• Ils sont arrivés à Lyon au printemps 2001. Ils ont un peu plus de vingt ans et leur voyage ressemble à celui de milliers d'autres Kosovars qui fuient la guerre: le passage clandestin des frontières, les mois d'attente poisseux dans un centre de transit avant d'obtenir le statut de réfugié... Mirko et sa soeur Simona partagent la même histoire et pourtant leur désir de France n'est pas tout à fait le même. Son intégration, Simona veut l'arracher au culot et à la volonté. Alors elle s'obstine à apprivoiser les lois du labyrinthe administratif et les raffinements de la langue. Mirko est plus sauvage. Pour lui, le français reste à distance. Il travaille sur des chantiers avant de regagner la solitude d'un foyer anonyme. Souvent, il pousse jusqu'aux lisières de la ville où il laisse sur les murs des graffs rageurs. C'est dans ces marges qu'il rencontre Agathe et tisse le début d'un amour fragile.
    Dans de brefs chapitres, Paola Pigani dépeint avec délicatesse chaque nuance de l'exil. En filigrane, la beauté de la ville, le hasard des rencontres, le goût amer de la nostalgie.

  • Quand peut-il être juste de bombarder au nom des droits de l'homme ? La guerre, même juste, fait des victimes civiles. Vaut-il mieux alors tuer ou laisser mourir ? Sous le nom d'intervention humanitaire, droit d'ingérence ou responsabilité de protéger, l'intervention militaire justifiée par des raisons humanitaires est l'une des questions les plus brûlantes des relations internationales.
    Ce livre interdisciplinaire - historique, juridique, éthique et politique - est le plus complet jamais publié en français sur ce phénomène. S'appuyant sur de nombreux exemples, de la guerre punitive en Chine antique jusqu'à l'intervention de l'OTAN en Libye, il élabore une théorie réaliste de l'intervention en reprenant cinq critères de la doctrine de la guerre juste : cause juste, autorité légitime, bonne intention, dernier recours et proportionnalité.

  • Fonctionnaire du gouvernement néerlandais, Albert Drilling est chargé de s'assurer que les demandeurs d'asile retournent dans leur pays d'origine lorsque toutes les procédures légales d'accueil ont été épuisées. Ceci avec le minimum de désagréments pour son ministre de tutelle. Ayant jusqu'alors conduit toutes ses missions avec succès, il est envoyé sur une île au large de la côte nord de la Hollande, à la recherche d'une jeune femme demeurée illégalement sur le territoire. Ne disposant que de son nom - Irin Past - comme indice, Albert Drilling mène une enquête plus ardue que les précédentes, qui l'entraînera bien au-delà des frontières insulaires... « Ce qui fait de Pristina un grand roman tient au fait que Toine Heijmans déploie une écriture de grande qualité pour s'emparer d'une question sociopolitique de premier ordre. » de Volkskrant Toine Heijmans a obtenu le prix Médicis étranger en 2013 pour En mer.


  • Mars 1999, Kosovo.
    Les bombes pleuvent sur Pristina, la ville est encerclée par les Serbes, personne ne bouge. Dans les rues les milices ont carte blanche.

    Trois jeunes femmes sont coincées dans un appartement, à attendre. Plus d'électricité, plus d'eau, plus de téléphone. À la télévision, la propagande bat son plein.
    Vivre ou mourir, ça n'a plus grande importance, mais on voudrait que ça arrive vite. À l'étranger, les exilés kosovars sont isolés au milieu de gens insouciants et futiles, dans le monde de l'abondance et des crèmes antirides. Ils regardent à la télé cette « petite guerre parfaite », une guerre propre et sans bavures qu'on mène depuis le ciel à coups de délicates frappes chirurgicales.

    Dans un style sobre et intense, Elvira Dones donne la version des assiégés, qui écoutent tomber les bombes envoyées par leurs sauveurs.

