• Les sept soeurs T.7 ; la soeur disparue Nouv.

    L'adresse d'un vignoble en Nouvelle-Zélande et le dessin d'une étrange bague sertie d'une émeraude en forme d'étoile, ce sont les seuls éléments dont disposent les soeurs d'Aplièse pour partir à la recherche de leur septième soeur, celle grâce à laquelle elles seront enfin au complet et pourront rendre hommage à Pa Salt, à l'endroit où son bateau a disparu.
    Une quête qui les conduira aux quatre coins du monde, de Nouvelle-Zélande en Irlande, en passant par le Canada et la France, sur les traces d'une mystérieuse Mary McDougal, la propriétaire de cette étrange bague, qui seule connaîtrait l'identité de leur soeur disparue...
    Lucinda Riley est née en Irlande. Après une carrière d'actrice, elle écrit son premier roman à 24 ans. Ses livres ont depuis été traduits dans plus de trente langues et se sont vendus à 25 millions d'exemplaires dans le monde entier. Elle figure souvent dans la liste des auteurs best-sellers du New York Times et du Sunday Times. Les six premiers tomes de sa série Les Sept Soeurs se sont hissés en tête des meilleures ventes dans toute l'Europe.

  • 1978. Une pluie incessante, quelque part sur la côte ouest de la Nouvelle-Zélande. Des enfants endormis à l'arrière d'une voiture. Le drame semble inévitable. À peine arrivée sur le continent, la famille Chamberlain, fraîchement débarquée d'Angleterre, disparaît dans la nuit.
    2010. Suzanne reçoit un appel du bout du monde. Les ossements de l'un de ses neveux ont été retrouvés. Étrange : il aurait vécu plusieurs années après sa disparition. Mais où ? Comment ? Et qu'en est-il des autres membres de la famille ?
    Carl Nixon livre un roman noir absolument magistral.

    Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où il vit toujours. Auteur de nouvelles récompensées, il se consacre désormais à l'écriture de romans noirs. L'Aube a déjà publié Sous la terre des Maoris et Rocking Horse Road.

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    Baby farmer

    Amaury Da Cunha

    Minnie Dean est en Nouvelle-Zélande l'équivalent du croquemitaine, une héroïne de comptines qui fait peur aux enfants. Pour les adultes, elle a été, en 1896, l'unique femme condamnée à mort et pendue dans ce pays si éloigné de son Écosse natale.
    Elle était accusée d'avoir tué neuf enfants, que les mères, dans des situations précaires, mettaient en pension chez elle. Minnie Dean était une nourrice, ce qu'on appelait une baby farmer.
    Amaury Da Cunha, fasciné par ce personnage victorien, dont les larges jupes s'ébrouaient dans les paysages sauvages, arides ou luxuriants des antipodes, profite d'un séjour en Nouvelle-Zélande pour suivre ses traces, retrouver des documents d'époque, parler aux biographes, et observer la vivacité de son souvenir chez les habitants de l'île. Des coïncidences rythment son voyage, qui tissent le récit mystérieux d'une obsession nationale autant que personnelle. Tout le monde parle de Minnie, tout le monde a peur de Minnie, et personne cependant n'est totalement convaincu de sa culpabilité.
    Amaury da Cunha est né à Paris en 1976. Écrivain et photographe, il a publié deux textes d'inspiration poétique (Fond de l'oeil et Histoire souterraine, aux éditions du Rouergue) et des livres de photographie. Il est également journaliste au service photo du Monde.

  • Man Booker Prize for Fiction 2013 Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l´or, l´île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d´ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d´Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l´attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d´élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d´un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l´irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d´intrigues et de destins vertigineux.
    Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l´astrologie pour livrer un inoubliable roman d´amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d´énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande ou la fièvre de l´or est reine.

