• Pérou, 1986. Être admise dans une clinique neurologique ne faisait pas vraiment partie des projets de Laila... Mais si ses symptômes ne s'étaient pas manifestés, jamais Laila n'aurait rencontré El Rato. Et jamais ils n'auraient découvert un étrange journal, écrit en 1941 par un certain Dr Clarke, dans lequel le dessin d'une fleur allait changer le cours de leur existence. Utilisée par les chamans de la tribu de K., la Fleur Perdue aurait un grand pouvoir de guérison (encore faut-il la dénicher). Lorsque le diagnostic tombe pour Laila, et que l'espoir ne semble plus permis, les deux amis décident de tenter le tout pour le tout : trouver la fleur et ainsi guérir Laila. Mais pour cela, un long voyage des Andes à la forêt amazonienne les attend, un long voyage semé d'embûches...

  • Conquistadors raconte un pisode de la conqute du monde telle que je l'ai rve, ouragan ou invasion de sauterelles. C'est en tous les cas un grand raout d'or et de sang, pope glorieuse et vulgaire, comme elles le sont toutes, assortiment de hautes manoeuvres et de mauvais coups. Cet pisode est celui de la conqute du Prou par Francisco Pizarre et de la destruction de l'Empire inca. On y voit s'ouvrir la tragdie de notre monde, celui o nous vivons, par un grand fait divers o la mappemonde, Dieu, l'or et la poudre se rencontrent. Ainsi, s'accrochant aux pentes sches de la Cordillre pour la grande chasse Dieu, les mercenaires d'Espagne soufflrent sur les premires braises de l'empire le vent glacial du progrs. . V.

  • La religion des Incas Nouv.

    On visite leurs temples, on ignore leur religion. Elle est d'autant plus méconnue qu'elle a été déconsidérée par les Conquistadors. Pourtant pénétrer dans les dogmes et les rites incas, c'est entrer au coeur d'une immense civilisation. Une découverte guidée par la meilleure spécialiste internationale.
    Qui étaient les Incas ? En quoi croyaient-ils ? Quels étaient leurs pratiques religieuses et leur système politique ? La religion des Incas est en effet inséparable de la dynastie solaire qui gouverne cet immense territoire. Cette dimension politique, renouvelée par des rites collectifs, des cérémonies et des sacrifices, n'est pas seulement le produit d'une conquête militaire. La construction symbolique du territoire, l'abstraction de son architecture, la symétrie des formes et la passion géométrique reflètent un ordre immuable, abstrait et transcendant qui impose sa logique tout en rappelant ses racines telluriques et autochtones.
    Dans cet essai magistral, qui se débarrasse des préjugés et malentendus, Carmen Bernand fait revivre d'une plume vivante l'un des grands univers culturels de notre patrimoine et sa " modernité " politique et religieuse.
    Une plongée dans un univers qui n'a pas fini de nous fasciner.


  • « J'ai des choses à dire à mes enfants... »
    Invité par la forêt amazonienne à lui prêter sa plume, Laurent Huguelit nous fait découvrir l'enseignement de ce grand esprit que les peuples indigènes appellent « Madre » - la Mère.

    Présentation
    C'est lors d'un séjour en Amazonie que l'auteur a été désigné porte-parole de la grande forêt par l'esprit de la mère de toutes les mères en personne. Conformément au contrat spirituel qui s'est lié au sein de cette matrice végétale, Laurent Huguelit a mis sur papier les paroles, les visions, les impressions et les anecdotes que la forêt lui a demandé d'exprimer. C'est un enseignement prodigué par la nature qui nous est livré dans ces pages, un pèlerinage au coeur de la grande famille du vivant. On y croise, tour à tour, l'arbre ancestral, la clarté de la conscience, la compassion, les chamanes et leurs chants de guérison - mais également, parce que tout doit être connu, les affres de l'obscurité. Avec Mère, l'intention de la forêt est de rétablir le lien sacré qui relie l'humanité à la planète Terre, pour qu'une nouvelle conscience puisse émerger - et pour que les enfants de la forêt retrouvent celle qui les a vu naître et grandir. Pour qu'ils la respectent, la préservent et l'aiment.

