• 1989 : la planète entière, fascinée, suit heure après heure la chute du mur de Berlin ; la peur du SIDA se diffuse ; la mondialisation va devenir la norme... Un avenir meilleur serait-il possible ? La guerre du Golfe va très vite confirmer que le nouveau monde ressemble à l 'ancien.
    Pendant que les évènements se précipitent, les habitants du groupe scolaire Denis Diderot redéfinissent leur place dans la société. Janick Lorrain et Michèle Goubert découvrent qu'on peut vivre sans hommes. Philippe Goubert, indécis, va être soudain confronté à la révélation d'une vocation. Geneviève Coudrier semble inamovible, mais c'est le secret qu'elle cache jalousement qui va soudain faire bouger les lignes.
    Après La Grande Escapade, Un si petit monde joue avec la confusion dess sentiments, l'attirance pour la vie et pour la mort, l'amertume et le plaisir... Le lecteur retrouvera dans ces pages tout ce qui fait le charme délicat des romans de Jean-Philippe Blondel.
    Jean-Philippe Blondel est né en 1964. Marié, deux enfants, il enseigne l'anglais en lycée et vit près de Troyes, en Champagne-Ardennes. Il publie en littérature générale et en littérature jeunesse depuis 2003.

  • Six ou sept générations de Français ont vécu sous l'égide de la civilisation républicaine. De 1870 à nos jours, cet écosystème, régénéré à plusieurs reprises - après la Grande Guerre, à partir de la Libération et encore en 1958 -, a tissé un vivre-ensemble à nul autre pareil reposant sur la démocratie libérale, la laïcité, la langue, l'école et un sentiment prononcé d'appartenance à une large communauté.

    Dans la seconde moitié du XXe siècle, les Trente Glorieuses ont favorisé la mise en place de l'État providence et, après 1962, la fin des guerres coloniales a instauré une paix que les Français ne connaissaient plus depuis très longtemps. Prospérité, plein emploi, concorde civile... Comment résister à l'idée que ces temps-là sont comme un paradis perdu ?

    De multiples forces historiques sont venues miner et altérer cet équilibre. Perte du sens de l'intérêt général, dégradation de l'école qui avait aussi pour mission de porter les valeurs de l'État-nation, émergence de diverses formes de violence sociale... Sur fond de mondialisation, de crise climatique et de guerre larvée contre le terrorisme, le vivre-ensemble a dégénéré en vivre côte à côte voire en vivre face-à-face. Le tragique de l'Histoire est revenu.

    En dressant la fresque d'un siècle et demi d'une civilisation aujourd'hui presque disparue, Jean-François Sirinelli éclaire toutes les étapes d'un phénomène dont nous n'avons pas toujours eu pleine conscience. Ce faisant, il nous aide à distinguer le contingent de l'essentiel et, peut-être, à rebâtir un monde nouveau, plus propice à la vie collective.

  • Demain la planète : quatre scénarios de déglobalisation Nouv.

    À partir d'une analyse minutieuse des tendances de l'économie et de la société globales, le livre opère une distinction entre déglobalisation et démondialisation : la déglobalisation désigne une reprise en main de l'économie par des acteurs appartenant à la sphère politique, au nom d'intérêts parfois opposés. La déglobalisation est une altermondialisation, mais le processus en cours est confus et peut déboucher sur quatre scénarios, suivant que l'emporteront les tendances à la coopération ou à l'hostilité d'une part, la quête de croissance des consommations d'énergie et de matière ou le désir de viabilité d'autre part. Pour chaque scénario, la position des principaux acteurs et leurs stratégies sont finement décrites et analysées. Le livre opte pour le scénario de « l'habiter terrestre » et propose une stratégie (notamment française, mais qui pourrait inspirer d'autres pays) pour le faire prévaloir sur les autres.
    Quatre nouvelles littéraires, écrites pour donner à voir chacun des quatre scénarios, complètent l'ouvrage. Elles sont disponibles en libre lecture sur la page ouvrage de notre site www.puf.com.

