Littérature générale

  • Ce texte fait partie du «Roman de Bas de Cuir», vaste épopée en cinq volumes qui nous narre la conquête de l'Ouest, les guerres entre les indiens et la blancs, les pionniers, pendant la seconde moitié du 18e siècle.

  • « Le gardien du feu à l'extérieur enfonça sa fourche dans les entrailles du feu. Il en dégagea une roche incandescente, pratiquement de la taille d'un ballon de soccer. Il l'achemina avec précaution au centre de la hutte et la fit glisser dans la fosse. L'Aîné poussa un cri bref, mais puissant. Puis, il saupoudra la roche incandescente d'un mélange de tabac et de cèdre, qui crépita et illumina brièvement la hutte minuscule tandis que les jeunes visages déjà brillants en cercle autour du trou regardaient. Le gardien du feu ajouta six autres roches rougeoyantes dans la fosse. Alors, l'Aîné fit tomber le rabat. Il fit tout à coup noir comme dans un four et l'air devint soudainement épais et chaud.
    - Voici les sept Grands-pères, mes nièces et mes neveux. Ils sont ici ce soir pour nous aider à guérir, à purifier notre esprit et à nous garder au chaud. Ils sont avec nous depuis très, très longtemps. Ce sont eux qui nous ont fourni nos enseignements. Ce sont eux qui nous ont donné cette cérémonie de guérison. »

    Réunis sous la sweatlodge et guidés par l'Aîné selon un rituel ancestral, de jeunes autochtones se voient tour à tour invités à revenir sur un sombre épisode de leur passé. Originaire de la réserve de Wasauksing, dans le Nord ontarien, Waubgeshig Rice veut faire écho dans ce premier recueil de nouvelles à la dure réalité des Premières Nations aujourd'hui. Il a remporté pour ce livre le prestigieux Independent Publishers Book Award en 2012.

  • un amas
    de métaux
    obscurs

    recouvre
    le côté droit
    de ma tête.

    j'en extrais
    mes idées

    les rends
    malléables

    les fais fondre
    avec le réel.

    Dans «Premier quart», la poétesse revisite le Nord, lieu de sa naissance, à travers le voyage et les souvenirs. Au long de son parcours, elle tentera de comprendre les drames et réalités à l'oeuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l'angoisse, et à l'hiver qui invite à l'introspection. La nature et l'écriture lui permettront d'inscrire sa quête dans un vaste héritage familial et littéraire.

    Ce premier recueil de Véronique Sylvain tisse la nordicité en contrepoint d'une identité féminine et urbaine. Il s'inscrit dans la lignée de poètes établis (Robert Dickson, Patrice Desbiens, Michel Dallaire, Gaston Tremblay) et émergents (Sonia-Sophie Courdeau, Daniel Aubin) ayant contribué à forger l'esthétique poétique du Nouvel-Ontario.

  • Pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Raoul Denonville trouve refuge dans la forêt entourant River Valley, dans le Moyen-Nord ontarien. Il y passera l'essentiel de sa vie à piéger des animaux sur sa ligne de trappe et à bûcher dans les camps, un dur quotidien auquel il se fait. Les villageois, occupés à mener leurs affaires dans cette région grouillante d'activité, respectent cet homme discret qui a choisi de vivre à l'écart, dans sa cabane au fond des bois.

    Seuls l'énergique père Bradley et le jeune Dr Patenaude connaissent le secret que Raoul porte en lui, secret qui sera révélé après sa mort. Et alors tous se demanderont comment cela avait été possible.

    Ce sympathique roman tiré d'un fait vécu possède la fluidité, les couleurs et les qualités qui ont fait des oeuvres de Doric Germain des incontournables du corpus scolaire franco-ontarien. Il ouvre une fenêtre sur la vie des trappeurs et des bûcherons dans la première moitié du siècle dernier et fait découvrir les habitants d'un village francophone prospère, véritable plaque tournante pour les travailleurs du bois et des mines situées plus au Nord.

