• Depuis qu'elle existe, l'humanité a su cultiver l'art de raconter des histoires. Un art au coeur du lien social dans toutes les cultures. Mais qui a été récemment investi, aux États-Unis puis en Europe, par les logiques de la communication et du capitalisme triomphant, sous l'appellation anodine de " storytelling ". Beaucoup l'ignorent : ce qui n'était au départ qu'un simple dispositif de techniques narratives enseignées dans les universités américaines aux apprentis écrivains ou scénaristes a été récupéré, depuis les années 1990, par les " gourous " du marketing, du management et de la communication politique, pour mieux formater les esprits des consommateurs et des citoyens. Derrière les campagnes publicitaires, les séries télévisées et les livres à succès, mais aussi dans l'ombre des campagnes électorales victorieuses, de Bush à Sarkozy, se cachent les techniciens sophistiqués du storytelling management ou du digital storytelling.
    C'est cet incroyable hold-up sur l'imagination des humains que révèle Christian Salmon dans ce livre, au terme d'une longue enquête. Il explique les applications toujours plus nombreuses du storytelling : le marketing ne s'appuie plus sur l'image des marques mais sur leur histoire, les managers doivent raconter des histoires pour motiver les salariés, les militaires en Irak s'entraînent sur des jeux vidéos conçus à Hollywood et les spins doctor construisent des campagnes électorales comme le déroulement d'un récit.
    Les histoires ont un tel pouvoir de séduction qu'elles en viennent à se substituer au raisonnement rationnel, tant leur usage " communicationnel " se systématise. Christian Salmon dévoile ici les rouages d'une " machine à raconter " bien plus efficace que toutes les imageries orwelliennes de la société totalitaire. Il décrit la naissance d'un nouveau pouvoir lié au détournement des techniques de narration qui vont bien au-delà de la création d'une novlangue médiatique engluant la pensée. Le sujet que veut formater cet ordre nouveau du récit est un individu envoûté, immergé dans un univers fictif qui filtre les perceptions, stimule les affects, encadre les comportements et les idées...
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la 2e édition de 2008)

  • De la poésie sonore jusqu'au numérique en passant par le rap, Poet Against The Machine raconte l'histoire politique des machines, des médias et de la technologie dans la poésie hors du livre. À l'heure du tout-numérique, cet essai revient sur les contre-cultures poétiques sur scène, dans les festivals et les communautés alternatives et interroge la prétendue neutralité des médiums. Que ce soit avec un magnétophone ou un algorithme, l'humain et la machine sont en constante interaction dans une lutte créative et symbolique. Dans cet état de modernité technique avancée où le média a autant de place que le texte, les hiérarchies sont bousculées, laissant la possibilité d'une néolittérature libérée du livre et de ses canons.

    Née entre les générations X et Y, élevée avec des ordinateurs, Magali Nachtergael entretient des liens étroits avec son smartphone.Maîtresse de conférences en littérature et arts, elle a publié Les Mythologies individuelles, récit de soi et photographie au 20e siècle (Rodopi, 2012), Roland Barthes contemporain (Max Milo, 2015) et édité un collectif sur les littératures expérimentales. Elle est également commissaire d'exposition et critique d'art.

  • « J'ai découvert l'inconnu d'un monde, étrange dépaysement, à mon arrivée sur la rivière de Saigon après cinquante-cinq jours de traversée ; je n'avais d'yeux que pour les centaines de paillottes sur pilotis, tout au long des berges, l'avancée lente, cérémonieuse, des buffles de la rizière, retenus à la corde par des paysans à chapeaux coniques, pantalons retroussés. J'ai entendu les premières rafales de la guerre à la Pointe des Flâneurs. Des miliciens viets isolés, cachés dans les hautes herbes, tiraient sur le bateau et nous étions sur le pont, comme au spectacle, déjà perdus par cette inconscience qui allait être ma sauvegarde. » Pour la première fois, Jacques Chancel revient sur son itinéraire dans les désordres de l'Indochine.

