• La chambre des dupes

    Camille Pascal

    • Plon
    • 27 Août 2020

    Après L'Été des quatre rois, couronné par le Grand Prix du roman de l'Académie française, Camille Pascal plonge le lecteur, dans ce roman de la Cour de Louis XV, au coeur des intrigues amoureuses, des cabales d'étiquette et des complots politiques d'un monde qui vacille. Première sélection du Prix Goncourt 2020. Camille Pascal nous fait entrer de plain-pied dans le Versailles de Louis XV pour y surprendre ses amours passionnés avec la duchesse de Châteauroux. Subjugué par cette femme qui se refuse pour mieux le séduire, le jeune roi lui cède tout jusqu'à offrir à sa maîtresse une place qu'aucune favorite n'avait encore occupée sous son règne. Leur histoire d'amour ne serait qu'une sorte de perpétuel conte de fées si Louis XV, parti à la guerre, ne tombait gravement malade à Metz...
    La belle Marie-Anne - adorée du roi, jalousée par la Cour, crainte des ministres et haïe par le peuple - devra-t-elle plier brusquement le genou face à l'Église et se soumettre à la raison d'État ?
    Rentrée littéraire 2020

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • L'histoire de « L'île aux fées » se déroule dans la première moitié du XVIIIe siècle. Solange, une orpheline misérable, mâtinée de sorcière va échapper au triste destin promis aux autres « Solanges » anonymes du fin fond du Berry. Elle va connaître plusieurs vies singulières et une ascension fulgurante : d'abord Versailles, puis au-delà des mers, Pondichéry sous Dupleix, et l'univers esclavagiste de Port-François à Saint-Domingue.
    Cette saga est l'occasion de croiser des représentants de la société d'alors (des paysans éternels au Roi Louis XV, monarque sans caractère, en passant par les nobles, les religieux, les francs-maçons). On y rencontre aussi des personnages illustres : du jeune Voltaire plein de verve au marquis d'Argenson, ministre des Affaires étrangères aux idées de réformes vouées à l'échec.
    « L'île aux fées » est un roman historique qui puise son inspiration dans des récits de voyages, de sorcellerie et dans la littérature d'un XVIIIe siècle plein d'ombres et de lumières.

  • On refait l'Histoire !

    Collectif

    • First
    • 8 Octobre 2020

    14 uchronies pour revisiter l'histoire de France !Et si la Bastille n'était pas tombée aux mains des révolutionnaires le 14 juillet 1789 ? Et si Bonaparte avait raté son coup d'État et n'était jamais devenu empereur ? Et si le Débarquement du 6 juin 1944 n'avait été qu'un échec cuisant ?
    L'Histoire semble couler comme un long fleuve tranquille ; " c'est arrivé parce que cela devait arriver ", pense-t-on. Et pourtant, le hasard a souvent bien ou mal fait les choses. Des événements décisifs se sont joués sur un coup de dés. Ainsi, pourquoi n'aurait-il pas pu en être autrement ?
    Dans cet ouvrage entre essai historique et oeuvre romanesque, Claude Quétel et son équipe d'historiens revisitent 14 moments incontournables de l'histoire de France, depuis l'Antiquité avec la bataille d'Alésia, jusqu'à la fin du XXe siècle avec l'échec des accords d'Évian.

  • "Nous sommes au milieu du XVIIIe siècle, pendant la désastreuse Guerre de sept ans, sous le règne de Louis XV.
    Deux soeurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce récit. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s´adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s´enfonce dans la misère. Ce dont Apolline s´aperçoit à peine, tandis que sa soeur aînée, animée par l´ambition et l´esprit de liberté, n´a qu´une envie : s´enfuir. Les soeurs se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice dans un château. Elle en sort pour retrouver sa soeur mourante, et découvrir, à travers un manuscrit, le récit de ses aventures.
    Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu, le superbe gouverneur d´Aquitaine. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais Richelieu l´offre à Louis XV, qui l´installe à Versailles dans sa petite maison du Parc-aux-Cerfs. Un brillant destin s´ouvre à elle...
    Comme Les Adieux à la Reine, ce roman est le fruit d´une alchimie entre érudition et fantaisie. On plonge dans une époque, ses couleurs, ses odeurs, ses rites, et dans un monde dominé par l´étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché."