  • Combinant une approche thématique et une vision géographique, l'auteur de cet ouvrage rappelle les grandes étapes de la mondialisation depuis le début du vingtième siècle, afin de mieux décrire la troisième phase qui se met en place. Observant ensuite le choc social, particulièrement violent, il analyse enfin quatre thèmes majeurs : la santé, le changement climatique, les risques financiers et la dette, l'économie numérique.
    Le livre s'achève par un bref tour du monde, indispensable étant donné que chaque région a sa façon de gérer, ou de ne pas gérer, les crises sanitaire et économique, en s'interrogeant sur les perspectives de moyen terme dans le contexte créé par la montée en puissance de la Chine et par la guerre froide sino-américaine.

    Hubert Testard, haut fonctionnaire, ancien conseiller économique et financier en Asie, enseigne à Sciences-Po Paris. Il est l'auteur d'ouvrages sur l'Asie et l'investissement chinois en France.

  • Concluant sa somme sur le premier âge du capitalisme, Alain Bihr explore dans les deux volumes du troisième tome la constitution d'un premier monde capitaliste.
    Il en traverse les différents cercles, en partant de son centre et en progressant vers ses marges.
    Ainsi sont examinées les différentes puissances d'Europe occidentale qui ont été, tour à tour, motrices de l'expansion outre-mer.
    Saisir les avantages respectifs dont ces puissances ont successivement tiré parti renvoie à leurs relations conflictuelles et aux rapports de force entre les ordres et classes qui les constituent.
    La Grande-Bretagne, s'appuyant sur les Provinces-Unies et les acquis de sa révolution bourgeoise, finit par en sortir victorieuse, au détriment de la France.
    L'auteur revient régalement sur le statut semi-périphérique et la forte hétérogénéité des États d'Europe baltique, centrale, orientale et méditerranéenne qui, cause et effet à la fois, ne peuvent prendre part à l'expansion européenne.
    Toutefois, certaines d'entre elles (la Savoie, la Prusse, la Russie) pourront réunir des conditions leur permettant, par la suite, de jouer dans la «?cour des grands?».
    L'ouvrage examine enfin les principales forces sociales marginales, affectées par l'expansion européenne mais encore capables d'y résister et, dès lors, de se développer selon leur logique propre.
    Ce qui explique à la fois pourquoi le capitalisme n'a pas pu naître dans la Chine des Ming et des Qing, en dépit de ses atouts évidents, et pourquoi, en se fermant, le Japon féodal a au contraire préparé les conditions de son rapide rattrapage capitaliste à l'époque Meiji.
    Alain Bihr renouvelle et enrichit, grâce aux acquis historiographiques les plus récents, les intuitions et les analyses qui ont jalonné l'histoire du développement capitaliste.
    La dimension narrative et descriptive n'est pas le moindre atout de ce travail.

  • Au XIX e siècle, le saint-simonisme invente la société libérale et individualiste du bonheur régie par l'élite. Depuis 2017, Emmanuel Macron en a fait son programme. Du coup, tout s'éclaire de ses intentions, de ses actions et de ses échecs. Un pamphlet où la pensée le dispute à la formule.
    Quasi inconnu des Français deux ans avant d'être élu à la présidence de la République, Emmanuel Macron ne vient pourtant pas de nulle part. Il se rattache clairement à un courant progressiste remontant au xixe siècle, le saint-simonisme, qui, à l'époque, promouvait la résorption du politique dans l'économie, l'attribution du pouvoir aux experts et aux scientifiques, le dépassement des cadres traditionnels et la fusion des identités par l'abolition des frontières, l'intégration européenne et la globalisation financière.
    Ce lien étroit avec le saint-simonisme éclaire les choix politiques de l'actuel Président de la République. Plongeant dans le passé pour mieux décrire notre avenir, Frédéric Rouvillois dévoile ainsi le sens caché du macronisme : sa volonté de
    liquider les réalités anciennes afin de leur substituer, sur tous les plans, un " nouveau monde " fluide, ouvert, sans identités ni barrières, afin que rien ne vienne gêner le mouvement perpétuel des individus et des biens qu'exige la mondialisation.
    Voici, amplifié par la gestion erratique de la pandémie qui a frappé la planète et dérouté la France, un dernier inventaire avant liquidation.

