflexión sobre el mundo a partir de una profunda comprensión de los Andes y de sus sociedades.

  • La etnografía andina está marcada con el sello de la historia. En efecto, las sociedades que trata son generalmente consideradas como herederas de aquellas que fueron dominadas por el Imperio Inca, puesto que, en su apogeo, este se extendía sobre seiscientos mil kilómetros cuadrados de cordillera, desde el Ecuador hasta Chile. Su homogeneidad les vendría de la difusión de una cultura imperial y de la lengua quechua, propagada por los incas y sobre todo por los españoles en tanto que lengua general de cristianización [...] Otros autores ponen el acento sobre ta colonización española que reemplazó a la de los incas, y destacan la huella de ésta en las comunidades actuales. Esta suerte de entusiasmo desbordante por el pasado, ha contribuido al desarrollo de investigaciones denominadas "etno-históricas", pero también ha aportado dos distorsiones a la etnología andina: por un lado, un encierro regional, y, por otro, una confusión epistemológica entre etnología e historia. Pero en el desarrollo de la etnografía andina no se puede disimular una desventaja más elemental: la guerra. En los años ochenta, las ofensivas de Sendero Luminoso hacen que el trabajo de investigación sea prácticamente imposible en numerosas regiones del Perú, en las que la etnología está mejor anclada institucionalmente. Los investigadores se repliegan entonces a Bolivia y a veces al norte de Chile y de Argentina. Los estudios ya no se refieren a los Quechua sino a los Aymara, cuyas reivindicaciones culturales se expresan de manera radical. A causa de ello se esfuma el vínculo con el Imperio Inca y la etnohistoria: curiosamente, si la guerra civil hizo callar a la etnología peruana al impedirle el acceso al campo, lo que sí habrá hecho es permitir que la antropología andina se libere de la historia. Este volumen quisiera ser un testimonio modesto de una reactivación de la etnografía andina liberada de la guerra, de la etnohistoria y de la apología nacional del indio.

  • Este libro muestra que en la región andina los movimientos indígenas apelan simultáneamente a un sentido de identificación étnica y de pertenencia nacional que sustenta su movilización política. En contraste con lo que ocurre en otras áreas del mundo, donde los movimientos étnicos adquieren tintes más exclusivistas que a veces han acarreado el estallido de conflictos violentos, en los Andes se ha conformado un tipo de identificación étnica más permisiva, que discurre a través del reclamo de pertenencia a la nación. La diferencia étnica, de esa manera, se reivindica a través de la demanda de participación en la comunidad nacional más amplia y no a partir de una plataforma reivindicativa exclusivista, formulada estrictamente en términos étnicos. Una imagen que puede permitir describir este sentido peculiar de la movilización étnica en los tres países centroandinos analizados en el presente libro de Ramón Pajuelo, es la que da título al volumen: Reinventando Comunidades Imaginadas. Si las naciones, de acuerdo a la conocida formulación de Benedict Anderson, pueden ser consideradas como «comunidades imaginadas», entonces lo que vienen haciendo los movimientos indígenas andinos es una auténtica reinvención (discursiva y práctica) de tales comunidades.

  • A la tradición habrá que contrastarla con la modernidad. Considero ineludible asociarnos a los procesos modernos de la economia y a la cultura; pero creo también que si hay algo de característico en la sociedad peruana, en los últimos veinte años, es un grado muy claro de evidencia de una megadiversidad ideológica, cultural e idiomática que siempre existió pero que de alguna manera estaba, si no oculta, puesta de lado, o su presencia no era muy clara. En estos momentos nadie puede desconocerla, en el país, o por lo menos en Lima. Para nosotros, esto significa que Guaman Poma es más contemporáneo que Garcilaso. Representa el océano de oralidad que viene sumergiendo felizmente al Perú y a todos sus literaturas. Guaman Poma es el primer representante de este quechuañol cuyo ejercicio quizás hubiera salvado la vida de José María Arguedas, el quechuañol que si no mediara gente que nos empeñamos en hablar un español correcto (¿y qué es eso?) podría ser la nueva lengua indoamericana en el Perú en los siglos XXIII o XXIV. El libro de Víctor Carranza plantea todos estos problemas desde una perspectiva de integración metodológica en la que concurren diferentes ciencias sociales. Hoy no tenemos contrato social vigente. Ni siquiera estamos muy seguros de si hubo o no un contrato negociado entre nuestros diversos agentes socio históricos. Podría ser que en algún momento hayan existido contratos de adhesión forzosa o mejor aún de sujeción forzosa, pero ello no da cuenta de un espacio social solidario ni de una cooperación compartida. Pablo Macera