  • Religieuse, intrigante, femme de lettres : telles sont les trois carrières de Mme de Tencin, qui connut son heure de gloire sous la Régence puis sous Louis XV. Cette « nonne défroquée », qui fut aussi la mère du philosophe d'Alembert, a fait de sa vie un chef-d'oeuvre de dissimulation et d'intelligence. Alexandrine de Tencin qui vit le jour à Grenoble en 1682 semblait avoir son avenir tout tracé. Son frère aîné hériterait de la fortune de leurs parents tandis que ses deux soeurs et son plus jeune frère seraient élevés comme elle, dans un couvent.
    Renoncer au monde et à ses plaisirs ? Jamais ! Son ambition était trop grande de s'y faire un nom, une place, de briller dans les salons. Mais il lui fallait quitter cet habit de nonne pour triompher de la cruauté des hommes. Le jour vint où elle fut rendue à la vie civile et son entrée dans le monde fut fracassante ! Tout ce qu'elle n'avait pas connu entre les murs du couvent, elle allait le vivre, intensément ! La politique, l'ambitieuse la faisait sur l'oreiller. Elle travailla sans relâche à l'ascension de son frère dans la hiérarchie ecclésiastique ; il était bien le seul homme qu'elle eût jamais aimé. Et dans son salon littéraire, elle brillait par son esprit et sa culture.
    Cependant, du plus honteux secret qui pesait sur son nom, tout Paris se délectait. Et pour tous, Madame de Tencin demeurait « La Défroquée ».

  • Evocation sous forme d'un récit biographique, entrecoupé de réflexions sur le temps présent, de la figure de Damiens qui fut accusé de régicide en 1757 sur le roi Louis XV et écartelé à Paris en place de Grèves.

  • Le duc de Choiseul a été maître de la France pendant douze ans. Principal ministre de Louis XV, son oeuvre est considérable : il mit fin au désastre de la guerre de Sept Ans, restaura la marine, réforma l'armée, prépara la revanche contre l'Angleterre et libéralisa l'économie.
    On croit connaître ce brillant ministre qui resta au pouvoir de 1758 à 1770. Homme de guerre, Choiseul fut l'un des artisans du grand basculement mettant fin à deux siècles de lutte acharnée entre la France et l'empire des Habsbourg. Redoutable homme de cour, il sut se ménager l'appui de Mme de Pompadour, mais fut disgracié parce qu'il refusa la fulgurante ascension de Mme du Barry.
    Mais le duc de Choiseul, c'est aussi et avant tout un style, un ton cynique, brillant, parfois méchant, celui d'un grand seigneur, amateur d'art. De la Lorraine, où il est né, à la Touraine, qu'il a choisie, il représente l'art de vivre au XVIIIe siècle. En s'appuyant notamment sur les écrits de Choiseul, Monique Cottret dresse le vivant portrait de celui qui, à l'égal d'un Richelieu ou d'un Mazarin, fut l'un des hommes d'État les plus importants du siècle des Lumières.

  • Le marquis de Pontcallec Nouv.

    Le Marquis de Pontcallec est peut-être le premier indépendantiste breton.
    Jeune noble breton, il monte une conspiration pour venir au secours des paysans accablés par les impôts que le Régent fait lever en ce début du règne de Louis XV.
    Sa révolte et son exécution en feront un héros de cette Bretagne « rebelle ».
    Si Raoul de Navery aurait fortement romancé le personnage du marquis, cela n'en reste pas moins un personnage fort de l'histoire de Bretagne.

  • L'Histoire du Canada français a pour origine un projet patronné par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal qui invite le chanoine Groulx à prononcer une série de quelque cent leçons d'histoire d'environ 15 minutes, chaque semaine à la radio CKAC. Le rendez-vous hebdomadaire se poursuivra jusqu'en 1952. C'est une version remaniée du texte rédigé aux fins de ce cours public qui paraît en quatre tomes entre 1950 et 1952. L'Histoire du Canada français se découpe en deux parties : le régime français (depuis la découverte de Jacques Cartier jusqu'au traité de Paris de 1760) et le régime britannique au Canada (après 1760). L'ouvrage s'avère être le grand'oeuvre de Lionel Groulx qui, de pair avec François-Xavier Garneau au XIXe siècle, mérite le titre d'historien national du Canada français.
    A l'occasion du cinquantenaire de la disparition du chanoine Groulx, il était naturel de proposer une nouvelle édition (en 4 tomes) de ce texte fondateur, voire d'en faire (re)découvrir la teneur à un public français et/ou canadien.
    Lionel Groulx, (1878-1967) né à Vaudreuil (Québec), prêtre, professeur, historien, écrivain québécois. C'est une des figures intellectuelles marquante du nationalisme canadien-français au XXe siècle et vulgarisateur le plus important de la cause du nationalisme québécois.

