• La datcha

    Agnès Martin-Lugand

    La Datcha, le nouveau roman d'Agnès Martin-Lugand. " L'homme venait de me déposer dans un décor de rêve, dont je n'aurais même pas soupçonné l'existence. L'hôtel en lui-même était imposant, majestueux ; les pierres, les grands volets, les immenses platanes tout autour de la cour, la fontaine couverte de mousse qui lui conférait un aspect féérique. Je ne tiendrais pas deux jours, je n'étais pas à ma place. Devais-je fuir immédiatement, retrouver ma vie d'errance dont je connaissais les codes, où je savais comment survivre, ou bien rester et tenter ma chance dans ce monde inconnu, étranger, mais qui exerçait sur moi une attraction aussi soudaine qu'incontrôlable ? "
    Et si le pouvoir d'un lieu était d'écrire votre histoire ?

  • Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • À Sabratha, sur la côte libyenne, les surveillants font irruption dans l'entrepôt des femmes. Parmi celles qu'ils rudoient, Chochana, une Nigériane, et Semhar, une Érythréenne. Les deux se sont rencontrées là après des mois d'errance sur les routes du continent. Depuis qu'elles ont quitté leur terre natale, elles travaillent à réunir la somme qui pourra satisfaire l'avidité des passeurs. Ce soir, elles embarquent enfin pour la traversée. Un peu plus tôt, à Tripoli, des familles syriennes, habillées avec élégance, se sont installées dans des minibus climatisés. Quatre semaines déjà que Dima, son mari et leurs deux fillettes attendaient d'appareiller pour Lampedusa. Ce 16 juillet 2014, c'est le grand départ. Ces femmes aux trajectoires si différentes - Dima la bourgeoise voyage sur le pont, Chochana et Semhar dans la cale - ont toutes trois franchi le point de non-retour et se retrouvent à bord du chalutier unies dans le même espoir d'une nouvelle vie en Europe. Dans son village de la communauté juive ibo, Chochana se rêvait avocate avant que la sécheresse ne la contraigne à l'exode ; enrôlée, comme tous les jeunes Érythréens, pour un service national dont la durée dépend du bon vouloir du dictateur, Semhar a déserté ; quant à Dima, terrée dans les caves de sa ville d'Alep en guerre, elle a vite compris que la douceur et l'aisance de son existence passée étaient perdues à jamais. Sur le rafiot de fortune, l'énergie et le tempérament des trois protagonistes - que l'écrivain campe avec humour et une manifeste empathie - leur seront un indispensable viatique au cours d'une navigation apocalyptique. S'inspirant de la tragédie d'un bateau de clandestins sauvé par le pétrolier danois Torm Lotte pendant l'été 2014, Louis-Philippe Dalembert, à travers trois magnifiques portraits de femmes, nous confronte de manière frappante à l'humaine condition, dans une ample fresque de la migration et de l'exil.

  • '- Il n'y a pas de vacances à l'amour, dit-il, ça n'existe pas. L'amour, il faut le vivre complètement avec son ennui et tout, il n'y a pas de vacances possibles à ça.
    Il parlait sans la regarder, face au fleuve.
    - Et c'est ça l'amour. S'y soustraire, on ne peut pas.'

  • Magique : le nouveau roman de Victoria Hislop nous entraîne en Grèce sur les traces d'un amour perdu. Richement illustré, Cartes postales de Grèce fait chatoyer les couleurs de la Méditerranée. Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d'une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l'expéditeur ? Mystère. Portant l'éclat du ciel grec et l'eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d'arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d'oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L'odyssée d'un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d'un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l'amour ?

  • Dix nouvelles envoûtantes et finement ourlées qui resteront longtemps ancrées dans votre mémoire. Au fil de dix nouvelles au charme indéniable, Victoria Hislop nous emmène à travers les rues d'Athènes et les parcs ombragés des villages grecs. En évoquant leur atmosphère si particulière, elle donne vie à un grand nombre de personnages inoubliables : un prêtre solitaire, deux frères qui n'arrêtent pas de se quereller, un étranger indésirable ou encore un jeune marié à la mémoire défaillante. Ces nouvelles douces-amères ont pour thème l'amour, la loyauté, la séparation et la réconciliation et sont écrites avec le style si reconnaissable et propre à Victoria Hislop.