  • Trois hommes marchent dans un brûlé de pins gris. Ils cherchent des morilles de feu, ces champignons élusifs qui font l'objet d'une intense convoitise et fructifient là où un an plus tôt rageaient des brasiers dévastateurs. Loin dans le nord du Québec ou de l'Ontario, ils ratissent d'immenses territoires désolés en guettant dans la suie les signes du mycélium. Quand enfin surgissent les mille têtes argentées, ils se consacrent des jours durant au labeur pénible et exaltant de la cueillette. Ils aimeraient se croire seuls; ils ne le sont pas. Car ici se croisent une faune de petits criminels et d'ermites, attirés par l'illusion de la vie sauvage ou l'appât du gain. Très vite les forces de l'entropie se manifestent. Cartes et GPS égarent les hommes et les rejettent contre des barrières d'épinettes noires, des torrents, des marécages. L'épuisement et les blessures les guettent. Pour échapper au désastre, ils devront comprendre une fois pour toutes que nulle créature n'est autosuffisante. 

    OEuvre sur la puissance de la nature et les dérives d'hommes livrés à leurs obsessions, Cercles de feu tient du western nordique et du road novel. Thierry Dimanche puise à même son expérience de la mycologie et de la forêt et fait résonner, dans ce roman qui évoque Le trésor de la Sierra Madre et La bête lumineuse, les voix de trois compagnons d'infortune à la poursuite d'un objet qui se dérobe pour mieux les révéler.

  • Poussé par un terrible secret, le jeune Mupagassi entraîne son frère Gassongati sur les chemins de l'exil, fuyant leur pays alors que celui-ci est à la veille d'être ravagé par la violence ethnique. Au camp de réfugiés situé quelque part en Afrique des Grands Lacs, chacun effectuera un choix déterminant : l'un embrassera la lutte armée dans un effort de reconquérir le pays d'origine, alors que l'autre, convaincu qu'il n'y a pas de retour possible, s'établira au Canada où il poursuivra ses études puis fondera une famille. Pour lui, l'exil est définitif.

    Mais les circonstances feront mentir les pronostics et les deux frères seront réunis, après plusieurs années, autour des négociations devant rétablir la paix dans leur pays tourmenté.
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    Dans ce récit contemporain aux accents universels, l'amitié, l'amour et la loyauté s'avéreront les derniers remparts d'un monde où le mal et la vertu n'ont ni camp ni parti.

    Depuis près de vingt ans, Melchior Mbonimpa révèle ses talents de conteur et sa connaissance profonde des peuples de l'Afrique des Grands lacs. Dans son septième roman, il explore un de ses thèmes de prédilection, le métissage des cultures, tout en édifiant une passerelle au-dessus de l'Atlantique en vue de concilier mémoire des origines africaines et réalité canadienne contemporaine.

  • Du présent au passé, entre l'ombre et la lumière, ce récit nous guide à pas feutrés à travers un paysage étrange, habité de personnages parfois insolites, souvent tendres.
    Sous les soleils calcinés couve une mémoire perdue qui n'attend que de se libérer. À travers l'innocence de deux enfants, Caroline et Emmett, la réalité se transforme et s'accomplit.

  • Depuis la fermeture de la mine, les gens de Rivière-la-Loutre, une communauté du nord de l'Ontario, ont la vie dure. Alain Laflamme, âgé de 17 ans, et sa famille ont leur lot de problèmes : chômage, maladie, solitude. Lorsque l'entreprise Solutions 3000 propose la reconversion de la mine en site d'enfouissement de déchets, les habitants se remettent à espérer. Mais le choix est déchirant : appuyer la compagnie et les emplois qu'elle fait miroiter, ou conserver un environnement sain. Les tensions sont vives, la situation explosive. Alain aussi est plongé dans un dilemme. Doit-il combattre le projet pour gagner l'estime de Catherine, une militante environnementale qu'il aime, ou se ranger du côté de son père devenu employé de Solutions 3000 ? En plus, sa vie familiale, assombrie par la maladie de sa mère, est au bord de l'éclatement. Ce n'est pas pour rien qu'Alain a « mauvaise mine » !

  • L'amour ponctue nos vies, bouleverse nos âmes, transforme nos coeurs. Mais quand vient le moment de déterminer lequel est réellement ineffaçable, la question se complique. Car bien qu'universel, l'amour est surtout multiple. Qu'il soit intellectuel, passionnel, amical, culturel ou platonique, il peut se manifester pour une personne, un animal, un loisir, un lieu, un pays ou encore un objet.
    De l'amour parental à la passion artistique, de l'attirance impossible à l'ardeur des émotions naissantes, les quarante auteurs de ce recueil ont relevé le défi de raconter leur amour inoubliable. En exprimant ce sentiment impérissable, ils se dévoilent dans des textes touchants, nostalgiques, rayonnants ou, parfois même, dramatiques.
    Par le récit de ces amours diverses et variées, nous sommes à notre tour amenés à réfléchir aux passions qui ont marqué nos vies, à faire le bilan de nos sentiments les plus riches et les plus puissants.

