Langue française

  • - 38%

    "Un thriller psychologique qui tient en haleine jusqu'à un final renversant." Jérôme Vermelin, METRO
    "Une petite merveille ! (...) La construction de ce livre est extraordinaire." Gérard Collard, La Griffe noire
    Alice et Gabriel n'ont aucun souvenir de la nuit dernière...
    ... pourtant, ils ne sont pas près de l'oublier.
    New York, 8 heures du matin.
    Alice, jeune flic parisienne, et Gabriel, pianiste de jazz américain, se réveillent menottés l'un à l'autre sur un banc de Central Park.
    Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysées tandis que Gabriel jouait du piano dans un club de Dublin.
    Impossible ? Et pourtant...

  • En apparence, Alice va très bien (ou presque). En réalité, elle ne dort plus sans somnifères, souffre de troubles obsessionnels compulsifs et collectionne les crises d'angoisse à l'idée que le drame qu'elle a si profondément enfoui quelques années plus tôt refasse surface.
    Américaine fraîchement débarquée à Paris, elle n'a qu'un objectif : repartir à zéro et se reconstruire. Elle accepte alors de travailler dans une start-up dirigée par un jeune PDG fantasque dont le projet se révèle pour le moins... étonnant : il veut réunir les chaussettes dépareillées de par le monde.
    La jeune femme ne s'en doute pas encore, mais les rencontres qu'elle va faire dans cette ville inconnue vont bouleverser sa vie. Devenue experte dans l'art de mettre des barrières entre elle et les autres, jusqu'à quand Alice arrivera-t-elle à dissimuler la vérité sur son passé ?
    « Avec un talent incroyable, Marie Vareille manie un style plein d'humour et de sincérité. Un roman puissant, moderne et extrêmement bien écrit. » France Net Infos
    Comme n'importe quelle fille de 30 ans, Marie Vareille croule sous les problèmes existentiels : une vie amoureuse qui passe sans crier gare du néant le plus total à la tragédie grecque, une dangereuse tendance à prendre les Mojitos pour des menthes à l'eau et une carte bleue hors de tout contrôle...
    Seul remède à ses déboires : s'inventer des histoires, elle écrit depuis qu'elle a été en âge d'aligner trois phrases sur ses cahiers Hello Kitty.
    Je peux très bien me passer de toi, son deuxième roman, a reçu le 1er prix des lectrices Confidentielles en 2015.

  • Evie Flynn a toujours été le mouton noir de sa famille si parfaite : une rêveuse, vagabonde dans l'âme, contrairement à ses soeurs aînées. Elle s'est d'abord rêvée actrice, puis photographe et chanteuse, mais sans grand succès.
    Lassée de ces échecs, elle s'est construit une vie raisonnable : entre un travail qu'elle déteste et un fiancé très terre à terre (pour ne pas dire ennuyeux), elle regarde sa vie défiler sous ses yeux jusqu'au décès de sa tante préférée dans un accident de voiture. Jo lègue à sa nièce le petit café qu'elle tient sur le port de Carrawen Bay.
    Déterminée à prendre son destin en main, Evie n'hésite pas longtemps avant de tout plaquer pour partir découvrir les Cornouailles et l'héritage qui lui est offert, sans se douter des rencontres qui vont bouleverser son destin...
    "Un récit lumineux !" - Maxi
    "Il n'est jamais trop tard pour changer de vie : c'est le message de ce délicieux feel good book." - Femme Actuelle
    Après un début de carrière dans l'édition, Lucy Diamond a quitté Londres pour s'installer dans la ville de Bath avec son mari et ses trois enfants. Et c'est depuis cette jolie ville du sud de l'Angleterre, à jamais immortalisée par Jane Austen, qu'elle écrit ses romans à succès. Au cours des dernières années, elle a vendu plus de trois millions de livres et s'est imposée comme l'une des autrices préférées des Britanniques.

  • Mon petit DIRELICON : petit dictionnaire des idées reçues sur la littérature contemporaine mais quand même un peu à la manière de Flaubert Nouv.

