• éloge de l'obscurité Nouv.

    En hiver, la Norvège est plongée dans le noir. Mais est-ce vraiment le cas ? Deux tiers des Norvégiens, comme 80 pour cent des Américains du Nord, ne peuvent plus distinguer la Voie lactée pendant la nuit. Les lampadaires, néons et écrans illuminent le ciel et empêchent de le voir.
    Quels sont les effets de cette lumière artificielle sur les humains, les animaux, et toute chose vivante ?
    Aussi loin que remontent ses souvenirs, Sigri Sandberg a eu peur du noir. Elle entreprend un voyage en solitaire dans les montagnes, en plein hiver, pour éprouver l'obscurité et pour comprendre ce qui se cache derrière sa peur. Au cours de son périple, elle nous fait découvrir une autre femme, Christiane Ritter, qui a passé un hiver entier dans une hutte de trappeur dans le Svalbard en 1934.
    Sigri Sandberg écrit sur ce qui se passe dans le corps pendant la nuit. Elle évoque le sommeil, les étoiles, les trous noirs, les lumières du Nord, mais aussi les lois du trafic aérien et la lutte pour préserver un ciel nocturne. Son livre cherche à donner un sens à l'obscurité.
    Depuis plus de vingt ans, Sigri Sandberg (née en 1975) travaille pour divers journaux norvégiens. Elle a vécu huit années sur une île arctique du Svalbard et a écrit quinze livres sur la nature, la philosophie de la vie sauvage, le climat et les régions polaires.

  • Sous beton

    Karoline Georges

    • Alto
    • 2 Décembre 2011

    Depuis sa naissance, l'enfant est enfermé dans une minuscule cellule, au 804 du 5969e étage de l'Édifice.

    Autour de lui, que du béton, sans ouverture sur l'extérieur. Et deux présences : le père qui s'abrutit de plus en plus et la mère qui redoute l'expulsion. Immobile dans son dortoir, l'enfant est bouleversé par une transformation qui lui révélera un horizon inattendu.

    Dans une prose à la poésie implacable, Karoline Georges interroge le devenir de l'humain à travers une expérience littéraire inédite, à la frontière du récit d'anticipation et du roman d'apprentissage futuriste. Personne n'émerge indemne de Sous béton.

  • Le jeune James Achilles Kirkpatrick veut devenir officier dans l'armée de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Devenu Lord Resident de la Compagnie, il est conquis par Khair un-Nissa, la petite nièce du Premier ministre d'Hyderabad...
    Une captivante fresque de l'Inde du siècle des Lumières, sur fond de guerre coloniale, d'intrigues de harem et d'espionnage.

  • En 1801, alors que la guerre contre les Français s´éternise, le fameux capitaine Bolitho est contraint d´abandonner sa fiancée pour déjouer les plans de Bonaparte, qui semble préparer en secret l´invasion de l´Angleterre !
    « Nul doute n´est permis : nous avons pris le large avec un vrai, un grand écrivain d´aventure. » Michel Le Bris.
    « Le maître incontesté du roman d´aventures maritimes. » The New York Times.

  • Lorsque Descartes fait de la connaissance de l'esprit humain la principale tâche de la philosophie, il lui applique l'idée moderne de la science comme connaissance certaine et évidente. Durant les 150 ans qui suivront, aucun penseur ne reniera cette étincelle cartésienne. Dans son sillage mais aussi contre elle, ...

  • Il y a d'abord eu le grand malheur de sa vie... Et puis cette sale histoire à propos des "âmes fêlées" dont il ne veut plus entendre parler. A présent, c'est la solitude que Fernand ne peut plus affronter, et c'est le coeur presque léger qu'il se décide à pousser la porte du Perce-Neige, maison d'accueil aux allures bienveillantes... Le vieil homme est alors loin de s'imaginer quel univers l'attend... un monde où trop souvent se mêlent solitudes et abandons des laissés pour compte. Mais si, tout à coup, les petits vieux faisaient un pied-de-nez à la vie et décidaient de jouer les prolongations ? Bien malgré lui, voilà que le passé de Fernand ressurgit... « La vieillesse, cela devrait être doux comme un crépuscule d'été.... » Fernand, Un arc-en-ciel sous la lune à reçu le prix du roan 2016 Claude Favre de Vaugelas.

  • Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles.
    Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un choeur contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime.
    Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité.
    La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte.

    L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.

