• Alors que le pouls de New York bat au rythme des années 1960 et de la contre-culture, une jeune fille, Ruth, s'y installe pour y suivre ses études en rêvant de devenir journaliste. Elle y découvre l'amitié, le rock, l'amour... tout en se questionnant sur son identité. Pas évident d'avoir laissé derrière elle sa famille et sa terre natale, la République dominicaine...
    Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York, l'université, un stage au Times. Une nouvelle vie... Elle n'en doute pas, bientôt elle sera journaliste comme l'était son père, Wilhelm.
    Ruth devient très vite une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l'amitié et des amours. Des bouleversements du temps aussi : l'assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre culture, l'opposition de la jeunesse à la guerre du Viêt Nam...
    Mais Ruth, qui a laissé derrière elle les siens dans un pays gangrené par la dictature où la guerre civile fait rage, s'interroge et se cherche. Qui est- elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d'adoption ? Où va-t-elle construire sa vie, elle dont les parents ont dû tout fuir et réinventer leur existence ? Trouvera-t-elle la réponse en Israël où vit Svenja, sa marraine ?
    Entrelaçant petite et grande histoire, explorant la question de l'exil et de la quête des racines, Catherine Bardon nous livre une radiographie des États-Unis des années 1960, en poursuivant la formidable fresque romanesque inaugurée avec
    Les Déracinés.
    "
    Les Déracinés : la saga qui nous transporte." Olivia de Lamberterie - ELLE

  • À Lonesome Dove, Texas, les héros sont fatigués. Augustus McCrae
    et Woodrow Call ont remisé leurs armes après de longues années
    passées à combattre les Comanches. En cette année 1880, pourtant,
    l'aventure va les rattraper lorsqu'ils décident de voler du bétail au
    Mexique et de le convoyer jusque dans le Montana pour y établir un
    ranch. Commence alors un immense périple à travers l'Ouest, au cours
    duquel le convoi affrontera de violentes tempêtes, des bandes de tueurs
    et d'Indiens rebelles... et laissera de nombreux hommes derrière lui.

  • La première partie de Lonesome Dove nous a entraînés à la suite
    d'Augustus McCrae et Woodrox Call, illustres ex-Texas Rangers, sur
    la route dangereuse du Montana, là où, dit-on, les terres sont encore à
    qui les prend. De nombreuses épreuves attendent le convoi lors de cet extraordinaire périple à travers l'Ouest. Les hommes devront tour à tour affronter des éléments déchaînés, des pillards et leurs propres démons. Au bout de cette piste longue et périlleuse, beaucoup manqueront à
    l'appel.

  • La plupart des voleurs de trains sont pas malins, et c'est une chance pour les compagnies de chemins de fer. À eux seuls, cinq bandits pas trop idiots pourraient braquer tous les trains de ce pays." Ainsi parle Woodrow Call, ancien capitaine des Texas Rangers désormais reconverti en chasseur de primes. Engagé pour éliminer Joey Garza, un dangereux criminel mexicain plus futé que les autres, il sillonne les étendues arides du Texas en compagnie d'une équipe hétéroclite. Mais le monde du vieil Ouest héroïque a changé ; la Frontière a été refermée, le pays est sillonné de lignes de chemin de fer, les cow-boys, Indiens et hors-la-loi ne sont plus ce qu'ils étaient. Une chose est sûre : Call, vieillissant, ne
    comprend guère la civilisation qui arrive. Mais Joey Garza est un adversaire à sa mesure.

  • « J'avais prolongé mon séjour à Veracruz tant qu'elle avait été là - je l'aurais prolongé jusqu'à la fin du monde, s'il n'avait tenu qu'à moi. Maintenant qu'elle avait disparu, je le prolongeais dans l'espoir de la retrouver, ou au moins d'apprendre quelque chose sur les raisons de sa disparition. Un jour, un pli me parvint à l'hôtel, expédié par la poste, ne comportant aucune indication de provenance, aucun mot d'accompagnement. Il contenait les quatre récits, brefs et terribles, qu'on va lire. »