    Sous prétexte de disséquer les idées reçues - ce prêt-à-penser que tout un chacun, un jour ou l'autre, assène avec la même conviction enthousiaste des Bouvard et Pécuchet - sur la littérature contemporaine, Philippe Annocque nous offre un florilège d'observations et de réflexions enjouées et assurément très personnelles quand il s'agit d'évoquer ce qu'il est universellement admis. Le petit monde du livre est mis sens dessus dessous, voire à nu une fois percé à jour l'entregent qui régit le savoir-écrire, le savoir-éditer, le savoir-lire et, bientôt, grâce à Mon petit DIRELICON, le savoir-dire, pour briller en société (littéraire ou non).

    Car Philippe Annocque a puisé dans sa vie de lecteur avisé autant que dans son expérience d'écrivain avéré (« Personne qui écrit des livres. Hésiter sur le féminin. Préférer auteur. (Voir Auteur) »), pour concocter avec facétie et érudition ce « Petit Dictionnaire des Idées REçues sur la LIttérature CONtemporaine (mais quand même un peu à la manière de Flaubert) ».

  • La littérature garde-t-elle encore pertinence pour dire ce qui
    conditionne notre vie au présent ?
    Et, quand nous nous saisissons de ce qui conditionne l'activité
    et l'échange, dans ses hiérarchies, dans ses symboliques, dans ses
    loisirs et ses conditionnements (du maître-nageur au rédacteur
    funéraire, du libraire à l'alpiniste, en passant par le notaire et
    le directeur des ressources humaines), gardons-nous prérogative du
    rire, de la critique, de la tendresse aussi (est-elle possible
    quand on accueille ici son boucher) ?
    J'étais très fier, en lançant ce projet publie.net, qu'Eric
    Chevillard veuille bien me confier ces trois textes de fiction, qui sont chacun
    comme des incises ou développement d'univers développés dans ses
    romans, et jouant par exemple de la forme radiophonique,
    « l'entretien avec l'auteur », pour ouvrir un nouvel
    espace entre l'invention du roman et ses arcanes ou ses caves.
    Depuis l'installation sur publie.net de Si la main droite de
    l'écrivain était un crabe, il s'est passé un événement de
    taille : l'autofictif, le blog qu'entretient
    quotidiennement Eric Chevillard, est devenu une référence de
    l'écriture de fiction sur le Net. Une forme fixe, en triptyque. Une
    mise en abîme de l'écriture elle-même. Une convocation du concret,
    et, dans la politesse du texte, qui se contente de sourire, en
    arrière donc, un rire immense, sardonique, presque L'homme qui
    rit de Victor Hugo, douleur comprise. Je ne sais pas ce que
    pourra devenir l'autofictif, s'il pourra se rassembler, se
    réorganiser en livre. Ou seulement continuer de nous accompagner, à
    notre porte virtuelle, comme labyrinthe offert. Mais c'est la
    preuve, et une seule est suffisante, de la pertinence d'Internet
    aussi pour l'imaginaire. L'écran comme lieu de fiction, mais
    fiction en mouvement, en développement permanent, inarrêtable.
    Alors non pas 36 métiers, comme dans l'expression populaire
    il a fait 36 métiers, mais 28 exactement. Sauf que choisis
    dans les noeuds les plus névralgiques de ce qui fait la ville, et
    nous dedans.
    Dans la zone d'activité, à ma connaissance, est le
    dernier texte publié par Eric Chevillard avant la naissance du
    blog. Alors le fantastique est tout près, et cet étrange sourire
    qui déstabilise le plus élémentaire, le plus familier. Il s'agit
    d'une commande venue d'abord de gens de la typographie, de la
    réalisation d'objets livres. La preuve du succès, c'est qu'il n'est
    déjà plus disponible. Conservez le vôtre, si vous avez la chance
    (on est quelques-uns comme ça), à avoir pu se le procurer. Un bravo
    spécial à Fanette Mellier, et que la mise en ligne de ce
    texte soit une invitation à tous pour suivre la suite, de son
    côté...
    Et merci, Eric, d'autoriser ici cette déstabilisation douce du
    familier à se prolonger sur Internet.
    On trouvera ici, et ici, et ici, et ici,, et ici, et icides extraits : partez
    en chasse. Pour cela, et comme cela, via le buzz Internet,
    que les 1000 exemplaires se sont envolés si vite. Sinon, vous
    imprimez le feuilletoir ci-dessus, et vous remplissez les pages
    blanches (solution fournie via téléchargement intégral).
    Il y a le mathématicien, l'homme des ressources humaines,
    l'ophtalmologue, le brancardier, le chargé de communication, le
    maître-nageur. Le notaire, la caissière, l'huissier, le pape. C'est
    toute la ville qui devient page fantastique, mouvante.
    Et tout le reste de ce qui concerne Eric sur Chevillard, le site (webmaster Even Doualin), et sur
    le site des Editions Argol.
    Et que la littérature soit aussi pur plaisir, champions
    ceux qui y arrivent. Avec petite fierté aussi que, certainement, ce
    texte n'aurait pu être écrit par quelqu'un qui ne vit pas en
    province !

