Littérature traduite

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

  • De l'or, de l'or, de l'or ! En 1523, le général Pizarro part à la conquête du Pérou et entre dans la ville de Cajamalca. Ses hommes et lui sont éblouis par ce qu'ils découvrent : il y a de l'or partout. Pour s'en emparer, Pizzaro a un plan : il va capturer l'Inca, l'empereur du Pérou, et réclamer le plus d'or possible en échange de lui. Mais jusqu'où ira cette fièvre de posséder, violente et incompréhensible ? Et aura-t-elle jamais une fin ?

  • Paru en 1964, cet essai fit l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce le mythe qui fait de la capitale péruvienne une terre promise et une ville parfaite. Selon lui, par des politiques culturelles, artistiques, architecturales et sociales, le passé colonial serait célébré, marginalisant l'histoire péruvienne. Cette réécriture de l'histoire permettrait aux élites sociales d'assurer leur suprématie sur les classes populaires, et de justifier la discrimination qu'elles subissent. Des pratiques qui rappellent certains mouvements et dirigeants du siècle dernier voire actuel. Mais ici, au fil des pages, c'est une ville tout autre qui se laisse entrevoir et remet en question un Pérou qui renie ses origines, son passé et son identité propres. Avec une postface de Mario Vargas Llosa.

  • Rolland Poe a enfin trouvé la recette pour cloner les stars hollywoodiennes. L'événement défraie la chronique et donne lieu à un rapport, matière du récit : « L'affaire des doubles de Hollywood et de la folie de M. Rolland Poe, alias docteur XYZ ». Poe est parvenu à dupliquer toute personne ayant au préalable été filmée. Bientôt, le clone de Greta Garbo s'éveille, suivi par ceux d'autres vedettes du cinéma : Joan Crawford, Norma Shearer, Joan Bennett ou encore Rodolfo Valentino. XYZ délaisse très vite ses investigations scientifiques pour se laisser bercer par les douceurs des romances sentimentales susceptibles de naître sous pareil climat. La société de production Metro-Goldwyn-Mayer s'inquiète cependant de voir dédoublées ses stars les plus cotées. Une opération d'enlèvement s'élabore...

    Fils de l'écrivain péruvien Ricardo Palma, auteur de Traditions péruviennes, Clemente Palma (1872-1946) appartient à l'oligarchie libérale, nourrie de littérature française et nord-américaine. Auteur de recueils de contes et d'essais, il a aussi dirigé des revues littéraires et des journaux, a été consul à Barcelone puis député. Exilé à Santiago du Chili, il entame l'écriture d'XYZ.

  • Comme beaucoup de jeunes Péruviens, Alberto Coiro est venu chercher du travail à Santiago du Chili, et lorsqu'il disparaît brutalement Heredia, le détective privé mélancolique et désabusé, se laisse persuader de partir à sa recherche. Il explore, guidé par un vieil homme, l'univers des vagabonds et des chiffonniers qui, la nuit, envahissent la ville. Il découvre les réseaux de jeux clandestins, les salles de billard, le trafic de cocaïne et tout un monde de personnages glauques. Mais il croise aussi le sourire de la jolie Violeta et se laisse émouvoir.
    Flanqué de ses complices habituels, son chat Simenon qui lui donne des conseils philosophiques, Serón le flic à la retraite, Anselmo le kiosquier turfiste et Campbell le journaliste, il nous plonge dans le Santiago de l'émigration et du racisme.
    Avec une intrigue bien menée dans une ville à la fois banale et fantastique, un style ironique et une impressionnante galerie de personnages secondaires pleins de vérité, Díaz-Eterovic prouve qu'il est un auteur de romans noirs avec lequel il faut compter.