  • Rose part en croisière avec ses enfants. Elle rencontre Younès qui faisait naufrage. Rose est héroïque, mais seulement par moments.

  • Plus de 200 millions de femmes sont excisées dans le monde. 44 millions d'entre elles ont moins de 15 ans. En France, on en compterait 60.000, et 500.000 au sein de l'UE. Même si cette pratique barbare est interdite dans la majorité des pays, elle se pratique encore au nom de traditions obscures qui condamnent les femmes à la soumission sans plaisir physique. 4 millions de femmes sont vendues chaque année à des proxénètes, des marchands d'esclaves ou des maris. Les deux tiers des 900 millions d'analphabètes de notre planète sont des femmes. Plus de 30% des femmes sont confrontées à des violences conjugales, et une femme perd la vie chaque minute en accouchant. Ghada Hatem-Gantzer n'a jamais accepté cette terrible comptabilité de l'outrage et de la violence.

    Ghada Hatem-Gantzer est une gynécologue-obstétricienne franco-libanaise. En 2016, elle a fondé la Maison des Femmes à Saint-Denis, première structure en France à offrir une prise en charge globale des femmes victimes de violences.

  • Les frontières structurent notre espace de mouvement et en même temps constituent des lieux où s'actualisent représentations, identités et pouvoir. Lieux de la mondialisation, elles s'effacent pour favoriser les échanges. Lieux des migrations, elles trient les individus, discriminent et rejettent les indésirables. Lieux barrière contre les épidémies, elles enferment et confinent...
    Les frontières sont des repères et nous permettent d'appréhender le monde. Or, de l'univers hyper connecté qui nous englobe, elles apparaissent comme beaucoup plus complexes qu'une simple ligne sur une carte. Y a-t-il des frontières naturelles ? Les États sont-ils seuls à définir les frontières ? Quid des frontières maritimes ? De l'effet du terrorisme sur les frontières ? Les murs frontaliers freinent-ils l'immigration ? La mondialisation effacet-elle vraiment les frontières ?
    À travers de multiples exemples, cet ouvrage démonte quelques idées reçues et ouvre le débat, en convoquant l'histoire, mais aussi en écoutant les acteurs des frontières et en observant les pratiques et les politiques frontalières. Oscillant entre flux et contrôle, les frontières d'aujourd'hui constituent un prisme original pour appréhender le monde dans lequel nous vivons et les rapports que nous entretenons entre nous.

  • La Corse a donné à la France un nom commun, le maquis. Le couvert végétal de l'île est devenu le symbole universel de la résistance aux occupations et aux tyrannies.
    Au coeur de l'Europe, au milieu de la Méditerranée, la Corse a longtemps subi son histoire, réduite à une suite ininterrompue de tentatives de conquête et d'invasions étrangères. Les habitants y ont alors acquis une solide expérience dans la résistance. Depuis les origines jusqu'à nos jours, Robert Colonna d'Istria brosse le récit de leur tumultueuse histoire. On y retrouve des grands hommes, réels ou légendaires : Giudice de Cinarca, Vincentello d'Istria, Sampiero Corso, Pascal Paoli, Napoléon Bonaparte... Mais sont aussi là tous ceux, moins illustres, qui furent phéniciens, étrusques, grecs, romains, sarrasins, pisans, génois, aragonais, anglais, français, et qui réussirent l'exploit, à travers les tourments de l'histoire, de savoir avant tout rester eux-mêmes.

  • Ce livre définit pour le grand public ce qu'est une alimentation de qualité et révèle de nombreuses études récentes sur les liens entre l'alimentation et la santé. Par ailleurs, il valorise des modèles de production agroécologiques permettant de réduire les impacts nocifs des systèmes alimentaires actuels sur la planète.