    FB

  • Un seul récit, pour se saisissant des signes multiples de la ville éclatée, de ses noms, de scènes parfois brutales ou seulement quotidiennes ou abstraites, pour autant de textes brefs, comme des plaques liquides, chacune liée à un point précis de la ville et qui seraient notre appréhension intérieure de l'hyper-métropole. Le narrateur (parce qu'un récit s'ébauche, se centre autour de la notion de colporteur) est continuellement en mouvement dans la ville, un trajet comme cette ville qui n'a pas de centre, une ville qui ne se reconnaît plus d'un nom à l'autre nom, et qui exige l'habitat provisoire de la voiture comme seul trait commun.
    De quelle façon aborder la complexité de Los Angeles, avec quels mouvements, quels arrêts, quel travail sur l'image, quelle saisie des silhouettes, visages, noms, enseignes, et quelles permanences au contraire ?
    Et que bien sûr, à cette mise à l'épreuve, c'est le récit en prose qu'on interroge : le présent du monde, dans la ville qui l'incarne dans sa plus haute déréliction, son plus haut risque.

  • Revue poétique semestrielle dirigée par François Rannou et l'éditeur Gwen Catalá, Babel Heureuse se veut un carrefour des langues et des arts, du mouvant, écho de la parole dite.
    Elle ambitionne de devenir une référence de la création poétique contemporaine, donnant voix aux jeunes pousses autant qu'aux incontournables, et ouverte sur le monde, aux traductions et créations bilingues. La revue paraît en édition papier, numérique enrichie et expérience web innovante.


    Être en avant sur la parole en avant, faire entendre/voir/lire l'élémentaire, ce qui a l'opacité du réel, dans les langues et les arts.





    La revue hors-vue, numéro 1, printemps 2017


    />
    Contributeurs, auteurs, traducteurs (dont auteurs traduits) & artistes :

    Nathalie Brillant o André Markowicz o Julia Hartwig o Myriam Nowicka o Ewa Sonnenberg o Isabelle Macor o Elena Truusts o Denise Le Dantec o Françoise Morvan o Adèle Nègre o Roja Chamankar o Sylvie Durbec o Laurent Margantin o Raluca Maria Hanea o Carolyne Cannella o Laure Gauthier o Léopoldo Maria Panero o Victor Martinez o Frédérick Martin-Kojevnikov o Thierry Le Saëc o François Rannou o Marie-Hélène Gauthier