    L'auteur
    Chamane suisse et pratiquant bouddhiste formé aux traditions de différentes cultures comme aux techniques modernes développées en Occident, Laurent Huguelit est le fondateur de L'Outre-Monde, un centre de pratiques chamaniques. Il est aussi membre de la Faculté des enseignants de la FSS (Foundation for Shamanic Studies, créée par l'anthropologue Michael Harner) pour les pays francophones d'Europe.
    Auteur de Les Huit Circuits de conscience et co-auteur de Le Chamane & le Psy, Laurent Huguelit a également préfacé La Voie du chamane, Caverne et Cosmos et Chamanes célestes, publiés chez Mama Éditions.

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

  • De l'or, de l'or, de l'or ! En 1523, le général Pizarro part à la conquête du Pérou et entre dans la ville de Cajamalca. Ses hommes et lui sont éblouis par ce qu'ils découvrent : il y a de l'or partout. Pour s'en emparer, Pizzaro a un plan : il va capturer l'Inca, l'empereur du Pérou, et réclamer le plus d'or possible en échange de lui. Mais jusqu'où ira cette fièvre de posséder, violente et incompréhensible ? Et aura-t-elle jamais une fin ?

  • Qu'est-ce qu'un rituel ? Comment le met-on en images ? Ce livre raconte comment l'on raconte. Rédigé après les tournages des quinze documentaires de la série télévisée Rituels du monde, diffusée sur Arte, il reprend ces histoires et en raconte une autre. Celle d'une jeune anthropologue qui a eu la chance de suivre des individus de tous horizons dans leurs métamorphoses et qui relate aujourd'hui, avec un point de vue partiel et partial, l'accueil que l'ailleurs lui a fait, les bouleversements qu'il a entraînés, les joies et les peines qu'il a déclenchées. Au-delà des rituels, ces textes parlent de rencontres et proposent une réflexion sur notre rapport aux autres cultures - et donc à la nôtre.

  • Paru en 1964, cet essai fit l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce le mythe qui fait de la capitale péruvienne une terre promise et une ville parfaite. Selon lui, par des politiques culturelles, artistiques, architecturales et sociales, le passé colonial serait célébré, marginalisant l'histoire péruvienne. Cette réécriture de l'histoire permettrait aux élites sociales d'assurer leur suprématie sur les classes populaires, et de justifier la discrimination qu'elles subissent. Des pratiques qui rappellent certains mouvements et dirigeants du siècle dernier voire actuel. Mais ici, au fil des pages, c'est une ville tout autre qui se laisse entrevoir et remet en question un Pérou qui renie ses origines, son passé et son identité propres. Avec une postface de Mario Vargas Llosa.

  • Rolland Poe a enfin trouvé la recette pour cloner les stars hollywoodiennes. L'événement défraie la chronique et donne lieu à un rapport, matière du récit : « L'affaire des doubles de Hollywood et de la folie de M. Rolland Poe, alias docteur XYZ ». Poe est parvenu à dupliquer toute personne ayant au préalable été filmée. Bientôt, le clone de Greta Garbo s'éveille, suivi par ceux d'autres vedettes du cinéma : Joan Crawford, Norma Shearer, Joan Bennett ou encore Rodolfo Valentino. XYZ délaisse très vite ses investigations scientifiques pour se laisser bercer par les douceurs des romances sentimentales susceptibles de naître sous pareil climat. La société de production Metro-Goldwyn-Mayer s'inquiète cependant de voir dédoublées ses stars les plus cotées. Une opération d'enlèvement s'élabore...

    Fils de l'écrivain péruvien Ricardo Palma, auteur de Traditions péruviennes, Clemente Palma (1872-1946) appartient à l'oligarchie libérale, nourrie de littérature française et nord-américaine. Auteur de recueils de contes et d'essais, il a aussi dirigé des revues littéraires et des journaux, a été consul à Barcelone puis député. Exilé à Santiago du Chili, il entame l'écriture d'XYZ.

