• Boulin, Urba, Elf, les frégates de Taïwan, Clearstream, Kerviel, Cahuzac, Karachi, Balkany... Le juge Van Ruymbeke a instruit pendant plus de quarante ans les grandes affaires financières qui ont secoué notre République. Tenace et libre, il est la figure emblématique de la lutte anticorruption.
    Dans ces mémoires vibrantes, animé par sa si chère indépendance, il raconte la manière dont il s'est attaqué aux sphères du pouvoir et au financement illégal des partis politiques. Engagé dans la lutte contre les paradis fiscaux, Renaud Van Ruymbeke fait des propositions pour traquer l'argent sale et réformer durablement la justice française.
    Voici le parcours d'un homme déterminé à se battre pour une justice égale pour tous.

  • Celle que l'on surnomma en son temps la Vierge Rouge reste un objet de fascination : qu'il s'agisse de condamner son tempérament exalté lors de la Commune de Paris ou d'admirer son héroïsme, de considérer son jugement politique et son activisme social ou d'apprécier l'institutrice anticonformiste, l'image a gardé tout son éclat.
    Le mystère "Louise Michel" a fait couler beaucoup d'encre. Les biographies romancées et les prétendues autobiographies foisonnent. Pour les écrire, chacun pioche dans les textes de la révolutionnaire, se sert, gomme ou remanie... Comme si, pour faire connaître la « vie » de Louise Michel, on commençait par oublier qu'elle en a été elle-même l'autrice. Comme s'il fallait commencer par la faire taire - au fond, comme si elle dérangeait toujours.
    Dans ses Mémoires de 1886, on découvre une Louise Michel tour à tour adolescente facétieuse, institutrice féministe, révolutionnaire patentée, déportée en Nouvelle-Calédonie, combattante anarchiste, passionnée d'art et de science, enthousiaste de la nature... On découvre aussi la Louise Michel qui pense, qui parle et qui écrit, la plume acérée, la sensibilité à vif, la conscience intrépide.

  • Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau est une autobiographie publiée à titre posthume. Le titre des Confessions a sans doute été choisi en référence aux Confessions de Saint-Augustin, publiées au IVe siècle après Jésus Christ. Rousseau, qui était protestant, accomplit ainsi un acte sans valeur religieuse à proprement parler, mais doté d'une forte connotation symbolique: celui de l'aveu des pêchés, de la confession. On reproche souvent à Rousseau la prétention extrême présente dans certains extraits des « Confessions » et dissimulée sous une apparente humilité, mais passer outre à la première lecture est nécessaire pour accéder au second niveau de l'oeuvre, qui reste un chef d'oeuvre de la littérature française. Composé de 12 livres, « Les Confessions » de Rousseau sont considérées comme la première véritable autobiographie. La première partie de l'oeuvre (livres i à vi) a été publiée en 1782 et la seconde (livres vii à xii) en 1789.

  • Silhouette imposante, port de tête altier, elle fait résonner la voix d'une femme noire, fière et volontaire, qui va devoir survivre dans un monde d'une extrême dureté, dominé par les Blancs. Une voix riche et drôle, passionnée et douce qui, malgré les discriminations, porte l'espoir et la joie, l'accomplissement et la reconnaissance, et défend farouchement son droit à la liberté.
    Après l'inoubliablement beau Je sais pourquoi chante l'oiseau en cage, Maya Angelou poursuit ici son cycle autobiographique. Maya Angelou fut poétesse, écrivaine, actrice, militante, enseignante et réalisatrice. Elle a mené de nombreux combats avant de devenir une icône contemporaine qui a inspiré la vie de millions de personnes. Elle a côtoyé Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X et James Baldwin. À sa mort, Michelle Obama, Rihanna, Oprah Winfrey, Emma Watson, J. K. Rowling et beaucoup d'autres encore lui ont rendu hommage.
    « L'un des plus grands esprits que notre monde ait jamais connus. (...) Ses mots m'ont soutenue à chaque étape de mon existence. »
    Michelle Obama
    « Maya Angelou, c'est un feu. Un feu d'invincible joie, qui anéantit l'adversité et embrase la combativité. Un feu qui éclaire, m'éclaire encore. »
    Christiane Taubira
    Maya Angelou fut poète, écrivaine, actrice, enseignante et réalisatrice. En 2013, en tant que militante des droits civiques américains, elle a reçu le National Book Award pour « service exceptionnel rendu à la communauté littéraire américaine ». Elle est décédée le 28 mai 2014 à l'âge de 86 ans.