  • Ce que l´État social nous donne à voir, c´est tout à la fois l´armature de solidarités qui en un siècle ont profondément transformé nos manières de vivre ensemble, et le jeu de forces puissantes qui ébranlent cet édifice institutionnel et menacent de le mettre à bas. Ce sont ces forces qu´il s´agira d´essayer de comprendre, ainsi que leur impact prévisible. Mais avant d´analyser les maux qui assaillent l´État social on commencera par prendre la mesure de sa grandeur historique et institutionnelle. Partant du témoignage de Franz Kafka, qui consacra sa vie professionnelle à la mise en oeuvre de la loi sur les accidents du travail en Autriche-Hongrie, Alain Supiot nous propose un diagnostic de l´État social en Europe et nous aide ainsi à réfléchir aux solutions qui pourraient permettre de le réformer.

  • Du détroit de Bab-el-Mandeb au golfe d'Aden, Paul Deville négocie les ressources africaines pour le compte d'une multinationale chinoise. De port en port, les ravages de la mondialisation lui sautent au visage et au coeur la beauté du monde dont il ne peut empêcher la destruction.
    Les merveilles qui ne s'achètent pas ne risquent-elles pas de disparaître dans un système où toute valeur se chiffre ?
    Paul se met alors à chasser un autre trésor : les " écrits jamais écrits " d'Arthur Rimbaud - il veut le croire, le marchand d'armes n'a pas tué le poète. Inlassablement, il cherche.
    Trouvera-t-il plus que le soleil aveuglant, la culpabilité d'être et la fièvre ?

  • « Le développement de la crise actuelle présente est caractérisé par une incertitude fondamentale, rarement observée, qui renforce les thèmes de la résilience économique nécessaire et du développement économique durable au niveau national comme au niveau mondial. Développement durable, résilience économique en toutes circonstances et à tous les niveaux : nous sommes là au coeur du ''patriotisme économique'' ».

    Jean-Claude Trichet, extrait de la Préface

    La remise en cause du libéralisme économique et du multilatéralisme avait commencé bien avant la crise de la Covid-19. Un début de fragmentation de l'économie mondiale, certains diraient de « démondialisation », est apparu avec la guerre commerciale à épisodes multiples entre les Etats-Unis et la Chine, l'essor d'initiatives protectionnistes, la « guerre des changes », le Brexit...Toutes ces tendances, antérieures à 2020, ont été et sont encore aujourd'hui accentuées par la crise sanitaire.
    L'objet de ce livre, qui rassemble des auteurs venant d'horizons différents, est de prendre la mesure des processus en cours dans presque tous les pays : retour des frontières, désir des Etats de recouvrer un peu plus de souveraineté, volonté des opinions publiques de mieux contrôler le destin collectif. Le retour des stratégies industrielles, les volontés de relocalisation de certaines filières et de réindustrialisation sont au coeur des politiques publiques qui, face aux dégâts économiques et sociaux de la Covid-19, après avoir cherché à limiter ces dégâts, financent des relances massives en s'efforçant de marier économie et écologie.

    Quel est le bon niveau de conception et de mise en oeuvre : l'échelon national ou l'échelle européenne ? Faut-il espérer des progrès dans la gouvernance mondiale dans un monde qui, malgré tout, va rester pour l'essentiel globalisé ?

  • L'humanité serait-elle entrée dans le « pot au noir », cette zone au milieu des océans où les vents qui soufflent en sens contraires se neutralisent ou se combattent ? Dans un monde pris dans ces tourbillons, entre paralysie et naufrage, où trouver la boussole qui permettrait d'en sortir ?
    Pour échapper au désordre, stabiliser l'instable et penser l'imprévisible, il ne suffit pas de placer l'humanité et ses valeurs au centre du monde, comme a tenté de le faire la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. Il faut réguler les vents autour de principes communs et inventer la boussole d'un humanisme élargi à la planète qui guiderait les humains sur les routes imprévisibles du monde.
    Mireille Delmas-Marty est juriste, professeur émérite au Collège de France, où elle a été titulaire de la chaire « Études juridiques comparatives et internationalisation du droit ». Elle est aussi membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Ses travaux portent sur l'internationalisation du droit, notamment des droits de la personne (par exemple, la justice pénale internationale), des droits économiques et sociaux (la responsabilité des entreprises transnationales) et environnementaux (la qualité du climat). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Aux quatre vents du monde (Seuil, 2016), et intervient régulièrement dans le débat public.