  • Datavision

    David Mccandless

    Chaque jour, la télévision, les journaux, le Web déversent des flots ininterrompus de données, de chiffres, de prévisions. Datavision propose une nouvelle science visuelle de l´information, innovante et non dénuée d´humour, qui permet de comprendre, hiérarchiser et mémoriser des données complexes en un clin d´oeil. Comment ? Grâce à la puissance de notre oeil.La vue est de loin le plus rapide et le plus puissant de nos sens. Et l´oeil est délicieusement sensible aux variations de couleurs, de formes et de motifs. Il aime ce qui est beau. S´il est séduit, tout, ou presque, devient lumineux.C´est ainsi que ce livre fait la magistrale démonstration que l´on peut enfin comprendre et mémoriser sans peine les sept chakras, l´évolution du mariage en Occident, le pourcentage d´étudiants vierges par disciplines universitaires, la conception fonctionnaliste de la conscience, la généalogie du rock et mille autres informations cruciales et triviales.

  • Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux, du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs tout en s'autofélicitant de briser des non-dits. Nouvel état des lieux des éditocrates français.
    Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. Du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs en s'(auto)félicitant de lever les non-dits. Se flattant sur les plateaux de tenir un discours " incorrect ", ils accusent gravement leurs adversaires d'étouffer le " débat " par leur omniprésence...
    Publié en 2009, Les Éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi faisait le portrait savoureux de dix de ces prophètes des temps modernes. Près de dix ans plus tard, il était urgent de compléter la galerie.
    Car le cauchemar continue.
    Avec la prolifération des canaux de diffusion (chaînes de télé, Facebook, Twitter, etc.), la corporation éditocratique s'est partiellement renouvelée : elle s'est (légèrement) rajeunie et (un peu) féminisée. Mais surtout : elle s'est dangereusement radicalisée.
    L'éditocratie a toujours des avis sur (presque) tout. Mais, plus obsessionnelle que jamais, elle s'acharne sur celles et ceux qui ne lui ressemblent pas, et qui incarnent par conséquent le mal absolu : " le chômeur ", " le syndicaliste ", " le migrant ", " le musulman "...
    S'appuyant sur des démonstrations d'où le réel a été complètement banni, les éditocrates, toujours insensibles aux contestations citoyennes de leur magistère, continuent donc de fabriquer du consentement. Mais c'est avec une brutalité et un cynisme largement inédits qu'ils oeuvrent aujourd'hui au formatage des esprits.
    Jusqu'à quand ?

  • Plus qu'un livre... un cri ! " Allez tous vous faire enculer. " On le pense souvent... Mathieu Madénian se lâche pour vous et dénonce, avec son sens aiguisé de la formule, plus de 1 000 personnes et petites choses du quotidien qui nous agacent un peu ou nous pourrissent carrément la vie : Les banquiers qui te demandent de leur faire confiance mais qui attachent leur stylo avec une petite chaîne. Les gens qui disent " lol " à l'oral au lieu de rire. Les gens qui n'en ont que pour une seconde. Les piétons qui traversent au rouge et qui te regardent en te faisant stop de la main : mec tu n'as pas de supers pouvoirs ! Je peux t'écraser si je veux !!! Le mec chez Facebook qui s'est dit que ce serait sympa de nous proposer notre ex en ami. Les pilotes d'Air France qui se rendent toujours compte qu'ils ont des revendications salariales pile le premier jour des départs en vacances.

  • " Péril islamiste " ou " menace terroriste ", " dérives communautaristes " ou " menaces sur la République " : le " problème de l'islam " est aujourd'hui au coeur des débats publics en France. Mais quel est donc le " problème " ? Pourquoi les " musulmans " sont-ils constamment sur la sellette ? Et surtout, comment les médias ont-ils progressivement construit une véritable islamophobie ? Pour comprendre cette évolution, Thomas Deltombe s'est plongé dans les archives de la télévision française : il a passé au crible les journaux télévisés du 20 heures et les principales émissions consacrées à l'islam sur les grandes chaînes nationales depuis... trente ans. De la révolution iranienne de 1979 aux suites du 11 septembre 2001 et aux derniers débats sur le " foulard ", en passant par la " marche des beurs " de 1983, l'affaire Rushdie de 1989, la " seconde guerre d'Algérie " ou l'institutionnalisation de l'" islam de France ", le récit qu'il rapporte ici de ce voyage au coeur de la machine à façonner l'imaginaire est aussi sidérant que passionnant. Décortiquant dérapages et manipulations, rappelant aussi bien certaines déclarations publiques ahurissantes que les tentatives de journalistes pour échapper au nouveau conformisme, Thomas Deltombe montre comment le petit écran a progressivement fabriqué un " islam imaginaire ". Une représentation largement fantasmée, sous l'effet conjoint de la course à l'audience et d'une idéologie pernicieuse de stigmatisation de l'" Autre " musulman. Sans effets de manche inutiles, cette enquête rigoureuse propose une critique salutaire du " paysage islamique français " que brossent, jour après jour, les médias dominants.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2007.)