    «Pour se raconter III» est le résultat d'un concours de création littéraire initié par les Éditions David à l'automne 2013 dans le but d'inciter la population francophone de l'Ontario à prendre plaisir à lire et à écrire en français. Il s'agit là du troisième recueil de la série, qui fait suite aux «Souvenirs d'enfance» (2014) et aux «Parcours identitaires» (2015).

  • «Elle regarda autour et remarqua qu'ils étaient au fond de la ruelle. Dehors, dans la rue, la lueur des réverbères peignait la neige fraîche d'un orange de cantaloup. C'était à une certaine distance et elle ne se rappelait pas être venue si loin. Elle tourna son regard vers Mark et vit seulement la faible lueur orange sur le côté gauche de son visage. Soudain, elle sentit sa bouche ouverte, mouillée autour de la sienne, tandis que Mark lui écrasait le dos contre le mur. Sa force lui coupa le souffle et elle ne pouvait pas respirer. Elle ne pouvait pas crier, et elle se débattait pour mettre ses bras entre eux quand elle le sentit fourrer sa main entre ses jambes. Son coeur battait à tout rompre et la panique la reprit. Mais c'était une panique beaucoup plus intense et épouvantable.
    Son instinct la fit lui donner un coup de genou dans les couilles. C'était le coup le
    plus fort qu'elle ait jamais donné. [...]
    - Fucking indienne! cria-t-il en lui cognant d'un poing puissant la joue gauche.»

  • Les premières fois jalonnent notre vie... du début à la fin. Et c'est ainsi que ce recueil vous emmènera, des joies de la naissance ou des tristesses d'espoirs déçues aux deuils qui forgent et aux chagrins qui guérissent. Vous passerez au fil des chapitres par les souvenirs d'écoliers, les histoires familiales, les découvertes qui font grandir, les voyages marquants, les amours ou les absences.
    Les auteurs se racontent dans des récits parfois comiques parfois dramatiques, mais toujours intimes. Vous pourrez, en lisant leurs histoires, faire un tour à moto, rencontrer l'amour de votre vie, fumer un joint, mentir à la maîtresse, émigrer au Canada, perdre un proche ou encore assister à une naissance. Vivre d'autres vies en somme...
    Une première fois n'a de sens que dans le regard de celui qui la vit et c'est cette expérience que ce recueil propose, porter son regard plus loin grâce aux autres, grâce à ceux et celles qui ont accepté de partager ici, avec un certain courage, les moments qui les ont marqués.

  • Anciennement Eastview, fusionnée depuis 2001 avec Ottawa, Vanier demeure de nos jours le carrefour de la francophonie au sein de la capitale nationale. Lieu de naissance de l'écrivaine et artiste Andrée Christensen, de l'homme politique Bernard Grandmaître, de la porte-étendard du mouvement de résistance S.O.S. Montfort, Gisèle Lalonde, cette pépinière de grands talents a vu les auteurs de ce recueil y vivre leur enfance, y passer des tranches importantes de leur vie, y développer des sentiments d'appartenance ou y faire des rencontres qui ont marqué leur existence.

    Raconter Vanier est le résultat d'un concours d'écriture initié par les Éditions David au printemps 2017 dans le but d'inciter les auteurs amateurs ou professionnels à raconter une rencontre mémorable, une histoire personnelle ou un moment unique dans une communauté franco-ontarienne emblématique. Il s'agit là du premier recueil d'une série qui devrait en compter plusieurs.

  • Prolongeant géographiquement le Québec à l'ouest, l'Est ontarien ressemble sur une carte à un grand rectangle, bordé au nord par la rivière des Outaouais et à l'est par le fleuve Saint-Laurent.

    Ce vaste territoire regroupe cinq comtés : Prescott et Russell, Stormont, Dundas et Glengarry. Il est pratiquement aussi grand que l'Île-du-Prince-Édouard et est constellé d'un grand nombre de villages et de petites villes, dont le caractère rural s'efface peu à peu pour faire place à une urbanité grandissante.

    Le concours d'écriture que les Éditions David lançaient au printemps 2019, « Racontez-nous l'Est ontarien », visait à rassembler des textes qui évoquent ce milieu, mais aussi les gens qui l'habitent, les histoires qui y circulent, la culture ou les lieux qui l'animent, bref ce qui en fait son caractère unique.

