• L'île des âmes Nouv.

    Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l'île n'ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des "crimes non élucidés" de la police de Cagliari, l'ombre des disparues s'immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d'une nouvelle victime les place au centre d'une enquête qui a tout d'une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l'énigme.

  • Depuis le jour de sa naissance, la vie est une guerre pour Sofia. Une guerre quelle mène contre ses proches, contre le monde entier. Inquiète, excentrique, débordante, insaisissable, Sofia est toujours habillée en noir. Et son humeur aussi. Pourtant elle fascine tous ceux qui lapprochent. De Milan à Brooklyn, leurs paroles dessinent le portrait de cette rebelle et, en filigrane, celui dune société qui depuis la fin des années 70 cherche ses repères. De gentils ghettos résidentiels sinstallent en bordure des villes, la politique perd de son aura, la liberté individuelle est le nouveau Graal Mais Sofia, fille unique de la bourgeoisie ordinaire, trace son chemin. Résolument.
    Avec une écriture qui décortique les personnages et les émotions, Paolo Cognetti compose un roman-mosaïque fort et troublant qui a déjà conquis lItalie.

  • Lodovica Repici et Marino Righi ont été assassinés chez eux de la même façon : une balle dans la tête et l'index de la main gauche tranché. Avec une petite subtilité : à l'autopsie, on retrouve l'index de Lodovica Repici dans les canaux rectaux de Marino Righi... De son côté, Carlo Monterossi, passionné de Bob Dylan, auteur d'une émission de télé dont le succès le dépasse, échappe de peu à une tentative d'homicide
    et retrouve chez lui l'index de Marino Righi. Index dont le lecteur peut facilement deviner la destination ! Monterossi décide de mener sa propre enquête, en parallèle de celle de la police. Dans une intrigue subtile et menée avec une habileté de prestidigitateur amusé, Alessandro Robecchi touche ici à la
    complexité de la société italienne contemporaine.

    Alessandro Robecchi a été éditorialiste pour le quotidien Il Manifesto et l'une des plumes de Cuore, l'un des plus importants hebdomadaires satiriques italiens. Auteur de l'essai Manu Chao, musica y libertad (Plon, 2002), il est l'auteur d'une série de romans policiers publiés par Sellerio, l'éditeur de Andrea Camilleri.
    L'Aube débute la publication en français de cette série.

  • Dans «l'entre-deux-guerres», dans une famille de la bourgeoisie juive parfaitement intégrée au point d'en avoir presque oublié ses origines, la vie est aisée, l'élégance et la discrétion de mise. Le monde, qui parade gaiement durant ces «années folles», paraît sans faille. Pourtant quelque chose se lézarde. Et les signes de l'anéantissement sont là. D'abord la Grande Crise. Ensuite les mesures raciales. La famille admirée et adulée du narrateur, un petit garçon, va bientôt voir des amis lui tourner le dos, comme le Commendatore Attila. Ou d'autres dont le regard s'assombrit, comme monsieur Alzheryan. Ce chef d'oeuvre de la littérature italienne raconte avec finesse la brutale et tragique déchéance d'êtres qui, pris dans un quotidien trop rassurant, n'avaient rien vu venir.
    />

  • Un jeune peintre sicilien, Antonello, part à dos de mulet pour aller chercher jusqu'à Bruges un secret bien gardé, celui de la peinture à l'huile, découvert par Van Eyck. Un pari fou qu'il gagnera. Antonello de Messine rapportera en Italie la formule du nouveau solvant, après trois années de péripéties dramatiques, drôles et amoureuses.
    De Florence à Rome, de Naples en Flandre, de Milan à la cour de François 1er, nous suivons le prodigieux théâtre ambulant des génies de la Renaissance. Ces acteurs qui se donnent la réplique avec passion, qui vivent leur art et leur foi jusqu'à en mourir, aiment et haïssent, se nomment Léonard de Vinci, Michel Ange, Botticelli, Savonarole, les Médicis, Raphaël, Machiavel, Lucrèce et César Borgia... Encore faut-il ajouter à cette distribution fabuleuse les papes, les princes, les condottieri qui accompagnent du fracas de leurs armes la plus magnifique éclosion de chefs-d'oeuvre de l'histoire.
    C'est le temps où Léonard, entre deux inventions de machines volantes, écoute parler Mona Lisa dont il peint le visage mystérieux. Ce panneau de peuplier qu'il apportera dix ans plus tard à Amboise dans ses bagages deviendra la mythique "Joconde".
    Ceux qui ont aimé Les Dames du faubourg et Les Violons du Roi retrouveront, dans le roman de ce siècle magique, l'art simple et direct de Jean Diwo et le plaisir d'apprendre l'histoire à travers la vie quotidienne de ceux qui l'ont faite.