  • Bernard-Henri Lévy porte beau : photogénique, chemise blanche impeccable, il a le sens de la formule et semble toujours prêt à surgir dans votre poste de télévision pour dénoncer l'injustice et les nouvelles « barbaries ». En apparence, un démocrate militant, un intellectuel de gauche engagé, à la Sartre. Vous pensez peut-être qu'il est un philosophe courageux, vigie acharnée à réveiller les consciences endormies, un Vaclav Havel parisien, un Norman Mailer à la française.
    Vous avez tort. BHL n'est ni philosophe, ni intellectuel influent, ni militant des sans grades, ni journaliste chevronné. Comme le montre cette enquête fouillée - version actualisée et largement remaniée du BA-BA du BHL, enquête sur le plus grand intellectuel (La Découverte, 2004) -, c'est un excellent publiciste, une star des médias dotée d'une petite notoriété européenne, un essayiste à succès, ami des grands patrons et familier des chroniques people. BHL propose une offre qui rencontre une demande : il fait le spectacle, produisant le grand récit hollywoodien du monde que les médias aiment relayer et que les pouvoirs chérissent, car il les protège du feu de la critique.
    À soixante ans passés, l'intellectuel est un cas plus intéressant que sa propre personne. Il incarne un mouvement qui le dépasse, mais dont il fut l'un des moteurs : la réinvention du pouvoir médiatique en illusion intellectuelle, la récupération du personnage de l'intellectuel engagé au service d'un discours conformiste et légitimiste. La prose de BHL ne proclame pas seulement l'enterrement de la pensée critique. C'est aussi le naufrage de la pensée de la complexité, de la capacitéà penser les contradictions.

  • La publicité ne cesse d'étendre son empire. Nous sommes chaque jour soumis à plus de 3 000 messages publicitaires. Jusqu'où ira ce bombardement ? En France, plus de 20 milliards d'euros sont investis par an en publicité - trente fois plus que le budget du ministère de l'Environnement ! Qu'y a-t-il là de si décisif pour qu'on y consacre tant d'argent, de talent et d'énergie ? C'est que le système publicitaire est indispensable à l'expansion du consumérisme et du productivisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature.
    La publicité est le carburant idéologique de ce saccage : elle nous incite sans cesse à consommer tout en nous aveuglant sur les conséquences de cette hyperconsommation. Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des " excès " de la publicité. Comme le montrent les auteurs de ce livre, il faut plutôt s'attacher à comprendre comment elle diffuse un mode de vie qui contribue à l'appauvrissement de la vie. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable : les dernières percées d'une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.

  • « Un livre vital et captivant qui nous explique clairement en quoi la mainmise de gouvernements et d´entreprises privées sur Internet constitue une menace fondamentale pour nos libertés individuelles et la démocratie. » Oliver StoneCe dialogue en forme d´avertissement entre Julian Assange et trois amis, spécialistes des nouveaux media et militants pour un Internet libre, nous ouvre les yeux sur les dangers à exposer nos vies via Internet et nos téléphones portables, et nous donne les moyens pour résister.