  • Tant les thèmes abordés par Pierre Michon que sa manière d'écrire se caractérisent par un refus de la ligne droite, de l'approche directe. Il faut détourner le regard du centre pour s'intéresser à la périphérie : petites gens, province, gestes de l'écriture qu'on aurait de prime abord jugés inintéressants. Si Michon décline l'obliquité sous ses formes les plus variées, c'est afin d'en proposer, d'une façon elle-même oblique, une théorie. Les grands thèmes, les enjeux véritables ne peuvent s'appréhender qu'en partant du détail, de la périphérie, de la digression. Obliquement, Michon nous dit le monde de façon bien plus percutante qu'une approche frontale ne saurait le faire. Mieux, Michon nous invite à cette gymnastique de l'esprit. Il s'agira donc de débusquer, dans la rigueur de ses phrases, les effets obliques du dire, de dépasser l'imposture de l'écrit pour atteindre la constellation essentielle de la vie même.

  • Récit de la déchéance d'une star du cinéma muet, fragments d'une confession de la "plus sublime des flappers" (une flapper étant une "garçonne un peu provocatrice des années 1920"), Louise Brooks... Mais récit inventé, dont le départ est un projet de conférence sur Louise Brooks : la vie de l'actrice, les sentiments qu'elle inspire à l'auteur, la fascination et même l'emprise qu'elle exerce sur lui, à tel point qu'il la considère comme la figure la plus accomplie du nihilisme érotique. A travers son égérie, R. Jaccard "se raconte", dans un style élégant, léger, mais toujours teinté d'un soupçon de distance au monde et à soi-même.

  • Jean et Anna, c'est le couple que tout le monde envie. Jeunes, beaux, follement amoureux, tout leur réussit. Le mariage est prévu, la route est tracée. Mais Jean meurt dans un accident. La vie de la jeune femme s'effondre. Les mois passent, le deuil se fait, petit à petit. Alors Anna décide qu'il faut qu'elle aille de l'avant. Et elle veut trouver l'homme parfait. Mais l'homme parfait, c'était Jean, et Jean, elle l'a perdu. Alors elle se met en tête de trouver son parfait sosie. Et quand elle rencontre Frédéric, sa vie va changer...
    Jessica Cymerman est blogueuse et journaliste. Elle partage ses billets d'humeur drôlissimes sur son blog Serialmother et elle est aussi cofondatrice du site de garde d'enfants Yoopies.

  • Coeur nègre

    Franck Laroze

    Ce coeur nègre, après des tentatives rendues infructueuses par le rejet de ceux qui disaient me chérir et s'étaient donné pour mission de me guider, je me le suis transplanté moi-même, à vingt ans, à l'issue d'une fuite dont mon souffle garde toujours le souvenir.

  • Minable

    Mark Safranko

    Première pièce de théâtre de Mark SaFranko publiée en langue française, Minable dévoile ce qu'il en coûte aux laissés pour compte de la course au succès.

    Bienvenue dans une Amérique crue qui n'a plus beaucoup d'illusions, l'autre issue du rêve américain, le Manhattan détonant de Mark SaFranko.
    Romancier, dramaturge et musicien, maître du Noir, Mark SaFranko incarne une littérature américaine qui ne s'en laisse pas conter, comme nous l'ont déjà génialement démontré ses romans, Putain d'Olivia ou Dieu bénisse l'Amérique, parus chez 13èmeNote éditions.

  • « Dans l'aube rougeoyante d'un petit matin de printemps, j'ai vu les roches veinées de Petra surgir à l'horizon derrière les haies de mon jardin... Le rire clair de Dahoum résonner en milliers d'éclats au-delà de la cime des grands arbres... Et la bouille de Wooley nous attendant, inquiet, à la porte d'Aqaba, un jour de mai 1914... ». Dans la nuit du 12 au 13 mai 1935, Thomas Edward Lawrence dit « Lawrence d'Arabie », seul face à lui-même, remonte le cours de sa vie.

  • Pourquoi revisiter la Révolution française aujourd'hui ?