    Eleanor Catton est née en 1985 au Canada et a grandi à Chistchurch, en Nouvelle-Zélande. Après des études d´anglais elle rédige La Répétition (Denoël, 2011), son premier roman, qui lui permet d´obtenir une reconnaissance éditoriale dans le monde anglo-saxon et au-delà. La consécration viendra avec Les Luminaires, lauréat, entre autres prix, du prestigieux Man Booker Prize for fiction et publié dans plus de douze pays à ce jour.

  • Le meurtre de Lucy Asher a un impact énorme sur tous ceux qui vivent le long de Rocking Horse Road, qui traverse la presqu'île Farewell, un long « doigt de sable sec » entre l'océan et l'estuaire. Par un été chaud, ce drame rassemble un groupe de garçons de 15 ans et les maintiendra ensuite liés pour le reste de leur vie. Ils vont décider de s'unir pour démasquer le coupable, et essayer ainsi de retrouver une forme d'espérance en un avenir meilleur. Ce roman puissant est beaucoup plus qu'une histoire de meurtre intelligemment évoquée. C'est un livre sur la maturité et la perte d'innocence, pas seulement pour les personnages, mais aussi pour la Nouvelle-Zélande, alors que le pays se déchire autour de la venue de l'équipe sud-africaine de rugby malgré l'apartheid toujours en vigueur...

    Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où il vit toujours. Auteur de nouvelles récompensées, il se consacre désormais à l'écriture de romans noirs. L'Aube a déjà publié Sous la terre des Maoris.

  • Cher legor, Tout est trop calme ce matin au Mojo. Es-tu certain que ce séjour aux antipodes me remettra les pieds sur terre? Nicolas Écoute Nicolas, Tu devrais te décider à écrire et oublier Leonor. À trop tirer sur ta libido, tu rebondis vers le rien. Tu n'es pas parti en Nouvelle-Zélande pour geindre. Fais-moi rêver, mec. legor

  • Dans cette grande saga maorie au rythme endiablé, le jeune Simeon se rebelle à ses risques et périls contre l'autoritarisme forcené du patriarche de sa famille élargie. Il nous entraîne dans sa découverte du monde - amour, injustice, compétition, religion et hypocrisie, secrets, liberté - avec un humour décapant qui rend ses combats sur tous les fronts d'autant plus poignants.Dialogues truculents, scènes inoubliables, Witi Ihimaera dépeint avec brio la rivalité shakespearienne entre deux clans maoris et n'oublie aucun ingrédient pour nous convier dans une Nouvelle-Zélande picaresque qui ne pouvait que donner lieu à un film, Mahana, réalisé par Lee Tamahori en 2016.Lauréat du Montana Book Awards.« Un classique néo-zélandais... [...] mais un classique désopilant, à l'énergie formidable, un livre fougueux, irrévérencieux avec des passages hilarants. [...] Une expérience de lecture inoubliable. » Louise O'Brien, Radio New Zealand

    Versatile et prolifique, Witi Ihimaera est le premier romancier maori à être édité. Depuis lors, il a publié douze romans, six recueils de nouvelles, écrit pour le théâtre et pour le cinéma, coproduit des films et documentaires, écrit sur les arts et la culture de Nouvelle-Zélande et enseigné à l'université d'Auckland.Il a notamment reçu le prix inaugural Star of Oceania de l'université d'Hawaï en 2009 et le Premio Ostana International Award décerné en Italie en 2010.

  • Contes du quotidien, les quatorze histoires réunies dans cet écrin conjuguent reviviscences d'enfance en Nouvelle-Zélande, échappées oniriques, portraits saisissants, émotions brutes et découverte de la mort et de ses avatars. Dans « Prélude », « Félicité », ou encore « Je ne parle pas français », le ressenti prend le pas sur l'action et se mettent à nu d'inquiétants rapports de force au sein même des relations les plus familières. Ce recueil a assis la réputation de Katherine Mansfield comme la plus grande virtuose de la nouvelle moderniste.

