• Françoise Sagan n'a voulu se souvenir que des moments heureux et que des gens qu'elle a aimés. C'est ce qui rend ce livre si sympathique et ce qui a fait son succès auprès du public et de la critique. Billie Holiday, Orson Welles, Jean-Paul Sartre, Carson McCullers, Marie Bell, Rudolf Noureev, Tennessee Williams... Autant de portraits et d'histoires inoubliables.

  • L'impurete

    Larry Tremblay

    • Alto
    • 7 Septembre 2016

    La romancière à succès Alice Livingston est morte.

    Elle laisse derrière elle des lecteurs éplorés, un manuscrit inédit, un fils qui cherche à refaire sa vie le plus loin possible de son père, et son mari Antoine, incapable de pleurer sa mort et qui n'a jamais apprécié son oeuvre. Pourtant, le roman posthume de sa femme va le bouleverser et le contraindre à faire face à ses souvenirs. Et inévitablement à ses démons enfouis. Car la fiction parfois tisse entre les lignes une toile vengeresse.

    Variation d'une franchise radicale autour de la manipulation des êtres et de la fragilité des idéaux, L'impureté déploie tout l'arsenal de l'auteur de L'orangeraie et du Christ obèse.

  • Le Mouvement de Libération de la Femme est d'actualité dans un monde largement dominé par des pouvoirs réactionnaires où la majorité des femmes peine à sortir d'une dépendance se renouvelant chaque jour. Avec Les Années MLF et Liberté et Radicalité, Sens Public entend faire reconnaître cette exigence première : les femmes ont moins besoin de protection que d'initiatives.
    Réunissant les témoignages et les photographies des premières militantes du mouvement, rééditant quelques documents introuvables et publiant des contributions originales qui marquent la spécificité beauvoirienne, ces volumes auxquels Sylvie Le Bon de Beauvoir a personnellement contribué, inscrivent le féminisme dans son histoire, si marquée par les pensées et les engagements de Simone de Beauvoir et de sa revue Les Temps modernes.

  • Le Mouvement de Libération de la Femme est d'actualité dans un monde largement dominé par des pouvoirs réactionnaires où la majorité des femmes peine à sortir d'une dépendance se renouvelant chaque jour. Avec Les Années MLF et Liberté et Radicalité, Sens Public entend faire reconnaître cette exigence première : les femmes ont moins besoin de protection que d'initiatives.
    Réunissant les témoignages et les photographies des premières militantes du mouvement, rééditant quelques documents introuvables et publiant des contributions originales qui marquent la spécificité beauvoirienne, ces volumes auxquels Sylvie Le Bon de Beauvoir a personnellement contribué, inscrivent le féminisme dans son histoire, si marquée par les pensées et les engagements de Simone de Beauvoir et de sa revue Les Temps modernes.

  • Quand discuter devient pinailler, est-ce pour mieux préciser les choses, ou bien est-ce un exercice de vaine rhétorique ? L'ouvrage aborde cette question en posant que le plaisir de parler est ici central et que la littérature en fournit de beaux exemples dans la première partie, chez Molière ou Louis-René des Forêts. Spécialistes de l'argumentation, les philosophes pinaillent-ils par méthode ? La deuxième partie évoque cette thématique chez Descartes et Pascal, tandis que la troisième explore des lieux privilégiés où le pinaillage importe, comme la palabre africaine ou encore les interprétations talmudiques, voire bien entendu dans le cours des rapports interpersonnels, sur l'exemple de la relation de Victor Hugo avec Juliette Drouet. Un ouvrage rare et informé sur une pratique langagière essentielle et peu étudiée.

  • Aden Arabie

    Paul Nizan

    J'avais vingt ans.
    Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie.
    Tout menace de ruine un jeune homme : l'amour, les idées, la perte de sa famille, l'entrée parmi les grandes personnes. il est dur à apprendre sa partie dans le monde.
    à quoi ressemblait notre monde ? il avait l'air du chaos que les grecs mettaient à l'origine de l'univers dans les nuées de la fabrication. seulement on croyait y voir le commencement de la fin, de la vraie fin, et non de celle qui est le commencement d'un commencement.
    Paul nizan

  • Henri IV, Diderot, Napoléon Bonaparte, Marie Curie, Édith Piaf ou encore Jean-Paul Sartre... Tous ces noms célèbres ont marqué notre histoire par des actes mais aussi une pensée visionnaire. Dans cet ouvrage étonnant, militaires et religieux côtoient ainsi rois, écrivains et scientifiques en un panorama aussi prestigieux qu'instructif pour vous faire revivre les victoires et les innovations mais aussi les échecs et les crises qui ont jalonné l'histoire de France.

  • Si Sartre a été, dès la publication de La Nausée en 1938, pour les initiés de la scène littéraire parisienne, un auteur qui promettait, ce sont ses deux pièces créées sous l'Occupation qui, avant même la fameuse conférence « L'existentialisme est un humanisme » d'octobre 1945, l'ont catapulté dans le domaine public. Comment et pourquoi ? Malgré un travail archéologique dont les résultats sont publiés depuis une vingtaine d'années, les clichés sont tenaces. Sartre ne s'est-il pas affirmé dans le monde théâtral et littéraire en inventant après coup un activisme subversif pour se justifier d'avoir fait jouer ses amies et d'avoir voulu faire carrière au théâtre à un moment qui ne s'imposait pas ? N'a-t-il pas accepté de soumettre ses pièces à la censure allemande pour se faire acclamer par la critique collaborationniste et les représentants des autorités occupantes dans un théâtre dont le nom juif - Sarah Bernhardt - avait été supprimé par un régime qui pratiquait l'extermination ? La prétendue signification politique de ses pièces, en particulier des Mouches, n'était-elle pas si bien cachée qu'aucun spectateur ne s'en est rendu compte ? Ici comme ailleurs, on ne s'approche guère de la réalité par des jugements entiers. Ceux et celles qui auront la patience de lire les comptes rendus des premiers critiques et les témoignages contemporains réunis dans ce volume verront qu'elle était plus complexe.

  • L'être se veut l'opposé du néant. Mais qu'en est-il si l'être est vidé de sa substance ? Si le passé ne se résume qu'en ruptures douloureuses ? Si l'amour n'a de réel que l'apparence qu'il nous offre ? Si la société n'est qu'un immense manège qui ne saurait que nous divertir et nous enivrer jusqu'à la nausée ? Plutôt que de chercher dans une vaine introspection les raisons de ce vide intérieur, ne faut-il pas briser les contours de l'enveloppe policée qu'a dessinée pour nous une société dans laquelle nous n'avons pas choisi de naître ? Sidney Mompezat, à partir d'un constat similaire au sentiment sartrien illustré par Roquentin, esquisse une vision nihiliste des acquis sociaux et moraux de notre temps, où s'effacent les frontières du vrai et du faux, du sincère et du joué. Toute substance n'est que chimère, et cette vérité éclate ici avec brutalité.

  • Une sorte de « Lettre au père » originale où l'auteur évoque les figures paternelles de substitution qu'il s'est choisies et retrouve l'irremplaçable qui l'a marqué, bien qu'il lui ait fait cruellement défaut au quotidien. Est-ce parce que ce drôle de père a su être présent dans les moments décisifs ? Michel Contat se veut lucide sur leur petite histoire au sein de la grande Histoire dans un pays, la Suisse, qui semble vivre à l'écart. Tenant la part égale entre l'humour et la tendresse, le texte offre une évocation de ce personnage hautement romanesque.

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