Presses Universitaires de France

  • Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • Au modèle du premier volume de ce "journal étrange" (Avec des "si"), 81 chapitres traitent de sujets divers, réflexions de l'auteur sur la vie quotidienne, les événements mais aussi des thèmes comme la solitude, l'amitié, la fuite du temps, l'amour et ses échecs, la foi, l'approche de la mort... Un livre à lire, à poser, à reprendre au fil de ses réflexions... et de celles de l'auteur.

  • "Le temps d'une vie, avez-vous fait bon voyage ? -- Moins pire que je ne l'imaginais. -- A quoi l'attribuez-vous ? -- A l'amitié que Cioran m'a portée, à l'audace que ses livres m'ont donnée. Et à la compagnie de quelques jeunes filles venues d'Extrême-Orient pour adoucir l'amertume des jours et donner un peu plus d'intensité à la volupté de l'éphémère. -- Qu'attendez-vous encore ? -- Que vous me laissiez en paix."
    Voici en quelques lignes le ton général de ces pages désenchantées sur la vie, comment affronter la mort puisqu'il faut en finir avec la vie ? Une écriture en apparence frivole et indifférente, profondément grave.

  • La première partie de cet essai fut publié il y a une vingtaine d'années, il est repris augmenté d'une deuxième partie relatant sur le mode humoristique et désabusé, son expérience dans les couloirs feutrés de la Banque mondiale à Washington. A-t-il réellement "trahi" la cause de ses origines ainsi que l'accusent un peu vite certains journalistes ? Ou bien à sa manière essaie-t-il de conserver et transmettre ce pourquoi il travaille dans ces milieux financiers ? " Ce que je valorise dans mon séjour américain, c'est l'opportunité de m'être réconcilié avec moi-même, d'apprendre à mieux aimer cette Arfique qui m'exaspérait lorsque j'avais 27 ans. Sur un plan plus superficiel, la vie sereine et aseptisée de Washington m'a révélé comme un miroir grossissant tout ce qui me manque... Il y a le sentiment de culpabilité qui habite tous les Africains en exil qui croient pouvoir contribuer plus efficacement aux nombreux combats en cours sur le terrain..."

  • Un livre plaisant à lire, une suite de "réflexions qui me venaient à l'esprit certains jours, sans préméditation ni suite, comme Montaigne lui-même avait fait dans ses premiers essais".... Avec des "si" l'auteur revisite sa vie, ses souvenirs, ses réflexions.....

  • Dans ce volume, se trouvent rassemblés et traduits plusieurs textes de Mario Andrea Rigoni consacrés à Cioran. Postfaces, articles, conférences, extraits de lettres, témoignent de l'amitié entre Cioran et Rigoni, à qui revient le mérite d'avoir diffusé en Italie la pensée et l'oeuvre de l'un des plus grands écrivains du XXe siècle. Ces textes « dressent un des portraits les plus beaux, les plus intelligents et les plus touchants qui aient jamais été consacrés à Cioran » (Laurent de Sutter).

  • L'oeuvre de Houellebecq regorge d'apparentes contradictions. L'objet de ce court essai est de les ana-lyser afin de montrer qu'elles peuvent pour une part se résoudre, notamment en puisant aux sources : les lectures de Houellebecq, ces « tiroirs » qui contiennent aussi bien des oeuvres de fiction que des écrits théoriques.
    Défilent ainsi, sur un rythme enlevé : Auguste Comte, Pierre Leroux, Tocqueville, Schopenhauer, Nietzsche, Montaigne, Victor Hugo, Camus, Balzac, Baudelaire, Proust et quelques autres.
    À quoi s'ajoutent des constats non moins stimulants, tel celui-ci : « On est arrivé à ce paradoxe que la gauche antilibérale en économie est devenue libérale en morale tandis que la droite libérale en économie s'est retrouvée antilibérale en morale. L'originalité de Houellebecq est qu'il est antilibéral en tout, ce qui le rend inclassable. »

  • Le roman a suscité d'importantes théories, celles de Lukács, de Bakhtine, d'Auerbach. Les romanciers ont apporté leurs contributions. Les réflexions sur le récit et la fiction ont modifié ces théories. Ce vaste ensemble présente des thèmes à peu près constants : le roman, le monde, l'auteur, le narrateur, les voix du récit, la représentation, la fiction, le temps... Typologie qu'il convient de discuter. Ainsi doit-on identifier une représentation temporelle propre au roman (celle de la transition) qui associe des identités (celles des personnages, des lieux, etc.) fixées à leur indifférenciation. Tout type de roman se caractérise alors selon l'alliance contradictoire et constante d'un jeu de prédications - les identités - et de la notation du changement - la transition. Cette alliance invite à mettre en évidence les perspectives anthropologiques dont sont indissociables les personnages du roman. Elle permet de reconstruire, selon le questionnement qu'elle porte, l'histoire du roman, et d'expliquer que celui-ci soit devenu aujourd'hui un genre littéraire global.

  • Ce carnet de voyage est un prétexte : la collection de courts essais qui le constitue offre bien plus qu'une chronique humoristique des pérégrinations d'un Africain en Extrême-Orient. Ici, l'Asie n'est ni un lieu de villégiature ni une destination touristique, mais une vocation philosophique, une ressource pour penser la différence et l'identité. L'auteur considère que le fait de quitter les univers qui lui sont familiers est une expérience spirituelle indispensable. À travers des anecdotes, des faits vécus, des observations et des réflexions, il invalide l'alternative stérile entre universalisme et relativisme, et présente le dépaysement comme un élément primordial de la pratique de soi. L'humilité est donc à la fois un mode de connaissance, un vecteur d'accès à l'imaginaire d'autrui, et un moyen de méditer sur le sublime. Rejetant l'illusion d'un ordre moral qui régirait un quelconque choc des civilisations, cette quête d'absolu suggère, au final, un assortiment d'éléments pour déchiffrer la condition humaine.

  • Cette troisième livraison de la revue Perspectives critiques est toujours aussi plaisante à découvrir et à lire dont une autobiographie désenchantée du directeur de la publication : j'étais ce jeune homme qui...

  • Comme les deux tomes précédents de ce Journal, ce troisième volume est une succession de portraits, d'impressions et souvenirs de l'auteur qui réécrit sa vie, analyse ses sentiments en essayant de traduire au plus près ce qu'il a vécu et ce qu'il est devenu. "J'admire qu'à votre âge, vous arriviez encore à me surprendre, et de plus en plus dans la grâce, la légèreté, comme avec une liberté supérieure, comme une joie supérieure, avec quelque chose d'aérien, de piquant, de drôle presque mozartien, enfin d'étonnamment vivant, imprévisible et singulier !" (lettre d'André Comte-Sponville à Marcel Conche à la lecture du volume II du Journal)

  • Enfin une revue dans la collection Perspectives critiques pourrait-on dire : des textes courts toujours inédits par les auteurs phares de la collection ou des textes trop courts ne pouvant être à eux seuls un livre, de jeunes auteurs qui pourront faire ensuite un livre ! L'ambition de cette revue littéraire semestrielle est d'offrir à ses lecteurs des moments de plaisir et de surprise. Un condensé de l'esprit littéraire et philosophique, parfois frondeur, qui règne sur les publications des ouvrages de la collection.

  • De courtes nouvelles par des auteurs déjà connus, la plupart ayant publié des livres dans la collection Perspectives critiques dirigée par Roland Jaccard

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