    Comment la fiction, la littérature, peuvent-elles s'autoriser à contourner la chronique et le commentaire historiographique ?
    Je propose une simulation de la Révolution, en associant détournement, humour et politique. En procédant à une réincarnation aléatoire de personnages historiques, je réactualise la mémoire collective : le regard contemporain se déplace, des grands hommes du passé vers les anonymes d'aujourd'hui (citoyens, électeurs, grévistes), des événements fondateurs aux exigences toujours actuelles (les droits de l'homme, le bien-être individuel et collectif).
    L'humour consiste à « revoir 89 » avec les expressions du marketing et du capitalisme (briefer, vendre, gagner), à délester le lexique de la communication de sa charge pernicieuse, montrer comment, aujourd'hui, la com. et le marketing sont la politique. Ce tour de passe-passe me permet de dénoncer un monde où le succès, les médias et l'argent justifient tout.
    Un narrateur multifonction, polyvalent, journaliste, poète, scénographe, consultant, conseil en communication, expose sa vision de l'histoire et de l'actualité, par des allers et retours entre le monde actuel et 1789, interrogeant les notions d'aliénation et d'émancipation, de citoyenneté, dans un processus d'adresse au lecteur, pour tenter de répondre aux questions suivantes :
    Est-il possible d'inventer une poétique du monde social et politique ?
    De pointer, par le medium littéraire, les défaillances du système actuel (la raison cynique, l'impuissance face à l'hypercapitalisme) ?
    La Révolution française est-elle un capital ? Si oui, comment le transformer ?
    Peut-il exister un imaginaire de la contestation ?
    VP

    Et voilà le versant sérieux des questions que se pose l'auteur, Véronique Pittolo, avant cette descente au milieu de Robespierre, Marat et les autres.
    Mais cela change quoi, si on y amène les caméras de télévision et les usages publicitaires d'aujourd'hui ? Si on fait monter Lénine sur un tonneau, et qu'on scrute aussi l'envers de tous ces vieux mots, quand tous les problèmes de domination et d'exploitation demeurent ?
    Alors dire que La Révolution dans la poche, c'est comme un hymne à l'envers, un opéra de poche, mais traité presque comme une farce - pourtant, au plus juste de l'humain, sur eux, les hommes de la "terreur", comme sur notre présent...
    Particulièrement fiers donc d'accueillir ce texte important, disponible en version imprimée chez Al Dante.

    FB

  • Au modèle du premier volume de ce "journal étrange" (Avec des "si"), 81 chapitres traitent de sujets divers, réflexions de l'auteur sur la vie quotidienne, les événements mais aussi des thèmes comme la solitude, l'amitié, la fuite du temps, l'amour et ses échecs, la foi, l'approche de la mort... Un livre à lire, à poser, à reprendre au fil de ses réflexions... et de celles de l'auteur.


  • Bien avant de refaire La Route de Jack Kerouac (Sur la route again, éd.Transboréal, 2013), Guillaume Chérel a suivi les traces de l'autre Jack, London le mangeur de vent, celui qui lui a transmis le goût de l'aventure, d'une littérature populaire et engagée, dès l'adolescence. « La fonction propre de l'homme est de vivre, non d'exister », affirmait Jack le rouge et Chérel en a fait sa devise à l'âge adulte.


    C'est ainsi qu'il embarque pour le pays de London, au printemps 1999, presque un siècle après la parution du 1er roman de son « père spirituel ».


    Récit de voyage, biographie « amoureuse » aux allures d'enquête quand il s'agit de confronter les paradoxes du mythe London (était-il raciste ? Quid du mystère de sa mort ?), entre anecdotes cocasses et réflexions personnelles, Guillaume Chérel nous invite à relire l'oeuvre de cet immense écrivain américain, sous un éclairage original et revigorant.




    Jack London le mangeur de vent

    a été publié pour la première fois en 2000, dans la collection « Étonnants voyageurs » dirigée par Michel Le Bris, éd.Flammarion.