  • Les métiers du futur

    Isabelle Rouhan

    • First
    • 4 Avril 2019

    A quoi ressemblera le marché du travail dans 20 ans ? Quels métiers exerceront nos enfants et pour combien de temps ?
    Un guide avec des fiches métiers et des interviews d'experts.
    La totalité des observateurs nous le prédisent : avec les progrès majeurs de la robotique, l'internationalisation constante des marchés et la dématérialisation croissante des échanges, le marché du travail va connaître de profondes mutations dans les années à venir.
    Alors quels métiers exerceront nos enfants ? Dans quel environnement ? Pour combien de temps ?
    C'est à ces mutliples questions qu'Isabelle Rouhan, en collaboration avec Clara-Doïna Schmelck, a décidé de répondre. Dans un travail d'analyse et d'interviews riches et variés, les deux femmes tentent l'exercice de la prospective, et, fait rare, s'essaie même aux fiches métiers : ces métiers de demain, qui n'existe pas encore ou pas sous cette forme, et que des experts ont dessiné pour elles : avocat augmenté, éthicien de l'IA, éducateur de robots, mais aussi le développement incroyable des services à la personne.
    Une lecture passionnante et nécessaire !

  • Le XXIe siècle est celui du choc des puissances. L'extension du domaine de la guerre aux nouveaux espaces économiques, virtuels ou cognitifs a ouvert une ère de conflictualité systémique.
    Cette rupture stratégique est encore mal appréhendée en France, où inhibitions et approches idéalistes faussent l'analyse des rapports de force et de leur évolution.
    Spécialiste des problématiques de puissance, Raphaël Chauvancy en définit le concept et le replace au coeur d'une analyse méthodique
    En remontant le fil des causalités, il éclaire l'arrière-plan des cas concrets dont il illustre sa démonstration. Il s'inscrit ainsi dans le temps long pour proposer une grille de lecture globale et accessible.
    Ouvrage de référence, LES NOUVEAUX VISAGES DE LA GUERRE ouvre la voie à une pensée stratégique alternative, adaptée au nouveau monde multipolaire.

  • Il a dix ans, l'économie vacillait par la faute d'établissements de crédit emportés par la crise des subprimes. Le rétablissement a donné lieu à une création monétaire sans précédent, en grande partie détournée par des intérêts privés.
    Les banquiers bénéficiaires ont veillé à ne rien sacrifier de leurs immenses privilèges et poursuivent leurs activités spéculatives en multipliant l'endettement non productif. La défiance politique, entretenue par les effets de ce sous-investissement, mène, par la vassalisation des États, au gâchis écologique et au sous-emploi.
    Pourquoi les banques d'aujourd'hui ne s'intéressent-elles plus vraiment aux particuliers au profit exclusif des grands groupes ?
    Pourquoi ces groupes financiers privés, dont les plus gros bénéficient de la protection de l'Etat, sont-ils en sus dispensés de payer les impôts que paient les autres secteurs?
    Pourquoi n'y a-t-il jamais de responsables des multiples délits et des milliards d'amendes des banques ?
    Celles-ci vont-elles, une fois de plus, se présenter comme les victimes prioritaires de la crise sanitaire ?
    Comment réformer ce système financier dévoyé par la conjuration de l'ignorance et de la cupidité ?
    Ce livre d'un praticien des marchés financiers présente un procès documenté du système bancaire. Il oppose les tenants du régime actuel de libre cumul des métiers financiers avec sa confusion d'intérêts perverse et paralysante, et les partisans du retour à une vraie séparation bancaire concurrentielle pour rétablir un financement plus efficace et plus juste, donc plus durable, de l'économie du monde.

  • À la croisée de l'économie, de l'écologisme et du transhumanisme, la Grande Réinitialisation ou « Great Reset » est un projet de société promu et développé au Forum économique mondial de Davos par son fondateur Klaus Schwab.
    Bien loin d'être un projet occulte organisé secrètement par les puissants de ce monde, le Great Reset se veut au contraire un slogan marketing, volontairement provocateur, censé attirer l'attention des gouvernements et du monde économique.
    L'auteur de cette étude s'est donc attelé à décortiquer cette idéologie, moteur d'un certain complotisme, pour en analyser le contenu, en révéler certains aspects méconnus, mais aussi dégonfler certains fantasmes dont elle peut faire l'objet.
    Révélant les liens privilégiés entre le Forum économique mondial et le gouvernement sino-communiste chinois, l'auteur enquête sur la filiation idéologique des promoteurs de la réinitialisation qui penchent vers l'idée de décroissance avec une fascination non dissimulée pour la technologie et la robotisation.
    Le Great Reset se présente comme l'ingénierie d'une nouvelle humanité dans laquelle les systèmes internationaux actuels basés sur la souveraineté des nations doivent être dépassés tout en promouvant un État fort, peu soucieux des libertés individuelles.
    L'influence mondiale de ce Forum, la présence de nombreux chefs de gouvernement, de hauts responsables économiques et de grandes sociétés rendent cette étude indispensable pour comprendre le projet qui anime certains milieux de pouvoir.