  • Un célèbre mythe polynésien voit l'île de Tahiti naître sous les traits d'un poisson. En des temps très reculés, au nord de Tahiti, dans l'île de Ra'iatea - qui se nommait encore Havai'i -, une énorme anguille avala une jeune fille. Possédé, l'animal se mit à ébranler la terre, dont un morceau se détacha, prenant le large, devenant le poisson Tahiti. Les paroles finales du mythe sont très dépréciatives : Tahiti, île subalterne, n'aurait autrefois eu ni dieux, ni chefs sacrés (ari'i), contrairement à sa glorieuse terre-mère Ra'iatea-Havai'i. Qu'en était-il en réalité ? C'est à cette question que tente de répondre l'auteur, dans ce riche ouvrage qui interroge notamment le rayonnement régional du grand marae - temple - « international » de Taputapuatea de Ra'iatea, classé au patrimoine mondial de l'Unesco en 2017

    Bruno Saura est professeur de civilisation polynésienne à l'Université de la Polynésie française où il dirige l'équipe de recherche EASTCO - Equipe d'Accueil Sociétés traditionnelles et contemporaines en Océanie -. Anthropologue et politologue de formation, il a beaucoup travaillé sur la société tahitienne contemporaine (questions politiques, religieuses, identitaires, ethniques). Il se spécialise aujourd'hui dans l'étude du passé polynésien (traditions orales et mythes).

  • Depuis que son petit garçon a été renversé par une voiture, April Turner ne vit plus. Cela fait cinq ans maintenant qu'elle s'est écartée de tout ce qu'elle aime et de tous ceux qui l'aiment, et entend bien continuer son existence ainsi. Lorsqu'une lettre lui parvient de la part d'un notaire anglais, l'informant qu'elle est l'héritière d'une propriété abandonnée en Angleterre, Empyrean, la jeune femme tente de résister. Mais le mystère entourant cet héritage est intrigant, et elle décide de quitter temporairement la Nouvelle-Zélande pour le vieux continent, où elle va rencontrer des habitants étonnants, notamment Sunny, dite Lady Day, qui approche des 90 ans. Sunny avait connu Empyrean lors de son âge d'or, et son histoire rend le passé encore plus vivant. Mais April sera-t-elle prête à renoncer à ses principes pour, enfin, revivre à nouveau ? Une histoire qui vous apprend ce que signifie être vivant...

  • Il abaissa sa baguette tandis que les premiers accords, pleins et assurés, sélevaient dans la salle poussiéreuse. Les trompettes et les timbales dominèrent la ligne mélodique des cordes, avec leur motif de deux notes, lancinant et répétitif Puis il y eut des entrées loupées, quelques solos bâclés. Elias fut saisi de panique. Un musicien blêmit et saffala sur sa chaise. Mais portée par son élan, la musique roulait comme un rocher sur une pente douce. Il se contentait de la guider, la retenir, lempêcher de semballer La symphonie menait sa propre vie En juin 1941, après la brutale rupture du pacte germano-soviétique, Leningrad va être assiégé. Au fil de plus de neuf cents jours, une terrible pénurie sinstalle, les bombardements se multiplient. Les habitants meurent de faim par milliers. Dmitri Chostakovitch, qui vit à Leningrad, travaille alors à sa Septième Symphonie, dans laquelle il va magnifiquement intégrer le bruit des canons, des bombes et des sirènes dalarme. Et Staline, qui surveille étroitement les artistes, a une idée : la faire jouer en disposant des haut-parleurs en direction de la ligne de front, afin que les Allemands pensent que si les Russes sont encore capables de faire de la musique, cest quils ne sont pas près de se rendre. Hâves, décharnés, les musiciens doivent trouver lénergie nécessaire pour donner ce concert exceptionnel

  • Aotea

    Paul Moracchini

    2010. Un manoir néozélandais abrite trois amis le temps d'un été - Justin, Bradley et Joshua, des hommes à la personnalité très différente mais unis par la passion de la pêche.
    Pourtant Bradley vient d'assassiner son ex-compagne Cassandra lors d'une dispute au sujet de leur fils. Pendant tout l'été, il va entretenir le mystère en utilisant différents stratagèmes afin de laisser croire qu'elle est encore en vie. L'avis de recherche lancé par la police plane sur le manoir comme une malédiction. Cette atmosphère finit par corrompre l'esprit soudé qui liait initialement les trois hommes. Chacun va alors s'enfoncer dans ses névroses personnelles...
    Comme dans La Fuite, premier roman de l'auteur, le rapport direct à la nature transpire à chaque ligne. Nature qui façonne les destins croisés de personnages désenchantés, les fait vivre ou les détruit. Auteur-compositeur-interprète de profession, Paul Moracchini vit entre la Corse et Nice.