  • Ce recueil articule entre elles quatre formes brèves, Elles en premier toujours, Wagon, Artisans et Musaraignes. Le lecteur y croise des personnages en marge de toute norme, tous plus pathétiques les uns que les autres, aux trajectoires et aux projets sans avenir encore plus improbables qu'eux-mêmes, et pourtant. D'avoir trébuché, un jour que l'on ignore, ils ne se relèveront pas, ou alors d'une manière si imprévue que chacune de leurs heures est matière à fiction, comme une histoire condensant en soi tout le drame qu'il y a à être eux. Sans jamais trop désespérer, chacun trouve la grâce de l'abîme, continuera ses acrobaties en cours de chute.

    ***
    Cela commence par un hommage à la danse.
    Puis par cette errance dans la nuit d'une ville, et les lumières qui la trouent.
    Puis une réflexion sur les choses, celles qu'on garde, celles qu'on jette."Et voilà la terre autour. Tout autour, d'elles, et d'eux, on peut la sentir souffrir, la terre, endurer. Terre on dirait lointaine, mais comme une mémoire profonde, une musique triste, originelle. Et persistante, malgré son air de vision, vraiment tenace. Et d'un coup on reconnait tout, y compris soi. Dans le fait même de ne plus rien reconnaître, s'y reconnaître."
    Jacques Serena est un de nos plus singuliers explorateurs du récit : il l'a appliqué à un objet unique, jalousie, destin en rade, et a pris pour territoire ces villes du sud qu'il connaît si bien.
    Ici il prend écart : la même prose, la même puissance narrative qu'on connaît, mais devenue poème, avec montée progressive de l'intensité de parole, comme un ligne tendue enflant, concise, percutante.
    Un hommage donc à « celles courant en échappant aux balles (...) à ces assises, ces danseuses (...) avec des éternités dans le moindre regard. »
    Et malgré tout, dire, l'oser, comme dans un abandon.
    FB _ FG
    Ce livre est disponible en papier et numérique > http://www.publie.net/livre/elles-en-premier-toujours/

  • Jolie rousse dynamique et joyeuse, Noëlle a décroché un boulot atypique mais qui la réjouit : infiltrer des entreprises pour comprendre l'origine de leurs problèmes.
    Sa vie professionnelle est donc au beau fixe, même si côté coeur c'est une autre histoire...
    Son boss l'envoie sur une nouvelle mission qui promet plus que les frissons habituels : elle doit intégrer une agence immobilière de luxe.
    Budget fringues et accessoires illimité afin de passer pour la chasseuse d'appartement la plus glamour de tout Paris.
    Sur place, la situation est bizarre, patron tyrannique, collègues à côté de la plaque, mises en avant de biens déjà cédés...
    Et en guise de période d'essai, le boss donne à Noëlle dix jours pour vendre un manoir prétendument hanté qui traîne dans les fichiers depuis deux ans !
    Pour l'aider dans cette mission presque impossible, on lui adjoint les services de JC, le grouillot de l'agence... qui se révèle terriblement efficace et horriblement sexy.
    Ou serait-ce l'inverse ?

    Roxane Dambre, 32 ans, écrit depuis toujours. Sa plus récente série, Scorpi, a reçu le grand prix de l'Imaginaire 2017. Sa précédente comédie, Un Karma (presque) parfait (2018), a rencontré un grand succès.

  • « Ils se promenèrent sur la plage, parlant de tout et de rien sans lassitude comme on le fait quand les corps se reconnaissent. Leurs phrases allaient et venaient avec la mer nonchalante et paisible, en apparence, léchant le pied des hautes falaises, y creusant mine de rien des grottes profondes. »