  • L'histoire de ce roman historique peu connu d'Alexandre Dumas connaît une histoire mouvementée... et italo-française : La Maison de Savoie est une fresque historique retraçant l'épopée des ducs de Savoie (devenus successivement rois de Piémont-Sardaigne et rois d'Italie) du milieu du XVIe au milieu du XIXe siècle. Cette oeuvre est commandée à Dumas par un éditeur de Turin et éditée sur place, en français et en italien, entre 1852 et 1856, sous ce titre et en 4 volumes soit plus de 2.000 pages !
    Après Le page du duc de Savoie, qui représente les deux premiers tomes, voici le livre troisième qui comprend deux parties : Les mémoires de Jeanne d'Albert de Luynes, comtesse de Verrue, surnommée la Dame de Volupté et Charles-Emmanuel III ou la France et l'Italie depuis 1730 jusqu'à 1773.
    Dumas, dans ce roman historique, nous fait partager, entre XVIIe et XVIIIe siècle, l'existence privée et publique du dernier duc de Savoie, Victor-Amédée II qui accédera à la titulature royale, au titre de roi de Sicile puis de Piémont-Sardaigne, et de son fils et successeur, Charles-Emmanuel III.
    Il n'est nul besoin de présenter Alexandre Dumas (1802-1870) car depuis près de deux cents ans, ses oeuvres romanesques n'ont cessé de connaître un succès que les médias audiovisuels : cinéma et télévision ont contribué à accroître et mondialiser à travers les diverses adaptations qui en ont été faites. Des Trois Mousquetaires en passant par Vingt Ans après, Le Comte de Monte-Cristo, La Tulipe Noire, les Compagnons de Jéhu, etc. les oeuvres majeures, pourtant, occultent nombre de romans moins médiatiques mais tout aussi passionnants tels : Les Louves de Machecoul, la San Felice, le Bâtard de Mauléon, les Deux Reines et tant d'autres...
    La suite de La Maison de Savoie : tome troisième sur quatre, à la suite des deux premiers tomes de Le Page du Duc de Savoie.

  • Nouvelle édition 2019 sans DRM de Louis XV et sa cour de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son oeuvre par de Bury).
    ERGONOMIE AMÉLIORÉE :
    L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
    - Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
    - Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
    - Une table des matières est placée également au début de chaque titre.
    A PROPOS DE L'ÉDITEUR :
    Les éditions Arvensa, leaders de la littérature classique numérique, ont l'objectif de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin et bénéficient d'un système de navigation optimale. Le service qualité s'engage à vous répondre dans les 48h.

  • Nouvelle édition 2019 sans DRM de La régence de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son oeuvre par de Bury).
    ERGONOMIE AMÉLIORÉE :
    L'ouvrage a été spécifiquement mis en forme pour votre liseuse.
    - Naviguez par simple clic de chapitre à chapitre ou de livre à livre.
    - Accédez instantanément à la table des matières hyperliée globale.
    - Une table des matières est placée également au début de chaque titre.
    A PROPOS DE L'ÉDITEUR :
    Les éditions Arvensa, leaders de la littérature classique numérique, ont l'objectif de vous faire connaître les oeuvres des grands auteurs de la littérature classique à un prix abordable, tout en vous fournissant la meilleure expérience de lecture sur votre liseuse. Tous les titres sont produits avec le plus grand soin et bénéficient d'un système de navigation optimale. Le service qualité s'engage à vous répondre dans les 48h.

  • Louis XV

    Jules Michelet

    « Passer de la Régence à Fleury et à Louis XV, c'est, ce semble, passer de la pleine lumière aux arrière-cabinets de Versailles, cachés dans l'épaisseur des murs, sans air ni jour que ceux des petites cours qui sont des puits. - Grand changement. Tout était en saillie. Tout gravitait autour d'un fait très-public, le Système. Tout entrait dans le drame, et paraissait au premier plan, le mal surtout. Ce temps ne voilait rien.
    Il en est autrement de Fleury et de Louis XV. Les gouvernements successifs ont cru devoir cacher cette histoire de prêtre et de roi. C'est un mystère d'État. Deux personnes en ce siècle ont seules eu la faveur d'en ouvrir les archives diplomatiques, l'historien de la Régence Lémontey, et celui de la Chute des jésuites. Les quarante années qui s'étendent de l'une à l'autre époque n'étaient guère connues jusqu'à nous que dans les événements qu'on peut dire extérieurs, militaires, littéraires, les anecdotes de Paris. Pour le centre réel de l'action, du gouvernement, l'intérieur de Versailles, qui le savait ? personne. Porte close. On n'y entrait pas. C'était trop haut pour les simples mortels. Affaire de Cabinet ! Grand mot qui fermait tout. Ce n'était pas figure. Le Cabinet n'est pas le salon des ministres et de la table verte, mais le petit trou noir où le Roi écrivait, souvent contre son ministère, à sa famille, à ses parents, amis, Espagnols, Autrichiens. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Au printemps 1726, au début du règne de Louis XV, deux couples de paysans - les ancêtres de l'auteur - s'éloignaient de leur province, l'Orléanais, pour se rendre à Tournai, au-delà des frontières du Nord, dans le but de s'y marier selon leur religion. Ils étaient protestants. Pareil déplacement enfreignait la loi. Ils allaient en sabots, couchant ici sous une grange, là dans une maison sûre, mais toujours se cachant des délateurs et des argousins. Ils couvrirent, en vingt et un jours, deux cent vingt-cinq lieues, soit quotidiennement cinquante de nos kilomètres. À leur retour au pays, les tracasseries rancunières, constamment attisées par le curé du village, tournèrent vite au drame. Leur existence devint un enfer.