  • Comment exercer son métier de reine ? Comment résister à la routine des divertissements utiles et des obligations de son sexe ? Comment surtout s'inventer un rôle politique lorsqu'on est née Marie-Caroline de Habsbourg-Lorraine et qu'on se trouve « exilée » à la cour de Naples, au coeur des tumultes de l'Italie des Lumières ? De 1781 à 1785, la reine de Naples s'est attachée à l'exercice quotidien de ses « écritures », sans doute pour discipliner ses propres affects.
    C'est à la lecture de ce diaire qu'est convié le lecteur. Écrit dans le français parfois audacieux qui était la langue des élites européennes, ce journal d'une reine est un document historique d'une exceptionnelle richesse. Au-delà de la chronique de la vie de cour, on y assiste au surgissement d'un moi souverain qu'agite, en ces années pré-révolutionnaires, le souffle de l'histoire.
    Rassemblant des pièces dispersées, Mélanie Traversier reconstitue le journal de Marie-Caroline de Naples, présenté ici pour la première fois dans son intégralité. L'édition annotée comporte en effet la retranscription d'un manuscrit que l'on croyait perdu : le récit du voyage de la reine en Italie du Nord de mai à septembre 1785, sorte de tournée d'inspection des expériences politiques du réformisme des Lumières. Elle est précédée d'un ample essai qui, à travers l'analyse de sa pratique épistolaire et de son écriture intime, éclaire la biographie d'une soeur méconnue de Marie-Antoinette.

    Mélanie Traversier est maîtresse de conférences en histoire moderne à l'Université de Lille 3 et membre de l'Institut universitaire de France. Elle est notamment l'auteure de Gouverner l'opéra. Une histoire politique de l'opéra à Naples (1767-1815), (École française de Rome, 2009) et a préfacé les Mémoires de Vittorio Alfieri (Ma Vie, Mercure de France, 2012)

  • La présente édition restitue une part essentielle de ses derniers textes philosophiques, rédigés entre 1799 et 1800.
    Reprenant à son compte la tradition séculaire de la magie et de l'harmonie universelle, Novalis invente également quelques-unes des formes et des questions de la modernité en court-circuitant la pensée dialectique : écriture du fragment, médecine philosophique, physiologie de l'art. Poète et penseur à la croisée des chemins, il reste la figure la plus éminente de l'utopie romantique d'une transmutation artistique du réel.



    Écrivain, savant et philosophe, Novalis (1772-1801) n'est pas seulement le poète de la « fleur bleue » qu'a retenu la tradition. Il nous laisse une importante oeuvre théorique fragmentaire, qui trouve sa place aux côtés des Pensées de Pascal et des Fragments posthumes de Nietzsche.

  • La statue de Giordano Bruno dressée sur le Campo de Fiori, le procès de Galilée dont la mémoire est toujours présente à travers le théâtre ou les débats de l´Académie pontificale des sciences disent assez combien le destin de la Rome des XVIIe et XVIIIe siècles a été négativement associé à celui de la science moderne et de son avènement conflictuel. Les études réunies dans ce volume, résultat d´un programme collectif de recherche sur la genèse de la culture scientifique européenne, entendent apporter une nouvelle contribution non seulement au dossier de la révolution scientifique en milieu catholique, mais plus largement à celui des relations que chaque société entretient avec les acteurs et la production du savoir et de la science. La focale mise sur Rome, comme milieu social spécifique, comme capitale de la catholicité et comme centre d´une monarchie pontificale en profond renouvellement entre XVIe et XVIIIe siècle, permet de discuter les paradigmes classiques d´une historiographie qui a trop hâtivement relégué le milieu romain à la marge de toute forme d´innovation savante. Il s´agit aussi d´ouvrir de nouvelles pistes de réflexions et de nouveaux chantiers sur les diverses configurations socio-intellectuelles au sein desquelles le travail savant a continué à faire de Rome un centre actif de travail et de production de savoirs.

  • Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, grand commis de l´Etat appréhende la réalité provinciale dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, dans sa diversité, dans sa richesse ou sa pauvreté, il permet aussi de découvrir que l´idéologie des Lumières dont il est un des précurseurs, est non seulement une pensée innovante sur le plan des mentalités, mais aussi un principe d´action au plan gouvernemental.


    On le suit pendant 17 jours, du 4 au 21 aout 1767, du Sud des Landes, au Pays Basque et enfin à Salies de Béarn. Continuant la tradition culturelle européenne du Voyage, Guillaume de Malesherbes fait de la province son grand champ de découverte. Libéré des contraintes religieuses traditionnelles, il nous apprend à découvrir et à voir, grâce à ses carnets de notes, ce qu´était, avant le Révolution Française, le Sud-Ouest (Gascogne et Pays Basque),  une des régions les plus méconnues du royaume.