  • Particulièrement fier de mettre en ligne L'enfer est vert.
    C'est un texte neuf et audacieux. Comme chaque auteur, passée la grande vague d'un livre, se remet au laboratoire, et qu'une piste de recherche peut l'emmener soudain dans une zone neuve, et du territoire découvert s'amorcera une autre conquête.
    La zone neuve et le territoire découvert, c'est l'arrivée décrite, dès le départ du texte, dans le "nordeste" brésilien, où Leslie Kaplan et Heitor de Macedo se sont souvent impliqués. L'autre conquête, c'est peut-être (elle ne sera probablement pas d'accord) dans le livre récemment paru chez POL : Mon Amérique commence en Pologne.
    Ce qui est fascinant, dans L'enfer est vert, c'est comment la récurrence de cette phrase très simple, pure perception à l'arrivée au Brésil, parce qu'elle met tout de suite en vis-à-vis de l'exploitation, de la misère, des grandes lois naturelles tellement plus fortes que le destin humain, aussi, va inclure par boucles successives tout ce que ces problématiques convoquent dans le présent immédiat de l'auteur.
    Ainsi, du même geste, parce qu'il y a violence, parce qu'on traque la parole, la proche banlieue parisienne (Les Lilas), ou l'actualité de notre côté du monde. Mais aussi les lectures, et les figures qui les incarnent (même Bob Dylan et Rimbaud, eux-mêmes opposés comme les étranges saltimbanques de Balad of a thin man) : Leslie Kaplan a écrit (voir Les outils sur Marguerite Duras, sur Maurice Blanchot avec lequel elle a longtemps et densément correspondu, mais, derrière, sont des figures plus tutélaires, emblématiques, Franz Kafka et Hannah Arendt, qui revient toujours, comme si l'hommage ne valait qu'à être mis à l'épreuve, recreusé, dans les textes de Leslie.
    Et s'amorce un autre glissement : la littérature l'autorise par une autre figure, cette fois-ci originelle : Alice au pays des merveilles, dans la langue anglaise, c'est l'apprentissage d'enfance entre réalité et fiction, et que cette frontière est mouvante, active, joue à la fois sur le réel où on coupe les têtes, et sur le rêve qui y mène. Alors - la première fois ? - la langue anglaise vient travailler le corps du récit, le dédoublant en voix off, mais ce dédoublement est aussi dédoublement d'instance : la façon dont on convoque êtres et lieux n'est pas la même.
    C'est à ce voyage qu'on vous convie. Leslie Kaplan avait d'abord confié ce texte à la collection Inventaire/Invention de Patrick Cahuzac, et c'est lui rendre hommage que de vouloir, dès maintenant, assurer la continuité d'existence d'un texte nécessaire.
    Ne vous privez pas de ce voyage. Pour une fois, on insiste.

    FB

  • « J'ai rêvé que Jean Paulhan avouait sur un plateau télévisé qu'il avait créé de toutes pièces le personnage de Maurice Blanchot comme incarnation de tout ce que représentait la littérature d'après-guerre : personnage kafkaïen, ubiquiste et cantonné en permanence à une chambre d'écriture/ lecture ("une espèce de chambre d'écho", disait-il). Oui c'était lui, et un petit comité d'écrivains triés sur le volet, qui avaient rédigé L'entretien infini, L'attente l'oubli ou La folie du jour. Si au départ il était quasiment seul, l'écriture est devenu de plus en plus collective au fil du temps, ce qui rendait la syntaxe (notamment) si singulière et l'emprise si importante. Nous étions dans le bureau de la rue ex-Sébastien Bottin. Il avait un gecko sur le revers de costume et trempait de temps en temps le bout de ses doigts dans un bocal d'eau verte. »
    Livre hybride, entre lecture et écriture, essai osant parfois sa part de fiction, l'enquête de Benoît Vincent vise à sonder l'incertitude voire l'ambivalence dans la production contemporaine de ces dernières décennies. En un mot, l'inquiétude. Car la littérature inquiète, dans toutes les porosités des deux versants d'une même pièce : lire et écrire.
    En marge des éclaircissements académiques généralement propres à la critique, La littérature inquiète se plonge dans les eaux profondes, supposément obscures, des écritures d'aujourd'hui, en traversant entre autres les territoires d'Arno Bertina, François Bon, Nicole Caligaris, Italo Calvino, Patrick Chatelier, Claro, Emmanuel Delaplanche, Régis Jauffret, Pierre Senges, Enrique Vila-Matas, Guillaume Vissac ou Antoine Volodine. Le tout sous les figures tutélaires que sont Paulhan, Blanchot, des Forêts et Quignard.