  • Journal

    Hélène Berr

    Agrégative d'anglais, Hélène Berr a vingt-et-un ans lorsqu'elle commence à écrire son journal. L'année 1942 et les lois anti-juives de Vichy vont faire lentement basculer sa vie. Elle mourra à Bergen Belsen quelques jours avant la libération du camp. Soixante ans durant, ce manuscrit n'a existé que comme un douloureux trésor familial. Ce n'est qu'en 1992 que Mariette Job, nièce d'Hélène Berr, décide de reprendre contact avec le fiancé d'Hélène,  Jean Morawiecki. En 1994,  il décide de  lui faire don du manuscrit. Ce témoignage éclairé et d'une qualité littéraire exceptionnelle en fait un document de référence. Il a obtenu un très grand succès critique et public. « Au seuil de ce livre », écrit Patrick Modiano à propos du Journal d'Hélène Berr, «  il faut se taire maintenant, écouter la voix d'Hélène et marcher à ses côtés. Une voix et une présence qui nous accompagneront toute notre vie. »

  • Miarka

    Antoine de Meaux

    • Phébus
    • 1 Octobre 2020

    Denise Jacob a dix-neuf ans quand elle entre en résistance, sous le nom de Miarka. Agent de liaison à Lyon, elle recueille les demandes de faux-papier, collecte et achemine les informations, jusqu'au jour de son arrestation, le 18 juin 1944.
    Soumise à la torture, Miarka révèle un courage extraordinaire. Elle ne parle pas, ne lâche rien.
    C'est ensuite la déportation dans le camp de Ravensbrück puis celui de Mauthausen, alors qu'au même moment sa famille, dont sa petite soeur, la future Simone Veil, est plongée dans la nuit de la Shoah.
    Antoine de Meaux a bien connu Denise Jacob devenue Vernay par son mariage après-guerre. Il retrace ici la bouleversante histoire de Miarka et de sa famille emblématique en s'appuyant sur des archives inédites, sa correspondance, ses écrits intimes et poétiques, et les carnets de son père, André Jacob.
    Miarka, portrait sensible d'une femme d'exception, est un superbe hommage à l'esprit de la Résistance, et une oeuvre de combat, plus que jamais nécessaire.
    Né en 1972, Antoine de Meaux est écrivain, poète, réalisateur de documentaires. Membre du comité éditorial de la revue Nunc, il est l'auteur, entre autres, de L'Ultime désert, vie et mort de Michel Vieuchange.

  • Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre et chronologie)Cette première oeuvre d'Alphonse Daudet (1840-1897) puise largement sa matière dans la biographie de l'écrivain. C'est bien lui, ce Daniel Eyssette, enfant du Midi exilé dans la brume lyonnaise après la faillite paternelle, qu'un professeur appelle avec dédain « le petit Chose ». C'est lui encore, ce pion de collège terrorisé par ses élèves, puis ce jeune homme pauvre, partagé entre rêves de gloire et tentations féminines, errant sur le pavé de la capitale... De même, le terrible M. Viot, surveillant général, la malheureuse servante dite « les yeux noirs », la négresse Coucou-Blanc ou le tendre frère aîné, surnommé « Mère Jacques », ont-ils le relief et la saveur de la vie.
    Proche à certains égards du naturalisme, sa peinture des collèges et de la bohème littéraire possède cependant  la touche d'humour et de poésie qui a fait le succès des Lettres de mon moulin. Roman d'une enfance humiliée, porteur d'une vision sociale sombre et d'une morale ambiguë dont se souviendra Jules Vallès, Le Petit Chose demeure un classique, entre Dickens et Zola.
    Edition de Louis Forestier.
    Préface de Paul Guth. 

  • Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Aux morts de 1871 à tous ceux qui, victimes de l'injustice sociale, prirent les armes contre un monde mal fait  et formèrent, sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs, je dédie ce livre.
    Jules Vallès.
    Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s'emparent de Paris, il devient maire du XIXe arrondissement. Le lendemain de l'insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son journal, Le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, après L'Enfant et Le Bachelier, l'auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l'action, au milieu des morts et des blessés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scènes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut, épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant : « J'ai beaucoup souffert. »
    Préface, commentaires et notes de Roger Bellet. 

