Littérature générale

  • Conquistadors raconte un pisode de la conqute du monde telle que je l'ai rve, ouragan ou invasion de sauterelles. C'est en tous les cas un grand raout d'or et de sang, pope glorieuse et vulgaire, comme elles le sont toutes, assortiment de hautes manoeuvres et de mauvais coups. Cet pisode est celui de la conqute du Prou par Francisco Pizarre et de la destruction de l'Empire inca. On y voit s'ouvrir la tragdie de notre monde, celui o nous vivons, par un grand fait divers o la mappemonde, Dieu, l'or et la poudre se rencontrent. Ainsi, s'accrochant aux pentes sches de la Cordillre pour la grande chasse Dieu, les mercenaires d'Espagne soufflrent sur les premires braises de l'empire le vent glacial du progrs. . V.

  • En 1947, Thor Heyerdahl et ses cinq équipiers se lancent l´incroyable défi de parcourir 8 000 kilomètres à travers le Pacifique sur un radeau de balsa, reproduction exacte des radeaux préhistoriques des Indiens d´Amérique du Sud. Partant de Callao - Pérou -, ils naviguent vers les îles polynésiennes de Tuamotu à bord du Kon-Tiki afin de prouver au monde que les ancêtres des Incas étaient allés en leur temps peupler la Polynésie.


    Cette traversée donna lieu à l´un des plus passionnants récits d´aventures, à la portée universelle. À contre-courant des théories de l´époque, Heyerdahl a en effet contribué, par cette expédition, à bouleverser les idées reçues sur l´origine de ces peuples.

  • Paru en 1964, cet essai fit l'effet d'une bombe. L'auteur y dénonce le mythe qui fait de la capitale péruvienne une terre promise et une ville parfaite. Selon lui, par des politiques culturelles, artistiques, architecturales et sociales, le passé colonial serait célébré, marginalisant l'histoire péruvienne. Cette réécriture de l'histoire permettrait aux élites sociales d'assurer leur suprématie sur les classes populaires, et de justifier la discrimination qu'elles subissent. Des pratiques qui rappellent certains mouvements et dirigeants du siècle dernier voire actuel. Mais ici, au fil des pages, c'est une ville tout autre qui se laisse entrevoir et remet en question un Pérou qui renie ses origines, son passé et son identité propres. Avec une postface de Mario Vargas Llosa.

  • Rolland Poe a enfin trouvé la recette pour cloner les stars hollywoodiennes. L'événement défraie la chronique et donne lieu à un rapport, matière du récit : « L'affaire des doubles de Hollywood et de la folie de M. Rolland Poe, alias docteur XYZ ». Poe est parvenu à dupliquer toute personne ayant au préalable été filmée. Bientôt, le clone de Greta Garbo s'éveille, suivi par ceux d'autres vedettes du cinéma : Joan Crawford, Norma Shearer, Joan Bennett ou encore Rodolfo Valentino. XYZ délaisse très vite ses investigations scientifiques pour se laisser bercer par les douceurs des romances sentimentales susceptibles de naître sous pareil climat. La société de production Metro-Goldwyn-Mayer s'inquiète cependant de voir dédoublées ses stars les plus cotées. Une opération d'enlèvement s'élabore...

    Fils de l'écrivain péruvien Ricardo Palma, auteur de Traditions péruviennes, Clemente Palma (1872-1946) appartient à l'oligarchie libérale, nourrie de littérature française et nord-américaine. Auteur de recueils de contes et d'essais, il a aussi dirigé des revues littéraires et des journaux, a été consul à Barcelone puis député. Exilé à Santiago du Chili, il entame l'écriture d'XYZ.