  • El seminario internacional «El uso de las historias de vida en ciencias sociales: teorías, metodologías y prácticas» tuvo lugar en la ciudad de Villa de Ley va (Colombia) del 17 al 20 de marzo de 1992. Se reunieron investigadores de distintas disciplinas académicas y de varios países de América latina como de Europa y Norteamérica, reconocidos por su trabajo en el uso de las historias de vida. El evento fue organizado por el Centro de Investigaciones sobre Dinámica Social (CIDS) de la Universidad Externado de Colombia. La mayor parte de las ponencias en él presentadas, son recompiladas en dos tomos. Los temas principales abordados son los siguientes: historia oral e historia social; movilidad social, trayectorias laborales y las transformaciones socio-estructurales (primer tomo); identidad de género, espacio privado, espacio público; identidad cultural, valores y representaciones. sociales; tendencias actuales en el uso de las historias de vida (en el segundo). Ante la multiplicación de trabajos que recurren a las historias de vida, en contextos con experiencias más o menos recientes, se manifestó la necesidad de producir una reflexión crítica en torno a sus implicaciones teóricas y metodológicas, sus aportes y limitaciones, dentro de los debates sobre su validez. Pero, más allá y a través de esas discusiones, son retratos en vivo de muchos de los actores de nuestras sociedades contemporáneas que se destacan y se cruzan: hombres y mujeres, pobladores urbanos, campesinos, obreros, colonizadores, indígenas, líderes negros, patronas y. empleadas domésticas, políticos y sindicalistas, guerrilleros, etc. Esos relatos muestran destinos individuales, colectivos, de familias, de generaciones. Traducen también identidades múltiples, en crisis o en recomposición.

  • Desde 1991, la nación colombiana se definió como pluriétnica y multicultural, rompiendo con una tradición homogeneizante en la que las diferencias no tenían lugar. Casi de la noche a la mañana, las viejas categorías heredadas de la época colonial debían desaparecer para ser reemplazadas por las del multiculturalismo, basadas en una concepción territorial y culturalista de la identidad: así fue como el 'negro' se convirtió en afrocolombiano o afrodescendiente, la raza en etnicidad, el color de la piel en cultura. Aunque promovidos por una elite étnica, hoy estos cambios no parecen claros y no se aplican automáticamente. Por eso, antes que de sustitución o sucesión, debe hablarse de una coexistencia de procesos múltiples de designación y de calificación del otro. Al tomar en serio el papel de las apariencias, aquí se realiza una inversión en la lógica de los análisis: las poblaciones negras no se caracterizan por una "invisibilidad", sino más bien por la visibilidad inmediata de sus rasgos raciales que, todavía hoy, actúan como marcadores de identidad encarnados en el cuerpo y como signos sociales susceptibles de interpretaciones cambiantes. Esta "competencia mestiza" para jugar con las apariencias y pasar de un cuadro normativo a otro, será analizada en diferentes situaciones de interacción observadas en Cartagena: desde los concursos de belleza hasta la ciudad turística, desde la emergencia de un actor étnico hasta la estigmatización de la champeta.

  • Con motivo de la exposición «Los Espíritus, el Oro y el Chamán», organizada por el Museo del Oro del Banco de la República de Colombia y la Reunión de Museos Nacionales de Francia, con la colaboración del Musée du Quai Branly, se organizó el coloquio científico «Chamanismo y Sacrificio» en el Colegio de Francia, en París, en el mes de abril del año 2000. El coloquio retomó dos de los grandes temas derivados del estudio en interpretación de los objetos de oro y cerámica presentados en la exposición; se interrogó sobre la relación entre chamanismo y sacrificio así como entre chamanismo y sacerdocio, campos habitualmente percibidos como radicalmente diferentes, por no decir opuestos; en la literatura existente. Los aportes combinados de la arqueología, de la etnohistoria y de la etnoligía se revelan aquí fecundos, relacionando interrogantes e interpretaciones del pasado y del presente. Este volumen reúne las ponencias presentadas en el marco de este evento, que convocó diversos y destacados arqueólogos y etnólogos europeos y latinoamericanos.

  • Los primeros evangelizadores de los Andes no tardaron en descubrir que el principal obstáculo a su misión era la presencia del demonio que los indios adoraban bajo la forma de ídolos o de manifestaciones de la naturaleza como el sol, la luna, las estrellas. Sin embargo, beneficiaron de un instrumento ideal para luchar contra este enemigo: la existencia de una "lengua general" el quechua que llamaban del "inga" que les permitía predicar, en un lenguaje comprensible a la mayoría, la refutación de las idolatrías. "¿Has visto al perro que, tirándole una piedra, deja de morder a quien se la tira y muerde la piedra? Pues, así haces tú cuando adoras al sol que no sabe lo que haces. ¿Piensas tú que, porque es tan grande y tan resplandeciente el sol, que por eso es Dios? Es cosa de risa; tú indio miserable, eres mejor y de más estima que el sol porque tienes alma y sientes y hablas y conoces a Dios. El sol no siente ni habla ni conoce más de que es una hacha grande que puso Dios allí para alumbrar este mundo. Pues la luna y las estrellas menos son que el sol y no hacen sino dar vueltas sin descansar como Dios los manda, pues las puso para adornar el cielo y para producir frutos en la tierra, mas la luna y las estrellas no sienten ni hablan ni responden ni se curan de lo que les dice ni se les da nada por lo que les ofreces." III Concilio Límense 1583: Tercero Catecismo y exposición de la Doctrina Cristiana por sermones (Los Reyes, 1585) "Todas las cosas que quiso, hizo el Señor en el cielo y en la tierra, en la mar y en todos los abismos. Y las nubes crecen y se aumentan con el rocío y la lluvia. Primeramente hizo los once cielos, el uno solo fijo y todos los demás, que siempre se mueven con sus astros y sus estrellas. El ardiente sol y la luna resplandeciente, el lucero y todas las estrellas rutilantes las esmalta en el campo azul del cielo Dios, hacedor de todas las cosas." Fray Luis Jerónimo de Oré. Símbolo Católico Indiano (Lima, 1598)