  • Comme beaucoup de jeunes Péruviens, Alberto Coiro est venu chercher du travail à Santiago du Chili, et lorsqu'il disparaît brutalement Heredia, le détective privé mélancolique et désabusé, se laisse persuader de partir à sa recherche. Il explore, guidé par un vieil homme, l'univers des vagabonds et des chiffonniers qui, la nuit, envahissent la ville. Il découvre les réseaux de jeux clandestins, les salles de billard, le trafic de cocaïne et tout un monde de personnages glauques. Mais il croise aussi le sourire de la jolie Violeta et se laisse émouvoir.
    Flanqué de ses complices habituels, son chat Simenon qui lui donne des conseils philosophiques, Serón le flic à la retraite, Anselmo le kiosquier turfiste et Campbell le journaliste, il nous plonge dans le Santiago de l'émigration et du racisme.
    Avec une intrigue bien menée dans une ville à la fois banale et fantastique, un style ironique et une impressionnante galerie de personnages secondaires pleins de vérité, Díaz-Eterovic prouve qu'il est un auteur de romans noirs avec lequel il faut compter.

  • Né en Vendée, élevé au Sénégal, études aux États-Unis... Il travaille et son domaine est à la fois le poisson et le monde entier qu'il parcourt inlassablement. Il conserve cependant des ports d'attache, histoire de se ressourcer. Noirmoutier, le Pérou, l'Orégon et son avion qui lui permet de dominer sa terre. De toutes ses expériences de la vie, il écrit pour partager cette « vida intensa » qui est la sienne. Jean Michel Adrien nous emmène dans un merveilleux voyage plein de sentiments, de paysages, de valeurs éternelles. La vie et l'amour sont éternels.

  • « Ce que la dictature nous a insufflé nous poursuit à présent parce que c'est aussi cela qui nous définit », dit Francisco à Diego le jour de leurs retrouvailles à Lima. Voilà presque dix ans que les deux amis ont quitté le Pérou, fuyant leur vie dans un pays défiguré par la violence et l'incertitude. Le récit de leurs souvenirs les ramènera à une étrange et mystérieuse soirée à Berlin. Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là ? Après la disparition soudaine de Francisco, le besoin obsessionnel de découvrir la vérité sur cet épisode conduit Diego sur les traces de celle qui connaît peut-être la vérité : Cayetana, dont il tentera de comprendre le destin énigmatique.
    Campé dans un Pérou meurtri, La Procession infinie est un roman noir, polyphonique et poignant sur l'amitié et les vertigineuses impossibilités de l'amour dans un pays endeuillé, traumatisé par son histoire politique récente.
    Diego Trelles Paz, né à Lima en 1977, est journaliste, critique de cinéma et de musique, écrivain, scénariste et universitaire. Il est l'auteur de deux romans - El círculo de los escritores asesinos, 2005 et Bioy, 2012, paru en France chez Buchet/Chastel en 2015 -, de plusieurs recueils de contes et anthologies, dont El futuro es nuestro qui a connu un grand succès en Amérique latine. La Procession infinie est son troisième roman et a été finaliste du prestigieux prix Herralde.

  • Le 24 juillet 1911, Pérou : au terme d'une expédition partie de Cuzco, Hiram Bingham (modèle d'Indiana Jones) découvrait l'extraordinaire site inca du Machu Picchu - et il se désintéressa aussitôt des ruines ensevelies par la forêt depuis quatre siècles, car il avait rencontré le matin même au pont de Mandor Pampa, après un chassé-croisé de cinq jours, une superbe femme d'osier, d'argile et très peu vêtue de cuir rouge, égarée hors du reflet dissimulé sous la vieille montagne.
    Et lorsqu'il s'agit de la raccompagner, impossible de retrouver « l'oeil » par lequel elle s'était glissée chez nous.
    Depuis toujours, ce « passage » est disputé par des hommes de rouille et de fer perdus, eux, dans les brumes de « l'en deçà » lors de la conquête espagnole.

