• C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui. Flanqué d'une grand-mère à l'accent prononcé, et d'une tante « monstrueuse », notre narrateur rêve, imagine, se raconte des histoires, tente de surpasser la honte sociale et familiale qui le saisit face à son nouvel ami. Il entre dans une zone trouble où le sentiment d'appartenance est ambigu : vers où va, finalement, sa loyauté ?
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

  • Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, la deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Elles possédaient pourtant un point commun, un secret en quelque sorte : toutes les trois rêvaient de fuir...
    Tout n'est qu'illusion, surtout quand un jeu de miroirs multiplie les indices et brouille les pistes. Pourtant les meurtres qui troublent la quiétude de Giverny, village cher à Claude Monet, sont bien réels. Au coeur de l'intrigue, trois femmes : une fillette de onze ans douée pour la peinture, une institutrice redoutablement séduisante et une vieille femme aux yeux de hibou qui voit et sait tout. Et puis, bien sûr, une passion dévastatrice. Le tout sur fond de rumeur de toiles perdues ou volées, dont les fameux
    Nymphéas noirs.
    Perdues ou volées, telles les illusions quand passé et présent se confondent et que jeunesse et mort défient le temps.
    Un suspense brillant, à la résolution insoupçonnable, dans lequel chaque personnage est une énigme.
    2017, prix Segalen des lycées français de la zone Asie Pacifique
    2011, prix des lecteurs du festival Polar de Cognac
    2011, prix du polar méditerranéen (festival de Villeneuve-lez-Avignon)
    2011, prix Michel Lebrun de la 25e heure du Mans
    2011, Grand prix Gustave Flaubert de la Société des écrivains normands
    2011, prix des lecteurs du festival Sang d'Encre de la ville de Vienne (" gouttes de Sang d'encre ")
    2011, Finaliste du prix mystère de la critique (3e), du prix du polar francophone de Montigny-lès-Cormeilles (2ème), du prix marseillais du polar, du prix Polar de Cognac, du prix du roman populaire d'Elven, du prix Plume-Libre, du prix plume de Cristal du festival policier de Liège.

  • L'inspecteur Ganimard triomphe: Arsène Lupin est enfin sous les verrous ! Mais le célèbre gentleman-cambrioleur semble s'amuser de la situation. Après une incroyable évasion, il annonce à sa prochaine victime le jour où il va lui voler sa collection d'oeuvres d'art... Un seul être est de taille à contrer ce génial malfaiteur : Herlock Sholmès, la star des détectives.

  • Arsène Lupin aux prises avec un adversaire aussi fort que lui ?
    Leblanc nous avait habitués à un Lupin imbattable, incroyable, immortel, invincible et inarrêtable. Et voici que surgit un jeune homme de 17 ans qui s'apprête à le battre à plates coutures !

    Ce duel entre le roi des cambrioleurs et un lycéen surdoué nous réserve de superbes scènes d'action, de l'intrigue et du suspens naturellement, mais aussi et surtout une grande dose d'humour dans une atmosphère unique qui est celle du Paris d'antan...

    Tout le charme du roman policier français est chez Maurice Leblanc.



    Format professionnel électronique © Ink Book édition.






  • Tout d'un coup, dans le petit chemin creux, je m'arrêtai touché au coeur par un doux souvenir d'enfance : je venais de reconnaître, aux feuilles découpées et brillantes qui s'avançaient sur le seuil, un buisson d'aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d'anciens mois de Marie, d'après-midi du dimanche, de croyances, d'erreurs oubliées. J'aurais voulu la saisir. Je m'arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l'arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l'aubépine pareilles à de gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses. "Ces demoiselles sont parties depuis déjà longtemps", me disaient les feuilles.

  • Edition enrichie de Thierry Laget comportant une préface et un dossier sur le roman.

    C'est l'histoire d'une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C'est l'histoire d'une province étroite, dévote et bourgeoise. C'est, aussi, l'histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n'avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s'était donné une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle.
    Aucun roman n'est innocent : celui-là moins qu'un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c'est affronter le scandale que représente une oeuvre aussi sincère qu'impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a versé une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s'empoisonne : c'est un livre offensif, corrosif, dont l'ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s'en est jamais vraiment remise.

  • " Fidèle à son style, Fred Vargas vient de conquérir définitivement son statut de reine française du polar. " Le Figaro Magazine
    " – Danglard, la voyez-vous ? demanda Adamsberg d'un ton uni. L'Ombre ?