  • « Ce que la dictature nous a insufflé nous poursuit à présent parce que c'est aussi cela qui nous définit », dit Francisco à Diego le jour de leurs retrouvailles à Lima. Voilà presque dix ans que les deux amis ont quitté le Pérou, fuyant leur vie dans un pays défiguré par la violence et l'incertitude. Le récit de leurs souvenirs les ramènera à une étrange et mystérieuse soirée à Berlin. Que s'est-il vraiment passé cette nuit-là ? Après la disparition soudaine de Francisco, le besoin obsessionnel de découvrir la vérité sur cet épisode conduit Diego sur les traces de celle qui connaît peut-être la vérité : Cayetana, dont il tentera de comprendre le destin énigmatique.
    Campé dans un Pérou meurtri, La Procession infinie est un roman noir, polyphonique et poignant sur l'amitié et les vertigineuses impossibilités de l'amour dans un pays endeuillé, traumatisé par son histoire politique récente.
    Diego Trelles Paz, né à Lima en 1977, est journaliste, critique de cinéma et de musique, écrivain, scénariste et universitaire. Il est l'auteur de deux romans - El círculo de los escritores asesinos, 2005 et Bioy, 2012, paru en France chez Buchet/Chastel en 2015 -, de plusieurs recueils de contes et anthologies, dont El futuro es nuestro qui a connu un grand succès en Amérique latine. La Procession infinie est son troisième roman et a été finaliste du prestigieux prix Herralde.

  • Né en Vendée, élevé au Sénégal, études aux États-Unis... Il travaille et son domaine est à la fois le poisson et le monde entier qu'il parcourt inlassablement. Il conserve cependant des ports d'attache, histoire de se ressourcer. Noirmoutier, le Pérou, l'Orégon et son avion qui lui permet de dominer sa terre. De toutes ses expériences de la vie, il écrit pour partager cette « vida intensa » qui est la sienne. Jean Michel Adrien nous emmène dans un merveilleux voyage plein de sentiments, de paysages, de valeurs éternelles. La vie et l'amour sont éternels.

  • "Dans la grande tradition de la littérature sud-américaine, au réalisme plus réel que magique, avec une volonté de vérité et de réconciliation, Renato Cisneros, né à Lima en 1976, écrit le roman d'une histoire privée : comment admettre la figure d'un père oppresseur qui échappe à toute forme de légalité ? Dilemme d'un fils devant la personnalité d'un géniteur sévère mais aimant au quotidien et celle d'un père dictateur, Luis Cisneros Vizquerra (1926-1995), dit El Gaucho, compagnon de guerre de Videla et Pinochet, que le fils découvre au fil du récit. Renato Cisneros dévoile aussi un séducteur passionné de littérature qui jouissait des plaisirs de la vie.
    ""Un roman impressionnant qui démontre, outre du talent, un grand courage."" Mario Vargas Llosa
    La Distance qui nous sépare intrigue, attache et émeut dès le début. Ces histoires qui semblent tout droit sorties d'un Cent ans de solitude urbain sont toutes véridiques et elles font partie de la longue saga familiale."" El Mundo"

  • Camanchaca

    Diego Zuniga

    De Santiago à Iquique, un jeune garçon sillonne le Chili en voiture aux côtés de son père, qu'il ne voit que rarement. L'objectif étant d'aller rendre visite à son grand-père maternel et de faire soigner, à moindre frais, sa dentition en mauvais état. Entrecoupé de souvenirs, monologues et visions fantasmagoriques, ce road-movie nous convie à une traversée du Chili, dans ses villages, ses déserts et ses villes. Une manière de reconstituer peu à peu l'histoire de cette famille en lambeaux... C'est surtout un texte plein d'humour et de tendresse entre ce père et son fils. « Cela va vous sembler pompeux, mais pour être honnête, Camanchaca a un peu changé ma vie. » Alejandro Zambra

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    Ces textes sincères et courageux, parfois écrits à chaud, nous emmènent de Paris au Pérou, d'expériences limites en scènes désopilantes, de doutes existentiels en illuminations chamaniques. Défis personnels et spirituels, vertige des perceptions, humour et sueurs froides alternent en une danse de la conscience baladée aux frontières de la raison. Ces carnets traversent la décennie, de l'effondrement des Twin Towers aux marches du festival de Cannes, en passant par le tournage plus que spécial de Blueberry : quand un cinéaste un peu frappadingue rencontre un chamane du bout du monde, sa vie devient très vite un film de science-fiction. En seconde partie, un manuel pratique vient compléter les récits. Au fil d'innombrables visites passées à côtoyer la médecine traditionnelle shipibo dans la jungle amazonienne, Jan Kounen a accumulé une multitude de connaissances qu'il transforme en conseils, des plus concrets aux plus subtils. Illustré par vingt dessins inédits de l'auteur.