    Appels téléphoniques, SMS, chats, forums, Google, Facebook : nous n´avons jamais autant communiqué de données privées. Or ces données circulent sans aucune protection (pas de cryptage), sur des routes non sécurisées. Elles peuvent donc être interceptées par tous types d´organisations : entreprises privées, États, services secrets. Le marché de la vente de systèmes de surveillance des données « récoltées » sur Internet est en croissance exponentielle. Touts types d´organisations, publiques ou privées peuvent avoir accès à ces « data » qui sont l´or noir de demain. Avec humour, Julian Assange définit ainsi nos téléphones portables comme des « mouchards pouvant aussi passer des coups de fil ». « Google en sait plus sur toi que ta mère et toi-même ! » rit (jaune) un autre participant. Bien sûr, les sociétés privées qui stockent toutes ces données (Google, Facebook, opérateurs de téléphonie) promettent de ne pas les exploiter. Mais que valent leurs promesses quand on sait quel trésor représentent ces informations ? Surtout : si elles ne le font pas elles, qui nous dit que d´autres ne le font pas ? Pour Assange et ses amis, il ne fait pas de doute que nous sommes déjà suivis, espionnés et de façon beaucoup plus fine que la STASI pouvait le faire en Allemagne de l´Est ! Il faut donc que chacun réalise l´incroyable vulnérabilité dans laquelle la révolution des nouveaux moyens de communication nous place. Et l´enjeu que représente aujourd´hui un Internet libre.

    Ce livre est donc un avertissement, un avertissement d´autant plus efficace qu´il évite tout jargon et rend clairs les enjeux. Mais il est aussi et surtout un manuel d´insurrection démocratique : l´accroissement constant des échanges privés ne doit pas exposer à un accroissement constant du contrôle des individus.

  • Et si en revêtant un masque on en disait plus sur soi, parce que enfin on se sent libre ? Elle ne se dénude pas vraiment. Elle garde tous ses vêtements. Et pourtant, devant les caméras, cet auteur d'un premier roman aura l'impression d'être à découvert. Que tous - les invités du plateau, l'animateur, les téléspectateurs, le public ou encore son attachée de presse dans les coulisses - auront exploré la moindre parcelle de son corps et de son intimité, sans bienveillance aucune... Alors elle se fissure de l'intérieur, en direct. Et, tandis qu'elle s'effondre et se débat contre elle-même, consciente qu'elle est sans doute son pire ennemi, c'est son histoire qui se construit en un redoutable puzzle à mesure que se déconstruit son être.

  • En France, chaque jour, plus de 43 millions de personnes écoutent la radio, ce média de proximité qui parle à l'oreille de l'auditeur et l'accompagne dès son réveil et dans son quotidien. Mais qui sait ce qui se passe derrière le micro, dans les conférences de rédaction ou en reportage ? Riche de dizaines de témoignages signés par des journalistes réputés, ponctué d'exercices d'entraînement et de nombreuses infographies, ce livre unique en son genre nous fait pénétrer dans les coulisses de la radio. Après un bref panorama du paysage radiophonique, les auteurs abordent les genres et les formats spécifiques de l'info radio, puis présentent les différents métiers et techniques de ce média à l'heure du numérique. Véritable boîte à outils, avec un lexique des mots « pros », des documents inédits et des conseils techniques, le livre vous fera découvrir au fil des pages toutes les ficelles du métier. À la fois pratique et pédagogique, il intéressera les apprentis journalistes, qu'ils se destinent au micro ou pas. Formidable outil pratique , d'accès facile et très complet qui se lit comme un roman...ou presque ! - Marie-Christine Le Dû (France Inter)

  • C´est bien sûr à une révolution technique et informationnelle que nous assistons avec Internet. Mais c´est surtout à une révolution dans notre cerveau ! Vous aviez l´habitude de lire tranquillement et de façon linéaire un livre sur lequel vous portiez toute votre attention. Cela pouvait durer des heures pendant lesquelles vous, lecteurs, vous immergiez dans le monde singulier d´un auteur, en y mettant toute la concentration que vous désiriez. Regardez maintenant ce qui se passe quand vous vous connectez à Internet. Vous zappez de page en page par des liens qui vous promènent ici et là, et pendant ce temps vous êtes aussi bombardés de messages, parfois d´alertes vous informant qu´un mail vient de vous arriver ou qu´une nouvelle récente vient de mettre un blog ou un site Web (sur un flux RSS) à jour...Que se passe-t-il alors dans notre esprit ? En quoi cet environnement électronique change-t-il notre état mental, voire notre comportement social ? Ne serons-nous bientôt plus capables de nous concentrer plus de quelques minutes sur un texte ? N´allons-nous pas nous contenter de picorer ici et là quelques bribes (de textes, de vidéos, de messages audio) ? Notre cerveau, incroyablement plastique, s´adapte très vite aux nouvelles technologies et à leurs nouvelles tentations... Quels sont les avantages et les inconvénients de ces changements pour notre esprit ?Nicholas Carr pose ici une question fondamentale : quel monde nouveau l´Homo sapiens vient-il de se forger et y résistera-t-il ? Dans un détour historique passionnant, il nous rappelle que l´homme s´est constamment créé de nouvelles façons de penser. D´abord en inventant l´écriture (Sumer, les hiéroglyphes égyptiens..., et le passage de la culture orale à l´écrit) puis en faisant évoluer la lecture (devenue silencieuse après des siècles où elle se fit à voix haute). L´imprimerie lui a fait accomplir un saut nouveau dans l´accès à la connaissance. Et jusqu´à très récemment, la capacitéà se concentrer dans la lecture, pour tout apprentissage, a été au coeur de notre mode d´éducation.Que va-t-il se passer maintenant que des professeurs d´université - même en littérature - ne parviennent plus à faire lire leurs étudiants (Guerre et Paix,À la recherche du temps perdu... c´est bien trop long). Internet va-t-il nous rendre bêtes, comme le laissent entendre certaines études scientifiques ? Comment les générations futures vont-elles penser ?