    Nous avons ainsi sous les yeux, deux siècles et demi après, la lumière, les paysages, les espaces qui sont l´objet de ses notes. En naturaliste, il s´intéresse à la géologie, à la botanique, à la zoologie. En ethnographe, les moeurs et traditions populaires du Sud des Landes attirent son attention. En économiste, il passe en revue vie agricole, pêche, activités portuaires et minières, organisations des communications...

  • Qui est philosophe ? Le philosophe de l´époque moderne (XVIe-XIIIe siècles) est une figure mouvante, dont l´activité s´oppose à celle de son prédécesseur, plus enclin à la contemplation de la vérité, ainsi qu´à celle de son descendant du XIXe siècle, professionnel de la philosophie. Le philosophe, tel que l´envisage cet ouvrage, est à la fois personnage fictif, incarnation reconnaissable d´un type ou d´une spécialité, et personnage réel, convoqué dans le récit au gré de l´argumentation. Il peut s´agir de l´auteur lui-même qui tente de se définir comme tel, comme les études sur Hobbes ou Diderot dans ce volume le soulignent. Il peut être question d´un philosophe appartenant au passé, grande figure qui traverse les siècles et les discours, à l´instar de Socrate ou de Montaigne. Il peut encore être question de figures génériques, comme celles que Hume place en face de lui dans ses Essais. La représentation du philosophe peut enfin prendre place dans une construction fictionnelle, philosophe naturel de l´académie de Lagado comme penseur chez Cyrano. S´interroger sur la figure du philosophe dans sa variété méthodologique plus que dans l´exhaustivité d´un inventaire, permet de saisir des modes d´écriture, de comprendre comment la prose devient philosophique : cette figure met en valeur, sur le mode mineur, le travail de la philosophie.

  • Matière et lumière sont intimement liées dans notre modélisation du monde physique. De l´élaboration de la théorie quantique à l´invention du laser, l´interaction entre atomes et rayonnement a joué un rôle central dans le développement de la science et de la technologie d´aujourd´hui. La maîtrise de cette interaction permet désormais d´atteindre les plus basses températures jamais mesurées. Le refroidissement de gaz d´atomes par la lumière d´un laser conduit à une « matière quantique » aux propriétés radicalement différentes des fluides ordinaires. Ces atomes froids sont à la base d´une nouvelle métrologie du temps et de l´espace, qui trouve des applications dans des domaines aussi divers que la navigation, les télécommunications ou encore la géophysique.Ancien élève de l´École normale supérieure et agrégé de physique, Jean Dalibard travaille au laboratoire Kastler Brossel de l´École normale supérieure. Il est membre de l´Académie des sciences et, depuis 2012, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire Atomes et rayonnement.

  • « Le Neveu de Rameau, ou la supériorité du « fou » sur le « philosophe » ? Et si c´était le contraire ? Les Liaisons dangereuses, un éloge masqué du libertinage ? Voire... La révolte au sérail à la fin des Lettres persanes, une dénonciation déjà féministe

  • Les péages constituent sous l'Ancien Régime un motif fréquent de plaintes de la part des voituriers qui dénoncent les lenteurs et les surcoûts imposés à la circulation marchande. Plus encore, le péage est mis en cause au XVIIIe siècle dans sa fonction et ses fondements. Attentive à la diversité des acteurs et des intérêts en jeu, Anne Conchon s'attache ici à montrer comment l'institution du péage s'est progressivement modifiée, pour survivre au démantèlement de la féodalité qui l'avait engendrée. La monarchie avait créé en effet une commission, chargée dans un premier temps de vérifier la légalité des perceptions et de réviser les tarifs, avant de tenter, sans y par-venir, de supprimer les péages. Ce n'est qu'après l'abolition des droits féodaux par la Révolution française, que l'État conféra à cette fiscalité une légitimité nouvelle. Cette redéfinition du péage, au cours du XVIIIe siècle, n'est pas seulement le fait d'une monarchie incapable de réformer sans achopper sur l'épineuse question des privilèges. Elle s'inscrit, plus généralement, dans les mutations économiques et sociales qui traversent en profondeur le siècle des Lumières.