  • « Francisco !... Francisco !... Je crois reconnaître une voix familière, un peu rauque dans le brouillard qui obscurcit mon esprit au milieu de cliquetis d´armes, de gémissements, de hennissements de chevaux effrayés ou râlants. » François Coquis devenu Francisco, blessé au cours de la décisive bataille d´Ayacucho qui a mis fin à l´hégémonie de l´Empire d´Espagne le 9 décembre 1824, se souvient... C´est la passionnante aventure d´un jeune bourguignon épris de liberté qui a tout quitté à l´âge de vingt ans pour suivre l´armée du « Liberetador » Simon Bolivar pendant presque quinze ans. Avec ardeur et passion, il a contribué à donner l´indépendance au continent sud-américain et a fait souche au Pérou. Une de ses lointaines cousines françaises raconte.

  • Merle est porté par un secret dont la révélation progressive le mène jusqu'à un site à la frontière de la haute montagne andine et de la forêt vierge amazonienne. Une quête qui traverse une grande part du vingtième siècle. Cette histoire est une autofiction tissée de mensonges inspirés sur la vraie vie. En y travaillant l'auteur lui a donné cette patine qui la transforme en un miroir permettant d'y découvrir de l'émotion, des réflexions qui peuvent mener loin et - surtout - le plaisir de la lecture.

  • Le Parti Apriste Péruvien (PAP) est traditionnellement considéré comme la plus importante organisation politique au Pérou et comme l´un des plus anciens partis latino-américains. Son nom est associé à l´Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine (APRA) dont il constitue une émanation depuis sa fondation en 1930. Son passé anti-impérialiste, son programme d´intégration latino-américaine ou le rayonnement de son chef historique, Victor Raúl Haya de la Torre, sont autant d´éléments qui lui confèrent une place de choix dans l´histoire du xxe siècle. Perçu comme une formation hiérarchisée et disciplinée, le PAP a fabriqué tout au long de son histoire une série de mythes fondateurs qui lui ont permis de faire face à de nombreux aléas (coups d´État, exils, répression, désengagements militants, décès de ses principales figures, rivalités internes). À partir des perspectives ouvertes par la sociohistoire du politique et par l´histoire des partis politiques comme entreprises culturelles, l´étude des origines du PAP (révolution mexicaine de 1910, réforme universitaire de 1919, trajectoire personnelle de Haya de la Torre, émergence de l´APRA, etc.) sert de révélateur à un processus complexe de construction militante. Les témoignages et les récits de ses principaux dirigeants, tout comme leurs correspondances dans le temps de l´exil, offrent de nombreuses sources pour l´analyse de la fabrication d´une politisation partisane destinée à la légitimation de l´aprisme au niveau national et international. L´étude des mythes politiques apristes permet alors de comprendre la diversité des répertoires mobilisés par le parti et les stratégies employées pour s´adapter continûment aux transformations successives du champ politique péruvien au xxe siècle.

  • Au chevet d'Ángel, dramaturge et peintre interné pour soigner un profond mal de vivre, son ami Rafael, dit le Colorado, lui fait la lecture de son dernier roman, Azul, un étonnant jeu de piste labyrinthique entre Lima, New York, Miami, Montréal et La Havane. Azul, évoquant le bleu, le froid, la distance, est le surnom d'un sicaire chargé d'éliminer un autre tueur à gages. Dans l'attente du duel final, et de la rémission d'Ángel, Almeyda nous livre par fragments le parcours mouvementé de ses personnages péruviens, assoiffés de justice et de liberté, tiraillés entre la haine du sale pays et l'amour de la terre natale. Si dans « Le barrio », premier volet de la trilogie romanesque de Miguel Almeyda Morales, le théâtre était une joute oratoire de résistance, la création littéraire devient, ici, une lutte sans merci pour tuer les cauchemars et sauver sa peau.