  • Aujourd'hui comme hier, ils sont des millions à mourrir de faim. L'Ukraine, ravagée par la famine en 1933. Étrange famine. Étrange procédé de mise à mort. La faim dressée comme une arme. L'auteur a rencontré des témoins à Kiev et à Targan. Ceux qui n'ont pas bougé, ceux qui n'ont pas connu l'exil. Ceux qui, pendant des années, n'ont rien dit de ce qu'ils avaient vécu. Le deuxième récit se situe au Kosovo, au sud de l'ex-Yougoslavie, en 1993, à travers le journal d'un Français en mission humanitaire. Ce n'est pas la famine de la Somalie ou du Kurdistan, c'est la malnutrition. Des ventres gonflés, des enfants malades. Les causes ? Une ethnie contre une autre ethnie. Serbes contre Albanais, dans une situation d'apartheid. Et à la place des fusils, la faim.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lorsqu'après de trop longues tergiversations, les dirigeants occidentaux se sont décidés à agir militairement contre la guerre entreprise au Kosovo par Milosevic, une certaine gauche s'est levée, scandalisée. Pour la première fois depuis l'effondrement du communisme, ces nostalgiques ont dû répondre à des questions qu'ils tenaient à distance : D'où vient l'épuration ethnique ? La guerre, faut-il la faire ? Avec qui ? Et contre qui ? Qui sont les victimes ? Les résistants ? Ou encore, la sortie du communisme, ça donne quoi ? Le nouvel ordre (désordre) mondial, faut-il le réduire à la toute-puissance américaine ? Et ils nous ont assené des slogans défraîchis. Tel un miroir, la bataille du Kosovo nous a révélé une certaine gauche identitaire dans la tête de laquelle le mur de Berlin n'est pas encore tombé. Avec cet essai qui s'ouvre sur une traversée du Kosovo d'après-guerre, Alain Brossat et Jean-Yves Potel leur opposent une réflexion lucide sur nos responsabilités nouvelles.

  • Lorsqu'en 1990 Saddam Hussein envahit le Koweït, les nations occidentales se lancent dans le conflit avec un appareil de renseignement directement hérité de la guerre froide. Et là, stupeur : « Desert Shield » puis « Desert Storm » mettent l'accent sur des déficiences difficilement acceptables. Endormis par un face-à-face intellectuellement confortable, les services balbutient, s'essaient à jouer un jeu dont ils découvrent les règles en cours de partie. En l'absence d'une infrastructure dédiée, les rapports ne passent pas ou passent mal. Les Scud décollent sans être repérés et les espions sont incapables de pénétrer les cercles du pouvoir à Bagdad. Mieux : les satellites américains dont la précision est financée à coups de milliards de dollars se révèlent partiellement inadaptés à la reconstitution du dispositif irakien. Parallèlement, la coalition doit apprendre non seulement à partager ses informations avec les ennemis d'hier mais aussi à assurer l'homogénéité d'une armada au sein de laquelle les tensions ne manquent pas. Et ce n'est pas tout. Déjà, Milosevic pointe le bout de sa botte tandis que des menaces jusqu'alors sous-estimées atteignent une gravité préoccupante. Les FARC colombiennes financent leurs campagnes sanglantes avec l'argent de la drogue, les maffias s'organisent et se jouent des frontières. Le divin et la crédulité sont exploités d'une manière plus intensive : les sectes atteignent une taille critique et l'internationale islamique essaime sa haine. Les services de renseignement doivent en outre apprendre à exploiter de nouveaux outils vulgarisés par un progrès technologique à l'accélération vertigineuse. Internet, les médias, l'espace, deviennent des champs de bataille où s'exerce un pouvoir exorbitant celui de la connaissance mais aussi de la manipulation. Partis d'une posture sclérosée de guerre froide, comment les « services » ont-ils évolué ? À l'aune du conflit kosovare, l'adaptation de leurs méthodes, de leurs outils et de leurs structures a-t-elle été une réussite ? Quel chemin leur reste-t-il à parcourir pour pouvoir prétendre à l'efficacité ? Ce livre tente d'apporter une réponse à toutes ces questions d'une brûlante actualité.