  • Ce livre capital apporte l'image, sortant de la plus fidèle des mémoires, d'un Proust unique de vérité. Céleste Albaret fut la gouvernante et la seule confidente de Marcel Proust pendant les huit dernières années de son existence, durant lesquelles il acheva l'écriture de son chef-d'oeuvre - elle est d'ailleurs une des clefs du personnage de Françoise dans La Recherche. Jour après jour elle assista dans sa vie, son travail et son long martyre, ce grand malade génial qui se tua volontairement à la tâche. Après la mort de Proust en 1922, elle a longtemps refusé de livrer ses souvenirs. Puis, à quatre-vingt deux ans, elle a décidé de rendre ce dernier devoir à celui qui lui disait : " Ce sont vos belles petites mains qui me fermeront les yeux. "

  • Edition enrichie (Avant-propos, introduction, notes, chronologie, bibliographie)
    Achevés pour l'essentiel en 1841, les Mémoires d'outre-tombe entrecroisent superbement le récit d'une existence qui va bientôt finir - celle du jeune chevalier breton d'Ancien Régime, devenu voyageur, diplomate et ministre -, et le récit de l'Histoire marquée par le séisme de la Révolution qui éloigna le monde ancien pour toujours.
    « Cette voix, dira Julien Gracq, cette voix, qui clame à travers les deux mille pages des Mémoires que le Grand Pan est mort, et dont l'Empire romain finissant n'a pas connu le timbre unique - l'écho ample de palais vide et de planète démeublée -, c'est celle des grandes mises au tombeau de l'Histoire. »
    Timbre unique que cette anthologie entend préserver au plus près, en demeurant fidèle à la structure même des Mémoires, à la diversité de leurs registres, à la variation de leurs écritures et à l'orchestration de leurs époques : « Mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau : mes souffrances deviennent des plaisirs, mes plaisirs des douleurs, et je ne sais plus, en achevant de lire ces Mémoires, s'ils sont d'une tête brune ou chenue. »
    Anthologie établie, présentée et annotée par Jean-Claude Berchet.

  • « Je commence à comprendre à quel point le capitalisme m'a déformée » : en pleine révolution cubaine, Alma Guillermoprieto échange ses rêves d'artiste contre des convictions politiques.
    En 1970, à New York, Alma Guillermoprieto, d'origine mexicaine, suit les cours de danse contemporaine de Merce Cunningham. Quand celui-ci lui parle d'un poste de professeur à l'École nationale des Arts de La Havane, son monde s'effondre : la jeune danseuse rêvait d'intégrer sa compagnie. Alma part résignée, cherchant dans l'aventure une façon de faire le deuil de sa carrière artistique. Elle a alors 20 ans. Lorsqu'elle atterrit à Cuba, elle appréhende les restrictions liées à l'embargo américain et au régime de Fidel Castro. Ses craintes sont rapidement confirmées : les salles de danse sont privées de miroirs, considérés comme des instruments contre-révolutionnaires. Son séjour devient alors le temps d'un apprentissage inattendu : celui de sa conscience politique. Alma Guillermoprieto revient sur cette expérience qui a sonné le glas de sa carrière de danseuse et marqué le début de sa vie de journaliste. Avec ce récit initiatique, elle signe un livre d'une rare intensité.

  • Au sortir de la seconde guerre mondiale, en 1945, Eugénie Droz fondait les Textes Littéraires Français, une collection dévolue à l'édition critique des textes significatifs du patrimoine littéraire de langue française du moyen âge au XXe siècle. Accessibles, dans un petit format maniable, chaque édition est accompagnée d'une introduction, de notes, d'un glossaire, si nécessaire, et d'index. Cet appareil critique exigeant accueille l'érudition des meilleurs spécialistes pour éclairer la genèse des oeuvres et, quelle que soit leur époque, livrer au lecteur contemporain les explications les plus minutieuses sur le contexte historique, culturel et linguistique qui les a vues naître. Depuis soixante-dix ans, la collection a accueilli, outre quelques édicules, plus de 600 monuments littéraires français.

  • Les archives

    Bruno Galland

    État civil, minutes notariales, cadastre, comptes rendus de conseils d'administration, papiers et photographies privés... Les archives ne sont pas réservées aux historiens ou aux curieux : ce sont des documents produits dans le cadre d'une activité précise et qui sont conservés, soit pour des besoins de gestion, soit pour établir un droit ou une obligation. C'est dire si les archivistes ne sont pas hors du temps : ils sont même les premiers concernés par les évolutions liées au numérique et les interrogations qui agitent la société (devoir de mémoire, droit à l'oubli...). Dans ce guide pratique, Bruno Galland, dressant un panorama des institutions et des acteurs, donne à tous ceux qui sont amenés à archiver ou à puiser dans des fonds d'archives les bonnes méthodes (et peut-être des idées) pour s'y retrouver et y trouver ce qu'ils cherchent.