  • « Ce que la dictature nous a insufflé nous poursuit à présent parce que c'est aussi cela qui nous définit », dit Francisco à Diego le jour de leurs retrouvailles à Lima. Voilà presque dix ans que les deux amis ont quitté le Pérou, fuyant leur vie dans un pays défiguré par la violence et l'incertitude. Le récit de leurs souvenirs les ramènera à une étrange et mystérieuse soirée à Berlin. Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là ? Après la disparition soudaine de Francisco, le besoin obsessionnel de découvrir la vérité sur cet épisode conduit Diego sur les traces de celle qui connaît peut-être la vérité : Cayetana, dont il tentera de comprendre le destin énigmatique.
    Campé dans un Pérou meurtri, La Procession infinie est un roman noir, polyphonique et poignant sur l'amitié et les vertigineuses impossibilités de l'amour dans un pays endeuillé, traumatisé par son histoire politique récente.
    Diego Trelles Paz, né à Lima en 1977, est journaliste, critique de cinéma et de musique, écrivain, scénariste et universitaire. Il est l'auteur de deux romans - El círculo de los escritores asesinos, 2005 et Bioy, 2012, paru en France chez Buchet/Chastel en 2015 -, de plusieurs recueils de contes et anthologies, dont El futuro es nuestro qui a connu un grand succès en Amérique latine. La Procession infinie est son troisième roman et a été finaliste du prestigieux prix Herralde.

  • Camanchaca

    Diego Zuniga

    De Santiago à Iquique, un jeune garçon sillonne le Chili en voiture aux côtés de son père, qu'il ne voit que rarement. L'objectif étant d'aller rendre visite à son grand-père maternel et de faire soigner, à moindre frais, sa dentition en mauvais état. Entrecoupé de souvenirs, monologues et visions fantasmagoriques, ce road-movie nous convie à une traversée du Chili, dans ses villages, ses déserts et ses villes. Une manière de reconstituer peu à peu l'histoire de cette famille en lambeaux... C'est surtout un texte plein d'humour et de tendresse entre ce père et son fils. « Cela va vous sembler pompeux, mais pour être honnête, Camanchaca a un peu changé ma vie. » Alejandro Zambra

  • Ángel Morales, armé de sa seule petite valise, se présente à la guérite d'accueil d'une maison de soins. Il espère faire enfin la paix avec son passé, avec la violence et les douleurs de la guerre. Dans ce lieu clos, ce microcosme de la société péruvienne, Angel fait la rencontre de ceux et celles qui, comme lui, manifestent par un désordre psychique la descente aux enfers d'un pays entier.
    Le barrio n'est pas un roman « sur » la guerre et la politique ; c'est un récit universel et intemporel sur l'aliénation et la douleur.

  • Lima, années 80. Alors que l'Etat et la guérilla du Sentier Lumineux se livrent une guerre sans merci, Elsa, une jeune militante communiste, est soumise aux viols et à la torture des militaires. Parmi eux, Bioy, jeune caporal tétanisé par ce déchaînement de violence.
    Lima, années 2000. Bioy est désormais à la tête d´un des gangs les plus violents de la ville, au service des cartels de la drogue et du crime organisé. Ses anciens collègues de l´armée sont en prison ou en fuite aux Etas-Unis.
    Vingt ans se sont écoulés qui ont plongé le Perou dans l´abîme, et c´est le récit de cette chute que ce roman nous livre à travers les destins croisés de Bioy, d´Elsa, d´un flic infiltré et d´un étrange garçon assoiffé de vengeance.
    Intrigue tentaculaire, récit à la chronologie chaotique qui mêle le passé au présent et emprunte à des formes aussi diverses que l'écriture cinématographique ou le blog, Bioy forme un puzzle romanesque qui déploie toutes les facettes de la violence, de l´horreur et la déchéance humaine et tente sans relâche de répondre à cette question : l'idée même de rédemption a-t-elle encore un sens ?
    En plaçant la violence et la question de la banalisation du mal au coeur de son livre, Trelles Paz s'affirme comme l'une des voix latino-américaine les plus prometteuses du roman noir.

    Diego Trelles Paz est né à Lima en 1977. Journaliste, écrivain, critique (cinéma et musique), scénariste, et universitaire, il est notamment connu en Amérique latine pour ses réflexions sur le roman policier et ses recherches sur l´écrivain chilien Roberto Bolaño. Il est l´auteur de plusieurs livres. Bioy est son premier roman traduit en français.

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