    Les quarante textes qui composent ce recueil ne prétendent pas bien sûr tout vous dire à propos de l'Est ontarien, mais ils vous offriront assurément un très beau voyage à travers cette région si particulière, qui demeure un important bastion de l'Ontario français.

  • Pour évoquer sa terre ontarienne et parfois le bout du monde, Évelyne Voldeng a choisi le haïku, cette forme poétique minimaliste d'origine japonaise.

    Au coeur de sa forêt, elle a saisi dans le printemps, l'été, l'automne, l'hiver et la saison imaginaire, des moments privilégiés de l'impermanence du monde et de la fugacité des choses.



    Dans l'automne roux

    le raisin blanc des étoiles

    enivre la terre



    Le grillon des temps

    chante au coeur du vieil arbre

    l'été retrouvé

  • Après s'être établi au pays des Hurons et avoir préparé avec eux l'expédition de Champlain contre les Yroquois, Étienne Brûlé poursuit son aventure en faisant de nouvelles explorations. Malheureusement, la présence des missionnaires auprès des Hurons vient brouiller les cartes. Ce troisième tome nous entraîne à travers les conflits que l'aventurier connaîtra non seulement avec les autorités de la Nouvelle-France et les Anglais, mais également avec ses meilleurs amis, les Hurons. Il nous révèle, aussi, la fin tragique que le destin lui a réservée.

  • « Contes du Détroit » présente une collection unique de contes traditionnels recueillis par Joseph-Médard Carrière, en 1938, dans la région de Windsor, Ontario. Traces d'une tradition orale éteinte aujourd'hui, ces contes sont parvenus aux chercheurs, Marcel Bénéteau et Donald Deschênes, sous la forme d'un manuscrit dactylographié en orthographe phonétique, qui reproduit la prononciation du français régional. Les chercheurs ont régularisé l'orthographe, tout en gardant le vocabulaire et la syntaxe de l'original.

    Le recueil comprend vingt-cinq contes, dont des contes merveilleux bien connus ainsi que d'autres contes originaux.

    Joseph-Médard Carrière (1902-1970) est l'un des grands chroniqueurs de la culture française en Amérique du Nord.

    Chercheur engagé, ce Franco-Ontarien d'origine a passé sa vie professionnelle aux États-Unis et a consacré une grande partie de ses travaux à documenter les vestiges de la langue et de la culture de petites communautés françaises en Amérique, plus particulièrement du Centre-Ouest (dont le Missouri, l'Illinois et l'Indiana).

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Parties de hockey mémorables, premiers Noëls, déménagements vers de nouveaux territoires, anecdotes croustillantes sur les bancs d'école, bêtises enfantines... autant d'histoires qui évoquent l'importance de certains moments, petits ou grands, qui peuvent parfois marquer notre enfance.

    Quarante-trois écrivains amateurs, dont les souvenirs prennent place dans différents coins de l'Ontario, mais aussi du Québec, d'Haïti, de France et d'autres pays du monde, composent ce recueil de textes aussi tendres qu'amusants, dramatiques parfois, et souvent nostalgiques du temps passé.

    Grâce à eux et à elles, nous voilà plongés à notre tour dans notre propre enfance et invités peut-être à prendre aussi la plume pour en raconter des souvenirs ou des exploits.

  • Prix de poésie Trillium 2012

    « À tire d'ailes » découle du regard d'une jeune femme sur son quotidien, sur les élans ou les confusions du coeur, sur les vagues à l'âme ancrés dans de vagues paysages du Nord de l'Ontario, Fauquier, Sudbury, Blind River. Le texte trace un arc narratif autour de moments clés qui se déploient en quatre temps, menant cette femme d'une jeunesse incertaine du nord ontarien jusqu'à une prise de conscience identitaire et personnelle qui ouvre une perspective de changement sur le monde.

  • Le recueil réunit deux oeuvres de Patrice Desbiens : «L'Homme invisible / The Invisible Man», un récit - a story raconté dans les deux langues de l'auteur et qui, dès sa parution en 1981, a consacré Patrice Desbiens comme l'une des voix majeures de l'Ontario français; et «Les Cascadeurs de l'amour». Dans cette nouvelle édition dans la Bibliothèque canadienne française seront inclus une préface de Johanne Melançon, spécialiste en littérature franco-ontarienne, une biobibliographie de l'auteur, ainsi que des choix de jugements et une bibliographie de la recension portant sur les deux oeuvres.

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