  • Dans les années 1970, Hanna Krall raconte une histoire vraie au cinéaste Krzysztof Kie´slowski. Il s'en inspire pour réaliser Le Décalogue 8. Quarante ans plus tard, Krall nous révèle les changements apportés dans la fiction et s'attache à rétablir la vérité.
    L'histoire est simple : pendant la guerre, une Polonaise accepte de devenir la marraine d'une fillette juive, afin de lui fournir un certificat de baptême qui la sauvera peut-être de la mort. Au dernier moment, la femme se désiste car, en bonne catholique, elle ne peut pas proférer de faux témoignage. Désemparées, la petite fille et sa mère sortent dans la rue, seules, en pleine Occupation allemande...
    Hanna Krall construit sa narration en spirale : les personnes qui ont côtoyé la fillette et sa mère reviennent tour à tour, à des époques et en des lieux différents, celles qui les ont abandonnées, voire dénoncées ou, au contraire, celles qui les ont aidées. Victimes, bourreaux, simples témoins, il n'en reste que des traces, dans la mémoire ou dans la terre.
    Magistralement construit, le récit de Krall nous happe, nous enveloppe, on reste longtemps sous son emprise. Telle une pierre jetée dans l'eau, il forme des cercles qui se propagent à l'infini. Hanna Krall (née en 1935) occupe une place éminente dans le paysage littéraire polonais, avec une oeuvre qui donne à voir l'inscription de l'Histoire dans les vies de gens ordinaires, en particulier celles de Juifs de Pologne, de leurs voisins, de leurs bourreaux et du petit nombre de ceux qui leur ont porté secours. Reporter et écrivain, elle a créé la section reportage dans le quotidien Gazeta Wyborcza. Ses livres, maintes fois primés, sont traduits en une quinzaine de langues, tels Les Retours de la mémoire, chez Albin Michel (1993), et chez Gallimard : Là-bas, il n'y a plus de rivière (2000), Prendre le bon Dieu de vitesse, son grand entretien avec Marek Edelman (2005) ; Le Roi de coeur (2008). Un choix de ses premiers reportages, croisés avec ceux de son ami Ryszard Kapu´sci´nski, a paru chez Noir sur Blanc en 2016 : La Mer dans une goutte d'eau.

  • Ce roman inédit, terminé en juin 1939 et hanté par la guerre en marche, comme la plus autobiographique des oeuvres de son auteur :
    « J'ai quarante et un ans. Que vais-je faire ? L'impossibilité de répondre à cette question ne m'abat pas. Je sens qu'un événement va se produire », écrit-il à l'extrême fin de ce livre d'une vie, relation pathétique de ce qui aurait pu être.
    En 1924, parrainé par Colette, Rilke et Max Jacob, Emmanuel Bove (1898-1945) connaît le succès avec Mes amis. Mobilisé comme travailleur en 1940, il refuse toute publication durant l'Occupation. En 1942, il parvient à rejoindre Alger, où il écrit ses trois derniers romans : Le Piège, Départ dans la nuit et Non-lieu. Ses plus grands succès sont Mes amis (Ferenczi, 1924 ; L'Arbre vengeur, 2015), Le Beau-fils (Grasset, 1934 ; Le Castor Astral, 2016) ou encore Le Pressentiment (Gallimard, 1935 ; Le Castor Astral, 2006)

  • « Chaque Parisien sentit sur sa joue la main du vainqueur. C'était le stigmate, le soufflet donné par l'abominable traité de paix. - Ah ! ce trente et un janvier 1871, je me souviens : anémiée par les privations, minée par le chagrin, torturée d'inquiétude pour les miens, je me dirigeais avec Mme Guérard et, deux amis vers le parc Monceau. Tout à coup, un de mes amis, M. de Plancy, devint pâle comme un mort. Je suivis son regard : un soldat passait. Il était sans armes. Puis deux autres. Ils étaient sans armes. Et ils étaient si pâles, ces pauvres soldats désarmés, ces humbles héros ; il y avait une telle douleur dans le découragement de leur démarche, il y avait dans leur regard adressé aux femmes, un « Ce n'est pas notre faute... » si pitoyable, si attendrissant, que j'éclatai en sanglots, et voulus de suite rentrer chez moi. Je ne voulais plus rencontrer les soldats français désarmés. Je résolus de partir le plus vite possible à la recherche de ma famille. »