    Le commandant revint sur ses pas, tournant les yeux vers la fenêtre et vers la pluie qui assombrissait la pièce. Mais il était trop fin connaisseur d'Adamsberg pour se figurer que le commissaire lui parlait du temps.

    – Elle est là, Danglard. Elle voile le jour. Vous la sentez ? Elle nous drape, elle nous regarde.

    – Humeur sombre ? suggéra le commandant.

    – Quelque chose comme cela. Autour de nous.

    Danglard passa la main sur sa nuque, se donnant le temps de la réflexion. Quelle ombre ? Quand, où, comment ?

    – Depuis quand ? demanda-t-il.

    – Peu de jours après que je suis revenu. Elle guettait peut-être avant, rôdant dans nos parages. "

  • Une vie

    Guy de Maupassant

    Edition enrichie de André Fermigier comportant une préface et un dossier sur le roman.

    "Alors elle songea ; elle se dit, désespérée jusqu'au fond de son âme : Voilà donc ce qu'il appelle être sa femme ; c'est cela ! c'est cela ! Et elle resta longtemps ainsi, désolée, l'oeil errant sur les tapisseries du mur...
    Mais, comme Julien ne parlait plus, ne remuait plus, elle tourna lentement son regard vers lui, et elle s'apeçut qu'il dormait ! Il dormait, la bouche entrouverte, le visage calme ! Il dormait !"

  • J'ai plusieurs mamans. C'est un peu compliqué pour moi. Surtout qu'elles ne s'aiment pas vraiment. Il y en a même une qui va mourir. Peut-être que c'est un peu ma faute ? Peut-être que tout est arrivé à cause de moi. Parce que je ne me rappelle pas laquelle est la vraie.
    Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit. Il est le seul... Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car déjà les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil, qu'à des bouts de souvenirs, qu'aux conversations qu'il entretient avec Gouti, sa peluche.
    Le compte à rebours a commencé. Avant que tout bascule. Que l'engrenage se déclenche. Que les masques tombent.
    Qui est Malone ? La " signature Bussi ", l'auteur d'
    Un avion sans elle et de
    Rien ne t'efface.

  • Juin 44. Le soldat Lucky est tombé sur une plage normande. Vingt ans plus tard, Alice, sa fiancée, apprend le pacte insensé conclu sur le bateau quelques heures avant le carnage. Et va tout faire pour qu'éclate, enfin, la vérité.Quel est le prix d'une vie ? Quand on s'appelle Lucky, qu'on a la chance du diable, alors peut-être la mort n'est-elle qu'un défi. Un jeu. Ils étaient cent quatre-vingt-huit soldats sur la péniche en ce jour de juin 1944. Et Lucky a misé sa vie contre une hypothétique fortune.
    Alice, sa fiancée, sublime et résolue, n'a plus rien à perdre lorsque vingt ans plus tard, elle apprend l'incroyable pacte conclu par Lucky quelques heures avant le Débarquement.
    De la Normandie aux Etats-Unis, elle se lance à la quête de la vérité et des témoins... au risque de réveiller les démons du passé.

  • Un héritage inattendu déclenche une haine maladive entre deux frères. Derrière l'argument simple de ce roman, Maupassant laisse affleurer ses hantises et ses plus sombres obsessions, dans l'une de ses ultimes tentatives de catharsis par l'écrit.

  • La toute première nouvelle du recueil, La Bécasse, sert de préambule, de récit-cadre, au recueil. Durant la période de la chasse à la bécasse, le vieux baron des Ravots, amateur de chasse et d'histoires, organise des dîners au cours desquels la cérémonie du "conte de la bécasse" désigne celui qui aura le privilège de manger toutes les têtes de bécasse ; l'heureux élu doit ensuite conter une histoire pour "indemniser les déshérités". Les nouvelles suivantes sont censées être quelques-unes de ces histoires.

  • Edition enrichie de Louis Forestier comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Rouen, occupé par les Prussiens, durant la guerre de 1870. Des bourgeois tentent de fuir la ville en diligence. Parmi eux se trouve une prostituée, celle qu'on surnomme Boule de suif. Tous vont abuser de sa générosité et la forcer à céder au chantage sexuel d'un Prussien. Maupassant dresse ici un portrait inégalé de l'hypocrisie et de la lâcheté humaines. Il condamne sans appel la guerre et la classe dirigeante, paternaliste et profiteuse. Il nous communique toute sa tendresse pour une fille au grand coeur, symbole d'une résistance vouée à l'échec.

  • Edition enrichie de Albert Thibaudet comportant une préface et un dossier sur le roman.

