• "Un thriller psychologique qui tient en haleine jusqu'à un final renversant." Jérôme Vermelin, METRO
    "Une petite merveille ! (...) La construction de ce livre est extraordinaire." Gérard Collard, La Griffe noire
    Alice et Gabriel n'ont aucun souvenir de la nuit dernière...
    ... pourtant, ils ne sont pas près de l'oublier.
    New York, 8 heures du matin.
    Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park.
    Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
    Impossible ? Et pourtant...

  • En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d'angoisse à l'idée que le drame qu'elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
    Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n'a qu'un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins... étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde.
    La jeune femme ne s'en doute pas encore, mais les rencontres qu'elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l'art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu'à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé ?
    « Avec un talent incroyable, Marie Vareille manie un style plein d'humour et de sincérité. Un roman puissant, moderne et extrêmement bien écrit. » France Net Infos
    Comme n'importe quelle fille de 30 ans, Marie Vareille croule sous les problèmes existentiels : une vie amoureuse qui passe sans crier gare du néant le plus total à la tragédie grecque, une dangereuse tendance à prendre les Mojitos pour des menthes à l'eau et une carte bleue hors de tout contrôle...
    Seul remède à ses déboires : s'inventer des histoires, elle écrit depuis qu'elle a été en âge d'aligner trois phrases sur ses cahiers Hello Kitty.
    Je peux très bien me passer de toi, son deuxième roman, a reçu le 1er prix des lectrices Confidentielles en 2015.

  • Evie Flynn a toujours été le mouton noir de sa famille si parfaite : une rêveuse, vagabonde dans l'âme, contrairement à ses soeurs aînées. Elle s'est d'abord rêvée actrice, puis photographe et chanteuse, mais sans grand succès.
    Lassée de ces échecs, elle s'est construit une vie raisonnable : entre un travail qu'elle déteste et un fiancé très terre à terre (pour ne pas dire ennuyeux), elle regarde sa vie défiler sous ses yeux jusqu'au décès de sa tante préférée dans un accident de voiture. Jo lègue à sa nièce le petit café qu'elle tient sur le port de Carrawen Bay.
    Déterminée à prendre son destin en main, Evie n'hésite pas longtemps avant de tout plaquer pour partir découvrir les Cornouailles et l'héritage qui lui est offert, sans se douter des rencontres qui vont bouleverser son destin...
    "Un récit lumineux !" - Maxi
    "Il n'est jamais trop tard pour changer de vie : c'est le message de ce délicieux feel good book." - Femme Actuelle
    Après un début de carrière dans l'édition, Lucy Diamond a quitté Londres pour s'installer dans la ville de Bath avec son mari et ses trois enfants. Et c'est depuis cette jolie ville du sud de l'Angleterre, à jamais immortalisée par Jane Austen, qu'elle écrit ses romans à succès. Au cours des dernières années, elle a vendu plus de trois millions de livres et s'est imposée comme l'une des autrices préférées des Britanniques.

  • Proust dans son atelier.
    Un Proust qui cherche, et qui rage. Qui s'en prend à sa mère (dans un texte qu'elle ne lira pas), parce qu'elle n'aime pas Baudelaire.
    Et capable de tenir 10 pages sur cette réflexion mesquine de Sainte-Beuve, le puissant feuilletoniste et amant de madame Hugo, qui voyait dans les Fleurs du Mal un "petit pavillon" tout au bout du "Kamchatka littéraire".
    Un Proust qui attrape à bras le corps tous les défauts de Balzac, mais pour dire en quoi la littérature procède précisément de ces défauts, et de la masse imparfaite.
    C'est cette phrase de départ, pour lui qui a toujours vécu dans le plus sensible, et à 35 ans comprend son échec : Chaque jour j'attache moins de prix à l'intelligence.
    Les ébauches ici sont fascinantes, parce qu'au bord de basculer dans La Recherche. Les souvenirs d'enfance (mais c'est du pain grillé qu'on trempe dans le thé, pas encore la madeleine), la figure osseuse des nobles et leur monde aux entrées closes (mais elle est comtesse, la future duchesse de Guermantes), ou la nuit, ou la première nappe - la race maudite - d'un tableau de l'homosexualité.
    Alors, pour nous tous, le Contre Sainte-Beuve est la fabrique, là où on voit Proust aux prises avec l'écriture, et pas encore dissout dans le narrateur qui bientôt gommera de La Recherche tous les échafaudages.
    Ce dont il est question ici, c'est d'invention littéraire, c'est du saut contre soi-même. Ce que résume bien ce mot de Proust : Non, pour écrire aussi bien que Voltaire, il faudrait commencer par écrire autrement que lui.
    Et parce que nous avons tous ce livre au-dessus de notre table de travail, voici de quoi l'embarquer sur votre iPad (version epub) ou votre Kindle (version Mobipocket), votre Orizon ou votre téléphone. Et le disséquer à l'ordinateur, avec tous les outils possibles ou tout simplement, en lecture seule, le feuilleter à l'écran, intégralement.