  • La villa

    Peter Nichols

    Sexe, mensonges et martinis... Bienvenue dans la villa Los Roques ! Après s'être soigneusement évités pendant une cinquantaine d'années, deux octogénaires, Lulu Davenport et Gerald Rutledge, se croisent au marché de Cala Marsopa, une petite ville de l'île de Majorque. Une rencontre explosive et... fatale. Autrefois, ils étaient pourtant fous amoureux l'un de l'autre. C'était en 1948. L'année de leur mariage et de leur divorce. Que leur est-il arrivé depuis pour justifier une telle hostilité ? Scène après scène, à rebours de la chronologie, Peter Nichols déroule l'histoire de leur vie passée sous le soleil de la Méditerranée, jusqu'au fameux événement qui a bouleversé le cours de leur existence - un demi-siècle de désirs insatisfaits et de douloureux malentendus dans un décor caniculaire. À travers les années, on rencontre la communauté joyeuse et dépravée de la villa Los Roques, petit hôtel tenu par l'envoûtante Lulu, autour de laquelle gravitent producteurs de cinéma, escrocs à moitié repentis et autres promoteurs immobiliers. Et l'on dénoue une autre histoire d'amour contrariée, celle des enfants de Lulu et Gerald. Parce qu'un simple malentendu peut avoir des répercussions tragiques...

  • Automne 1805. Nelson s'apprête à tendre aux Français un piège fatidique au large du cap Trafalgar... Si Bolitho n´y est pas, il n´est pas pour autant hors du coup. On signale en Méditerranée la présence d'une escadre espagnole toute prête à secourir la flotte de Napoléon, coincée à Cadix. Bolitho n´assistera pas à la grande bataille ourdie par Nelson mais contribuera de loin à la victoire en affrontant avec ses pauvres forces un ennemi qu'on n'attendait pas...

  • Le livre Méditerranée, 1797. Les temps sont durs pour la marine britannique qui traverse l´une des pires périodes de son histoire. La Grande Mutinerie soulève les équipages. De son côté, la France, qui ne manque pas d´amiraux ambitieux, veut s´accaparer les routes du Sud et de l´Orient, et s´est alliée aux corsaires d´Alger. Le découragement guette Richard Bolitho devenu, avec la quarantaine, capitaine de pavillon. Confrontés aux contraintes d´un blocus sans précédent, lui et ses hommes se laisseraient presque aller à la nostalgie d´une période révolue si la dure réalité des combats leur en laissait seulement le temps...
      L'auteur Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, est né à Thames-Ditton en Angleterre, en 1924.
    Engagé à l´âge de 16 ans dans la Royal Navy, il débute sa carrière maritime comme aspirant de marine lors de la Seconde Guerre mondiale dans les campagnes de l´Atlantique et de la Méditerranée. À la fin de la guerre, il exerce des métiers aussi différents que loueur de bateaux ou policier, puis retourne dans l´armée active pour la Guerre de Corée, avant d´être versé dans la réserve.
    En 1968, dix ans après avoir publié ses premiers romans, il retourne à son sujet de prédilection : les romans maritimes de l´époque napoléonienne et commence, avec Cap sur la gloire une longue et passionnante série, dans laquelle il met en scène les personnages d´Adam et Richard Bolitho.
    Qualifié par le New York Times de « maître incontesté du roman d´aventures maritimes » et unanimement reconnu comme l´héritier de Forester, Alexandre Kent doit son succès à sa parfaite connaissance de la vie à bord.

  • Description du livre Quelques jours à Athènes ou dans les Cyclades ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Grèce.

    °Initiation à la langue : 21 leçons de grec °Les phr

  • La civilisation grecque a émergé à partir du moment où les Grecs se séparaient les uns des autres et s'installaient loin de la Grèce continentale, jusque sur les rivages de la mer Noire et de la péninsule Ibérique. C'était là une diaspora sans foyer d'origine, puisqu'il n'y avait pas d'empire grec ou de centre grec établi qui aurait dirigé la création de ces centaines de communautés. Une fois dispersés, au lieu de s'assimiler et de s'orienter vers leurs nouveaux environnements, ces Grecs continuèrent à se référer les uns aux autres à travers la Méditerranée et la mer Noire tout en cristallisant par là même leurs points communs et leur identité collective. À terme, les communautés grecques finirent par se ressembler entre elles bien plus qu'à aucun de leurs voisins étrusques, scythes ou libyens. Dans ce nouvel ouvrage, Irad Malkin emploie les concepts de la théorie des réseaux pour rendre compte de manière originale de l'essor de la civilisation grecque au cours de la période archaïque. Les dynamiques de connectivité des réseaux actuels tels que l'Internet, qui tient très peu compte des délimitations traditionnelles, sont remarquablement similaires aux réseaux de colonisation, de commerce, d'art et de cultes religieux de la Méditerranée archaïque. Ces liens, à la fois pensés et fortuits, réduisirent rapidement la distance qui séparait les noeuds du réseau grec, faisant de la vaste Méditerranée et de la mer Noire un « petit monde ». Offrant une contribution majeure à un courant en plein essor de la recherche en Histoire, Un tout petit monde permet de dépasser le traditionnel modèle centre-périphérie de l'expansion grecque.