  • « Il visualisa le corps du garçon pendu dans l'obscurité. Il l'imagina tournoyant dans la tempête. Le vent du sud-ouest s'engouffrait toujours dans cette vallée. Il fouettait les arbres des environs. Le corps avait dû bouger, se balancer et tournoyer dans le vent, tout cela à moins de cent mètres de son propre lit. » Mark Saxton s'est suicidé. Il s'appelait aussi Maaka Pitama. Son père biologique, un Maori du nom de Tipene, vient voler sa dépouille afin de lui offrir des funérailles dans le respect de la tradition maorie. Sauf que c'est Box Saxton qui a élevé Mark, et il entend bien que son fils soit enterré sur les terres de sa propre famille. À travers l'affrontement terrible que vont se livrer les deux hommes, c'est un portrait sans concession de la Nouvelle-Zélande que nous propose Carl Nixon, dévoilant les tensions existantes entre les communautés du pays, l'attachement aux traditions et l'amour de la terre. « Brave, audacieux et sans faille : l'un des meilleurs romans néo-zélandais. Ce n'est pas seulement un thriller brutal, c'est une dissection d'un pays et de sa culture. » Witi Ihimaera « Une odyssée fascinante sur le deuil. » Frankfurter Allgemeine Carl Nixon est né en 1967 à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, où il vit toujours.

  • 1943, campagne d´Italie. Peu de temps après avoir quitté leurs terres ancestrales pour Wellington, la capitale néo-zélandaise, trois frères, pour des raisons différentes, s´engagent volontairement dans le 28e Bataillon maori, et se retrouvent sur le front durant la terrible bataille de Monte Cassino. C´est l´occasion pour Patricia Grace de réfléchir à la réalité de la guerre, aux motivations personnelles de ses jeunes héros et de retracer un épisode marquant de l´histoire néo-zélandaise.

    Bien plus qu´un récit de guerre, Le Bataillon maori est une histoire de fierté et de sacrifice,de famille, de fratrie et d´amour qui, avec beauté, humour et émotion, et sans aucun sentimentalisme, nous invite au voyage.

  • Ce recueil de 13 nouvelles révèle la diversité et la richesse du talent de Patricia Grace, qui réussit ici à mélanger une certaine oralité traditionnelle aux formes littéraires classiques, dans une prose narrative où jouent constamment et subtilement intonations et tournures maori. Si le premier récit de ce recueil met en scène une vieille femme apparemment impotente, préoccupée par les détails banals de la vie quotidienne, il se clôt sur la révélation du mana (statut, rang) de Waimarie, à la mâchoire forte rappelant celle de l´ancêtre puissante de Maui, demi-dieu qui, armé de cet os, blessa le soleil et lui fit ralentir sa course à travers le ciel, acte qui permit à toute la race humaine de sortir de l´ombre pour mieux vivre. C´est sur ce fond de mythologie et de métaphore qu´il convient de lire les nouvelles d´Électrique cité. Les petits péchés de deux fillettes, la construction d´un mur, un après-midi de jeux, l´arrestation d´un jeune homme naïf, une journée de pêche, ou un séjour à l´hôpital, ce sont des aperçus de vies menées parfois dans les ténèbres, mais où perce malgré tout une chaleur humaine.