  • Irrésistible. Venimeuse. Cannibale. Son sang ensorcelant est un poison. Elle nous appâte comme la plante carnivore les mouches.
    Elle n'existe que pour nous dévorer jusqu'au dernier. Tant mieux. Nous sommes des monstres.
    Elle, c'est Barbie. Barbie, contre les vampires. Et moi, Faruk, je l'aime à en mourir.
    Plus impitoyables, sensuels et déjantés que jamais, les vampires de Morgane Caussarieu reviennent secouer le mythe.

    Aiguisez vos canines, ça va saigner !

    Morgane Caussarieu revisite le thème de Peter Pan à la sauce vampires.
    De quoi vous donner sans doute envie de découvrir les autres univers vampiriques de cette autrice aux éditions ActuSF : Rouge Toxic et Rouge Venom.

  • "Dans la grande tradition de la littérature sud-américaine, au réalisme plus réel que magique, avec une volonté de vérité et de réconciliation, Renato Cisneros, né à Lima en 1976, écrit le roman d'une histoire privée : comment admettre la figure d'un père oppresseur qui échappe à toute forme de légalité ? Dilemme d'un fils devant la personnalité d'un géniteur sévère mais aimant au quotidien et celle d'un père dictateur, Luis Cisneros Vizquerra (1926-1995), dit El Gaucho, compagnon de guerre de Videla et Pinochet, que le fils découvre au fil du récit. Renato Cisneros dévoile aussi un séducteur passionné de littérature qui jouissait des plaisirs de la vie.
    ""Un roman impressionnant qui démontre, outre du talent, un grand courage."" Mario Vargas Llosa
    La Distance qui nous sépare intrigue, attache et émeut dès le début. Ces histoires qui semblent tout droit sorties d'un Cent ans de solitude urbain sont toutes véridiques et elles font partie de la longue saga familiale."" El Mundo"



  • Réunis une première fois il y a dix ans pour partager leurs points de vue sur l'expérience des plantes sacrées, les trois auteurs se retrouvent aujourd'hui pour confronter leurs impressions face à l'évolution de ces pratiques.

    En dix ans, les connaissances sur les initiations et les états modifiés de conscience ont évolué. Les pratiques aussi. Jan Kounen, Jeremy Narby et Vincent Ravalec font le point sur les bénéfices et les risques que leur développement a pu apporter au monde occidental.Tout cela dans la bonne humeur, et avec le respect de l'approche singulière de chacun.

    Les auteurs
    Jan Kounen est cinéaste. Il a réalisé, entre autres, Dobermann, Blueberry, 99 Francs, Coco Chanel & Igor Stravinsky, ainsi que plusieurs documentaires. Il est aussi l'auteur des livres Visions : regards sur le chamanisme et Carnets de voyages intérieurs, Ayahuasca medicina, un manuel.
    Jeremy Narby est anthropologue. Il a notamment écrit Le Serpent cosmique, l'ADN et les origines du savoir (publié en une quinzaine de langues), Chamanes au fil du temps (coécrit avec Francis Huxley) et Intelligence dans la nature, en quête du savoir.
    Vincent Ravalec est écrivain et cinéaste. Il a publié, entre autres, Cantique de la racaille (prix de Flore), Un pur moment de rock'n'roll, Pour une nouvelle sorcellerie artistique et Sainte-Croix-les-Vaches : Le seigneur des Causses. Il est également coauteur de Bois sacré, Initiation à l'iboga.

  • Camanchaca

    Diego Zuniga

    De Santiago à Iquique, un jeune garçon sillonne le Chili en voiture aux côtés de son père, qu'il ne voit que rarement. L'objectif étant d'aller rendre visite à son grand-père maternel et de faire soigner, à moindre frais, sa dentition en mauvais état. Entrecoupé de souvenirs, monologues et visions fantasmagoriques, ce road-movie nous convie à une traversée du Chili, dans ses villages, ses déserts et ses villes. Une manière de reconstituer peu à peu l'histoire de cette famille en lambeaux... C'est surtout un texte plein d'humour et de tendresse entre ce père et son fils. « Cela va vous sembler pompeux, mais pour être honnête, Camanchaca a un peu changé ma vie. » Alejandro Zambra