    FB

  • 1947. A peine sortie de la guerre, la Grèce est tombée dans le chaos. La droite, installée au pouvoir par les Anglais, et les forces de gauche s'entre-tuent dans un pays dévasté. Chrònis Mìssios, 17 ans, résistant communiste, est arrêté puis condamné à mort. Gracié de justesse, torturé plusieurs fois, ballotté de prison en déportation, il va devenir, selon ses termes, un « prisonnier professionnel » : à sa libération définitive, en 1973, il aura passé en tout vingt et un ans de sa vie en détention.
    Cette histoire du prisonnier Mìssios, c'est lui-même qui la raconte, pendant toute une nuit, dans un déferlement de mémoire où les époques se bousculent, à l'un de ses camarades qui, lui, par chance, est « mort avant » - avant d'avoir connu la prison, mais aussi le pire : le naufrage de l'idéal communiste. C'est la première fois que la guerre civile grecque est racontée ainsi. D'autres ont déjà décrit ses horreurs, mais Mìssios est le premier ex-communiste à oser montrer le Parti tout nu : ses martyrs admirables, d'un dévouement total, mais aussi ses dirigeants, rendus souvent aveugles et sourds par l'égoïsme et la bêtise, plus dangereux pour leur cause que l'ennemi lui-même. Si les Grecs se sont rués sur ce livre - il s'est vendu à plus de cent mille exemplaires, événement rarissime là-bas -, c'est d'abord qu'il a brisé un tabou, rouvert la vieille plaie infectée.
    Toi au moins... date de 1985. Depuis, le communisme a pris d'autres coups, et on se dira peut-être, à quoi bon remuer encore le cadavre ? Mais ce serait prendre un tel livre pour ce qu'il n'est pas : une étude historique ou un pamphlet politique. Si les grands événements y sont évoqués, c'est de façon allusive ; malgré la foule de personnages qu'elle fait revivre, et le rôle important qu'y jouent l'amitié, la solidarité, cette histoire n'est pas essentiellement collective : c'est avant tout le récit d'une expérience intérieure. D'une descente en enfer. Cet enfer ; les matons sadiques et les petits chefs du Parti n'en sont que les deux premiers cercles, éternels comme l'oppression, terribles sans doute, mais moins que le troisième, qui passe à l'intérieur du prisonnier : c'est surtout contre lui-même qu'il se bat, contre la folie qui l'assiège, cette folie qui rôde ici partout, chez les victimes et les bourreaux, comme une obsession. On pourrait trouver ; dans d'autres temps, d'autres lieux, des enfers plus affreux encore que celui-ci ; mais ce qui fascine dans Toi au moins..., c'est justement que son héros, toujours près de sombrer ; ne sombre pas, qu'il demeure dans cette zone crépusculaire entre espoir et désespoir ; raison et démence, entre l'humain et l'inhumain ; c'est l'histoire d'un homme qui lutte pour rester un homme, à l'extrême limite de ce qu'il peut subir sans être détruit.
    Tu hésites peut-être, lecteur, à plonger dans la nuit de ces prisons, toi pour qui la Grèce est d'abord une belle image pleine de soleil. Rassure-toi. L'amertume du début du livre - et de la fin - n'est pas son dernier mot. Après la mort du rêve, l'ancien rêveur est encore là, fragile, meurtri, mais porté par cet amour forcené de la vie, cet humour chevillé au corps, qui l'ont maintenu vivant. Toi au moins... en arrive ainsi, malgré son sujet, à être souvent drôle et même réconfortant. On n'y trouve qu'une seule évasion, qui échoue de façon lamentable, et pourtant c'est avant tout l'histoire d'un homme qui se libère : de ses illusions, de sa peur, de sa haine.
    Les pages les plus émouvantes, justement, sont peut-être celles où les pantins cruels deviennent fugitivement humains ; où les humbles combattants des deux bords se découvrent un instant bien proches, pauvres jouets dans les mains indifférentes de leurs chefs ; où le héros distingue des salauds dans son camp et des braves types en face. Car ce qui le libère mieux que tout, c'est de comprendre peu à peu que le fanatisme, la haine sont sans doute la pire des prisons.
    Libre, Mìssios l'est aussi - logiquement - jusque dans l'écriture, le vocabulaire, la syntaxe, l'agencement du livre entier. Tu vas rencontrer quelques phrases tordues, des passages obscurs, des dialogues où tu ne sais pas toujours qui dit quoi... Sache que le lecteur grec n'est pas mieux loti. En traduisant, je n'ai pas voulu adoucir, affaiblir. Je voudrais que tu reçoives ce livre en pleine figure comme je l'ai reçu. Laisse-toi emporter par ce torrent d'histoires et de mots. Avant tout, écoute. Comme beaucoup d'auteurs grecs, Mìssios est un superbe conteur. Comme Taktsis, Kavvadìas, Hadzis ou Cheimonas (tous traduits chez nous désormais), il a su rester proche des racines populaires de la langue, et faire passer dans l'écriture toute la force de la parole.
    La prose grecque moderne est née avec les Mémoires de Makriyànnis, ce général de la guerre d'indépendance qui à trente ans ne savait pas écrire. Un siècle et demi plus tard, avec Mìssios, qui apprit à lire en prison à seize ans, c'est un peu la même voix qui retentit, venue des profondeurs du peuple, clamant ce que les puissants, les doctes et les malins ne veulent ou ne peuvent pas dire. C'est la même sainte fureur, la même passion, qui éclaire ces pages où tu t'apprêtes à entrer - lueur ténue, mais tenace, à l'image de ce pays toujours blessé, qui jamais ne meurt.
    MV