    Couverture : Le Jardin d'amour, Francesco del Cossa. Palais Schifanoia, Ferrare.
    © Flammarion, 1992

  • Le plus intellectuel et le plus cultivé des papabile se livre ici en transmettant une leçon de vie. Comment, archevêque de Milan, cardinal à Rome, artisan du dialogue inter-religieux aux quatre coins du monde, reste-t-on libre, c'est-à-dire soumis à Dieu ? Un livre-événement.
    Ces entretiens autobiographiques racontent l'ascension d'un fils de camionneur lombard, né en 1943, et devenu successivement professeur de philosophie, évêque d'un petit diocèse italien, président d'une université romaine, puis patriarche de Venise et archevêque de Milan, le plus grand diocèse du monde.
    Telle est la vie d'Angelo Scola, considéré comme papabile au conclave de 2005. Dans ce récit d'une vie qui a parié sur la liberté, on assiste à sa rencontre, avec don Giussani le fondateur charismatique d'un mouvement d'étudiants ; on découvre ceux qui furent ses maîtres à penser - de Lubac, Balthasar, Ratzinger. Dépassant l'anecdote, Scola rappelle toujours l'essentiel : son expérience de la rencontre personnelle avec le Christ et avec son prochain, ses convictions pastorales, son engagement intellectuel.
    Quarante ans d'histoire de l'Église dans des années tourmentées, mais aussi un saisissant témoignage de foi et d'espérance.

  • À 17 ANS, EN PLEINES RÉVISIONS DU BAC, Victoire fait du shopping à Paris, quand elle est repérée par un chasseur de mannequins. Engagée par l'agence Elite, elle mesure 1,78 m et pèse 56 kg. Trop grosse ! Ou pas assez maigre. Elle va perdre 9 kg en ne mangeant que trois pommes par jour, afin de répondre aux exigences tyranniques des maisons de couture. EN SEPTEMBRE, ELLE ATTEINT LA TAILLE 32, sésame indispensable pour briller lors des castings, et participe avec succès à sa première fashion week à New York. Avec Milan et Paris, elle enchaîne vingt-deux défilés pour les plus grands créateurs : Céline, Alexander McQueen, Miu Miu, Vanessa Bruno... Elle entre dans le Top 20 des mannequins les plus demandés. MAIS DERRIÈRE LA SOIE ET LES PAILLETTES, Victoire découvre un système inhumain : des adolescentes que l'on prend pour des femmes sont traitées comme des objets. La sélection est impitoyable et la maigreur devient une obsession. Elle est emportée dans la spirale de l'anorexie. Sept mois après ses débuts fracassants, elle fait une tentative de suicide et passe des podiums à l'hôpital.

  • En 1630, le duché de Milan connaît une grave crise de succession. Pour contrôler les rouages de l'État, le Sénat va utiliser la terreur suscitée par l'épidémie de peste qui ravage la région. Ainsi sera érigée la Colonne Infâme, afin de remémorer le procès des « propagateurs de peste ». Un siècle plus tard, alors qu'il travaille à son "Histoire de l'État de Mantoue", Pietro Verri prend conscience de cette ignominie. Il s'attelle à la rédaction de ses "Observations" : il démonte les témoignages, met au jour les obscurités de la procédure et fait de son ouvrage un vibrant plaidoyer contre la torture.

  • Un ticket de caisse pour chaque achat. C'est ce que le juge des tutelles ordonne à Mirko et Tommaso, deux orphelins de dix-sept et onze ans. Et les deux frères s'y tiennent scrupuleusement. De même qu'ils suivent sans trop de ratés les autres injonctions : ne pas être en retard à l'école, manger des protéines, ranger l'appartement, vider leur sac de sport en rentrant à la maison, changer de pyjama une fois par semaine. Et rendre compte de tout à oncle Eugenio qui habite à cinquante kilomètres de chez eux. Une mécanique précise et bien huilée qu'un match décisif de l'Inter de Milan va faire déraper, car celui-ci a lieu à Madrid. Et pour y assister mille deux cents euros sont nécessaires. Avec ou sans ticket de caisse... «Un roman d'apprentissage sensible où tout se passe dans les marges.» Livres Hebdo