  • Au fil des pages, vous êtes invités à consulter divers documents numériques : vidéos, conférences en ligne, sites Internet, etc. Vous y découvrirez les nouveaux influenceurs du Web. Par le grand nombre de documents multimédias proposés, cet ouvrage vous permet de vivre concrètement l'évolution des communications, du marketing et des nouvelles technologies de l'information.
    Cet ouvrage est à l'image de l'univers mouvant qui s'étend tout autour de nous. Précurseur des livres de nouvelle génération, il fait le lien entre le réel et le virtuel. Ainsi, le lecteur pourra prolonger son expérience en consultant divers documents numériques grâce auxquels il approfondira ses connaissances.
    Voici un essai qui explique clairement la mutation des communications à travers l'évolution des nouvelles technologies.

  • Excitante, choquante ou distrayante, la sexualité s'expose aujourd'hui sur toutes les scènes, sur tous les écrans. Pourquoi fascine-t-elle tant ? Et que nous révèle-t-elle de ceux qui la produisent et de nous, son public avide de tout voir et tout entendre ? Peut-on jeter un regard neuf sur le phénomène ?
    Michel Dorais nous y invite dans cet essai critique teinté d'humour.
    Il nous montre comment la sexualité spectacle tient de l'art du cirque, qu'elle se nourrit du scandale et de la censure, qu'elle fait de l'exhibitionnisme une vertu et de l'abolition de l'âge, un must. En soulevant la toile du plus grand chapiteau du monde, l'auteur nous fait voir d'un autre oeil le vaste show de la sexualité.
    Ce livre, initialement publié au Québec par VLB, a été un bestseller au Canada.

  • Faisant fi de tout jugement formaté par l'intelligentsia, les téléspectateurs du XXIe siècle se sont emparés du phénomène « séries télévisées ». Comment expliquer ce goût si prononcé, quasi addictif, pour les séries ? Faut-il y lire, à la suite de ce que provoquent d'autres arts populaires comme la bande dessinée ou le polar, une envie de communiquer à l'unisson et de laisser entrer le héros des temps modernes dans l'intimité de notre quotidien ?

  • La folle invention de Canal + Il y a trente ans, un ovni débarquait dans le paisible paysage audiovisuel français : Canal +. On connaît ses figures emblématiques et le fameux " esprit Canal " qui avait pour mots d'ordre impertinence et liberté. Mais sait-on qui est à l'origine de ce projet fou ? Quel petit malin parvint à développer et imposer, en pleine ère socialiste, la première chaîne cryptée à péage ? Nombreux sont ceux qui s'en attribuent la paternité, mais de vrai créateur il n'y en a qu'un.
    Léo Scheer, l'éditeur aux mille vies, sort pour la première fois de sa réserve et nous révèle son secret : Canal +, c'est lui ! Revenant sur cette aventure rocambolesque, il nous offre une plongée fascinante dans les coulisses du pouvoir, de la toute-puissante Havas et de son univers impitoyable. Il fallait bien l'audace et la fougue d'un jeune homme de la génération des " Bronzés " pour défier celle des " Tontons flingueurs " de la politique, arrivés enfin aux commandes d'un monde qui déjà ne leur appartenait plus. Un monde connecté qui préparait la révolution numérique.

