• Comme toutes les autres, elle a modifié son physique pour plaire à Hollywood et joué le jeu des prétendues rivalités entre actrices. Comme toutes les autres, elle avait des jambes magnifiques et un regard de vamp à faire fondre les coeurs. Comme les autres, sa vie sentimentale était aussi incroyable que dissolue.Pourtant, Marlene demeure unique. La parfaite création cinématographique. Un mythe, dira-t-on. Car le secret de Dietrich, ce qui la différencie des autres, c'est sa voix grave inimitable. Suave et cajoleuse. Celle-ci n'est pas la plus belle ni la plus puissante. Mais la star saura l'utiliser mieux que quiconque pour envoûter le public, se construire une carrière à l'épreuve du temps et vivre quelques aventures rocambolesques.

    Journaliste et intervenant cinéma dans les lycées, Camille Larbey est également l'auteur de Berlin mis en scène (éditions Espaces & Signes, 2017).

  • Josef von Sternberg est à l'origine d'une des carrières les plus accidentées de l'histoire du cinéma américain. Après des années d'assistanat, il tourna l'un des premiers films indépendants, claqua la porte de plusieurs plateaux, partit filmer en Allemagne puis au Japon, dénicha Marlene Dietrich, fut monteur pour d'autres et directeur de la photographie pour lui-même, réalisa un peu partout des morceaux de films, dégringola plusieurs fois les marches de la gloire pour les remonter une à une. Il légua au cinéma un gisement de chefs-d'oeuvre éblouissants, parfois reconnus, parfois oubliés ou demeurés secrets. Cet ouvrage est un exercice d'admiration au sujet d'une oeuvre parmi les plus farouchement insolites et tragiquement sensuelles jamais tournées au sein de l'industrie hollywoodienne.

    Mathieu Macheret est critique de cinéma au journal Le Monde. Il a écrit aux Cahiers du cinéma entre 2011 et 2014 et collabore actuellement aux revues Trafic et Études, ainsi qu'à l'émission Plan Large sur France Culture. Il a également contribué à des ouvrages collectifs sur les cinéastes Otto Preminger, Francis Ford Coppola, Jacques Tourneur, Manoel de Oliveira, Guy Gilles, Samuel Fuller, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    SM le maudit

    Christophe Bier

    Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité
    Berlin, 1930. La République de Weimar vit ses derniers moments de décadence. Siegfried Mann se travestit dans un cabaret érotique. La tenancière, une naine à monocle, lui voue un amour exclusif. Mais le jeune garçon rêve de gloire et de cinéma. Un casting providentiel le propulse dans les griffes de Hilda von Kroft, autoritaire patronne de la Femdom Produktion. Elle fait du naïf acteur la nouvelle égérie d'un genre très spécial. Siegfried devient la star souffrante de romances sadomasochistes dans lesquelles aucun supplice n'est truqué. Sous la férule des femmes, il hurle avec conviction et vérifie la justesse de cet adage : l'art est une discipline. Cravaché, humilié, torturé, peut-il encore espérer un registre moins éprouvant ?
    Un choc visuel. Une bande dessinée d'auteur bouleversante de vice et d'originalité, servie par le trait étonnant d'Yxes et la perversion de Christophe Bier. Mieux qu'une contribution à l'univers sadomasochiste, SM le Maudit marque une révolution dans un genre qui donne rarement la suprématie aux femmes et s'offre au passage le luxe d'un hommage au courant artistique de la Nouvelle Objectivité et au cinéma des années 1930 (Marlene Dietrich, Fritz Lang, Tod Browning).

  • "« Elle était toujours très belle, avec une peau transparente, des yeux inoubliables, des belles mains et des jambes si longues pour une femme si petite, à peine un mètre soixante... » En 1977, âgée de soixante-seize ans, Marlene Dietrich demeure une star internationale. À Berlin, Londres, New York, Paris, elle est acclamée par tous. Lorsqu'elle entreprend la rédaction de ses Mémoires, elle engage Norma Bosquet pour l'assister. De 1977 à 1992, date de la mort de l'actrice à Paris, Norma fut sa secrétaire, son infirmière puis son amie.
    Ce n'est pourtant pas dans ses Mémoires que l'on trouve la vraie Marlene Dietrich, mais bel et bien dans les confidences de Norma Bosquet ici rassemblées. Les rapports de Marlene avec ses amis, ses amants - parmi lesquels Jean Gabin, peut-être son plus grand amour -, son caractère difficile, voire insupportable, et ses rapports tendus avec sa fille ne sont point passés sous silence. Et Norma Bosquet se délivre enfin du terrible secret qu'elle porte depuis la mort de Marlene.
    Un livre clé sur une des plus fascinantes personnalités du xxe siècle, incarnation du mythe de la femme fatale."

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