  • Cet ouvrage constitue le deuxième opus d'une trilogie consacrée à la guerre économique mondiale.
    Dans une précédente contribution (PENSER LA GUERRE ÉCONOMIQUE. BRÉVIAIRE STRATÉGIQUE, VA Editions, 2018), l'auteur s'était attelé à théoriser les concepts des conflictualités économiques contemporaines, avant d'extraire les leçons héritées de grands auteurs, sous forme de maximes dûment compilées et chapitrées.
    Après ce premier exercice théorique, ce manuel de survie à la guerre économique - qui en constitue le tome 2 - se veut être radicalement une approche pratique, car si la guerre économique est la lutte des grands de ce monde, elle affecte cependant un tissu économique territorial, constitué de TPE, PME et ETI.
    Il est donc davantage orienté praxis que doxa.
    Mais aussi parce que la guerre économique emprunte de nombreux ressorts tirés des lois de la guerre, elle-même largement héritée des armées et des grands penseurs militaires, Von Clausewitz ayant été un précurseur en matière de grande stratégie, il convient d'être en mesure de tirer les enseignements nécessaires, adaptés au terrain économique, pour des conflits parfois davantage localisés, de moindre intensité. Une deuxième partie est donc consacrée à la théorie et la pratique des contre-mesures en matière de guérilla économique.

  • Député européen, un sport de combat ? Dans ce livre, à travers des cas concrets vécus au quotidien, José Bové livre la réalité des couloirs de Bruxelles : batailler pour l'indépendance des agences de contrôle infiltrées par les multinationales, révéler un complot de l'industrie du tabac contre la directive sanitaire en préparation, défendre les paysans face à la politique agricole commune instrumentalisée par les firmes agroalimentaires et agrochimiques, fédérer la lutte contre l'exploitation des gaz de schiste en Europe, dénoncer les accords de libre-échange... Le livre braque aussi le projecteur sur les connivences dont bénéficient, au plus haut niveau de l'organigramme administratif, les lobbyistes de l'industrie.
    En s'appuyant sur des exemples précis et documentés, José Bové décrypte les mécanismes de prise de décision, les bras de fer avec la Commission européenne, les logiques des États. Et, en dévoilant le jeu européen, il nous place aussi face à nos responsabilités de citoyens.

  • Pendant deux ans, Régis Debray et Zhao Tingyang se sont écrit de longues lettres avec une grande liberté de ton sur la nature humaine, la politique, la mondialisation, la Chine et l'Occident.

    Ce livre limpide et profond est le premier dialogue entre un intellectuel occidental et un philosophe chinois.

  • Délocalisation, financiarisation, flexibilité du travail, partenariat public-privé, réingénierie... Tous ces mots font partie d'un discours banalisé et largement utilisé par les médias qui façonne nos esprits et brouille notre compréhension du monde si nous ne questionnons pas leur véritable sens.

    Comment la globalisation, qui vise à englober dans un marché mondial déréglementé toutes les ressources de la planète, s'est peu à peu imposée à toutes les sphères de nos sociétés? Quelles sont ses bases idéologiques? Comment fonctionne-t-elle et quels sont les impacts de ce nouvel ordre économique mondial sur les politiques gouvernementales et sur notre vie quotidienne?

    Véritable outil de décodage des mots du pouvoir, ce dictionnaire d'un type spécial définit, analyse et démystifie un ensemble de termes clés qui révèlent la trame et les ressorts internes de la globalisation. D'entrée de jeu, l'auteur établit la différence entre globalisation et mondialisation, afin d'éviter les quiproquos dans les débats en cours sur les crises écologique, financière et géopolitique qui caractérisent notre époque.