  • Addie pensait tout savoir de sa mère, Elizabeth, tout juste disparue. Mais le jour où une jeune femme surgit sur le pas de sa porte, prétendant être sa soeur, Addie vacille.
    Tout ce qu'elle a toujours cru n'était donc que mensonges ?
    Et que s'est-il passé, au cours de ce bel été de l'année 1958 qu'Elizabeth a passé avec la richissime famille Shaw dans leur manoir de Hartland, sur la côte sauvage du sud-ouest de l'Angleterre ?

  • Trop

    Jean-Louis Fournier

    Les murs de la salle d'exposition sont couverts de tableaux, ils sont tous tellement beaux qu'on ne sait plus où donner de la tête, devant lequel s'attarder. Alors, on ne s'attarde pas.
    Dans la pénombre, au fond d'une salle, est accroché un seul petit tableau, l'assistance est silencieuse, recueillie. Il s'agit d'un dessin de Raphaël, une vierge belle à se damner.
    Je m'arrête devant la devanture d'un kiosquier. Les étagères ploient sous le poids des journaux, des revues, souvent jamais lues. Le marchand de journaux est débordé, il n'a plus de place.
    Je viens d'acheter un nouveau poste, il me garantit 1 350 stations. Je ne peux plus entendre ma radio préférée, il y a trop de stations, elles se brouillent.
    Sur l'appareil qu'on m'a offert, je peux stocker plus de 1 000 chansons. Mon nouveau téléviseur me promet 500 chaînes. Je suis arrêté dans un embouteillage depuis plus d'une heure, il y a trop de voitures.
    J'ai voulu acheter les sonates pour piano de Mozart, il y a 50 interprétations. Comment choisir ?
    Au supermarché, j'ai compté 40 marques de gâteaux secs. Je n'en ai pas acheté.
    Le prince a 400 femmes dans son harem, il a l'embarras du choix. Chaque soir, il hésite, se morfond. Quand il choisit une brune, il pense aux blondes, quand il choisit une blonde, il pense aux brunes.
    J'ai le syndrome du harem. J'ai le choix, j'ai surtout l'embarras du choix.
    J'imagine une forêt hirsute, les arbres sont côte à côte, trop serrés, ils s'étouffent, la forêt va bientôt mourir.
    On va couper quelques arbres pour mon nouveau livre. Il sort une centaine de livres par jour, je pense à mon petit livre. Au bout d'une semaine, il va disparaitre, écrasé par 600 livres.
    Mon prochain livre, je vais l'appeler TROP.
    Jean-Louis Fournier est l'auteur de nombreux livres à succès dont La Grammaire française et impertinente, Il a jamais tué personne mon papa, Où on va, papa ? (Prix Femina 2008), Veuf et La Servante du Seigneur.