    "L'Histoire d'un coeur simple / est tout bonnement le récit d'une vie obscure, / celle d'une pauvre fille de campagne, / dévote mais pas mystique, dévouée / sans exaltation et tendre comme du pain frais. / Elle aime successivement un homme, / les enfants de sa maîtresse, un neveu, / un vieillard qu'elle soigne, / puis son perroquet [...]. / Cela n'est nullement ironique comme / vous le supposez, mais au contraire / très sérieux et très triste. / Je veux apitoyer, faire pleurer / les âmes sensibles / - en étant une moi-même."

    Flaubert, Lettre à Edma Roger des Genettes,19 juin 1876

  • Mai en automne

    Chantal Creusot

    • Zulma
    • 3 Juin 2021

    Au gré des folies de l'adolescence, du jeu sans fin des fiançailles et des adultères, des petits et grands désastres du mariage bourgeois, s'entrelacent les destins heureux ou tragiques des femmes qui habitent ce roman gigogne, construit par bonds et retours fulgurants comme pour tout saisir de l'appel désespéré du désir, tandis que le bonheur se dérobe comme un rêve d'enfance. Tout commence avec l'innocente Marie Granville, servante d'une riche ferme du Cotentin pendant et après la Seconde Guerre mondiale. L'admirable portrait de cette ingénue ouvre le bal d'une grande fresque captivante et sensible. Mai en automne, l'unique roman de Chantal Creusot (1947-2009), est une inoubliable saga romanesque. « Un roman magnifique. » Sylvie Testud, Le Monde des Livres

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Parricides, ivrognes, enfants pervers, maris aveugles, ravissantes idiotes, bourgeois lâches et mesquins, paysans cruels et cupides, vous ne trouverez dans ces contes, de jour comme de nuit, que bourreaux ou victimes.
    Mais s'ils sont tous à tuer, ils tuent aussi beaucoup, ou se pendent, ou se tirent à la rigueur un coup de revolver dans la bouche par peur de la mort...
    Maupassant serait-il le grand ancêtre méconnu du néo-polar ?
    Edition de Francis Marcoin.
    Préface de Louis Forestier.

  • À l'occasion des deux cents ans de la naissance de l'auteur de Madame Bovary, Thierry Dussard nous livre un récit original sur un voyage en Bretagne méconnu du jeune " Gust ".
    Avec ses 25 ans pour tout bagage, et son ami Maxime Du Camp comme compagnon de voyage, le jeune Normand Gustave Flaubert fait, en 1847, le tour de la Bretagne à pied. Les deux compères parcourent une région fière et sauvage, encore ignorée par le chemin de fer et l'école. Ils s'aventurent à travers champs, s'embarquent pour Belle-Île, découvrent le bagne à Brest, la manufacture de tabacs à Morlaix, et la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. De ce périple, ils tireront un livre méconnu,
    Par les champs et par les grèves, où l'on sent déjà toute l'ironie et les fulgurances du futur écrivain. Du brut de Flaubert, qui pétille tel un cidre breton - ou normand, on ne sait de quel tonneau.
    Parti sur les pas de Flaubert, Thierry Dussard confronte la Bretagne d'hier à celle d'aujourd'hui, évoque ses lectures et ses voyages, en prenant " Gust " par le col au passage, pour faire sortir de sa tanière l'ours qui avait voué sa vie entière à l'écriture. Son récit est un élixir de littérature buissonnière.

  • En 1875, incompris depuis Salammbô, enlisé dans les ratures de Bouvard et Pécuchet, ruiné par sa nièce, Flaubert reprend un projet de jeunesse : La Légende de saint julien l'Hospitalier.
    Le feu de l'écriture lui redonne goût à la vie et à la création : il poursuit avec deux autres récits, pour réunir en une seule oeuvre du Moderne, du Moyen Age et de l'Antiquité . Un coeur simple, le volet moderne du triptyque, raconte la vie pathétique de Félicité, une pauvre servante au grand coeur. Coloré et étincelant comme un vitrail, énigmatique comme un rêve, le conte médiéval La Légende de saint julien l'Hospitalier retrace le destin sanglant d'un héros qui oscille entre sainteté et folie.
    /> Quant au volet antique , il fait revivre, avec Hérodias, l'époque évangélique, en donnant à la littérature la première incarnation d'un mythe qui, de Wilde à Nabokov, traversera la modernité : celui de Salomé. Dernière oeuvre publiée par Flaubert de son vivant, Trois contes peut être tenu pour son testament esthétique.

