• Sept histoires fortes, drôles, émouvantes.
    Sept petits romans avec chacun son intrigue, ses personnages, son dénouement inattendu.
    Sept lieux du monde, Mozambique, Kirghizie, île Maurice... qui apportent leurs couleurs et leurs parfums.
    Sept occasions

  • Les sables de l'empereur

    Mia Couto


    À la fin du XIXe siècle, le Mozambique est ravagé par les guerres entre les clans et contre les colonisateurs.

    Germano, un soldat portugais exilé sans espoir de retour parce que républicain, et Imani, une jeune Africaine, trop belle et trop intelligente, son interprète, sont le fil rouge de ce roman où ils évoluent parmi des personnages historiques bien réels, comme l'empereur africain Ngungunyane et le flamboyant Mouzinho de Albuquerque, "pacificateur" du Mozambique.
    Germano découvre l'Afrique de l'Est en prenant son poste dans un village perdu où il fait la connaissance d'Imani. Dans ses rapports, Germano raconte les transformations de la région avec en toile de fond l'affrontement entre la monarchie coloniale et Ngungunyane.
    Imani décrit l'avancée de la colonisation, les structures familiales, les traditions qui cherchent à subsister, les migrations. Elle s'aperçoit aussi que sa maîtrise du portugais la sépare de ses voisins, tandis que les Portugais la considèrent comme une espionne.

    Liés par un amour ambigu, Imani et Germano partent sur le fleuve dans une itinérance chaotique et aventureuse qui les confronte à la réalité de cette guerre et à des personnages fabuleux.

    Mia Couto, romancier dans un pays où l'oralité règne, décrit ces trajectoires d'une écriture concise et puissamment évocatrice. Il écrit ainsi un grand texte sur l'incompréhension et la construction de la peur de l'autre.

  • « La première fois que j'ai vu une femme j'avais onze ans et je me suis trouvé soudainement si désarmé que j'ai fondu en larmes. Je vivais dans un désert habité uniquement par cinq hommes. Mon père avait donné un nom à ce coin perdu : Jésusalem. C'était cette terre-là où Jésus devrait se décrucifier. Et point, final.
    Mon vieux, Silvestre Vitalício, nous avait expliqué que c'en était fini du monde et que nous étions les derniers survivants. Après l'horizon ne figuraient plus que des territoires sans vie qu'il appelait vaguement l'Autre-Côté. » Mia Couto, admirateur du Brésilien Guimarães Rosa, tire de la langue du Mozambique, belle, tragique, drôle, énigmatique, un univers littéraire plein d'invention, de poésie et d'ironie.

  • Lorsque le chasseur Arcanjo Baleiro arrive à Kulumani pour tuer les lions mangeurs d'hommes qui ravagent la région, il se trouve pris dans des relations complexes et énigmatiques, où se mêlent faits, légendes et mythes. Une jeune femme du village, Mariamar, a sa théorie sur l'origine et la nature des attaques des bêtes. Sa soeur, Silência, en a été la dernière victime. L'aventure est racontée par ces deux voix, le chasseur et la jeune fille, au fil des pages on découvre leurs histoires respectives. La rencontre avec les bêtes sauvages amène tous les personnages à se confronter avec eux-mêmes, avec leurs fantasmes et leurs fautes. La crise met à nu les contradictions de la communauté, les rapports de pouvoir, tout autant que la force, parfois libératrice, parfois oppressive, de leurs traditions et de leurs croyances. L'auteur a vécu cette situation de très près lors d'un de ses chantiers. Ses fréquentes visites sur le théâtre du drame lui ont suggéré l'histoire inspirée de faits et de personnages réels qu'il rapporte ici. Clair, rapide, déconcertant, Mia Couto montre à travers ses personnages forts et complexes la domination impitoyable sur les femmes, la misère des hommes, la dureté de la pénurie et des paysages. Un grand roman dans la lignée de L'Accordeur de silences.