  • Un soir d'été, un homme, dans une salle de cinéma, est bouleversé par l'image d'un enfant abandonné sur une plage. Quelque temps plus tard, une autre image, d'un autre enfant, sur une autre plage, vient en écho raviver en lui cette émotion violente et incompréhensible. Ces deux images, s'embrasant au contact l'une de l'autre, vont révéler les fêlures intimes de cet homme qui jusqu'alors se croyait à l'abri des soubresauts du monde et des remuements du coeur. De réminiscences en visions, sa vie vacille en silence, débordée par une lame de fond qui renverse et transfigure tout sur son passage?: les certitudes, les beaux jours insouciants, l'enfance perdue, ses mystères et ses châteaux de sable, et le regard fragile, d'amour et d'effroi mêlé, que portent sur leurs fils les hommes qui sont un jour devenus des pères.

  • Daniel Herrero est fort de ses racines occitanes et de ses souvenirs de Méditerranée. Un espace pour lui illimité, ouvert sur le monde, dont il retrouve les traces et les parfums, les enseignements et les antagonismes au fil de ses nombreux voyages - souvent dans des conditions spartiates. Un livre de témoignages et de réflexions fortes sur cette Mare nostrum qui est, pour lui, celle de tous les hommes. Barbe blanche et cheveux ceints d'un bandana rouge, ce personnage haut en couleur a gardé une passion pour le verbe au moins égale à celle qu'il nourrit pour l'Ovalie. Celui qui se qualifie de « nomade sédentaire de la Méditerranée » nous fait ­partager ses vagabondages et ses références dans un ouvrage accompagné de dessins qu'il a réalisés au cours de ces voyages et qu'il montre ici pour la première fois. Un texte brut et fort. Daniel Herrero, ancien joueur de rugby devenu entraîneur, est aujour­d'hui conférencier et consultant. José Lenzini, qui l'interroge, fut long­temps correspondant du Monde et de La Tribune.

  • Spécialiste de géopolitique dans cette zone en conflit permanent, l'amiral Jean-François Coustillière nous donne les clés des situations passée et à venir.
    La Méditerranée, aujourd'hui, est un théâtre où se jouent dans une inextricable et inquiétante confusion conflits religieux, armés, politiques, et drames environne­mentaux, démographiques et économiques. Révélant l'envers du décor, Jean-François Coustillière, dans un dialogue remarquablement intelligent avec José Lenzini, éclaire les motifs et les stratégies des acteurs, zoome sur les détails (par quel tour de passe-passe l'Arabie saoudite devient-elle une démocratie fréquen­table ?), élargit le champ aux puissances internationales qui, bien qu'éloignées, tiennent à protéger leurs intérêts en Méditerranée (Russie, USA). Il scrute sous la même lumière crue les rôles de la France et des pays européens, loin d'être innocents et aux diplomaties emplies de contradictions.
    Le tableau serait désespérant si l'auteur ne montrait, grâce à sa fine connaissance du sujet, que d'autres scénarios sont possibles... à condition que se manifeste une volonté de s'y engager.

    Jean-François Coustillière, né à Bizerte (Tunisie), a exercé sur le théâtre opérationnel aéronaval de Méditerranée ou du Proche et Moyen-Orient. Il quitte la Marine en 2005 et crée le cabinet JFC Conseil dédié aux questions méditerranéennes. Il préside l'association Euromed-IHEDN (Institut des hautes études de la défense nationale).