  • En 1994, avant de quitter la maison, sa mère lui a offert un livre sur les origamis, elle les a embrassés, lui et sa grande soeur, et a laissé une lettre. Le père dit qu'elle est partie rejoindre le sous-commandant Marcos et soutenir le soulèvement zapatiste. Ce départ inattendu change l'équilibre familial, et le narrateur, du haut de ses dix ans, doit apprendre à vivre avec une soeur adolescente qui l'ignore et un père qui, jusqu'alors, n'était pour lui « qu'un élément parmi d'autres de l'infrastructure domestique, une sorte d'hybride d'animal de compagnie et d'appareil ménager ». Mais l'abandon est pesant quand on n'est plus obligé d'aller à l'école et qu'on passe ses journées seul à faire des origamis, sans aucun talent apparent pour le noble art japonais, d'ailleurs. Fort de ses lectures de la série Choisis ta propre aventure, lassé par la « méchanceté en pantoufles » de son père et aidé par le petit ami de sa soeur, il décide de partir en bus à la recherche de sa mère à l'autre bout du Mexique.
    Un roman faussement candide qui vous déchire le coeur, un voyage qui nous montre la cruauté du monde, mais aussi la tendresse désintéressée des inconnus. Un personnage principal qu'on n'oublie plus et une oeuvre limpide sur la fin de l'enfance.

  • À la frontière du Mexique, le Texas n'est qu'un désert hostile où se risquent quelques rares colons. Pour les protéger, Gus et Call, Texas rangers mal équipés et sous-payés, officient sous les ordres du fantasque capitaine Scull. Le danger est partout : face à eux, le puissant chef comanche Buffalo Hump prouve que son peuple est loin d'être asservi, tandis que de l'autre côté de la frontière, Ahumado, mystérieux brigand expert en embuscades, sème la terreur. Dans cette partie des États-Unis, l'Histoire est en marche, laissant ces combattants blancs et indiens vivre les ultimes aventures d'un Ouest encore sauvage.

  • El Edén

    Eduardo Antonio Parra

    • Zulma
    • 13 Mai 2021

    Au nord du Mexique, sur la frontière, la ville d'El Edén vit au rythme des guérillas entre narcotrafiquants. Racket, embuscades, exécutions et mises en scène macabres. Un soir, tout dégénère. Dans le dédale des rues incendiées et des barrages de pick-up, Darío se lance à la recherche de son petit frère de l'autre côté de la ville... Huit ans plus tard, dans la pénombre d'un bar de Monterrey aux relents chargés d'alcool et de désirs perdus, Darío croise son ancien prof de lettres, exilé comme lui. D'une traite, ils se remémorent la nuit où tout a basculé - la violence aveugle, les rêves brisés, et surtout Norma, la fille dont Darío a toujours été fou amoureux. Avec ce roman noir d'un réalisme foudroyant, Parra dresse le portrait d'un Mexique terrifiant de noirceur. Implacable et brillant.

  • Reconstitution sensible, sous la forme de sept textes, de la vie de Frida Kahlo (1907-1954), figure mythique de l'art du siècle dernier. Sept chapitres, où l'on croise Diego Rivera bien sûr, mais aussi la photographe-portraitiste Gisèle Freund mais encore Léon Trotski dont elle a été la maîtresse lorsqu'il vécut son exil au Mexique.
    Récit subjectif plein de sensibilité, la vie de Frida Kahlo est ici vue par Gérard de Cortanze à l'aune d'événements ou de rencontres qui ont marqués son existence et imprégnés sa création.

  • Après quinze ans, Aurelio Blanco sort de la prison où il a été incarcéré pour son implication dans l'escroquerie d'Olinka, un complexe de luxe construit suite à l'appropriation de terrains publics. À nouveau libre, il compte bien récupérer ce qu'on lui a volé : son foyer, sa fille, sa vie. Après tout, par loyauté aux Flores, sa belle-famille, il avait endossé la faute contre la promesse de sortir tôt de prison... avant qu'on l'abandonne à son sort.
    Olinka décrit les affaires et secrets d'un clan de Guadalajara, capitale et paradis du blanchiment d'argent. C'est là que les Flores ont construit leur ville. Mais la réalité mexicaine transforme les utopies en farces sanglantes, et la multiplication des projets immobiliers est un signe clair de la corruption rampante.
    Avec ce roman noir, Antonio Ortuño confirme qu'il est l'un des observateurs les plus lucides des impasses et de la violence, sous toutes ses formes, de son pays.

  • Aux confins d'un Texas encore sauvage, les jeunes Augustus
    McCrae et Woodrow Call viennent de s'engager pour faire régner
    un semblant d'ordre dans ce pays en devenir. Sous-équipés,
    piètrement entraînés et mal dirigés, ils s'apprêtent à traverser une série
    d'expéditions et d'aventures plus dangereuses les unes que les autres.
    Tour à tour poursuivis par des Indiens, l'armée mexicaine ou des ours, ils
    devront se battre au milieu d'une nature hostile. Heureusement que les
    femmes sont là pour les laisser rêver à des jours meilleurs.