  • L´engagement de L´Humanité contre la guerre colonialiste en Algérie lui valut un déferlement de procès, de censures, de saisies de la part des gouvernements successifs pendant huit ans, quelle que fût leur couleur, de droite ou socialiste. Saisi à 27 reprises, le quotidien fera l´objet de 150 poursuites.



    La première saisie de L´Humanité remonte au 24 août 1955. Le journaliste, ancien déporté de Buchenwald, est déclaré persona non grata et expulsé d´Algérie.



    Ceux qui n´ont pas connu cette époque auront du mal à imaginer la frénésie ayant alors saisi les autorités politiques et militaires en place. La cascade de saisies qui s´abattit sur L´Humanité s´accompagna régulièrement d´amendes au montant faramineux. Ainsi, du numéro en date du 7 mars 1961 sorti une nouvelle fois avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot : « Censuré. »À l´origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris même, en particulier dans les locaux du commissariat de la Goutte-d´Or, dans le XVIIIe arrondissement.



    Cette boulimie d´interdictions provoque parfois des effets contraires à ceux visés. Ainsi, lorsque L´Humanité est saisi pour la huitième fois, le 30 juillet 1957, pour la publication d´une lettre de l´ancien directeur d´Alger républicain, Henri Alleg, emprisonné et torturé dans l´immeuble d´El-Biar, la censure contribua-t-elle à amplifier l´émotion dans l´opinion.



    Une page noire de la liberté de la presse en France.

  • On-off

    Ollivier Pourriol

    La comédie de la télé comme si vous y étiez.« Les rôles sont simples. Moi je passe les plats. La blonde, les questions de blonde. Le chauve, les questions de chauve, la politique, la dette, tout ça. Et toi, tu es encore jeune mais tu as des cheveux blancs, il faut que tu donnes de la hauteur. Un éclairage différent.
    - Différent à quel point ?
    - Comme tu sais faire. Le philosophe ! Une pensée en quelques mots, un truc qui ne soit ni de la politique, ni de la question primaire, un truc... intelligent, quoi.
    - Intelligent combien ?
    - On n´est pas à Normale sup´. Intelligent, mais pas trop. »


  • La transparence est-elle devenue l'idéologie dominante de la société contemporaine ?

    De la presse à scandale à la téléréalité, de la vie de nos dirigeants politiques au traitement de l'information, des nouvelles technologies aux réseaux sociaux, l'exigence de transparence s'est imposée dans tous les domaines, gommant subrepticement la frontière entre espace privé et espace public. Entre injonction morale et fantasme de contrôle absolu, le règne de l'image et du tout-visible ne risque-t-il pas de nous conduire à la lisière du totalitarisme ?

  • Ils vivent dans l'ombre des puissants, mais ils exercent eux-mêmes un pouvoir et une influence largement ignorés du grand public : les conseillers en communication contrôlent aujourd'hui l'image des gouvernants comme des grands patrons et ils sont passés maîtres dans l'art de manipuler les journalistes et l'opinion. Désormais, ils participent également aussi bien aux décisions stratégiques des politiques qu'à celles des groupes du CAC 40.

    Ce livre, fruit d'une enquête de deux ans, dévoile qui sont ces « gourous de la communication », dont les plus influents symbolisent l'étroite imbrication entre la sphère publique et le petit monde des affaires. Ils s'appellent Anne Méaux, Stéphane Fouks ou Michel Calzaroni et répondent ici pour la première fois, comme nombre d'autres acteurs, leaders politiques ou figures patronales, aux questions sans concession des auteurs. Ceux-ci montrent ainsi comment, en trente ans, du tournant de la rigueur de Mitterrand aux années Sarkozy, se sont construits de gigantesques réseaux d'influence, qui agissent en coulisses pour des intérêts privés. Quelles sont les méthodes de ces « faiseurs de rois » ? Comment pratiquent-ils le lobbying et le « média-training », pour qui et avec quels résultats ?