  • Toute une vie à traduire. Mais André Markowicz a toujours refusé de s'expliquer par écrit sur son métier de traducteur.

    Bilingue entre le français et le russe, c'est par le grec et le latin qu'il commence ses traductions. Et puis il y a ce fabuleux continent sauvage de prose qu'il revisite et dénude, un Dostoievski jamais fini, qu'il remanie et aiguise à mesure des rééditions, nous réapprenant un Dostoievski glissant, tranchant, rapide, avec des fulgurations mystiques que les traductions d'autrefois ne laissaient pas prévoir.
    André Markowicz a fasciné des centaines et des centaines d'auditeurs : il est là devant vous, un texte sur les genoux qu'il ne regarde même pas, parce qu'il le sait par coeur. Et il vous embarque pendant une heure, deux heures, dans le fond d'un vers, et tout ce qui lui il y entend. Les rythmes, prosodies, l'héritage, les allusions,et puis qui était celui qui écrit, quelles conditions biographiques. Alors, tout au bout, qu'importe le texte français, qui n'aura duré que le temps de cette séance, et n'aura pas laissé de trace : la lecture est avant tout du temps, et ce temps où Markowicz nous a promenés dans la langue, c'est la poésie elle-même, la poésie comme expérience.
    C'est dans ce contexte qu'il faut lire ces Gens de cendre, poèmes écrits en traduisant, lisant crayon en main.
    Travail de la langue à ses frontière, dont l'appareil de notes donne les sources et les clés. Croisant alors l'histoire russe, l'histoire des Juifs dite par un vers de Guennadi Aïgui, et Virgile ou Sophocle en amont de Shakespeare, et, pour l'air et les ciels où on travaille, les mots de la langue bretonne, le pays où il vit. Mais, avant tout, les grandes ombres de Paul Celan, d'André Mandelstam (ou Agamben commentant Mandelstam, André s'inscrivant dans toute une suite de ces prismes où nous-mêmes nous sommes...). La question de la folie, souvent tangente sous les phrases.

    Ce livre est disponible en papier et numérique >

    http://www.publie.net/livre/les-gens-de-cendre-andre-markowicz/

  • "Le temps d'une vie, avez-vous fait bon voyage ? -- Moins pire que je ne l'imaginais. -- A quoi l'attribuez-vous ? -- A l'amitié que Cioran m'a portée, à l'audace que ses livres m'ont donnée. Et à la compagnie de quelques jeunes filles venues d'Extrême-Orient pour adoucir l'amertume des jours et donner un peu plus d'intensité à la volupté de l'éphémère. -- Qu'attendez-vous encore ? -- Que vous me laissiez en paix."
    Voici en quelques lignes le ton général de ces pages désenchantées sur la vie, comment affronter la mort puisqu'il faut en finir avec la vie ? Une écriture en apparence frivole et indifférente, profondément grave.

  • La première partie de cet essai fut publié il y a une vingtaine d'années, il est repris augmenté d'une deuxième partie relatant sur le mode humoristique et désabusé, son expérience dans les couloirs feutrés de la Banque mondiale à Washington. A-t-il réellement "trahi" la cause de ses origines ainsi que l'accusent un peu vite certains journalistes ? Ou bien à sa manière essaie-t-il de conserver et transmettre ce pourquoi il travaille dans ces milieux financiers ? " Ce que je valorise dans mon séjour américain, c'est l'opportunité de m'être réconcilié avec moi-même, d'apprendre à mieux aimer cette Arfique qui m'exaspérait lorsque j'avais 27 ans. Sur un plan plus superficiel, la vie sereine et aseptisée de Washington m'a révélé comme un miroir grossissant tout ce qui me manque... Il y a le sentiment de culpabilité qui habite tous les Africains en exil qui croient pouvoir contribuer plus efficacement aux nombreux combats en cours sur le terrain..."

empty