  • Pérou,1965. Le récit d´une aventure vécue par un homme aux confins de la rivière Tambopata, marque la limite entre le réel et l´imaginaire. Miguel Mandès essaiera de reconstituer le puzzle, dans un climat lourd de menaces surréalistes. Que s´est-il passé ? Qui connaît le secret de ces plaquettes de graphite gravées de signes indéchiffrables et d´où proviennent-elles ? Ces os mis à jour sont-ils ceux d´un être humain atrophié ou faut-il imaginer l´incroyable ? Quelle était l´origine de ces ombres se déplaçant dans la cime des arbres, de ces grondements venus du centre de la terre, des brûlures qui ont occasionné la mort de plusieurs personnes, des traces laissées dans le sol par un engin, dont il ne reste plus un être vivant pour témoigner de l´avoir vu ? Le Colonel Wladimir Dimitrief était peut-être le seul à pouvoir donner une explication. L´auteur signe ici son cinquième roman, réunissant dans cet ouvrage une part de science-fiction, d´enquête policière et de secret. MGH-Donnaës met une fois de plus son héros, Miguel Mandès, à contribution dans une histoire pleine de rebondissements, qui tiendra le lecteur en haleine du début au dénouement de cette extraordinaire aventure.

  • « Les mêmes oeuvres hantaient leurs bibliothèques, ils admiraient tous deux les vies de ces aventuriers qui, au XIXe siècle, avaient écumé les mers à la recherche de continents oubliés. L'atteinte de ses propres limites par l'homme était un concept qui les faisait s'interroger depuis toujours. Qu'est-ce qui pouvait pousser un homme ordinaire à accomplir des actes qui ne l'étaient pas ? Voilà la vraie question qui les hantait depuis leur adolescence ! Ne voyant pas se profiler cette aventure qu'ils attendaient depuis si longtemps, ils avaient décidé un matin d'aller à sa rencontre. Las de patienter ou effrayés qu'elle ne croise jamais leur route, David et Jean s'étaient précipités, sans réfléchir aux conséquences de leurs actions. Le destin avait ouvert toutes grandes ses portes hasardeuses. Ils s'y engouffrèrent sans hésiter. L'aventure commença alors pour eux qui allait les mener jusqu'aux portes de l'enfer... »

  • Esta investigación de Cérald Hirschhorn es parte de su tesis de doctorado sustentada en la Universidad de Lyon (Francia). La presentación consta de varios temas que abarcan la cultura peruana entre los años 1954-1965, época en que Sebastián Salazar Bondy, a su regreso de Buenos Aires (Argentina), destaca en el medio.

  • Este libro examina las identidades culturales en los paises andinos (Ecuador, Peru, Bolivia) desde la perspectiva de las ideologias linguisticas: el juego de creencias, opiniones y valores que informan sobre las actitudes de la gente hacia sus lenguas. El estudio comparativo se basa en entrevistas grabadas a una amplia gama de personas -quechua, ...

  • Entre las muchas páginas aún desconocidas de nuestra historia, figura el tema de cómo se vivió más allá de Lima, el bullente nacimiento de la república peruana. Valiéndose del estudio de los periódicos del Cuzco desde los primeros años de la Independencia, hasta el final de la confederación peruano boliviana, el historiador Luis Miguel Glave, logra reconstruir con brillantez cómo se fue abordando en la que fuera la última capital virreinal, la idea de patria, de región, de identidad; en cierto sentido, como él mismo lo señala, cómo nos fuimos inventando y reconociendo como miembros de una de esas novísimas comunidades políticas que habían adoptado el nombre de "repúblicas" (por contraste al modelo de las "monarquías", más asentadas en el momento). El estudio de aquellos periódicos, los más de ellos de efímera vida, con nombres como "El cocacho", "El fiera-bras", "El duende" o "El triunfo de la libertad", permiten conocer la vida cotidiana de la que entonces era la segunda o tercera ciudad del Perú, agitada por las pasiones políticas de los caudillos regionales y por los deseos de una élite intelectual por forjar un proyecto de futuro para una región que, como muchas otras de América Latina, se embarcaba en un destino histórico casi sin antecedentes.