  • Concombres de mer, oursins, ophiures et lys de mer forment, avec les étoiles de mer, le groupe zoologique des échinodermes, une composante importante de la biodiversité marine, avec un rôle écologique de tout premier ordre. Mais que savez-vous d'eux ? Que signifie le mot échinoderme ? Combien existe-t-il d'espèces d'échinodermes ? Les é

  • Notre monde est confronté aujourd'hui aux pirates somaliens ou nigérians qui attaquent indifféremment les navires de plaisance ou les pétroliers. Les Romains ont connu eux aussi bien des difficultés avec le pirate, ennemi insaisissable dès qu'il était dans son élément, réfractaire à tout traité et que le peuple haïssait plus que tout. La fin de la République romaine permet d'observer un moment de l'histoire antique où deux formes de piraterie cohabitent. La petite piraterie, immémoriale, dérangeante, dangereuse pour ceux qui la subissent mais qui n'interfère pas outre mesure dans la conduite du monde. Autrement plus préoccupante est la grande piraterie car ce ne sont plus des individus isolés qui s'y livrent mais des peuples entiers, avec leurs villes, leurs ports, leurs arsenaux. Apparue sur les rivages désolés de l'Anatolie, en Cilicie, une forme particulièrement virulente de banditisme marin va gagner peu à peu le bassin méditerranéen, se combinant avec d'autres facteurs et d'autres pirateries localisées pour finalement gêner l'expansion souveraine de Rome. Cet ouvrage donne à comprendre comment ces forbans travaillaient, quels étaient leurs bateaux, leurs tactiques, leurs butins mais aussi quels efforts a dû déployer le Sénat romain pour réduire puis éliminer ces redoutables Ciliciens.

  • Ils étaient une bande de copains, enfants du pays toujours près à rêver ce bout de côte varoise comme une terre d'aventures, propice aux voyages et aux traversées dignes des épopées pirates.
    Jusqu'au jour sinistre où le plus jeune d'entre eux disparaît en mer au cours d'une sortie en radeau. Des années plus tard l'insouciance a fait place à la rancoeur et la mélancolie, et les promoteurs étrangers veulent transformer la côte en lotissement luxueux. La fine équipe, reconstituée, ne les laissera pas faire, quel qu'en soit le prix.
    Une ode magnifique à la Méditerranée, dans ce qu'elle a de plus beaux et de plus mystérieux. Un récit original, une intrigue délicate, pas d'enquêteurs, mais du mystère : un roman pas policier mais presque...

    Une histoire qui rappelle les tragédies grecques comme les meilleurs romans de Jean-Claude Izzo.

  • Boris Cyrulnik et Boualem Sansal revisitent les périodes de fracture qui s'étendent de l'hégémonie ottomane sur la Méditerranée orientale à la conquête du Royaume arabe de Grenade par les Espagnols, de la découverte des routes océaniques vers les Amériques à l'époque moderne et aux ambitions coloniales. Ils abordent les antagonismes entre une chrétienté défendue par l'Espagne et l'Islam ottoman expansionniste qui perdurent jusqu'à nos jours avec les nombreuses falsifications de l'histoire qui ne favorisent pas les rapprochements.
    Quant au terrorisme, il continuera même si la paix est là, au besoin il inventera une cause de rechange, concluent les deux interlocuteurs. Et pourtant... ! Comme ce livre en témoigne un dialogue reste possible entre les deux rives au milieu du fracas des armes.

    Boris Cyrulnik est un psychiatre et psychanalyste français. Il a publié de très nombreux ouvrages, principalement chez Odile Jacob.
    Boualem Sansal est un écrivain algérien. Il a reçu en 2015 le Grand prix de l'Académie française pour son roman 2084 : la fin du monde (Gallimard).
    Cet entretien a été mené par le journaliste José Lenzini.

  • «?On trouvera dans ces pages des éclairages passionnants et érudits sur le Coran et ses dévoiements par le soi-disant imam Al-Baghdadi, sur le sens du texte sacré des musulmans, ses interprétations, les luttes dont il fut l'objet au viie?siècle entre les modernes et les obscurantistes, avec ce constat amer sans cesse renouvelé?: les progressistes perdirent la bataille, laissant prospérer une vision rétrograde du legs spirituel de Mahomet. Les attentats terroristes en France, comme les exactions de Daech en Irak et en Syrie, ont ­inspiré à Tahar Ben Jelloun des textes puissants, tantôt remplis de colère et d'émotion, tantôt écrits au scalpel froid d'une pensée rationnelle aux prises avec l'irrationnel.»
    Éric Fottorino,
    Directeur de l'hebdomadaire Le 1

    /> Romancier, poète et essayiste, Tahar Ben Jelloun est un observateur attentif du monde arabe. Il est depuis 2008 membre de l'académie Goncourt, institution qui avait distingué son roman, La nuit sacrée (Seuil) en 1987.

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