• Le gagnant du Prix du Gouverneur général 2015 pour son roman Six degrés de liberté, Nicolas Dickner, est en une de ce numéro de printemps. Nuit blanche a rencontré pour nous le romancier un peu nerd, plutôt obsessionnel cérébral, passionné par les sciences et les techniques, les sujets pointus... comme ses héros. Ce numéro est aussi l'occasion d'en savoir plus sur une autre oeuvre primée par le Gouverneur général en 2015, soit Honoré Beaugrand de Jean-Philippe Warren. L'essai de Micheline Lanctôt, Lettres à une jeune cinéaste, ainsi que la biographie d'Hector de Saint-Denys Garneau écrite par Michel Biron sont aussi au sommaire. La rubrique « Écrivains franco-canadiens » met à l'honneur la carrière de Marguerite Andersen, cette grande dame des lettres franco-ontariennes arrivée tardivement à l'écriture de fiction, son premier roman ayant été publié alors qu'elle avait près de 60 ans.

  • Dans ces 24 nouvelles, l´auteure tourne des courts métrages de la vie secrète du coeur et prend des instantanés de la vie quotidienne sur un fond urbain. / « Courts Métrages et instantanés » est une collection de portraits de destinées humaines, un album de regards posés sur ces visages anonymes que l´on croise dans la rue. On y saisit au passage le sublime ridicule d´une tuque fleurie, l´affection d´une veuve pour son cerisier, la détresse d´un homme d´affaires, l´angoisse d´une itinérante, l´éclat d´un paysage tout frais enneigé.

  • Un fait divers de la petite histoire d´Ottawa connaît dans ce roman une suite imaginée. / En 1929, Louis Mathias Auger, jeune et fier député fédéral du comté de Prescott, est accusé d´avoir violé Laurence Martel, une jeune femme de 17 ans venue demander son aide pour obtenir un emploi dans la fonction publique. Après pas moins de cinq procès, Auger est innocenté du viol, mais condamné pour séduction et incarcéré pour deux ans. / Qu´advient-il de Louis et de Laurence après ce drame ? Les historiens n´en savent rien. Mais c´est ici que Marguerite Andersen s´approprie l´histoire. Nous saurons comment chacun a pu refaire sa vie, en puisant dans son nouvel état « déchu » les forces du dépassement de soi. / Ce riche portrait psychologique est aussi un riche portrait d´époque où revivent les ambiances des années trente en des lieux divers : Hawkesbury, Ottawa, Kingston, Toronto, Montréal, Paris, Londres, Berlin, et Biddeford Pool, en Nouvelle-Angleterre.

  • Le salut de l´arrière-pays, c´est le signe de la main que les villages envoient aux villes, leurs voisines.Face à d´inquiétantes tendances démographiques et économiques, les petites communautés cherchent leur avenir. Voici un vibrant témoignage de confiance en leur coeur et leur esprit.

    Cette collection d´oeuvres créées dans le cadre d´une série d´émissions de CBON, la Première Chaîne de Radio-Canada dans le Nord de l´Ontario, évoque les ambiances et célèbre les richesses humaines de huit localités nord-ontariennes : Gogama, Verner, Chapleau, Earlton, Iroquois Falls, Spanish, Sturgeon Falls et Fauquier. Chaque arrêt comprend le portrait d´un personnage local haut en couleur ; un « conte rural » signé par un écrivain renommé et inspiré par la communauté ; et un sketch comique dans lequel se déploient des projets de développement régional loufoques. Tout ça ponctué de chansons originales.

    Le salut de l´arrière-pays rend hommage à des communautés menacées, mais fières, enracinées et résolues à bâtir l´avenir. Les petites communautés de partout au Canada s´y reconnaîtront.

    « À tous ceux qui veulent que ça continue, on dit : Salut ! » Normand Renaud signe ici un quatrième ouvrage, après De face et de billet (2002), Bozo l´orignal vampire (2008), et Flagabou l´enfantôme et la bombe à bonbons (2009).

  • Ce récit poétique de Marguerite Andersen nous relate l'épisode autobiographique de son exil d'Allemagne après la guerre, en Tunisie où elle séjournera durant sept années. « Bleu sur blanc », ce sont les couleurs de l'exil où tout a véritablement commencé. Bleu de la mer et du ciel sur blanc des maisons, bleu des châles de laine sur blanc de la table... L'oeuvre se lit et se voyage, se déguste et se savoure comme une madeleine proustienne, ensoleillée par la mémoire du paradis terrestre.

  • Qu´ont en commun la culture sami en Norvège, le vélo comme instrument de libération des femmes au Ghana et le sort des milliers de sangliers qui envahissent les rues de Berlin ? Ces questions, et d´autres, sont au coeur des préoccupations qui animent Claire, Ariane et Isa, trois soeurs, des jeunes femmes toutes aussi nomades et curieuses l´une que l´autre.

    Chacune à sa façon, elles prennent place dans le monde, interrogeant bien sûr l´amour, la famille, la carrière, mais aussi et surtout elles inscrivent leur parcours dans un univers de plus en plus marqué par la cohabitation des races et la variété des cultures, par des questions de justice sociale et d´écologie. Interpelées, elles prennent part aux débats et défendent avec vivacité les causes qui leur tiennent à coeur.

    Dans la veine autofictionnelle qui traverse l´ensemble de son oeuvre, Marguerite Andersen a façonné les trois destins en s´inspirant de la vie de ses six petites-filles.

  • À la fois introduction à la littérature franco-ontarienne et exploration des enjeux liés à la production littéraire minoritaire, «Introduction à la littérature franco-ontarienne (1970-2008)» témoigne de l´essor fulgurant que connaît cette littérature depuis le début des années 1970.
    Dans une introduction substantielle, les directrices de l´ouvrage présentent les particularités du corpus et effectuent un survol de la production littéraire en Ontario français des origines -1610 - à 1969, situant ainsi l´émergence de la littérature franco-ontarienne dans son contexte historique, politique et culturel. L´ouvrage comporte ensuite cinq chapitres, rédigés par des spécialistes, chacun abordant l´un ou l´autre des principaux genres littéraires s´étant développés depuis 1970 : théâtre (Jane Moss), poésie (François Paré), chanson (Johanne Melançon), roman (Lucie Hotte) et nouvelle (Michel Lord).

  • Trente nouvelles qui sont autant d'histoires d'amour, de trahison, d'orgueil, de vengeance ou de complicité. Histoires tantôt cruelles, tantôt douces, empreintes de nostalgie ou de révolte. Une frontière subtile divise les textes entre le réalisme et l'imaginaire. Il s'en dégage une vérité qui naît de la fiction et une histoire imaginaire qui émerge de la réalité : elles se nourrissent l'un l'autre et ne font qu'un. Le style minimaliste que pratique l'auteure consiste à rendre avec un sens de la retenue et de l'économie, la plus grande émotion possible.

empty