  • Ndien Crow d'adoption, Raynaud Shade est considéré comme le plus dangereux sociopathe des États-Unis et représente le cauchemar de tout policier. Finalement interpellé, il avoue avoir enterré un cadavre au beau milieu des Bighorn Mountains, dans le Wyoming, et c'est à Walt Longmire que revient la tâche d'escorter Shade, en plein blizzard, jusqu'au corps. Mais le shérif sous-estime peut-être les dangers d'une telle expédition. Car pour tenter de rétablir la justice, il va devoir braver l'enfer glacial des montagnes et tromper la mort avec, pour seul soutien, un vieil exemplaire de La Divine Comédie de Dante. Dans ce nouveau volet des aventures de Walt Longmire, Craig Johnson transforme le lumineux décor des Hautes Plaines en un inquiétant théâtre des ombres, dans un polar sous très haute tension.

  • Flora, jeune esclave noire à la beauté fascinante, est dotée d'un esprit fier qui seul lui permet de survivre à la brutalité de son maître. Quand ce dernier part pour la guerre et que son fils unique meurt, Flora se trouve libre. Elle conçoit alors une vengeance terrible : elle apportera à son ancien bourreau le corps de son enfant, conservé dans un cercueil empli de sel. Mais, en ce milieu du XIXe siècle, les territoires immenses qu'elle doit traverser, aux confins de l'Amérique, sont sauvages et sans loi, pleins de troubles et de sang. Flora engage donc deux voyous intrépides et fatalistes, Pigsmeat et Tom, pour l'escorter sur la route du Mexique, sans savoir ce qui l'attend.

  • Gabacho

    Aura Xilonen

    Liborio n'a rien à perdre et peur de rien. Enfant des rues, il a fui son Mexique natal et traversé la frontière au péril de sa vie à la poursuite du rêve américain. Narrateur de sa propre histoire, il raconte ses galères de jeune clandestin qui croise sur sa route des gens parfois bienveillants et d'autres qui veulent sa peau. Dans la ville du sud des États-Unis où il s'est réfugié, il trouve un petit boulot dans une librairie hispanique, lit tout ce qui lui tombe sous la main, fantasme sur la jolie voisine et ne craint pas la bagarre... Récit aussi émouvant qu'hilarant, Gabacho raconte l'histoire d'un garçon qui tente de se faire une place à coups de poing et de mots.

  • En vol

    Alan Tennant

    Aux commandes d'un antique Cessna, un jeune naturaliste téméraire et un pilote vétéran de la Seconde Guerre mondiale décident de suivre la migration d'un faucon pèlerin à travers l'Amérique. Ce périple inédit les entraînera du golfe du Mexique aux confins de l'Arctique et ne manquera pas de mettre leur vie en danger : après avoir dérobé du matériel militaire, s'être fait arrêter par la police et menacer par des trafiquants de drogue, les deux hommes ne reviendront pas indemnes de leur épopée.

  • 1981. Omar et Elda fuient le Mexique pour les États-Unis. Mais il n'y a pas que la traversée de la frontière qui s'avère dangereuse... et ils ne sortiront pas indemnes de ce périple clandestin.
    2012. Isabel épouse Martin, le jour de la Fête des morts. Lui apparaît alors le fantôme d'un homme qu'elle n'a jamais rencontré. Il lui dit être le père de son mari. Il souhaite qu'elle l'aide à renouer le contact avec sa femme et ses enfants, qui l'ont tellement rejeté qu'il n'arrive pas à les atteindre.
    Chaque année ensuite, Omar apparaît ce jour-là à Isabel, et se livre à elle. Dans le monde des vivants, la jeune femme tâche de dénouer les noeuds, de recoller les morceaux, afin que chaque membre de cette famille meurtrie puisse trouver un certain apaisement... y compris ceux qui sont morts.

    Natalia Sylvester est née à Lima, au Pérou, avant de venir aux États-Unis à l'âge de 4 ans. Elle a grandi en Floride et dans la vallée du Rio Grande, au Texas, où elle vit toujours. Elle travaille comme rédactrice indépendante, et a notamment été publiée dans le New York Times, Bustle, Catapult... C'était le jour des morts a obtenu deux prix littéraires (International Latino Book Award et Jesse H. Jones Award for Best Work of Fiction). Il a été nommé "meilleur livre" par le magazine Real Simple.

  • Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir la péninsule du Yucatán
    Un guide complet sur la péninsule du Yucatán, destination phare des voyageurs au Mexique.
    Les expériences incontournables d'un voyage au Yucatán en couleurs : les spectaculaires ruines mayas de Palenque, de Chichén Itzá ou de Tulum, les plages de Cancún et de la Riviera Maya, les fonds sous-marins des îles Mujeres (Isla Mujeres) et Cozumel (Isla Cozumel), la Laguna de Bacalar et ses eaux aux teintes multiples, les cenotes (bassins naturels souterrains)...
    Une présentation très complète des lieux et des conditions de plongée sous-marine et de snorkeling.
    Deux chapitres sur les ruines mayas : un pratique pour sélectionner et organiser ses visites, un plus historique pour comprendre ce que vous verrez sur place.
    Tout sur la cuisine du Yucatán, très originale par rapport au reste du pays. Un glossaire culinaire, outil indispensable pour commander le plat de vos rêves !
    Un chapitre sur le Chiapas et le Tabasco, deux États au sud de la péninsule nettement moins fréquentés.
    Toutes les informations pour rejoindre la péninsule, soit directement depuis votre pays, soit en passant par Mexico, soit en arrivant depuis le Belize ou le Guatemala. Et des conseils pratiques pour organiser votre séjour.

  • Une femme sublime à la pâleur surnaturelle, un chasseur de trésor unijambiste, un éléphant de cirque en cavale, un poisson-chat gigantesque, des chercheurs de pétrole tenaces : telles sont quelques-unes des créatures qui traversent ce roman. Entre deux décennies, Rick Bass transforme la région texane d'Odessa et le Mexique en paysages fantastiques où se croisent des personnages mus par des désirs bien réels et des créatures légendaires.Dans les années 1930, Max Omo s'efforce de sortir sa famille de la misère en faisant commerce du sel qu'il extrait d'un lac voisin. Trente ans plus tard, le jeune géologue Richard, chargé de superviser l'exploitation de puits de pétrole, arpente le désert texan à la recherche de fossiles et d'ossements...Toute la terre qui nous possède témoigne ainsi de l'incroyable sens de l'Histoire et de la topographie qui traverse toute l'oeuvre de Rick Bass.

  • « Puis, il vit la révolution dans toute sa gloire - rouge et resplendissante -, la révolution qui allait se propager dans son pays martyr et briser le joug du tyran. Les fusils étaient là, à portée de main. Chacun de ces visages honnis était un fusil. C'était pour ces fusils qu'il combattait. Il était ces fusils. Il était la révolution. Il boxait pour le Mexique tout entier. »


    1910, les paysans crèvent de faim, le Mexique est en ébullition. La dictature de Porfirio Díaz, s'appuyant sur les grands propriétaires et les militaires, étouffe toute contestation par le fer et par le feu. Mais le règne de plus de trente ans touche à sa fin. Depuis la Californie, les révolutionnaires en exil préparent la conquête du pouvoir. Un matin, Felipe Rivera, jeune Mexicain chétif, surgit dans les locaux de l'organisation. Nul ne sait d'où il vient. On ne lui connaît aucune activité, pourtant il remplit les caisses. Il fascine, il fait peur. Cet être est un mystère...



    Écrivain voyageur, chantre des grands espaces, militant socialiste révolutionnaire, Jack London (1876-1916) est à la source de la modernité littéraire nord-américaine. Dans cette nouvelle empreinte d'optimisme (1911), on retrouve les thèmes qui ont fait son succès : passion de la liberté et de l'égalité, volonté de dépassement, foi en l'homme.

    Écrivain voyageur, chantre des grands espaces, militant socialiste révolutionnaire, Jack London (1876-1916) est à la source de la modernité littéraire nord-américaine. Dans cette nouvelle empreinte d'optimisme (1911), on retrouve les thèmes qui ont fait son succès : passion de la liberté et de l'égalité, volonté de dépassement, foi en l'homme.