  • Dana est une jeune et brillante scientifique qui vogue d'une relation passagère à l'autre. Les études qu'elle mène dans le cadre de sa profession vont l'amener au Pérou dont elle est chargée d'étudier les plantes médicinales.
    Elle y rencontre Mirko, un i

  • Mas allá de la impresionante competencia coreográfica y los aplausos en los teatros, la danza de tijeras es ante todo un ritual dirigido por las comunidades campesinas a los dioses telúricos locales para el buen desarrollo del ciclo agrícola. Desconocida del publico limeño hasta mediados del siglo pasado, ...

  • Ángel Morales, armé de sa seule petite valise, se présente à la guérite d'accueil d'une maison de soins. Il espère faire enfin la paix avec son passé, avec la violence et les douleurs de la guerre. Dans ce lieu clos, ce microcosme de la société péruvienne, Angel fait la rencontre de ceux et celles qui, comme lui, manifestent par un désordre psychique la descente aux enfers d'un pays entier.
    Le barrio n'est pas un roman « sur » la guerre et la politique ; c'est un récit universel et intemporel sur l'aliénation et la douleur.

  • Lima, années 80. Alors que l'Etat et la guérilla du Sentier Lumineux se livrent une guerre sans merci, Elsa, une jeune militante communiste, est soumise aux viols et à la torture des militaires. Parmi eux, Bioy, jeune caporal tétanisé par ce déchaînement de violence.
    Lima, années 2000. Bioy est désormais à la tête d´un des gangs les plus violents de la ville, au service des cartels de la drogue et du crime organisé. Ses anciens collègues de l´armée sont en prison ou en fuite aux Etas-Unis.
    Vingt ans se sont écoulés qui ont plongé le Perou dans l´abîme, et c´est le récit de cette chute que ce roman nous livre à travers les destins croisés de Bioy, d´Elsa, d´un flic infiltré et d´un étrange garçon assoiffé de vengeance.
    Intrigue tentaculaire, récit à la chronologie chaotique qui mêle le passé au présent et emprunte à des formes aussi diverses que l'écriture cinématographique ou le blog, Bioy forme un puzzle romanesque qui déploie toutes les facettes de la violence, de l´horreur et la déchéance humaine et tente sans relâche de répondre à cette question : l'idée même de rédemption a-t-elle encore un sens ?
    En plaçant la violence et la question de la banalisation du mal au coeur de son livre, Trelles Paz s'affirme comme l'une des voix latino-américaine les plus prometteuses du roman noir.

    Diego Trelles Paz est né à Lima en 1977. Journaliste, écrivain, critique (cinéma et musique), scénariste, et universitaire, il est notamment connu en Amérique latine pour ses réflexions sur le roman policier et ses recherches sur l´écrivain chilien Roberto Bolaño. Il est l´auteur de plusieurs livres. Bioy est son premier roman traduit en français.

  • "Una especie de novela poética cuyo fundamento es la historia y la moral su fin". Es de esta manera que La Harpe define en su curso de literatura la obra de J.F. Marmontel, "Les Incas ou la destruction de l'Empire du Pérou". La publicación de "Les Incas" en 1777, un año antes de la muerte de Voltaire y de Rousseau, fue acogida con un entusiasmo que no disminuiría durante la primera mitad del siglo XIX. El espíritu de la obra se inserta en la más pura tradición del Siglo de las Luces; aquí el "Buen Salvaje" es el rey, el "fanatismo destructor" se condena sin rodeos y el avasallamiento de los pueblos se denuncia como el "primer paso de la tiranía". "Les Incas" por la sensibilidad que manifiesta es también un libro de su siglo; "diluvios de lágrimas" y "corazones desgarrados" o "paralizados de horror" son compartidos aquí de igual manera por Españoles e Indios. Hoy, esta obra, que llegó en el buen momento del buen siglo, parece haber envejecido un poco. Sin embargo, cuidémonos de rechazarla; su estilo anticuado, que a veces nos hacesonreir es verdad, le otorga un encanto cierto y representa excelentemente la visión que el siglo XVIII francés podía tener de los Incas y de la conquista del Perú.

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