  • L'histoire culturelle de l'Europe entre le XVIIIe siècle et le milieu du XXe siècle est marquée par l'émergence de nouveaux lieux centraux pour les échanges, le rayonnement et l'innovation en matière de culture. L'observation de ces capitales culturelles, d'État le plus souvent, permet de comprendre la dynamique du passage de la culture de cour ou d'élite à une culture de plus en plus largement partagée et pratiquée, ainsi que l'émulation entre les espaces nationaux et linguistiques. Les capitales culturelles anciennes ou dominantes (Londres, Rome, Paris) suscitent en effet des politiques de rattrapage dans les capitales culturelles plus récentes ou incertaines.
    Produit d'un travail collectif rassemblant des spécialistes de littérature, d'histoire, d'histoire des sciences, d'histoire des arts et de la musique, ce livre redresse bien des stéréotypes et images simplifiées d'une période qui voit l'apogée du rayonnement culturel européen, l'un de ses moments de créativité les plus féconds (de l'opéra aux avant-gardes picturales) et un moment d'interaction intense avec les combats politiques et sociaux les plus décisifs pour la transformation du continent.
      Textes de Giovanna CAPITELLI, Christophe CHARLE, Sophie COEURÉ Maria, Pia DONATO, Charlotte GUICHARD, Béatrice JOYEUX-PRUNEL, Matteo LAFRANCONI, Antoine LILTI, Véronique TARASCO-LONG, Daniel ROCHE, Bénédicte SAVOY, Mélanie TRAVERSIER, Stéphane VAN DAMME, Blaise WILFERT-PORTAL.

  • "Dans un quartier délaissé de Milan, un quartier sans débouchés devenu une place forte de la drogue, Rocco, vingt ans, est chargé par la mafia de revendre de la coke, de menacer, de tuer... Un travail rentable et valorisant aux yeux des jeunes de son entourage. Seulement, le jour où son meilleur ami est froidement assassiné par ceux là mêmes pour qui il travaille, il change de camp pour devenir le repenti qui crie vengeance et justice. C'est ainsi que le procès de la mafia se met en route, un procès qui pourrait enrayer les rouages bien huilés du trafic mondial de la drogue et du crime organisé. Mais c'est compter sans la collusion entre pouvoir et mafia...
    Par cette plongée subjective qui donne la parole à un repenti, Fabrizio Gatti s'attaque à une question plus que jamais d'actualité, celle de la mafia italienne devenue un acteur majeur de la criminalité internationale. Entretien avec Fabrizio Gatti Quel a été le point de départ de ce livre?
    Une histoire que j'ai vécue, tout simplement. Les noms de certains protagonistes ont été modifiés pour préserver leur vie privée, leur sécurité. Mais surtout parce que ce qui importe, ce n'est pas comment nous nous appelons mais ce que nous sommes et avons été.
    Pourquoi avoir choisi la forme romanesque?
    C'était un choix délibéré. Je voulais raconter ce que j'avais vu avec les yeux du citoyen plus que du journaliste, pour faire partager mon émotion et éclairer le parcours de ces hommes et ces femmes dont la vie s'est trouvée inextricablement mêlée à la criminalité organisée. Il s'agissait de donner un tableau de la réalité italienne vivant et tangible. Ce livre a d'ailleurs été adapté au théâtre.
    Combien de morts peut-on attribuer à la mafia en Italie?
    Il n'y a pas de recensement précis. Il n'existe aucun lieu public consacré aux victimes de la mafia sicilienne. Ni de la 'ndrangheta calabraise. Ni de la camorra campanienne. L'association portant le nom de Peppino Impastato - le journaliste sicilien assassiné par Cosa nostra le 9 mai 1978, à l'âge de trente ans - répertorie 500 noms de personnes tuées entre 1945 et 1993. Un registre d'état civil de la défaite. Seules les victimes innocentes sont recensées. Pas celles des règlements de comptes entre mafieux. En incluant les guerres entre clans, les estimations s'élèvent à pas moins de 2 500 morts en Sicile.
    Malgré le procès que vous racontez dans votre livre, la mafia a encore un grand pouvoir en Italie Aujourd'hui encore, au Parlement italien, siège un sénateur très proche de la mafia. Et soixante milliards d'argent public partent en fumée chaque année à cause de la corruption. Avec 218 milliards de chiffre d'affaires et 10,9 % du produit intérieur brut, la mafia italienne constitue une véritable économie parallèle.
    Mais la mafia frappe aussi dans le reste du monde...
    Oui, la 'ndrangheta a créé des antennes en Allemagne, en Espagne, au Portugal et en Australie. La camorra s'est implantée dans le sud des États-Unis, en France, en Espagne, en Angleterre, en Écosse, au Venezuela. La mafia est devenue tellement raffinée qu'en Italie, après avoir endossé le costume trois-pièces de la politique, elle est allée se camoufler dans le monde de l'entreprise, des banques et de la finance. Ses compagnies amies, on les trouve désormais partout. D'ailleurs, au mois de février 2014, un agent infiltré a permis à la police italienne et au FBI de démanteler un groupe criminel, lié à la 'ndrangheta, qui avait établi un réseau de trafic de drogues et de blanchiment d'argent entre les États-Unis et l'Italie. Leur présence n'est une surprise que pour ceux qui refusent la réalité.
    "

empty