  • Mémoires du Cardinal de Retz
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    Jean-François Paul de Gondi naît dans une famille de petite noblesse florentine, qui a suivi Catherine de Médicis lors de sa venue en France. Très jeune, il est destiné à l'état ecclésiastique, bien qu'il n'en ait ni le goût ni les dispositions (il se sent incapable de respecter le voeu de chasteté). Son inclination pour les conspirations le pousse à écrire, à l'âge de vingt-cinq ans, un récit historique intitulé La Conjuration du comte de Fiesque en 1639 (ce texte se trouve en fin de ses Mémoires).
    Le Cardinal de Retz reste connu pour ses Mémoires, rédigés entre 1675 et 16776 et publiés seulement en 1717. Retz y raconte, d'une plume spirituelle et sous forme romancée, son implication dans la Fronde.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • « Excepté la piraterie, j'ai fait à peu près tous les genres de navigation. Excepté l'Amérique et la Nouvelle-Hollande, j'ai vu à peu près le monde entier. »
    Ainsi parle Louis Garneray, embarqué à treize ans, compagnon de Surcouf et qui dresse dans Corsaire de la République la chronique édifiante de ses premières années passées parmi les corsaires de l'océan Indien. L'époque est celle des derniers succès de la Marine française, dus pour l'essentiel à l'intrépidité des capitaines indépendants que la République autorisait à mener la guerre de course contre les Anglais. C'est avec eux, entre Zanzibar et les Philippines, que Garneray partagea les bons comme les pires moments d'une existence « à la vie, à la mort ! ».
    />
    Peintre de marines, dessinateur, graveur, aventurier et corsaire, né en 1783 et mort en 1857 quelques mois seulement avant le mystérieux assassinat de son épouse, Louis Garneray sillonna l'océan Indien avant de participer, entre autres, à la prise du Kent par Surcouf. Ses Mémoires, connus sous le nom de Voyages, aventures et combats - source impressionnante d'informations sur la flibuste -, font de lui le précurseur du roman d'aventures maritimes.

  • Saviez-vous que nous agissons au quotidien tels des magiciens en créant le cadre de notre existence grâce à nos facultés psychiques ?

    Ce processus se déroule de manière inconsciente pour la plupart des personnes, de sorte qu'elles subissent passivement ce qui leur arrive plutôt que de prendre les rênes de leur destinée.
    Avec cet ouvrage, apprenez à développer les quatre pouvoirs cardinaux de votre esprit :
    - le pouvoir de verbalisation, qui façonne la réalité de notre quotidien en lui conférant du sens ;
    - le pouvoir de concentration, qui dirige activement l'attention pour sélectionner ce qui importe ;
    - le pouvoir d'imagination, qui fait exister dans le monde ce qui est conçu mentalement ;
    - le pouvoir de remémoration, qui métamorphose le temps en transformant le vécu éphémère en traces mentales durables.

    À force d'entraînement, vous acquerrez le pouvoir ultime : celui de conjurer les sortilèges du mental qui vous empêchent d'être aussi heureux que vous le méritez !

  • À courir les mers en compagnie des pires corsaires ennemis de l'Angleterre, dont Surcouf, et alors que la guerre sur l'eau fait rage entre la France et son plus mortel ennemi, Louis Garneray tombe entre les mains des Anglais. Comme des centaines d'autres compagnons d'infortune, il est enfermé sur l'un des fameux pontons de Portsmouth, véritables bagnes flottants aux conditions de vie épouvantables. Il n'a que 23 ans. Le récit qui en résulte est celui d'un enragé bien décidé à ne pas crever là...

    Peintre de marines, dessinateur, graveur, aventurier et corsaire, né en 1783 et mort en 1857 quelques mois seulement avant le mystérieux assassinat de son épouse, Louis Garneray sillonna l'océan Indien avant de participer, entre autres, à la prise du Kent par Surcouf. Ses Mémoires connus sous le nom de Voyages, aventures et combats - source impressionnante d'informations sur la flibuste -, font de lui le précurseur du roman d'aventures maritimes.