  • Un roman graphique plein d'humour d'une jeune blogueuse talentueuse qui voyage à bicyclette sur les routes maories de Nouvelle-Zélande !
    Voilà comment tout a commencé. Aby Cyclette rentre à Strasbourg après avoir séjourné plus d'une année au Québec, avec la ferme intention de retourner y vivre. Après quelques mois de paperasse, elle se rend compte qu'il lui faudra plus d'un an avant d'obtenir son visa permanent canadien. Quitte à attendre, autant continuer à voyager. Elle consulte le globe qui trône sur son bureau. Qu'y a-t-il à l'exact opposé de Strasbourg ? La Nouvelle-Zélande ! Très rapidement, elle obtient un visa d'un an pour découvrir les terres fabuleuses et magiques des Maoris et des kiwis ! À quelques semaines du départ, Aby Cyclette rencontre Guillaume...

  • Le titre de ce livre, Au pays du long nuage blanc est emprunté à une légende maorie très connue. C'est une manière poétique de désigner la Nouvelle-Zélande. Charles Juliet a écrit ce journal au cours d'une résidence de cinq mois qu'il a effectuée l'année dernière à Wellington. Il l'a tenu avec assiduité, afin de garder trace de ce qu'il a vécu au long de ce séjour.
    On trouvera dans ces pages le récit de ses rencontres, de ses voyages à Auckland, et dans l'île du sud à Dunedin et Christchurch, puis de son passage à Singapour. On trouvera également des notes de lecture, des notes sur la Nouvelle-Zélande, sur ses habitants, des notes de réflexion sur la création poétique alternant avec des souvenirs d'enfance et des poèmes.
    Ces pages d'une certaine diversité n'ont rien d'anecdotique. Écrites avec rigueur, elles ont été méditées et sont d'une réelle densité. Plusieurs ont trait aux thèmes de prédilection de cet auteur : quête de soi, recherche d'une meilleure compréhension des autres et du monde. Bien que différent des cinq tomes précédents, ce Journal s'inscrit tout naturellement dans leur prolongement.

  • La plume savante et espiègle de Witi Ihimaera étoffe son texte dhistoire maorie et des mouvements de contestation (il relate la véritable campagne de labours et de désobéissance civile qui aurait inspiré Gandhi), ainsi que de références à « Lhomme au masque de fer », ou à « Fidelio », en passant par la Bible. Lhistoire dErenora (Leonore) et dHoritana (Florestan), cest la grande histoire postcoloniale dun amour fou entre deux êtres et entre un peuple et son pays.

  • À partir de l´histoire réelle d´un inventeur néo-zélandais célèbre et de son fils, grand collectionneur d´objets d´art et de documents se rapportant à l´histoire du Pacifique sud, Pierre Furlan crée une fiction où se joue une extraordinaire histoire familiale. D´un côté le père, parti d´Angleterre à dix-sept ans, autodidacte doué pour tout, y compris pour le sport et les arts, qui fera fortune très jeune en inventant l´épingle à cheveux ondulée à l´époque où ces épingles étaient lisses. Il concevra ensuite le premier carburateur moderne et deviendra un grand entrepreneur en Amérique, incarnant la réussite à l´époque coloniale et le rêve de toute une génération. Son fils, Will Bodmin, écrasé par un tel héritage, ne pourra s´affirmer que contre l´inventeur. Il échouera à peu près partout où son père voudra le diriger. Personnage on ne peut plus excentrique, il effectuera même le trajet inverse de son père, fuyant la Nouvelle-Zélande pour retourner en Angleterre où il donnera l´impression de vivre presque marginalement. Alors même qu´il ne paraît pas très équilibré, il prétendra soigner les autres et deviendra art-thérapeute et psychanalyste jungien. Et ce combat bizarre, oblique, qui l´oblige à prendre des postures invraisemblables souvent cocasses, l´amènera pourtant à réaliser une oeuvre tout à fait exceptionnelle, une collection qui fera date dans l´histoire de son pays.