  • Annuaire politique, économique, culturel et social : un outil indispensable pour tous ceux qui, par curiosité ou nécessité professionnelle, souhaitent se remémorer l'histoire en train de se faire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • « Ismaïl Kadaré a la tête triangulaire des gens qui se tiennent le menton pour réfléchir. Trente ans de méditation l'ont érodé vers le bas. Le bonhomme n'est pas Hemingway, même à Tirana, il doit passer inaperçu », écrit Claude Meunier, dans Les nouvelles littéraires. Que cache cet homme mystérieux en diable ? Tenter de lever le voile sur l'énigme Kadaré, c'est partir à la découverte d'une Albanie en marge des discours staliniens, pour un voyage initiatique à travers l'Illyrie, la Grèce antique et les Balkans, d'Homère à l'épopée albanaise, d'Eschyle aux drames et crimes du monde contemporain. Cet ouvrage se présente comme une introduction à l'univers infiniment riche et complexe du grand écrivain albanais, où l'histoire revêt les apparats du mythe et de la tragédie, et jette ainsi quelques lumières sur le destin d'un pays. C'est la rencontre fascinante d'un auteur, qui touche à l'universel en s'ancrant dans le national, qui s'adresse à tous à partir de légendes, de récits, d'histoires, qui forment un patrimoine propre à l'Albanie. Au-delà de l'image controversée et contradictoire d'Ismaïl Kadaré, tour à tour considéré comme écrivain « officiel », ou dissident de l'intérieur, on est en présence d'une évidente marque de grandeur dans l'art d'écrire et de penser.

  • « Ismaïl Kadaré a la tête triangulaire des gens qui se tiennent le menton pour réfléchir. Trente ans de méditation l'ont érodé vers le bas. Le bonhomme n'est pas Hemingway, même à Tirana, il doit passer inaperçu », écrit Claude Meunier, dans Les nouvelles littéraires. Que cache cet homme mystérieux en diable ? Tenter de lever le voile sur l'énigme Kadaré, c'est partir à la découverte d'une Albanie en marge des discours staliniens, pour un voyage initiatique à travers l'Illyrie, la Grèce antique et les Balkans, d'Homère à l'épopée albanaise, d'Eschyle aux drames et crimes du monde contemporain. Cet ouvrage se présente comme une introduction à l'univers infiniment riche et complexe du grand écrivain albanais, où l'histoire revêt les apparats du mythe et de la tragédie, et jette ainsi quelques lumières sur le destin d'un pays. C'est la rencontre fascinante d'un auteur, qui touche à l'universel en s'ancrant dans le national, qui s'adresse à tous à partir de légendes, de récits, d'histoires, qui forment un patrimoine propre à l'Albanie. Au-delà de l'image controversée et contradictoire d'Ismaïl Kadaré, tour à tour considéré comme écrivain « officiel », ou dissident de l'intérieur, on est en présence d'une évidente marque de grandeur dans l'art d'écrire et de penser.

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  • La fin de la guerre froide et les événements qui, jusqu'à l'intervention alliée au Kosovo, ont marqué la décennie écoulée ont pu laisser croire à un désengagement américain progressif vis-à-vis des alliances en général et de l'OTAN en particulier ; ce phénomène serait encore renforcé par l'émergence de l'Europe de la défense et par les évolutions structurelles de la société et de la classe politique américaines. A contrario, la présente note entend montrer que le maintien de la présence américaine en Europe et la survie de l'OTAN jusqu'à aujourd'hui s'expliquent par les fonctions essentielles remplies par l'Organisation qui, politiquement comme militairement, est tout simplement indispensable au leadership américain global. Pour cette raison, les différentes réformes de l'Alliance atlantique ont procédé, côté américain, d'un projet réfléchi ayant pour double objectif de préserver les avantages traditionnels de l'Alliance atlantique et d'adapter l'Organisation à un contexte interne et externe profondément transformé depuis dix ans. À plus long terme toutefois, la pérennité future de l'OTAN passera sans doute par un effort mutuel des Européens et des Américains en termes de flexibilité politique et d'inter-opérabilité militaire accrues.

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    Des ouvrages précis et élaborés par les meilleurs auteurs des Éditions Chronique, réputées pour leur sérieux depuis plus de 30 ans.