  • Quatorze crocs

    Martín Solares

    Une enquête de la Brigade nocturne

    Paris, 1927. Dans une sombre ruelle du Marais, le cadavre d'un homme est découvert. Jusqu'ici, rien que de très normal pour les bas-fonds parisiens. Mais le corps a un aspect étrange... et porte des marques curieuses sur le cou...
    À crime extraordinaire, enquêteur extraordinaire : Pierre Le Noir, membre d'une division secrète de la police parisienne, se voit chargé de l'affaire. Pour résoudre ce cas, il devra croiser des migrants illégaux d'une nature étonnante, s'intéresser au paranormal, et frayer avec un groupe de jeunes artistes énervés, ces fameux surréalistes qui agitent Paris. Nul doute que cette histoire remettra en cause tout ce qu'il croyait savoir de la vie - et de la mort.
    /> Quatorze crocs joue sur tous les codes du roman policier et fantastique, et le lecteur joue avec lui : drôle, feuilletonnesque, bourré de références et d'allusions délicieusement anachroniques, il nous offre un grand plaisir de lecture.

  • Qui vient d'enlever la jeune Cristina, fille d'un riche couple ? Qui est son fiancé, qui l'accompagnait ? Un événement banal dans la région de La Eternidad, dans le golfe du Mexique. Carlos Trevio, un ancien policier, est chargé de l'enquête. Le consul américain Don Williams offre aussi ses services. Récit impitoyable, désabusé, drôle, Martín Solares, dans la grande tradition du roman noir, convoque les témoins pour les faire parler et mentir. Police corrompue, services secrets partisans, meurtres, enlèvements, bandes rivales sont une allégorie du Mexique contemporain. « Dans le style des meilleurs romans de Cormac McCarthy. » Gatopardo

  • On commence par admirer le paysage où coule l'Hudson pour finir par aimer la désolation du Sahara. On aurait bien du mal à expliquer pourquoi et comment s'est opéré le changement. On ne peut pas toujours disséquer un goût ou une passion. On ne peut pas épingler la Nature sur un tableau et dessiner la carte de ses beautés à coup d'équerre et de compas. On ne peut guère donner que ses impressions, rien de plus. Peut-être puis-je vous faire quelque peu le récit de ce que j'ai vu au cours de ces deux années de pérégrinations ; mais je ne serai jamais capable de vous exprimer la grandeur de ces montagnes ni la splendeur des couleurs qui enrobe les sables brûlants étalés à leurs pieds.

    Professeur d'histoire de l'art à l'université Rutgers (New Jersey), John C. Van Dyke publie en 1901 Le Désert à la gloire des paysages colorés exceptionnels que, solitaire, il a longuement observés en Californie, en Arizona et au Mexique : son livre connaîtra une renommée telle qu'il contribuera à modifier la perception américaine de ces immensités minérales, tenues jusque-là pour dénuées d'intérêt.

  • - 33%

    On ne vit pas à Santa Arena, où tout est sec, pauvre, désolé, sans espoir. On survit, et encore. Si on veut vivre, il faut partir. Là-bas, de l'autre côté de la frontière, la grande ville des étrangers, les ranjeros, brille de tous ses feux. Là-bas, les hommes sont riches, les femmes ont la peau blanche et les yeux verts comme des dollars, et les cinémas racontent des histoires merveilleuses. Ils sont nombreux, ceux qui tentent le passage du Cerco. Et rares ceux qui réussissent. Moins de deux pour cent. Les autres sont abattus par la Border Patrol, ou bien s'en vont mourir de soif et d'épuisement dans le désert. De toute façon, avant d'espérer partir, il faut gagner mille dollars, le prix d'un passeur, l'équivalent de deux ans de travail à gratter les cuves puantes de la Chemical & Petrological Corporation. Personne n'a encore jamais dit à Adriana qu'elle avait de la chance. Mama Yosefa, la reine du bidonville, lui a juste dit un jour en la regardant dans les yeux : « Toi, tu mérites mieux. » Et Adriana a décidé qu'un jour, elle aussi aurait les yeux verts. Mais ce qui l'attend, de l'autre côté de la frontière, même un film des ranjeros n'aurait pas pu l'imaginer.

  • Dans le petit village d'Icamole, au nord du Mexique, Remigio découvre au fond d'un puits le corps d'une fillette inconnue. Ce qui pourrait rester un simple fait divers devient matière à un océan de fictions et d'imbrications romanesques : car c'est à la lumière des romans qu'il lit avec autant de fureur que de délectation que Lucio, le bibliothécaire du village, mène l'enquête. Laquelle le conduit sur les traces d'Herlinda, sa femme disparue, qu'aucune lecture n'aura pu lui restituer.

    Un roman jubilatoire et virtuose, qui emporte magistralement le lecteur.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Avec El último lector, comme dans ses autres romans, il nous offre, dans la droite ligne de Cervantès, une réflexion virtuose sur les enjeux de la fiction ? entre réalisme et fantastique. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

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