  • Sidónio Rosa est tombé éperdument amoureux de Deolinda, une jeune Mozambicaine, au cours d'un congrès médical à Lisbonne, ils se sont aimés puis elle est repartie chez elle. Il part à sa recherche et s'installe comme coopérant à Villa Cacimba. Il y rencontre les parents de sa bien-aimée, entame des relations ambiguës avec son père et attend patiemment qu'elle revienne de son stage. Mais reviendra-t-elle un jour ?
    Là, dans la brume qui envahit paysage et âmes, il découvre les secrets et les mystères de la petite ville, la famille des Sozihno, Munda et Bartolomeo, le vieux marin. L'Administrateur et sa Petite Épouse, la messagère mystérieuse à la robe grise qui répand les fleurs de l'oubli. Les femmes désirantes et abandonnées. L'absence dont on ne guérit jamais.
    Un roman au charme inquiétant écrit dans une langue unique.

  • A sa mort, le célèbre compositeur angolais Faustino Manso a laissé derrière lui sept veuves et dix-huit enfants. Sa plus jeune fille, Laurentina, metteur en scène de cinéma et documentariste, essaie de reconstituer la vie agitée du musicien.Dans ce roman, la réalité et la fiction se côtoient et marchent d'un même pas, la première nourrissant la seconde. Sur les terres que parcourt Agualusa, la réalité est presque toujours plus invraisemblable que la fiction. L'auteur et les quatre personnages de son roman voyagent ensemble de Luanda, capitale de l'Angola, aux étendues désertiques de Namibie, semées de villages fantômes, jusqu'au Cap, en Afrique du Sud. Puis ils remontent vers Maputo, au Mozambique, vers la petite île magique où est mort le poète Tomas Antonio Gonzaga. Dans leur périple, ils parcourent des paysages à la frontière des rêves dont émergent des personnages extraordinaires.

    Agualusa écrit un roman sur les femmes, la musique et la magie, dont les pages annoncent la renaissance de ce continent africain, détruit par les guerres mais béni par la musique, la force toujours renouvelée de ses femmes et le pouvoir secret de très anciens dieux.

  • El presente libro versa sobre el papel de la Iglesia católica y sus misiones en los Imperios ibéricos del siglo xix y el primer tercio del siglo xx. En concreto, aborda las relaciones entre el poder civil y el eclesiástico en contextos coloniales en un período de intensa modernización de las estructuras imperiales. Con una perspectiva comparada entre los distintos espacios que componían los diferentes imperios, la obra refleja el papel que desempeñan los misioneros como un cuerpo intermedio entre colonizadores y colonizados, siempre en contacto e interacción con las poblaciones locales, así como la compleja relación entre el poder colonial y las misiones religiosas. El indudable apoyo mutuo partía de intereses que eran en parte divergentes, lo cual provocó conflictos en no pocas ocasiones. Todo ello en el marco de una relación Iglesia-Estado que, en las mismas metrópolis, no careció de importantes roces y dificultades.

  • Christian Brun nous amène au coeur orangé du Mozambique avec L'évolution des contrastes, un quatrième recueil dont l'univers très singulier défie toute classification.

  • Comment peut-on massacrer son voisin ? Comment peut-on aimer celui qui vous exploite ? Ces deux questions hantent les travaux de Christian Geffray dans des contextes aussi variés que la guerre civile au Mozambique ou le trafic de drogues au Brésil, et sur des registres tels que la parenté ou le paternalisme. Associant l´anthropologie économique, dans sa version française longtemps influencée par le marxisme, et la psychanalyse dans son idiome lacanien, Geffray a pris le risque de décontenancer les tenants de l´une et de l'autre. Ses choix théoriques, comme ceux de ses enquêtes, étaient guidés par une sorte de nécessité, celle de défricher des pans du social peu fréquentés par ses collègues. Cela ne relevait jamais chez lui d´un défi gratuit à la marge de la pratique disciplinaire, mais d´une conviction que certains mécanismes fondamentaux de la vie en société se révèlent plus facilement dans ce « social hors la loi » que dans des contextes plus normalisés. La fonction et les méthodes de travail du chercheur face à l´illégalité ou à la guerre, le rôle de la souffrance et de l´amour dans la formation et le maintien de liens de domination, la circulation des biens comme support de la sujétion, l´interrogation sur la naissance et la dislocation des institutions, la conception de l´État... tels sont les thèmes qui rythment cet ouvrage. La diversité des lectures et des réactions face à la pensée de Christian Geffray en fait la matière et l´originalité. Mais au-delà des controverses, les chercheurs ici réunis ont tous souhaité rendre hommage à cet anthropologue infatigable, dont l´ambition affirmée comme une exigence morale était de proposer une pensée neuve de la vie sociale.

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