  • « Un matin, j'eus une curieuse révélation sur moi-même : Moktir, le seul des protégés de ma femme qui ne m'irritât point, était seul avec moi dans ma chambre. Je me tenais debout auprès du feu, les deux coudes sur la cheminée, devant un livre, et je paraissais absorbé, mais pouvais voir se refléter dans la glace les mouvements de l'enfant à qui je tournais le dos. Une curiosité que je ne m'expliquais pas bien me faisait surveiller ses gestes. Moktir ne se savait pas observé et me croyait plongé dans la lecture. Je le vis s'approcher sans bruit d'une table où Marceline avait posé, près d'un ouvrage, une paire de petits ciseaux, s'en emparer furtivement, et d'un coup les engouffrer dans son burnous. » André Gide (1869-1951), Prix Nobel, est notamment l'auteur de : Les Nourritures terrestres, La Symphonie pastorale, Les Caves du Vatican, Les Faux-Monnayeurs, Si le grain ne meurt, La Porte étroite, Feuillets d'automne, d'essais critiques sous le titre de Prétextes et Nouveaux prétextes et du célèbre Journal.

  • « L'un venait de la Bastille, l'autre du Jardin des Plantes. Le plus grand, vêtu de toile, marchait le chapeau en arrière, le gilet déboutonné et sa cravate à la main. Le plus petit, dont le corps disparaissait dans une redingote marron, baissait la tête sous une casquette à visière pointue.
    Quand ils furent arrivés au milieu du boulevard, ils s'assirent, à la même minute, sur le même banc.
    Pour s'essuyer le front, ils retirèrent leurs coiffures, que chacun posa près soi ; et le petit homme aperçut, écrit dans le chapeau de son voisin : Bouvard ; pendant que celui-ci distinguait aisément dans la casquette du particulier en redingote le mot : Pécuchet. »

  • Rémi est un enfant trouvé. Arraché à sa mère adoptive, il est vendu à un musicien ambulant, le signor Vitalis, qui l'entraîne sur les routes de France en compagnie du singe Joli-Coeur et d'un étonnant trio de chiens savants. Ils affrontent la faim, le froid, les loups, et seule l'amitié leur permet de garder espoir. Rémi retrouvera-t-il un jour sa vraie famille?

  • Edition enrichie de Louis Forestier comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Maison close où règne la vie réglée des habitués, lieu de débauche plein de bienséance bourgeoise, la maison Tellier est comme un deuxième foyer. Un jour, elle ferme pour cause de première communion... À la manière de Toulouse-Lautrec, Maupassant donne une image joyeuse des prostituées. Mais sa nouvelle fit polémique : la scène des prostituées communiant à l'Église choqua. Elle résume pourtant l'opinion de Maupassant, qui, contre l'hypocrisie moralisante, préfère célébrer les pulsions et les passions.

  • C'est ici la première aventure d'Arsène Lupin, et sans doute eût-elle été publiée avant les autres s'il ne s'y était maintes fois et résolument opposé.
    «Non, disait-il, entre la comtesse de Cagliostro et moi, tout n'est pas réglé. Attendons.»
    L'attente dura plus qu'il ne le prévoyait. Un quart de siècle se passa avant le règlement définitif. Et c'est aujourd'hui seulement qu'il est permis de raconter ce que fut l'effroyable duel d'amour qui mit aux prises un enfant de vingt ans et la fille de Cagliostro.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Près d'Arromanches, dans la maison du bord de mer où ils se sont retirés après avoir cédé leur commerce de bois, les Chanteau ont recueilli Pauline, leur petite cousine de dix ans qui vient de perdre son père. Sa présence est d'abord un surcroît de bonheur dans le foyer puis, autour de l'enfant qui grandit, les crises de goutte paralysent peu à peu l'oncle Chanteau, la santé mentale de son fils Lazare se dégrade, l'héritage de Pauline fond dans les mains de ses tuteurs, et le village lui-même est rongé par la mer.
    En 1884, lorsqu'il fait paraître ce roman largement autobiographique, le douzième des Rougon-Macquart, c'est pour une part ironiquement que Zola l'intitule  La Joie de vivre. Car en dépit de la bonté rayonnante de Pauline qui incarne cette joie, c'est l'émiettement des êtres et des choses que le livre raconte. Après Au Bonheur des Dames, grande fresque du commerce moderne, c'est un roman psychologique que l'écrivain propose à ses lecteurs, un roman de la douleur où les êtres sont taraudés par la peur de la mort face à une mer destructrice.
    Edition de Philippe Hamon et Colette Becker. 

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