    Ce livre est conçu pour répondre aux interrogations du grand public comme aussi aux inquiétudes des jeunes étudiantes et étudiants, afin qu'ils puissent jeter un regard critique sur les enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui se nouent, à leur insu, dans ce monde globalitaire qui leur est légué. Une brève postface ouvre une fenêtre sur des perspectives d'alternatives.

  • Zygmunt Bauman est une figure majeure de la sociologie européenne. Son oeuvre est dominée par l'inquiétude provoquée par la succession des crises politiques, économiques, morales qui affectent nos sociétés contemporaines. Du Coût humain de la mondialisation à L'éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs ?, ses travaux portent un diagnostic corrosif sur notre époque sans se laisser enfermer dans des cadres théoriques trop univoques.
    Diversifiant les angles d'interprétation, engagé dans un constant dialogue avec une multitude d'auteurs, de Camus à Levinas, de Gramsci à Arendt, Bauman parvient à embrasser la complexité des phénomènes sociaux en couvrant des champs de réflexion a priori hétérogènes ? de l'interrogation sur le statut de l'Holocauste dans l'histoire de la modernité industrielle à l'avènement du consumérisme dans nos sociétés devenues « liquides ». C'est cette exigence critique singulière que nous rend présent Pierre-Antoine Chardel dans cet essai, le premier en français consacré à ce penseur hors norme.

  • Dans l'ombre de la finance et du profit court terme, une poigne de multinationales aux pouvoirs tentaculaires ont mis la main sur tous les chelons du systme agroalimentaire mondial. De la graine plante en terre la grande distribution, des OGM la slection gntique animale, du ngoce la transformation, rien ne leur chappe. Les ressources s'puisent, les ingalits se creusent, le paysan est dpossd de son mtier, le consommateur bern. Une seule rponse possible face la superpuissance industrielle mondialise : exercer chacun et ensemble, en toute conscience, le droit de choisir ce que nous mangeons.

  • Dans un monde marqué par une profusion grandissante d'acteurs, les stratégies linguistiques opèrent un retour en force. Un examen approfondi de l'action de l'OIF, autorité représentative des pays ayant la langue française en partage, montre qu'il n'a jamais été question d'une stratégie dédiée à la langue française. Sous peine de se voir imposer la ou les volontés d'autres aires linguistiques, la langue française a vivement intérêt à définir une politique qui lui serait propre, forte et équilibrée.
    La matière existe, l'histoire et les traditions existent, la masse démographique critique existe, les échanges économiques existent. Il manque seulement une partition pour mettre en musique toutes ces forces éparses.
    C'est une humble proposition de partition qui est présentée dans ce livre. Elle n'a pour autre ambition que de faire réfléchir et inspirer son lecteur.
    Une partition n'a de sens que si elle est structurée et repose sur des accords. C'est le même constat pour la francophonie. Elle ne peut éclore et se développer que si elle prend en compte des invariants : ceux de la politique, ceux de l'économie, ceux de la démographie, ceux de la linguistique et ceux de la stratégie.
    Comme l'écrivait Léopold Sedar Senghor : « La francophonie existe, il faut l'organiser. » Yves Montenay dirige depuis 1994 l'Institut Culture Économie et Géopolitique. Il a publié, aux Belles Lettres, La Langue française face à la mondialisation (2005), Nos voisins musulmans. Du Maroc à l'Iran, quatorze siècles de méfiance réciproque (2004) et Le mythe du fossé Nord-Sud. Comment on cultive le sous-développement (2003).

    Diplômé de Sciences Po et de l'École de Guerre Économique (EGE), actuellement consultant en Intelligence Économique Territoriale, Damien Soupart s'intéresse depuis plusieurs années à la place de la langue française dans le monde.

  • La géopolitique

    Pascal Boniface

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    50 chapitres thématiques et documentés pour comprendre les enjeux géopolitiques du monde contemporain.La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.
    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique.
    Pratique, il propose ensuite 50 chapitres thématiques et documentés pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet.
    Table des matières :Partie 1 Qu'est-ce que la géopolitique ?