    Les auteurs révèlent les grands dossiers, souvent inconnus, sur lesquels les « gourous de la com' » ont manoeuvréà l'abri des regards. Et pointent du doigt les conflits d'intérêts auxquels ils font souvent face. Une enquête inquiétante sur les dérives de la démocratie rendues possibles par le rôle devenu central de ces femmes et hommes de l'ombre.

  • Buzz

    Franck Rose

    • Sonatine
    • 8 Novembre 2012

    La naissance de l´imprimerie a étéà l´origine du roman, celle d´Internet est à son tour en train de donner lieu à une nouvelle forme d´expression. Ces dernières décennies, une nouvelle génération de créateurs a en effet peu à peu pris le pouvoir dans le domaine du divertissement. Les plus âgés ont grandi avec Star Wars, les plus jeunes avec YouTube et Facebook. En rupture avec les récits linéaires traditionnels, tous ont en commun, à travers les jeux vidéo, les films, les séries, le storytelling, de révolutionner notre appréhension de la réalité, ouvrant la voie à des univers multiples, ludiques, interactifs, transmédias. C´est cette révolution que Frank Rose, journaliste à Wired, nous décrit ici. Multipliant les anecdotes sur les coulisses du cinéma, de la télé, des sites Internet, des nouvelles agences de communication, il est également alléà la rencontre de quelques-uns des grands créateurs de cette nouvelle génération, tels Damon Lindelof et Carlton Cuse (Lost), James Cameron (Avatar), ou encore Will Wright (Les Sims) pour évoquer avec eux ces nouvelles façons d´être, de penser et de raconter un monde en passe de devenir radicalement différent de celui que l´on a connu.



    Frank Rose est journaliste. Il a travaillé pour le New York Times, Esquire, Premiere, Vanity Fair, Rolling Stone Magazine et le Village Voice. On lui doit en particulier des articles dans Wired, aujourd´hui devenus légendaires: Philip K. Dick, les alternate reality games ou encore Avatar. Buzz est son premier livre publié en France.


    « Un livre important qui nous fait réaliser combien le Net est en train de complètement changer la donne en matière de création et qui nous explique pourquoi il ne sera désormais plus possible de concevoir ni même de regarder un film de la même façon. » Peter Biskind

  • Militant politique et journaliste engagé, Claude Estier salue ici ceux qui, tout au long du siècle dernier, mirent leurs plumes au service de leurs idées et se battirent souvent autant avec des mots qu'avec des armes. De la lutte contre la montée du fascime et du nazisme à l'engagement contre les guerres d'Indochine et d'Algérie, en passant par la Résistance contre l'occupation nazie et l'État français de Vichy, il nous propose une galerie de portraits d'hommes et de journaux sans concession.Il ne fait pas pour autant l'impasse sur les intellectuels qui, par conviction ou intérêt, s'engagèrent dans la Collaboration.Alors qu'aujourd'hui le cynisme et l'opportunisme sont les idéologies dominantes et que la presse, et singulièrement celle d'opinion, est menacée, Claude Estier nous rappelle combien il est vital pour une démocratie qu'il y ait encore des éveilleurs de conscience.

  • En une quinzaine d'années, les séries télévisées sont passées du stade du divertissement à celui de phénomène de société. De simples êtres fictifs, leurs personnages à la psychologie travaillée sont devenus le nouvel appât des producteurs pour attirer toujours plus de téléspectateurs dans leurs filets. Quelles sont les techniques d'identification utilisées pour créer ce sentiment de proximité entre les spectateurs et leurs héros préférés ? Qu'est-ce que ces personnages réveillent en nous ? Pourquoi les aimons-nous, jusqu'à avoir la sensation de perdre des amis lorsque notre série favorite s'arrête.
    Pour répondre à ces questions, Aurélie Blot passe au scanner ces personnages-héros, ceux qui nous ressemblent, ceux qui nous effraient et nous attirent à la fois, ceux que nous avons toujours voulu être sans jamais nous l'avouer : de la bande de Friends que l'on voudrait avoir pour amis aux héros de Grey's Anatomy où tout le monde trouvera son alter ego ; de Bree van de Kamp, Desperate Housewife dans toute sa splendeur, aux héroïnes délurées de Sex and the City, en passant par Dexter qui fait appel à nos instincts enfouis de justicier, ou encore par Dr House qui dit tout haut ce que nous pensons tout bas.

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