  • Sous prétexte de disséquer les idées reçues - ce prêt-à-penser que tout un chacun, un jour ou l'autre, assène avec la même conviction enthousiaste des Bouvard et Pécuchet - sur la littérature contemporaine, Philippe Annocque nous offre un florilège d'observations et de réflexions enjouées et assurément très personnelles quand il s'agit d'évoquer ce qu'il est universellement admis. Le petit monde du livre est mis sens dessus dessous, voire à nu une fois percé à jour l'entregent qui régit le savoir-écrire, le savoir-éditer, le savoir-lire et, bientôt, grâce à Mon petit DIRELICON, le savoir-dire, pour briller en société (littéraire ou non).

    Car Philippe Annocque a puisé dans sa vie de lecteur avisé autant que dans son expérience d'écrivain avéré (« Personne qui écrit des livres. Hésiter sur le féminin. Préférer auteur. (Voir Auteur) »), pour concocter avec facétie et érudition ce « Petit Dictionnaire des Idées REçues sur la LIttérature CONtemporaine (mais quand même un peu à la manière de Flaubert) ».

  • Je crois que tout a commencé avec les garçons : le langage, le corps, la respiration, mais aussi l'attente
    et le chagrin. Puis, les gar´cons sont devenus des hommes, mais je n'ai pas vu la différence. Il n'y a pas
    d'âge, seulement une inquiétude plus grande, la peur que le miracle n'ait plus lieu.

  • Walter Nowak, est étendu sur le carrelage de sa salle de bains, blessé à la tête, incapable de se relever. À terre, il réfléchit.
    Dans un état de confusion à la fois comique et inquiétant, sa mémoire repasse dans le désordre les événements de sa vie qui l'ont mené jusqu'à cette situation.
    Finaliste du presitiguex German Booker Prize en 2017 pour ce titre, Julia Wolf est l'un des grands espoirs de la nouvelle génération de romanciers allemands.

  • La littérature garde-t-elle encore pertinence pour dire ce qui
    conditionne notre vie au présent ?
    Et, quand nous nous saisissons de ce qui conditionne l'activité
    et l'échange, dans ses hiérarchies, dans ses symboliques, dans ses
    loisirs et ses conditionnements (du maître-nageur au rédacteur
    funéraire, du libraire à l'alpiniste, en passant par le notaire et
    le directeur des ressources humaines), gardons-nous prérogative du
    rire, de la critique, de la tendresse aussi (est-elle possible
    quand on accueille ici son boucher) ?
    J'étais très fier, en lançant ce projet publie.net, qu'Eric
    Chevillard veuille bien me confier ces trois textes de fiction, qui sont chacun
    comme des incises ou développement d'univers développés dans ses
    romans, et jouant par exemple de la forme radiophonique,
    « l'entretien avec l'auteur », pour ouvrir un nouvel
    espace entre l'invention du roman et ses arcanes ou ses caves.
    Depuis l'installation sur publie.net de Si la main droite de
    l'écrivain était un crabe, il s'est passé un événement de
    taille : l'autofictif, le blog qu'entretient
    quotidiennement Eric Chevillard, est devenu une référence de
    l'écriture de fiction sur le Net. Une forme fixe, en triptyque. Une
    mise en abîme de l'écriture elle-même. Une convocation du concret,
    et, dans la politesse du texte, qui se contente de sourire, en
    arrière donc, un rire immense, sardonique, presque L'homme qui
    rit de Victor Hugo, douleur comprise. Je ne sais pas ce que
    pourra devenir l'autofictif, s'il pourra se rassembler, se
    réorganiser en livre. Ou seulement continuer de nous accompagner, à
    notre porte virtuelle, comme labyrinthe offert. Mais c'est la
    preuve, et une seule est suffisante, de la pertinence d'Internet
    aussi pour l'imaginaire. L'écran comme lieu de fiction, mais
    fiction en mouvement, en développement permanent, inarrêtable.
    Alors non pas 36 métiers, comme dans l'expression populaire
    il a fait 36 métiers, mais 28 exactement. Sauf que choisis
    dans les noeuds les plus névralgiques de ce qui fait la ville, et
    nous dedans.
    Dans la zone d'activité, à ma connaissance, est le
    dernier texte publié par Eric Chevillard avant la naissance du
    blog. Alors le fantastique est tout près, et cet étrange sourire
    qui déstabilise le plus élémentaire, le plus familier. Il s'agit
    d'une commande venue d'abord de gens de la typographie, de la
    réalisation d'objets livres. La preuve du succès, c'est qu'il n'est
    déjà plus disponible. Conservez le vôtre, si vous avez la chance
    (on est quelques-uns comme ça), à avoir pu se le procurer. Un bravo
    spécial à Fanette Mellier, et que la mise en ligne de ce
    texte soit une invitation à tous pour suivre la suite, de son
    côté...
    Et merci, Eric, d'autoriser ici cette déstabilisation douce du
    familier à se prolonger sur Internet.
    On trouvera ici, et ici, et ici, et ici,, et ici, et icides extraits : partez
    en chasse. Pour cela, et comme cela, via le buzz Internet,
    que les 1000 exemplaires se sont envolés si vite. Sinon, vous
    imprimez le feuilletoir ci-dessus, et vous remplissez les pages
    blanches (solution fournie via téléchargement intégral).
    Il y a le mathématicien, l'homme des ressources humaines,
    l'ophtalmologue, le brancardier, le chargé de communication, le
    maître-nageur. Le notaire, la caissière, l'huissier, le pape. C'est
    toute la ville qui devient page fantastique, mouvante.
    Et tout le reste de ce qui concerne Eric sur Chevillard, le site (webmaster Even Doualin), et sur
    le site des Editions Argol.
    Et que la littérature soit aussi pur plaisir, champions
    ceux qui y arrivent. Avec petite fierté aussi que, certainement, ce
    texte n'aurait pu être écrit par quelqu'un qui ne vit pas en
    province !