  • Basé sur des enquêtes menées dans les Andes quechuas d'Ayacucho, cet ouvrage interroge les séquelles du conflit fratricide qui endeuilla le Pérou à la fin du XXe siècle. Cet épisode opposa l'État aux maoïstes du Sentier lumineux et creusa de profondes fractures ethniques, socioéconomiques et politiques. Les violentes disputes qui entourent l'usage des termes terroriste, victime ou héros exercent toujours - à vingt ans de la fin officielle du conflit - un pouvoir performatif sur l'identité et le destin de nombreux individus. Dans ce contexte, comment se construisent de nos jours les mémoires de la guerre ? Pour le comprendre, Valérie Robin Azevedo s'est intéressée aux bricolages sémiotiques qui permettent aux communautés quechuas, les plus éprouvées par la guerre, d'évoquer la violence. Influencées à la fois par un discours hérité de la Commission de la vérité, mais aussi par l'imaginaire culturel andin, ces configurations inédites forment autant de chemins de traverses dans la quête d'un vivre ensemble apaisé. Décalées par rapport au modèle prôné par la justice transitionnelle, les dynamiques mémorielles analysées sont peu visibles dans l'espace public national. Pourtant, elles révèlent la valeur symbolique et sociale des procédés alternatifs de gestion du passé en contexte post-conflit. Sur les sentiers de la violence constitue à ce titre un essai original d'anthropologie des mémoires de guerres civiles.

  • Au village, tandis que les anciens s'inquiètent de l'avenir de la communauté, les jeunes s'ennuient... D'ailleurs, ils postulent de moins en moins pour succéder à leurs parents sur les exploitations agricoles. Quant à ces derniers, ils espèrent sortir leurs enfants de la condition paysanne : « le meilleur héritage qu'on puisse leur laisser, c'est l'instruction ». Ces changements sont le signe d'une remise en cause des anciennes valeurs paysannes (attachement au terroir, affirmation dans le travail) pour de nouvelles aspirations (mieux-être, ouverture à la ville). Aux yeux des paysans andins, l'école est un moyen privilégié pour changer de statut social, participer au progrès et s'intégrer à la société péruvienne. La mobilité sociale n'est plus un vain mot ; elle constitue le principal objectif des stratégies familiales. L'accès à l'instruction modifie l'organisation socio-économique des familles et celle de l'institution communale. D'une gestion collective des ressources, la communauté s'oriente vers la simple fourniture de services. Le resserrement des relations avec la ville accentue l'opposition entre les intérêts familiaux et ceux de la communauté. Mais les conflits ne sont-ils pas le moteur du changement social ?

  • La parenté rituelle qui inclut des relations de parrainage et de compadrazgo joue un rôle très important dans le monde latino-américain. Elle permet l´établissement de liens qui ont des incidences sur le plan spirituel mais aussi social, économique et politique. Si dans la littérature consacrée aux sociétés andines il n´y a guère de monographie qui ne fasse mention de cette institution, les descriptions sont souvent fragmentaires ou restent au niveau des généralités. D´où l´intérêt de cet ouvrage, fruit d´un long séjour sur le terrain et d´une connaissance intime de la population concernée, qui montre comment la parenté rituelle est vécue et ce qu´elle représente dans le contexte d´une communauté des Andes péruviennes. Jean Louis Christinat, ethnologue américaniste, est chef de travaux à l´Institut d´ethnologie de l´Université de Neuchâtel. Il a séjourné douze ans en Amérique du Sud dont sept ans dans le Pérou andin. Auteur d´une thèse sur la parenté rituelle, il a publié de nombreuses études sur les communautés rurales du sud péruvien.

  • Ces textes sincères et courageux, parfois écrits à chaud, nous emmènent de Paris au Pérou, d'expériences limites en scènes désopilantes, de doutes existentiels en illuminations chamaniques. Défis personnels et spirituels, vertige des perceptions, humour et sueurs froides alternent en une danse de la conscience baladée aux frontières de la raison. Ces carnets traversent la décennie, de l'effondrement des Twin Towers aux marches du festival de Cannes, en passant par le tournage plus que spécial de Blueberry : quand un cinéaste un peu frappadingue rencontre un chamane du bout du monde, sa vie devient très vite un film de science-fiction. En seconde partie, un manuel pratique vient compléter les récits. Au fil d'innombrables visites passées à côtoyer la médecine traditionnelle shipibo dans la jungle amazonienne, Jan Kounen a accumulé une multitude de connaissances qu'il transforme en conseils, des plus concrets aux plus subtils. Illustré par vingt dessins inédits de l'auteur.