    Ainsi, dans cette opposition entre générations, ce sont peut-être les valeurs conquérantes et colonialistes du père qui finissent par apparaître sous un jour moins glorieux. Comme si l´Histoire donnait raison au fils. Nous suivons là des vies exemplaires et saisissantes où nous voyons le Parlement anglais voter une retraite à la chèvre du Capitaine Cook, un photographe traquer des fantômes, une nonne rejetée de son couvent parce qu´elle mange trop, la chasse à un pamphlet rarissime du XIXe siècle qui doit consacrer la gloire du collectionneur, sans omettre quelques aventures amoureuses grinçantes et drôles - le tout avec le brin d´ironie discrète qui va si bien à ce genre de récit.

    Et passent les ombres de Freud et de Jung derrière les personnages, les rêves évoqués, les coïncidences étranges, et les destins contrariés... Bien que baigné d´humour britannique, le roman offre aussi une vision très française intimiste et mettant en scène les ressorts psychologiques des personnages.

  • Dans un accident de voiture, un bébé meurt. Lorsque son corps perdu est enfin retrouvé dans une poubelle à l´hôpital, il est sans yeux. Pour les deux familles réunies afin de soutenir la mere, Te Paania, et de faire le deuil du père, Shane et du bébé, cet incident choquant et mystérieux - pourquoi les médecins ont-ils volé les yeux de l´enfant ? - déclenche une réflexion troublante sur leur parcours historique, leur place dans la société néo-zélandaise, leurs perspectives d´avenir et sur tout ce qui leur a été volé - langue, terres, respect de leurs traditions culturelles, histoire(s), voire jusqu´à leurs gènes... Quatre personnages, quatre voix entretissées dans cette histoire émouvante, allant de l´époque coloniale à nos jours : Kura, la vieille femme, appartient à cette génération à qui sa langue, te reo, a été interdite en lieu public, avec des conséquences parfois tragiques ; Mahaki, jeune avocat ambitieux, renonce au succès matériel pour offrir son appui à son peuple ; Tawera, frère cadet d´une enfant mort née, sert d´intermédiaire entre le monde des esprits et celui de vivants ; Te Paania, cette jeune mère exilée de la petite ville où elle a grandi, apprendra à défendre sa culture et ses droits. Désormais la soumission, la sagesse, cette `bonté´ si péniblement acquises devront faire place à la révolte raisonnée et retentissante d´un peuple jusque-là sans voix, sans yeux, sans langue qui dira enfin tout haut sa résistance.
    D´une écriture souvent lyrique, parfois onirique, Patricia Grace nous livre ici un récit extraordinaire, plein de douleur et de révélations, raconté avec humour, tendresse et énergie.

  • À la veille du nouveau millénaire, une petite communauté maorie de la côte ouest de la Nouvelle-Zélande cherche à tirer profit du premier lever du soleil de l´an 2000. Comment attirer les touristes, comment travailler ensemble pour cet événement exceptionnel et riche de possibilités ? En même temps, un jeune homme doit faire face au dilemme de sa vie : pour protéger une petite fille illégitime contre la maltraitance des tantes chez qui elle habite, il sera obligé de révéler un secret qui risque de diviser cette communauté au moment même où elle a le plus besoin de s´unir. Argument de vente : Prix Kiriyama, 2001 (prix du meilleur livre du Pacifique) Patricia Grace, auteure très appréciée dans son pays, explore ici les conflits potentiels entre tradition indigène et vie moderne, dessinant avec humour et compassion le portrait d´une communauté isolée dont les valeurs culturelles sont mises à l´épreuve.

  • Samoa à l´aube des années 1890 : les missionnaires viennent de commencer leur conquête des âmes en Polynésie. Mautu, pasteur de la nouvelle religion dans le village de Satoa, se prend d´amitié pour un écumeur des mers anglais athée, grand raconteur de récits fabuleux, échoué sur leurs côtes. À travers ce roman historique à la riche trame narrative, qui retrace l´existence d´une famille samoane, Albert Wendt met en scène cinquante années durant lesquelles l´archipel passe de la domination allemande à celle de la Nouvelle-Zélande. Malgré l´épidémie de grippe espagnole qui décime la moitié de la population, Satoa s´ouvre progressivement à l´ère du capitalisme tout en préservant certaines des structures communautaires héritées du passé. La fille surdouée et favorite de Mautu traverse ce demi-siècle de bouleversements en incarnant les espoirs et les ambiguïtés d´un peuple à l´écart des grands courants de communication mais dont le sort rappelle étrangement les mutations récentes subies par d´autres nations confrontées à une modernisation prometteuse et risquée.