  •  Héritière du duché de Parme, la jeune Isabelle de Bourbon grandit entre l´Italie et Versailles, protégée par son grand-père, le roi de France Louis XV, mais fragilisée par ses relations complexes avec une mère froide et un père absent.Mariée très jeune au frère de Marie-Antoinette, l´empereur Joseph d´Autriche, elle mène à la cour de Vienne une vie marquée par son amitié amoureuse pour la soeur de son époux, l´archiduchesse Marie-Christine.
    Cette biographie romancée d´Isabelle s´attache avec pudeur à dresser le portrait d´une princesse en avance sur son temps.

  • Madame du Barry

    Jeanine Huas

    Lorigine modeste de la comtesse du Barry et lamour profond que lui portait Louis XV ont rapidement provoqué lhostilité dune partie de la Cour, si bien que Jeanne du Barry eut longtemps mauvaise réputation.

    Rien ne prédestinait Jeanne Bécu, certes fort jolie mais fille dune domestique, à une ascension aussi soudaine quincroyable. Présentée au roi, elle le séduit et devient sa dernière favorite. Mais, à Versailles, ses ennemis, la dauphine Marie-Antoinette et Choiseul la jugent frivole et intrigante. Or, intelligente et femme de goût, elle parvient à imposer son influence et son style. Jeanne doit pourtant quitter la Cour à la mort du roi. Et, quelques années plus tard, cest sur léchafaud que sachève sa vie tumultueuse.
    Nombre de grands seigneurs et leurs commensaux lont vilipendée par écrit, mêlant le vrai et le faux avec tant dhabileté que bien des historiens sy sont laissé prendre. Avec laide de documents non encore exploités, Jeanine Huas a fait justice de ces inexactitudes et montré le vrai visage de Mme du Barry : celui dune femme au destin exceptionnel, généreuse et véritablement indépendante.

  • Il est l'incarnation du Grand Siècle et de l'apogée de la France. Jamais monarque ne fut, plus que lui, Roi à chaque instant de sa vie. À l'éclat et à la splendeur de son règne répondent un écrasant labeur personnel, une lutte continuelle pour paraître égal à lui-même et d'abord en bonne santé. Ses conquêtes, ses revers, sa grandeur devant l'adversité, ses maîtresses, ses deuils, la sérénité de ses derniers jours, composent une passionnante aventure humaine. Il n'est pas un coeur français que la personne du Roi-Soleil puisse laisser indifférent, malgré ses fautes. Mais selon le mot de Napoléon, le soleil n'a-t-il pas lui-même ses taches ?

  • La nomination, à la fin de l'année 1763, d'un magistrat du parlement de Paris au contrôle général des finances eut les caractères d'une petite révolution. Effrayés de voir « le loup entrer dans la bergerie », les commis des bureaux ministériels furent consternés à la nouvelle du choix de L'Averdy. N'était-il pas à redouter que cet homme de 39 ans, qui venait de supprimer l'ordre des jésuites en France et de négocier avec le gouvernement le principe d'une participation des parlements à la politique générale, ne diminuât encore l'autorité du roi et de ses ministres ? Le nouveau contrôleur général n'allait-il pas donner le dernier coup de poing à une monarchie au bord de la banqueroute et dont les principes traditionnels étaient remis en cause par les parlements, les économistes, les philosophes et les pamphlétaires ? Ces craintes, qui allaient justifier huit ans plus tard le coup de force du chancelier Maupeou contre les parlements, étaient illusoires. Si L'Averdy fut appelé au ministère par Louis XV, c'était pour que le nouveau venu fasse usage de son crédit auprès des cours de justice et apporte ainsi à l'État royal les moyens d'entreprendre une série de réformes difficiles que demandaient depuis longtemps les experts du gouvernement, que réclamait l'opinion publique et que la déroute de la guerre de Sept Ans invitait à ne plus différer. Ce livre se propose d'étudier, à travers l'action et la pensée d'un magistrat devenu ministre, les conflits que suscitèrent, entre la fin de la guerre de succession d'Autriche (1749) et la banqueroute de l'abbé Terray (1770), la question de la modernisation des structures économiques et politiques de la monarchie absolue.

empty