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  • Ils viennent du Caucase, d'ex-Yougoslavie ou d'Albanie. L'histoire de leur région d'origine est fortement marquée par celle de l'Union soviétique et de sa chute.
    Beaucoup ont fui leur pays. Aujourd'hui ils habitent à Gap, dans les Hautes-Alpes.
    Pourquoi sont-ils en France ? Et pourquoi Gap ? Comment se passe leur quotidien dans cette ville ?
    Cet ouvrage donne la parole à ces personnes venues chercher refuge dans les Hautes-Alpes.
    Il donne également la parole aux bénévoles et professionnels gapençais qui interviennent auprès d'elles.
    Parce que l'accueil des étrangers est fait d'une multitude de rencontres, il existe à travers ces échanges.
    Comment améliorer l'accueil de ces personnes dans un cadre juridique et administratif national contraignant ? Donnons leur une voix ainsi qu'aux acteurs locaux qui travaillent auprès d'elles.
    En coédition avec la M.J.C. - Centre social du Briançonnais

  • L'aménagement du territoire de ces États socialistes est son second champ d'investigation. Il s'agit là d'un sujet qui, jusqu'alors, n'avait été que fort peu abordé. D'une part la planification, dans ces régimes, n'a tenu compte que tardivement du concret géographique, de la « régionalisation », car seuls importaient, pendant longtemps, aux yeux des dirigeants, les résultats globaux de la production nationale. D'autre part, un certain secret, à tout le moins un certain flou restent souvent de mise, chez les gouvernants, enclins à considérer que la répartition spatiale des hommes et des activités économiques a des relations étroites avec les préoccupations de stratégie militaire de l'État. Bien que toutes inspirées par la doctrine marxiste-léniniste, les politiques d'aménagement du territoire de ces pays d'Europe de l'Est diffèrent beaucoup plus profondément les unes des autres qu'on peut le supposer de prime abord. Au-delà d'institutions et de procédures forgées dans un moule commun, les situations rencontrées sont très diverses : farouche pureté doctrinale albanaise, efficacité est-allemande dans le souci de coordonner l'administratif et l'économique, vicissitudes de la politique polonaise, difficultés rencontrées par la tentative roumaine de « saupoudrage » industriel, perfectionnisme yougoslave en proie à des contradictions nées du « fait fédéral », efforts de la Tchécoslovaquie pour le « rattrapage » économique de la Slovaquie, moins développée autrefois que la Bohême Moravie, équilibre régional relativement satisfaisant obtenu par la Bulgarie, problèmes auxquels se heurte l'URSS, en raison d'une centralisation trop poussée, de la grande complexité politique et administrative de l'État fédéral... et de l'immensité de son territoire, bonne volonté hongroise de laisser quelque initiative aux collectivités locales et aux entreprises dans la gestion de l'espace, autant d'originalités de chacune des démocraties populaires européennes. En ce domaine, comme en d'autres, les pays socialistes d'Europe de l'Est sont loin de constituer le bloc monolithique que l'adhésion à une même idéologie et, pour la plupart d'entre eux, l'allégeance aux dirigeants du Kremlin, laisseraient supposer.

  • Court-circuitant les Nations unies, les pays membres du directoire de l'OTAN se sont autorisés à intervenir militairement en Yougoslavie, au nom de la morale et de « l'humanitaire », pour régler des questions nationales aux racines complexes. Les États-Unis et leurs alliés, dont le gouvernement français, ne poursuivent-ils pas d'autres buts moins avouables que d'aider le Kosovo ? Les auteurs de Réflexions sur la guerre en Yougoslavie ont rapproché ce que ces pays prétendent faire de l'OTAN et les objectifs qu'ils poursuivent avec l'AMI, comme le « grand partenariat transatlantique » ou l'extension des moyens exorbitants déjà mis à la disposition des grands groupes industriels à l'Organisation mondiale du commerce : pour comprendre les ambiguïtés de la politique suivie regard de Slobodan Milosevic et du statut politique du Kosovo...

  • Que de talents prêtés à Lionel Jospin depuis son accession au pouvoir ! Tout semble lui réussir. La croissance repart, le chômage diminue, la Bourse s'envole. Le Premier ministre caracole dans les sondages. Été 2000, tout se retourne. Corse, démission de Chevènement, hausse de l'essence et barrages routiers le font chuter. Alain Griotteray, s'opposant à la majorité de ses confrères, n'a jamais cru à la magie de Jospin. Au contraire, semaine après semaine, il comptabilise ses erreurs : 35 heures, emplois jeunes, couverture maladie universelle, régularisation des immigrés, augmentation des impôts et des dépenses publiques... Son immobilisme sur les grands problèmes : retraite, éducation, sécurité. Griotteray écrivait par exemple : « La croissance Jospin n'est due qu'à la baisse de l'euro et à la locomotive américaine. » Les faits lui donnent raison. Après l'euphorie d'une dévaluation, vient le temps de l'addition. Faits divers, statistiques, comparaisons internationales, rapports enterrés : Alain Griotteray étaie. De la recette d'Aznar au miracle irlandais, de l'horreur du Kosovo à l'affaissement de la droite, il analyse l'essentiel. Sans céder au politiquement correct. Indispensable pour comprendre la méprise Jospin.