    FB

  • Revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur Gwen Catalá, Babel Heureuse se veut un carrefour des langues et des arts, du mouvant, écho de la parole dite.
    Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, et ouverte sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, numérique enrichie et expérience web innovante.


    Être en avant sur la parole en avant, faire entendre/voir/lire l'élémentaire, ce qui a l'opacité du réel, dans les langues et les arts.





    La revue hors-vue, numéro 1, printemps 2017


    />
    Contributeurs, auteurs, traducteurs (dont auteurs traduits) & artistes :

    Nathalie Brillant o André Markowicz o Julia Hartwig o Myriam Nowicka o Ewa Sonnenberg o Isabelle Macor o Elena Truusts o Denise Le Dantec o Françoise Morvan o Adèle Nègre o Roja Chamankar o Sylvie Durbec o Laurent Margantin o Raluca Maria Hanea o Carolyne Cannella o Laure Gauthier o Léopoldo Maria Panero o Victor Martinez o Frédérick Martin-Kojevnikov o Thierry Le Saëc o François Rannou o Marie-Hélène Gauthier

  • Tant les thèmes abordés par Pierre Michon que sa manière d'écrire se caractérisent par un refus de la ligne droite, de l'approche directe. Il faut détourner le regard du centre pour s'intéresser à la périphérie : petites gens, province, gestes de l'écriture qu'on aurait de prime abord jugés inintéressants. Si Michon décline l'obliquité sous ses formes les plus variées, c'est afin d'en proposer, d'une façon elle-même oblique, une théorie. Les grands thèmes, les enjeux véritables ne peuvent s'appréhender qu'en partant du détail, de la périphérie, de la digression. Obliquement, Michon nous dit le monde de façon bien plus percutante qu'une approche frontale ne saurait le faire. Mieux, Michon nous invite à cette gymnastique de l'esprit. Il s'agira donc de débusquer, dans la rigueur de ses phrases, les effets obliques du dire, de dépasser l'imposture de l'écrit pour atteindre la constellation essentielle de la vie même.

  • Un seul récit, pour se saisissant des signes multiples de la ville éclatée, de ses noms, de scènes parfois brutales ou seulement quotidiennes ou abstraites, pour autant de textes brefs, comme des plaques liquides, chacune liée à un point précis de la ville et qui seraient notre appréhension intérieure de l'hyper-métropole. Le narrateur (parce qu'un récit s'ébauche, se centre autour de la notion de colporteur) est continuellement en mouvement dans la ville, un trajet comme cette ville qui n'a pas de centre, une ville qui ne se reconnaît plus d'un nom à l'autre nom, et qui exige l'habitat provisoire de la voiture comme seul trait commun.
    De quelle façon aborder la complexité de Los Angeles, avec quels mouvements, quels arrêts, quel travail sur l'image, quelle saisie des silhouettes, visages, noms, enseignes, et quelles permanences au contraire ?
    Et que bien sûr, à cette mise à l'épreuve, c'est le récit en prose qu'on interroge : le présent du monde, dans la ville qui l'incarne dans sa plus haute déréliction, son plus haut risque.

  • Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • Yòrgos Ioànnou, Douleur du Vendredi saint | présentation par Michel Volkovitch
    Yòrgos Ioànnou n'ayant jamais écrit que sur lui-même, de façon souvent très allusive, quelques indications sur sa vie ne feront pas de mal au lecteur. Ioànnou naît à Thessalonique en 1927 de parents réfugiés, chassés de Turquie un peu plus tôt. Le père est cheminot, le fils devient professeur de lettres classiques. Il exerce un peu partout en province, et même en Libye pendant deux ans - son seul voyage hors de Grèce. Il publie deux minces recueils de poèmes et un de prose. En 1971, à quarante-quatre ans, quand paraît Le sarcophage, il est encore pratiquement inconnu.
    Le sarcophage est l'histoire d'un couple. Elle, c'est Thessalonique, ville d'enfance et d'adolescence, mère détestée autant qu'aimée. Lui, c'est l'auteur lui-même. Ces 29 textes brefs forment une autobiographie à peine transposée. Ioànnou n'invente pas ses histoires : on n'écrit bien, dit-il, que sur ce qu'on a soi-même vécu. Plutôt que des nouvelles, ces textes sont des « proses », comme il les appelle, à mi-chemin entre l'autobiographie, la fiction et l'essai. Ajoutons-y la chronique : Ioànnou ne cesse d'entrelacer drames personnels et collectifs. Le charme et la force de ce livre, et des suivants, viennent en partie de là, de cet équilibre entre le je et le nous. En fait, mine de rien, par petites touches, brefs coups de projecteur, c'est l'âme grecque tout entière que capte Ioànnou. Tout est là, senti, vécu : l'héritage antique, la religion byzantine, les traditions populaires - la « Grèce éternelle », encore vivante alors, survivante aujourd'hui. Il fallait, pour la rejoindre ainsi, un homme à la fois savant et simple, comme Ioànnou ; un homme que sa culture a mené vers ses racines lointaines sans l'éloigner de ses origines populaires, non moins précieuses pour lui.
    Mais si les récits de Ioànnou fascinent à ce point, c'est qu'à travers la chronique son auteur va plus loin, plus profond - ses écrits tournent toujours autour de la grande révélation de sa jeunesse : la force d'Éros, de Thanatos, et surtout les liens secrets qui les unissent.
    Éros, pour Ioànnou, est une blessure perpétuelle. Il désire les hommes, dans un temps et un lieu où la chose n'est plus permise, ou pas encore. L'écriture chez lui naît en grande partie d'un besoin lancinant de se confier, d'avouer une douleur inavouable, de vaincre une solitude infernale, de se libérer d'une masse de culpabilités ; écrire est une confession. Ou plutôt (et le lecteur y gagne) une demi-confession : ce qui donne à ces pages cette tension, cette urgence, c'est la lutte intérieure - et les ruses infinies - de quelqu'un qui crève à la fois d'envie de tout dire et d'angoisse d'avoir tant à cacher. D'autant qu'au tourment intime s'en est joint un autre, collectif, pendant toutes les années de la dictature des Colonels, avec tous ses interdits, ses répressions cruelles et les prudences verbales qu'elle impose.
    Après Le sarcophage, Ioànnou quittera pour toujours sa ville natale où il étouffe. Devenu athénien, il écrira encore deux livres d'essais sur Thessalonique et d'autres recueils de proses, dont Le dernier héritage, digne prolongement du Sarcophage, et surtout, publié en 1980, le flamboyant Douleur du Vendredi saint.
    Que s'est-il passé ? Voici le livre le plus étonnant de Ioànnou. On reconnaît bien son monde et pourtant tout a changé. L'auteur est toujours là, au coeur de ces récits composites, inclassables - même si, à vrai dire, la part de fiction semble ici plus grande, même si l'auteur-protagoniste se dissimule à moitié parfois, passant du je au il - et même, une fois, sans doute, au elle... On reconnaît aussi les thèmes - solitude, amours impossibles, union de l'amour et de la mort, du sexe et du sacré, du désespoir et de l'espérance. Il est vrai que cette fois le narrateur s'enhardit, l'autocensure se relâche, l'aveu se fait nettement plus explicite. Mais la grande nouveauté, c'est un spectaculaire changement de voix. L'écriture ancienne de Ioànnou, brève, ramassée, à la fois dense et trouée de silences - du court qui en dit long - est soudain balayée par un grand souffle, comme si une digue cédait soudain, et un torrent de mots déboule tout au long de paragraphes immenses, de phrases qui n'en finissent pas, dans des histoires qui sentent l'insomnie et la fièvre, hallucinées, égarées, où les lieux et les temps parfois se mêlent, brûlantes, où parfois l'on se perd.
    Le sommet de cette vague - ou le fond de ce tourbillon -, c'est sans doute la nouvelle éponyme, aux phrases débordantes, grouillantes comme la foule, étouffantes comme le parfum des fleurs, obsédantes comme des chants d'église, scandées par des citations des Écritures à la fin des paragraphes - « comme des points d'orgue ou des stations sur le chemin de croix », m'écrit l'auteur dans une lettre en 1982. Toute la sensualité que les Grecs ont mise dans la religion, cet étonnant mélange de Jésus et de grand Pan toujours vivant, aucun texte ne l'a aussi bien montré, je crois, que ces dix pages illuminées. Elles resteront ce que Ioànnou a écrit de plus fort et de plus fou, mais les douze autres nouvelles du recueil sont à peine moins frappantes, par l'étrangeté des situations, leur érotisme imprégné d'angoisse, l'accord entre héritages païen et byzantin, et par l'audace exacerbée d'une écriture aventureuse, tâtonnante par instants, excessive, mais dont les excès eux-mêmes sont nécessaires.
    Ioànnou n'ira pas plus loin. Il reviendra plutôt en arrière dans ses derniers textes. Il meurt prématurément, en 1985, à cinquante-sept ans, laissant d'autres proses, des traductions du grec ancien et du latin, des recueils de contes, de chants populaires, de pièces pour le théâtre d'ombres. Il m'a donc laissé seul au moment où je m'apprêtais à m'occuper de lui. Le traduire a toujours été pour moi une obsession. J'ai à peine connu l'homme, je ne partage pas ses choix amoureux, mais ses choix d'écriture sont tout proches des miens. Ses écrits ne sont pas seulement parmi mes préférés, toutes langues confondues ; si je me suis mis à écrire, c'est en partie grâce à eux ; ce sont eux surtout qui m'imprègnent et que j'imite sans le savoir quand je délaisse les Grecs pour l'écriture en solo.
    Entre mes premières traductions de Ioànnou et celles que j'achève aujourd'hui, vingt ans ont passé. M'ont freiné divers obstacles matériels, éditoriaux par exemple. J'ai eu la chance de caser dans une revue le texte initial, mais quel éditeur français, avant publie.net, aurait osé publier l'ensemble ? Une splendeur si insolite ! Des nouvelles en plus, genre méprisé chez nous !
    La présente édition propose onze textes sur treize. Certains passages, obscurs pour les Grecs eux-mêmes - y compris parfois pour les familiers de l'écrivain - reçoivent une tentative d'explication dans les notes. Ma traduction arrondit un peu certains angles, mais j'aurais dénaturé le texte en y versant trop de lumière. Un grand merci à Ghislaine Glasson-Deschaumes qui accueillit Ioànnou jadis dans la revue Lettre internationale, ainsi qu'à Dìmitra et Mihàlis Milaràkis, soeur et beau-frère de l'écrivain, et Orsalìa Synteli, qui m'ont patiemment guidé dans certains passages obscurs.

