• Écrit dans les années 1960 puis revu et augmenté en 1989, ce livre monumental offre le récit de l'une des plus grandes aventures des xixe et xxe siècles, celle de l'anarchie. Woodcock y raconte le mouvement, ses victoires, ses défaites, mais il y expose surtout les idées des principales figures qui ont façonné la pensée libertaire, de William Godwin à Emma Goldman. Au-delà de l'engagement intellectuel, politique et moral de ces personnages historiques plus grands que nature, L'anarchisme brosse un portrait vivant de leur combat et des profonds idéaux de liberté qui n'ont jamais cessé de l'animer.

    Considéré aujourd'hui comme un classique de l'histoire de l'anarchisme et pourtant traduit ici pour la première fois en français, L'anarchisme expose les perspectives d'une aspiration partagée aujourd'hui par un nombre toujours grandissant de personnes éprises de justice et d'autonomie.

  • Grâce aux ouvrages de David Harvey, Mike Davis ou même Henri Lefebvre, on connaît aujourd'hui la géographie radicale ou critique née dans le contexte des luttes politiques des années 1960 aux États-Unis et qui a, comme le disait Harvey, donné à Marx « la dimension spatiale qui lui manquait ». Dans ce livre, Simon Springer enjoint aux géographes critiques de se radicaliser davantage et appelle à la création d'une géographie insurrectionnelle qui reconnaisse l'aspect kaléidoscopique des espaces et son potentiel émancipateur, révélé à la fin du xixe siècle par Élisée Reclus et Pierre Kropotkine, notamment.

    L'histoire de l'humanité est une longue suite d'expériences dans et avec l'espace ; or aujourd'hui, la stase qui est imposée à ces mouvements vitaux, principalement par les frontières, menace notre survie. Face au désastre climatique et humain qui nous guette, il est indispensable de revoir les relations que nous entretenons avec le monde et une géographie rebelle comme celle que défend Springer nous libérerait du carcan de l'attentisme. Il faut se défaire une bonne fois pour toutes des géographies hiérarchiques qui nous enchaînent à l'étatisme, au capitalisme, à la discrimination et à l'impérialisme. « La géographie doit devenir belle, se vouer entièrement à l'émancipation. »

  • Rome, 10 novembre 1931. Condamné aux arrêts domiciliaires, une bonbonne d'oxygène en guise de boulet et surveillé en permanence par deux sbires de Mussolini, Errico Malatesta, octogénaire et malade, se remémore sa vie, sans nostalgie ni regrets. Au cours d'une journée ponctuée par le tic tac de l'horloge, celui qu'on a surnommé bien malgré lui le « Lénine d'Italie » se souvient : la rencontre avec Bakounine dans le Jura, l'insurrection manquée du Matese, l'exil à Paris puis à Londres, l'aventure en Argentine, les soulèvements massifs du biennio rosso. Soixante ans d'anarchie entremêlés à l'histoire d'Italie et à celle du mouvement ouvrier international.

    Jusqu'ici racontée exclusivement dans les rapports des policiers qui l'ont toujours traqué, la vie de Malatesta, internationaliste et partisan de la propagande par le fait, est relatée en ces pages dans les mots de celui qui l'a vécue, tel que l'imagine Giacopini après avoir étudié de près la correspondance et l'oeuvre de celui qu'il surnomme l'« Ulysse de l'anarchie ».

  • L'anarchisme est la conception politique, philosophique et sociale probablement la plus méconnue. Il est vrai qu'il ne se laisse pas facilement appréhender. Au-delà de quelques slogans comme « ni dieu, ni maître », il suscite de nombreuses idées reçues, souvent contradictoires. Les anarchistes seraient ainsi violents et/ou babas cool, marginaux et/ou syndicalistes, ils prôneraient un mode de vie spécifique et/ou s'agiteraient
    dans la révolution...
    De la fin du XIXe à ce début de XXIe siècle, l'anarchisme a alterné entre périodes d'avancées et de recul, mais jamais n'a disparu car « on peut détruire une organisation mais pas une idée, une idée toute simple : si tu veux être libre, sois le, mais avant tout apprend à l'être. » (Felix Carrasquer).

  • Un recueil de deux textes du grand théoricien de l'anarchie. Entre lyrisme et précision scientifique une belle introduction à l'humanisme anarchiste.

  • Après Stirner, Proudhon et Bakounine, Pierre Kropotkine poursuit le grand rêve libertaire : ce prince russe devenu géographe de renom se fait le généalogiste d'une morale anarchiste qui dénonce les fausses morales imposées depuis des lustres par « le prêtre, le juge, le gouvernant ».Avec La Morale anarchiste (1889), livre virulent et raisonné, il montre que seul l'instinct d'entraide est le dépositaire des valeurs humaines à construire.

  • "L´Anarchie, sa philosophie, son idéal" est un superbe texte de Kropotkine. En moins de quarante pages, Kropotkine nous dépeint une histoire de l´humanité vue et revue à travers les prismes des mécanismes d´exploitation qui permirent aux élites d´affaiblir, de contrôler et de manipuler les masses afin qu´ils exaucent leurs désirs de puissance et de possession. Alors, le prince russe jette les bases d´une philosophie, qui fait plus que tout expliquer : il redonne l´espoir. Aux Editions de Londres, nous allons même jusqu´à prétendre que l´Internet a redonné à l´Anarchie une nouvelle jeunesse.

  • "On ne peut pas améliorer les prisons" de Kropotkine sont un texte polémique, humain, bouleversant par son actualité. Oui, si depuis Kropotkine, nous nous sommes enfin débarrassés de la peine de mort, les prisons restent les oubliettes de la société. Les Editions de Londres ont mis en parallèle le texte de Kropotkine avec un rapport récent sur les prisons françaises, plein de chiffres et de détails, et avec une seule conclusion : consternant ! Mais, nom de Dieu, cessons d´oublier les criminels ! Si nous constituons une société, alors notre responsabilité collective ne s´arrête pas à la condamnation par un tribunal de justice.

  • "La Loi et l´Autorité" de Kropotkine est un texte politique écrit en 1892. C´est une nouvelle tentative du prince anarchiste pour renverser l´ordre établi. Cette fois-ci, il démonte l´histoire de la société à travers l´étude de la Loi qu´il identifie au mécanisme de justification et de perpétuation de l´exploitation des plus « sans scrupules » sur les plus innocents. Il faut le télécharger et le lire pour comprendre le monde contemporain et désapprendre tout ce que l´on nous a appris.

  • Essai de Pierre Kropotkine publié en 1892, « La conquête du pain » est la compilation d'une série d'articles publiés principalement dans « Le Révolté » et « La Révolte ». Bien que le fruit d'une compilation, « La conquête du pain » est un ouvrage homogène qui offre au lecteur l'une des meilleures représentations de la pensée anarcho-communiste de Kropotkine.

  • « L'esquisse d'une morale sans obligation ni sanction » est un essai philosophique de Jean-Marie Guyau publié en 1885. Dans cet ouvrage, qui fut salué par la critique de son époque, et par des philosophes si différents que Nietzsche et Kropotkine, Guyau se place en rupture avec la morale de son temps, ...

empty