  • « Francisco !... Francisco !... Je crois reconnaître une voix familière, un peu rauque dans le brouillard qui obscurcit mon esprit au milieu de cliquetis d´armes, de gémissements, de hennissements de chevaux effrayés ou râlants. » François Coquis devenu Francisco, blessé au cours de la décisive bataille d´Ayacucho qui a mis fin à l´hégémonie de l´Empire d´Espagne le 9 décembre 1824, se souvient... C´est la passionnante aventure d´un jeune bourguignon épris de liberté qui a tout quitté à l´âge de vingt ans pour suivre l´armée du « Liberetador » Simon Bolivar pendant presque quinze ans. Avec ardeur et passion, il a contribué à donner l´indépendance au continent sud-américain et a fait souche au Pérou. Une de ses lointaines cousines françaises raconte.

  • Le Parti Apriste Péruvien (PAP) est traditionnellement considéré comme la plus importante organisation politique au Pérou et comme l´un des plus anciens partis latino-américains. Son nom est associé à l´Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine (APRA) dont il constitue une émanation depuis sa fondation en 1930. Son passé anti-impérialiste, son programme d´intégration latino-américaine ou le rayonnement de son chef historique, Victor Raúl Haya de la Torre, sont autant d´éléments qui lui confèrent une place de choix dans l´histoire du xxe siècle. Perçu comme une formation hiérarchisée et disciplinée, le PAP a fabriqué tout au long de son histoire une série de mythes fondateurs qui lui ont permis de faire face à de nombreux aléas (coups d´État, exils, répression, désengagements militants, décès de ses principales figures, rivalités internes). À partir des perspectives ouvertes par la sociohistoire du politique et par l´histoire des partis politiques comme entreprises culturelles, l´étude des origines du PAP (révolution mexicaine de 1910, réforme universitaire de 1919, trajectoire personnelle de Haya de la Torre, émergence de l´APRA, etc.) sert de révélateur à un processus complexe de construction militante. Les témoignages et les récits de ses principaux dirigeants, tout comme leurs correspondances dans le temps de l´exil, offrent de nombreuses sources pour l´analyse de la fabrication d´une politisation partisane destinée à la légitimation de l´aprisme au niveau national et international. L´étude des mythes politiques apristes permet alors de comprendre la diversité des répertoires mobilisés par le parti et les stratégies employées pour s´adapter continûment aux transformations successives du champ politique péruvien au xxe siècle.

  • Après avoir proposé des ouvertures théoriques dans son premier volume, la collection Fabrica Mundi cherche maintenant à poursuivre son enquête sur les voies de l´américanisation.

    Renversant dès l´introduction l´approche sinocentrique actuellement dominante, il s´agit d´approfondir l´idée centrale selon laquelle la construction de l´espace est un passage obligé pour penser et projeter l´Amérique au sein de l´espace mondial.

    Les mécanismes d´américanisation sont étudiés comme des dynamiques de constructions géographiques, politiques, religieuses et juridiques, qui se confrontent en permanence à des résonances mondialisées. Ainsi, les espaces géographiques posent la question des portes, des passages, des voies qui permettent des projections cartographiques. Les porteurs d´américanisation, comme l´Inca Garcilaso, en définissent les espaces culturels. L´écriture du droit s´organise à travers le rejeu des catégories juridiques entre Ancien et Nouveau Monde. L´histoire de ce continent peut ainsi être désenclavée, et montrer qu´une américanisation se préparait dès le Moyen Âge.

    Dans chacun des cas, l´Amérique est conçue comme un laboratoire pour l´Occident : les processus d´américanisation en oeuvre sont autant de raccordements, de filiations, de symétries des temps et des espaces.

empty