    MV

  • Jean et Anna, c'est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée. Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s'effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu'il faut qu'elle aille de l'avant. Et elle veut trouver l'homme parfait. Mais l'homme parfait, c'était Jean, et Jean, elle l'a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer...
    Jessica Cymerman est blogueuse et journaliste. Elle partage ses billets d'humeur drôlissimes sur son blog Serialmother et elle est aussi cofondatrice du site de garde d'enfants Yoopies.

  • Jolie rousse dynamique et joyeuse, Noëlle a décroché un boulot atypique mais qui la réjouit : infiltrer des entreprises pour comprendre l'origine de leurs problèmes.
    Sa vie professionnelle est donc au beau fixe, même si côté coeur c'est une autre histoire...
    Son boss l'envoie sur une nouvelle mission qui promet plus que les frissons habituels : elle doit intégrer une agence immobilière de luxe.
    Budget fringues et accessoires illimité afin de passer pour la chasseuse d'appartement la plus glamour de tout Paris.
    Sur place, la situation est bizarre, patron tyrannique, collègues à côté de la plaque, mises en avant de biens déjà cédés...
    Et en guise de période d'essai, le boss donne à Noëlle dix jours pour vendre un manoir prétendument hanté qui traîne dans les fichiers depuis deux ans !
    Pour l'aider dans cette mission presque impossible, on lui adjoint les services de JC, le grouillot de l'agence... qui se révèle terriblement efficace et horriblement sexy.
    Ou serait-ce l'inverse ?