    Chapitre 1 Les définitions classiques
    Chapitre 2 Un déterminisme géographique ?
    Chapitre 3 La naissance d'une discipline
    Chapitre 4 Une discipline diabolisée puis réhabilitéePartie 2 Les 10 défis géopolitiques

    Chapitre 1 La gouvernance mondiale
    Chapitre 2 Le terrorisme
    Chapitre 3 La prolifération nucléaire
    Chapitre 4 La permanence de la guerre
    Chapitre 5 Le réchauffement climatique
    Chapitre 6 Le choc des civilisations
    Chapitre 7 Les États faillis
    Chapitre 8 Les guerres de l'espace
    Chapitre 9 Les cyberguerres
    Chapitre 10 Les migrationsPartie 3 Les principaux conflits et crises

    Chapitre 1 Chine/États-Unis : le piège de Thucydide ?
    Chapitre 2 Ukraine - Russie
    Chapitre 3 L'État islamique
    Chapitre 4 Israël - Palestine
    Chapitre 5 L'Iran
    Chapitre 6 La Syrie
    Chapitre 7 Le Yémen
    Chapitre 8 La Libye
    Chapitre 9 L'Afghanistan
    Chapitre 10 L'Inde et le Pakistan
    Chapitre 11 La Chine et Taïwan
    Chapitre 12 Tensions en mer de Chine
    Chapitre 13 Le Tibet et le Xinjiang
    Chapitre 14 La Corée
    Chapitre 15 Le Mali et le Sahel
    Chapitre 16 Le SoudanPartie 4 Les 10 tendances structurelles

    Chapitre 1 La fin de l'hyperpuissance américaine
    Chapitre 2 La fin du monopole occidental de la puissance
    Chapitre 3 Les États-Unis basculent vers le Pacifique
    Chapitre 4 La prolifération étatique
    Chapitre 5 La Chine, prochaine première puissance mondiale
    Chapitre 6 La montée en puissance de l'opinion publique
    Chapitre 7 Le soft power
    Chapitre 8 La redéfinition de la puissance
    Chapitre 9 La justice internationale
    Chapitre 10 La démocratie progressePartie 5 Les 10 questionnements

    Chapitre 1 La fin des frontières
    Chapitre 2 La mondialisation universelle
    Chapitre 3 L'impuissance de la puissance militaire
    Chapitre 4 Les NTIC : transparence démocratique ou nouveau totalitarisme ?
    Chapitre 5 L'obsolescence des États
    Chapitre 6 La privatisation de la guerre
    Chapitre 7 Les matières premières
    Chapitre 8 Les compétitions sportives mondialisées
    Chapitre 9 L'Europe est-elle en déclin ?
    Chapitre 10 La crise du multilatéralisme

  • Chaque année plus nombreux, des étrangers de passage, des migrants, se mêlent aux habitants de quartiers pauvres de nos villes. Ils circulent avec des titres de tourisme. Dans cette course sans fin, ils font des commerces les plus divers qu'ils vendent aux pauvres des quartiers pauvres. Cette mondialisation par le bas du poor to poor, pour les pauvres par les pauvres, est une extraordinaire soupape d'économie parallèle, trop souvent inconnue. Le fétichisme de la marchandise inhérent à la globalisation des économies libérales leur offre le rôle d'entrepreneurs commerciaux nomades et cosmopolites à travers les enclaves urbaines ethniques de leurs circulations, suggérant les contours de peuples trans­européens sans nation. Surtout, cette mondialisation structure des appartenances souvent communautaires, ethniques, religieuses, passant de communautés immigrées en communautés immi­grées. Une enquête documentée, passionnante et nécessaire.

  • Bienvenue dans les couloirs de la gouvernance internationale, au coeur de l´OMC, lieu où se pratique la diplomatie à l´échelle planétaire. Après avoir, des mois durant, sillonné ses bureaux de Genève, Marc Abélès et son équipe signent la première étude anthropologique sur une organisation à la fois connue et mystérieuse. Le regard d´ethnologues étonnés et curieux, loin des traités arides habituellement consacrés à cette institution dont le mode de fonctionnement offre un formidable condensé des relations humaines.L´OMC rassemble des représentants de cultures et de traditions politiques très différentes, qui travaillent à l´harmonisation des législations et à la construction d´un projet englobant. Enjeux de pouvoir, règlement des conflits, transparence et secret : les pratiques juridiques, diplomatiques et politiques de l´OMC se déploient selon des rythmes hétérogènes, entre l´urgence et la lente durée. Les auteurs montrent que la référence à l´état de crise fait partie des représentations familières à l´intérieur de l´organisation comme dans son environnement immédiat. Un regard iconoclaste sur un milieu humain jaloux de ses secrets.

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