  • 4 nouvelles Le conducteur poète :

    Chaque jour, je prends le métro avec frénésie. Le chauffeur illimune ma journée par un poème qu'il sert au voyageur. J'ai parfois l'impression qu'il s'adresse à moi tout spécialement. Ses mots sont justes, merveilleux, ensoleillés. Pourtant, ce matin, pas de poème. Le conducteur poète n'est pas au rendez-vous des voyageurs.
    Le joueur de saxo:

    J'ai rangé mes rêves au grenier, vendu mon saxo. Depuis plusieurs années maintennant, j'ai tout ce qu'il me faut dans la vie, grosse maison, voiture de l'année, un travail payant. Pourquoi ne suis-je pas heureuse ? Pourquoi ce joueur de saxo dans le métro m'inonde de larmes ? Qui est-il ? Le passé cherche-t-il à me murmurer des secrets ?
    Lumière :

    Doreen sera peut-être en retard au travail. Panne de métro. Certains s'énervent dans le wagon. Pas Doreen. À quoi bon ? Peut-être s'est-elle assoupie... Peut être pas! Allez savoir... En tout cas, elle voit une forteresse et un seigneur à cheval. C'est le seigneur de Vincennes. Qui est-il pour elle et qui est-elle pour lui ? Le passé et le présent semblent vouloir retrouver une lumière singulière...
    S'accrocher:

    Ma vie n'a pas été facile. Mais je me suis accrochée. J'ai des noirceurs autant dans le coeur que dans ma tête par ce passé si douloureux. Mais je m'accroche. Je refuse de me dire que c'est une fatalité. Je vous fais part de mon cheminement.


    Agnès Ruiz est l´auteur de plusieurs best-sellers "Ma vie assassinée", "L'ombre d'une autre vie", "La main étrangère", "Et si c'était ma vie?" ...

  • Un voyage dans le style de Laurence Sterne, prétexte à évocations artistiques et littéraires qui annoncent déjà le romantisme et qui parodie la mode des récits de voyage du XVIIIe siècle. Ce voyage est celui qu'il effectue alors qu'il se trouve aux arrêts pour une quarantaine de jours.

  • Les Lettres anglaises" de Voltaire ne sont pas une apologie de l´Angleterre du Dix-Huitième siècle. C´est une description du système politique et de la société d´un pays proche, mais qui reste fondamentalement étranger à l´auteur. Plus que l´admiration qu´il éprouve pour un système plus tolérant, plus démocratique et plus pragmatique, c´est avant tout la critique de la France de l´époque que fait Voltaire. Mais au final, ce qui nous frappe, c´est à quel point ses observations sont restées d´actualité presque trois siècles plus tard.

  • Micromegas

    Voltaire

    Le géant Micromégas, habitant de la planète Sirius, entreprend un voyage sur Saturne où il rencontre un nain. Les deux voyageurs arrivent bientôt sur terre et découvrent avec stupeur qu'il leur faut un microscope pour observer les êtres humains réduits à la dimension d'insectes. L'homme sous certains aspects est donc infiniment petit et pas forcément, comme il le croyait, le centre de l'univers. Le dossier de l'édition propose des exercices qui mettent en lumière les différentes étapes du voyage de Micromégas et qui aident à comprendre les références philosophiques et scientifiques du conte voltairien.
    Il présente des extraits pour étudier les thèmes du voyage et de l'altérité (Les Voyages de Gulliver de Swift, Candide de Voltaire).

  • Candide

    Voltaire

    This tale begins with the hero, Candide, being expelled from the Westphalian castle of Baron Thunder-ten-tronckh for making love to the Baron's daughter, Cunegonde. So begins a series of disastrous misadventures on a fantastic odyssey for Candide, Cunegonde and Dr Pangloss.

  • Zadig

    Voltaire

    Injustes. L'histoire prend place dans un Orient fantasmé, et chaque rebondissement situe le héros dans des situations loufoques où le désespoir le dispute à l'extraordinaire. Drôle et emporté, Zadig ou la destinée est un récit de voyage et le portrait d'un homme dont les circonstances fâcheuses n'entachent pas l'immense sagesse.

  • Dans folioplus philosophie, le texte philosophique, associé à une oeuvre d'art qui l'éclaire et le questionne, est suivi d'un dossier organisé en six points : les mots du texte : monstre, femme, unité, sensibilité ; l'oeuvre dans l'histoire des idées : de l'atomisme à la biologie ; la figure du philosophe : diderot, philosophie et fantaisie ; trois questions posées au texte : la pensée est-elle un effet de la matière ? y a-t-il une morale matérialiste ? peut-on vivre sans dieu ? ; groupement de textes : un esprit sain dans un corps sain ? prolongements.

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