  • Décembre 1981 Avec la mort de Staline en 1953, le communisme européen clôt son épisode sanglant pour entrer dans la période tragicomique, d'aucuns diraient gogolienne. Mais en Albanie, le théâtre maudit perdure sous la forme de l'épopée shakespearienne. Enver Hodja, l'intellectuel francophile, le dandy cynique et dilettante d'avant-guerre, terrorise l'Albanie sous sa férule de plomb. Le balai de fer frappe sans discernement le peuple moralement anéanti et les dirigeants, rivaux imaginaires ou serviteurs zélés. Hodja survit pourtant à la tête de ce navire chahuté par les vagues qu'il provoque lui-même. Avec pour second Nexhmije, l'épouse impitoyable et égérie féroce. En ce mois de décembre, une balle tirée en pleine tête met fin à la disgrâce foudroyante qui a frappé en quelques semaines le Premier Ministre, Mehmet Shehu. Pourquoi et comment est mort le glorieux chef militaire de la résistance albanaise, le vainqueur des nazis, l'ami de lutte d'Enver Hodja ? Dès que la nouvelle est connue, Tirana bruisse de toutes les rumeurs : suicide, assassinat, complots étrangers, russe, américain, yougoslave. Août 1994 L'avocat Geoffrey Valmont, ancien agent des services spéciaux, se retrouve à Tirana pour dénouer une banale affaire commerciale d'exportation de tabac. Pourquoi se sent-il alors envoûté par ce pays qui respire la violence ? Qui en est la cause ? Est-ce la cruauté des deux hommes qui ont mis cette nation à genoux, avant de s'entre-tuer ? Sa fascination pour Gërmenji, le héros mythique disparu dont l'ombre plane partout ? À moins que ce ne soit Helena, au visage si doux, à qui l'unit désormais une passion mortelle. Valmont, en affrontant le danger au risque permanent de sa vie dans les Balkans en feu, n'aura de cesse de se guérir des obsessions qui l'habitent. Plus dure sera la chute. En nous livrant ce thriller bâti comme un labyrinthe, Joël Baffou ouvre, après « Le protocole de Gherla » et « Le soleil noir des Sporades » un nouveau volet de sa saga épique écrite sur fond de crimes d'État. En faisant revivre comme protagonistes, deux aventuriers sanglants du communisme, l'auteur nous offre un voyage au coeur d'une histoire qui n'a rien d'imaginaire.

  • Zamrznjeni cas

    Anna Kim

    Roman Zamrznjeni cas tematizira vojno v nekdanji Jugoslaviji, natancneje kalvarijo iskanja pogresanih oseb. Prvoosebna pripovedovalka je relativno neizkusena raziskovalka, ki dela za Mednarodni odbor Rdecega kriza. Ljudem iz nekdanje Jugoslavije pomaga iskati izgubljene sorodnike.Leto dni sluzbuje v Pristini, kjer koordinira identifikacijo posmrtnih ostankov ljudi, ki so povecini najdeni v mnozicnih grobiscih. Pri tem se sooci z zastrasujocimi izsledki dela forenzikov, arheologov, zdravnikov in antropologov. Po vrnitvi na Dunaj zbira podatke o pogresanih osebah, da bi s tem pripomogla k identifikaciji. Ko pri iskanju pogresane zene pomaga emigrantu s Kosova, ki biva na Dunaju, se postopoma vse bolj vpleta v njegovo zgodbo in nazadnje celo pridruzi na poti v njegovo nekdanjo domovino. A ta dokumentarni aspekt predstavlja samo povrsinski sloj romana. Anna Kim skozi zgodbo pripovedovalke raziskuje nemoc prezivelih ob tragicni izgubi bliznjih in obcutje negotovosti,zaradi katere katerega pricne njihovo zivljenje teci v 'zamrznjenem' casu.
    Spremna beseda Tanja Petric.

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