  • Anatoli Mariengof était très connu dans les années 1920, même s'il n'avait pas la célébrité de Blok, de Maïakovski ou de Essenine. Il n'a pas été choyé par le régime soviétique mais moins persécuté que d'autres. Il est mort dans son lit ; il n'est pas auréolé de la couronne du martyre, et c'est peut-être ce qui explique qu'il n'ait pas encore retrouvé post-mortem la place qui lui revient dans la littérature russe.
    Ses Mémoires sont un document irremplaçable pour connaître l'atmosphère de son époque, quand les jeunes poètes ne juraient que par l'imaginisme (mouvement qui succédait au futurisme) et que les vieux professeurs de collège décryptaient la révolution d'Octobre à la lumière de Platon et d'Aristote. Totalement immergé dans la vie intellectuelle et artistique de son temps, Mariengof donne de ses amis et connaissances de savoureux portraits. Mais la valeur de cet ouvrage n'est pas seulement documentaire, c'est une oeuvre d'art, et à ce titre profondément subjective.
    L'image de l'auteur qui se révèle à nous est très attachante. C'était un homme heureux. Cela peut paraître incongru et même scandaleux, car il ne s'agit pas du bonheur collectif de commande que les écrivains officiels étaient censés exprimer, mais d'un bonheur profondément intime et personnel qui a résisté aux deuils et aux malheurs. Sa voix détonne singulièrement dans la littérature russe : peu porté sur la métaphysique et les « questions maudites » à la Dostoïevski, individualiste, hédoniste, il est sans doute plus proche de nous.
    Poète, romancier dramaturge et scénariste, Anatoli Mariengof (1897-1962) était l'une des figures de proue de l'imaginisme.

  • L'industrie culturelle, les musées, les commémorations, les programmes éducatifs contribuent à faire de la mémoire du passé une sorte de religion civile de nos sociétés contemporaines.
    Cette religion remplit souvent une fonction apologétique: conserver souvenir des totalitarismes pour légitimer l'ordre libéral, occuper les territoires palestiniens pour empêcher un nouvel Holocauste, envahir l'Irak pour ne pas répéter Munich... Mais il est d'autres chemins de la mémoire, plus discrets, parfois souterrains, décidément critiques, qui transmettent le fil des expériences de l'égalité, de l'utopie, de la révolte contre la domination.
    Confrontée à un siècle de feu et de sang, la mémoire revendique ses droits sur le passé. Cette émergence de la mémoire a suscité un débat intellectuel, dont Enzo Traverso reconstitue ici les grandes lignes, de Halbwachs à Ricoeur, de Benjamin à Yerushalmi. A l'aide de nombreux exemples tirés de l'histoire du XXe siècle- fascismes, Shoah, colonialisme-, ce livre met en lumière les fils qui relient les différents segments de la mémoire collective, l'écriture historienne du passé et les politiques de la mémoire.

  • Trente après les massacres de la place Tiananmen, des auteurs chinois et français utilisent les armes de la fiction pour mieux approcher ce drame, et sa place dans notre mémoire collective.
    Des photographies inédites, prises sur place par Vincent Hein en 1989, scandent leurs textes.
    Avec la participation de :
    Bei Dao - Aodren Buart - Brigitte Duzan - Stéphane Fière - Vincent Hein - Sébastien Lapaque - Liu Xiaobo - Michaël Ping - Alain Sevestre - Arnaud Viviant - Xue Yiwei

  • Jacques de Lacretelle fut l'une des figures marquantes de la vie littéraire depuis les années 20. Prix Femina en 1922 avec Silbermann, Grand Prix du roman de l'Académie française avec Amour nuptial. Par la suite Il joua un rôle majeur dans la renaissance du Figaro.
    Il a connu intimement le Tout-Paris des Arts et des Lettres pendant les décennies qui furent parmi les plus brillantes de notre histoire littéraire. Dire de ces années qu'elles furent, au XXe siècle, les « Trente Glorieuses » de notre littérature ne serait pas excessif.
    Ce sont elles que font revivre les Mémoires d'Anne de Lacretelle. Anecdotes prises sur le vif, portraits, confidences, extraits de correspondance, témoignages de première main, donnent au récit les couleurs de la vie.
    On y voit tout d'abord, autour de Marcel Proust qui vient d'accéder à la gloire (Prix Goncourt en 1919), les jeunes écrivains qui en ont fait leur maître avant de former à leur tour une étincelante constellation : Paul Morand, Jean Cocteau, François Mauriac, et Jacques de Lacretelle, le récit se prolonge jusqu'à nos jours. Émouvant, léger, nostalgique aussi, ce livre a su capter l'air du temps.
    Un monde qui peut encore faire rêver

empty