    Roxane Dambre, 32 ans, écrit depuis toujours. Sa plus récente série, Scorpi, a reçu le grand prix de l'Imaginaire 2017. Sa précédente comédie, Un Karma (presque) parfait (2018), a rencontré un grand succès.

  • La Djouille

    Jean Pérol

    Un homme âgé, retiré du monde au bord du massif des Cévennes, accepte un jour, pour quelques travaux chez lui, l'aide d'un jeune lycéen de la ville voisine.
    En son temps, pour échapper à sa vie, il s'était retrouvé exilé vers les déserts afghans, au début d'une révolution qui venait d'y éclater. Trente ans plus tard, dans les derniers soubresauts d'une guerre qui s'éternise, c'est ce qui va arriver aussi au jeune Fabien.
    Deux amours traversent leurs vies. Justine pour l'ancien professeur trop clairvoyant endolori par l'époque, Clara pour l'impétueux Fabien qui s'y heurte.
    Au coeur de ce livre, les deux récits vont s'entrecroiser et se dérouler, à la fois dans une France provinciale méprisée et un Afghanistan brisé, dans la jeunesse et dans l'âge avancé, dans les cruautés de l'amour et dans celles de nos pesanteurs sociales, si dures aux oubliés du monde contemporain.
    Vies, amours, cultures, pays, dans leurs guerres fatales, sont emportés comme l'eau qui coule dans les « djouilles » afghanes rougies par l'Histoire, vers l'évaporation et la nuit, implacablement.
    Après Un été mémorable et Le soleil se couche à Nippori, salués avec force par la critique, Jean Pérol présente avec La Djouille son troisième roman où le lecteur retrouvera son goût si personnel de la colère désespérée, de la lucidité ironique, du fraternel et de la beauté.

  • Coeur nègre

    Franck Laroze

    Ce coeur nègre, après des tentatives rendues infructueuses par le rejet de ceux qui disaient me chérir et s'étaient donné pour mission de me guider, je me le suis transplanté moi-même, à vingt ans, à l'issue d'une fuite dont mon souffle garde toujours le souvenir.

  • « Ils se promenèrent sur la plage, parlant de tout et de rien sans lassitude comme on le fait quand les corps se reconnaissent. Leurs phrases allaient et venaient avec la mer nonchalante et paisible, en apparence, léchant le pied des hautes falaises, y creusant mine de rien des grottes profondes. »

  • Minable

    Mark Safranko

    Première pièce de théâtre de Mark SaFranko publiée en langue française, Minable dévoile ce qu'il en coûte aux laissés pour compte de la course au succès.

    Bienvenue dans une Amérique crue qui n'a plus beaucoup d'illusions, l'autre issue du rêve américain, le Manhattan détonant de Mark SaFranko.
    Romancier, dramaturge et musicien, maître du Noir, Mark SaFranko incarne une littérature américaine qui ne s'en laisse pas conter, comme nous l'ont déjà génialement démontré ses romans, Putain d'Olivia ou Dieu bénisse l'Amérique, parus chez 13èmeNote éditions.

  • « Dans l'aube rougeoyante d'un petit matin de printemps, j'ai vu les roches veinées de Petra surgir à l'horizon derrière les haies de mon jardin... Le rire clair de Dahoum résonner en milliers d'éclats au-delà de la cime des grands arbres... Et la bouille de Wooley nous attendant, inquiet, à la porte d'Aqaba, un jour de mai 1914... ». Dans la nuit du 12 au 13 mai 1935, Thomas Edward Lawrence dit « Lawrence d'Arabie », seul face à lui-même, remonte le cours de sa vie.

  • Au modèle du premier volume de ce "journal étrange" (Avec des "si"), 81 chapitres traitent de sujets divers, réflexions de l'auteur sur la vie quotidienne, les événements mais aussi des thèmes comme la solitude, l'amitié, la fuite du temps, l'amour et ses échecs, la foi, l'approche de la mort... Un livre à lire, à poser, à reprendre au fil de ses réflexions... et de celles de l'auteur.

empty