  • La construcción de imágenes divinas tuvo un punto de partida importante en los seres que rodearon al hombre en el principio de los tiempos. De todos ellos, los animales, con atributos imposibles de rivalizar, ofrecieron la posibilidad de construir las formas que soñaron nuestros antepasados. Nadie podía volar como el cóndor, desplazarse y atacar con la elegancia de un puma o aparecer súbitamente como la serpiente. Son éstos y otros miembros de la fauna andina los que encendieron la imaginación del misterioso redactor del Manuscrito de Huarochirí. Este documento, "pequeña biblia regional" como lo llamó Arguedas, sigue siendo el único texto sagrado, conservado en quechua, que relata la saga de los dioses, animales y los hombres antes de la llegada de los europeos. Que así sea, no debe sorprendernos, otros libros sacros como Gilgamesch, el Génesis o el Popol Vuh, glorificaron también a la fauna que poblaba los paisajes conocidos. De la misma forma, la construcción de la divinidad sumaba atributos observados en la naturaleza, para encontrar en su totalidad la imagen del dios que se buscaba. Este libro recoge el panteón andino que acompañó las aventuras de la humanidad en el amanecer de la vida, que transcurrió entre la montaña de Pariacaca y las aguas que bordean el santuario de Pachacamac.

  • Durante los últimos siglos, muchas sociedades tribales han sido aniquiladas por la guerra, la enfermedad, la explotación y la asimilación cultural. Sin embargo, lejos de desaparecer, como alguna vez se vaticinó, los pueblos nativos hoy se muestran fortalecidos e incluso crecen en términos demográficos. Así, los pueblos indígenas han afirmado su lugar en la cultura, la economía y la política mundial del siglo XXI, a pesar de lo heterogéneo de sus opiniones y agendas. Los 15 artículos de este libro examinan los diversos rostros de la experiencia indígena actual en el mundo. Contrastando con la imagen de nativos arraigados en sus territorios originales, los capítulos aquí recogidos ofrecen un mapeo de las experiencias indígenas diaspóricas y la circulación mundial del discurso y la política de la indigeneidad. En vez de nociones acerca la "tradición nativa inmutable", los colaboradores muestran a los pueblos indígenas enfrentando la tensa dinámica entre ser clasificados por otros y los intentos de definirse a sí mismos dentro y en contra de un denso entramado de símbolos, fantasías y significados de la indigeneidad.

  • Este libro examina las identidades culturales en los países andinos (Ecuador, Perú, Bolivia) desde la perspectiva de las ideologías lingüísticas: el juego de creencias, opiniones y valores que informan sobre las actitudes de la gente hacia sus lenguas. El estudio comparativo se basa en entrevistas grabadas a una amplia gama de personas -quechua, castellano y aimarahablantes- y su argumento se centra en los testimonios de los mismos entrevistados. Asumiendo como metodología al Análisis Crítico del Discurso, la autora comenta las ideologías presentes en la construcción discursiva de las identidades andinas y pone de manifiesto las diferentes luchas de poder existentes. Este libro, sin duda alguna, contribuye de manera innovadora al debate sobre la diversidad cultural y tiene utilidad no solamente como reflexión sobre el tema, sino además como demostración de un método analítico cada vez más difundido en nuestro medio.

  • Este libro es resultado del Primer Encuentro Internacional de Historia sobre "El Siglo XIX en Bolivia y América Latina", organizado por la Coordinadora de Historia y el Instituto Francés de Estudios Andinos (IFEA) el año 1994 en la ciudad de Sucre en homenaje postumo a Gunnar Mendoza. Dedicado al siglo XIX, por ser un período poco abordado en general por la historiografía de los últimos años, tuvo el propósito de analizar, con mayor profundidad y rigor, tanto las continuidades coloniales como las rupturas que lo caracterizaron. En la medida en que participaron bolivianos y bolivianistas de Europa y Estados Unidos, así como investigadores latinoamericanos de Argentina, Perú, Chile, Ecuador y Colombia, esperamos que este volumen que hoy presentamos constituya un aporte y una referencia para el análisis de esta época fundacional de los estados-naciones de América Latina.

empty