    A l´intérieur de l´oeuvre d´Albert Wendt, l´écrivain le plus célèbre du Pacifique Sud, ce roman s´inscrit dans la lignée des grandes sagas familiales qui sont emblématiques de l´histoire d´une société conformiste et pétrie de religion chrétienne mais où règne le goût du pouvoir et de l´argent. Avec Le Baiser de la mangue, Albert Wendt continue à pourfendre le mythe des Mers du Sud prétendument paradisiaques et écrit un pan essentiel de cette «comédie humaine» polynésienne qu´il construit volume après volume depuis les années soixante-dix.

  • Quel est le rapport entre le départ mouvementé d´un ferry dans le port d´Auckland un soir de tempête, un avocat privilégié et indécis devenu policier, une volcanique beauté maorie revendicatrice, un aide social tahitien boxeur et une créature androgyne de Huahine ?

    Voyage guidé dans le Pacifique Sud où derrière des paysages paradisiaques se cachent la violence, la misère et ceux qui voudraient bien se faire oublier. Des charniers des Balkans à l´enchanteresse Polynésie et la spectaculaire Aotearoa, le périple sanglant d´une vraie calamité. La vieille Titiwainui, oracle aveugle, l´a senti passer lors du tangi hangi, les funérailles maories. Elle l´a nommée Pakepakeha, une blanche et inquiétante apparition. Plus prosaïquement un tueur psychopathe entêté. Mais peut-être a-t-il fait l´erreur de défier les Maoris sur leur territoire ?

    Nouvelle-Zélande, terre de feu et de glace qui n´en a pas fini de régler ses comptes avec son court passé en tant que nation. C´est net, c´est propre et bien organisé, mais les gangs de tatoués turbulents le sont aussi. Il y a plusieurs interprétations du mot «liberté» et la vérité n´est pas toujours où l´on croit sous le long nuage blanc.

  • Récits courts d´une écriture factuelle et décrivant, aujourd´hui, un univers néo-zélandais populaire, métissé, peuplé de gens simples aux origines diverses, mä´ori, asiatique, européenne. L´enracinement des personnages et le côté d´exilé récent ou ancien n´est pas dit mais est une évidence inscrite dans l´univers mental de chacun. Les nouvelles sont noires, décrivant un quotidien dur, parfois sordide, où l´on vit la pauvreté ou même le malheur comme une sombre donnée mais sans amertume, sans récrimination. Plusieurs nouvelles sont réalistes, porteuses d´aucun espoir. D´autres le sont moins avec un dérapage magique, projetant dans le monde quotidien un système de pensée empreint de religiosité et de surnaturel.
    Des nouvelles claires et oniriques ou parfois brutales et froides, mais toujours réussies qui nous font partager un monde austral différent de celui qu´on rencontre en général dans la littérature et l´art d´un véritable auteur. Chaque nouvelle est habilement construite, truffée de variations subtiles sur le même thème, avec une chute à la Raymond Carver : une remarque apparemment insignifiante capable de tout bouleverser. Alice Tawhai a été à juste titre comparée à son illustre compatriote Janet Frame, son écriture éveille les sens, émeut et nous transporte dans une Nouvelle-Zélande bien loin des clichés et bien proche du miracle.
    Commentaire d'Amélie Nothomb :  Un livre déchirant : les personnages de ces longs poèmes en forme de nouvelles semblent n'avoir le choix qu'entre la folie et la grâce. Certains associent les deux. Une seule chose est sûre : Alice Tawhai a la grâce."  

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