Sciences & Techniques

  • Au village, tandis que les anciens s'inquiètent de l'avenir de la communauté, les jeunes s'ennuient... D'ailleurs, ils postulent de moins en moins pour succéder à leurs parents sur les exploitations agricoles. Quant à ces derniers, ils espèrent sortir leurs enfants de la condition paysanne : « le meilleur héritage qu'on puisse leur laisser, c'est l'instruction ». Ces changements sont le signe d'une remise en cause des anciennes valeurs paysannes (attachement au terroir, affirmation dans le travail) pour de nouvelles aspirations (mieux-être, ouverture à la ville). Aux yeux des paysans andins, l'école est un moyen privilégié pour changer de statut social, participer au progrès et s'intégrer à la société péruvienne. La mobilité sociale n'est plus un vain mot ; elle constitue le principal objectif des stratégies familiales. L'accès à l'instruction modifie l'organisation socio-économique des familles et celle de l'institution communale. D'une gestion collective des ressources, la communauté s'oriente vers la simple fourniture de services. Le resserrement des relations avec la ville accentue l'opposition entre les intérêts familiaux et ceux de la communauté. Mais les conflits ne sont-ils pas le moteur du changement social ?

  • Cet ouvrage est un essai sur le Pérou des années soixante, vu sous un éclairage géographique. Il s'agit d'abord d'une description des milieux géographiques et des problèmes qu'affrontent les habitants dans l'aménagement des différents espaces qui composent le pays. Cet essai s'inscrit dans le cadre national péruvien. Il n'a malheureusement pas été possible de présenter une géographie régionale de l'ensemble du Pérou. Trop d'éléments font défaut. Les uns sont dûs à la carence de la documentation, les autres sont liés à la rapidité des changements que subit actuellement le pays ; il est difficile de cerner les relations de complémentarité qui tissent une trame régionale au moment où de larges secteurs du Pérou sont en pleine évolution, par suite de la croissance démographique et des migrations intérieures, du développement de certaines régions, de l'affaissement d'autres, et de la mise en place de nouveaux réseaux susceptibles de modifier durablement la physionomie du pays. Cependant, il m'a paru nécessaire d'offrir un bref panorama des caractéristiques des grands ensembles géographiques et de décrire quelques aspects des croissances, de la croissance économique comme de la croissance démographique. Enfin, il m'a semblé utile de dresser un tableau des projets d'aménagement en cours, de les situer dans leur contexte régional ; ces aménagements pourront peut-être constituer le canevas des futures grandes régions du Pérou, appuyées sur les ressources complémentaires de la côte, des Andes et de la forêt.

  • L'imagerie traditionnelle, suivant laquelle la société péruvienne s'interpréterait en termes dualistes - toute-puissance de l'oligarchie, impuissance des masses - en attendant qu'une révolution vienne tout bouleverser, ne correspond pas la réalité.
    Il est, en effet, douteux que l'oligarchie traditionnelle, qui tire ses revenus de la vente du sucre, du coton ou des minerais, ait les mmes intérts que l'oligarchie côtire, qui est prte accepter une certaine évolution, sans parler du rôle ambigu joué par les militaires. En outre, on assiste, depuis quelque trente ans, une mobilisation des masses de la sierra ou des barriadas .
    François Bourricaud, qui s'intéresse au Pérou depuis une dizaine d'années, a choisi de traiter la période qui va de 1956 1964, parce qu'elle lui a paru la plus révélatrice de l'état du pays et de son évolution. Son étude repose sur une observation personnelle et sur des sources écrites, constituées essentiellement par les résultats d'enqutes sociologiques, la presse et la littérature péruviennes.
    Aprs avoir, dans une premire partie, analysé la nature et les formes du contrôle oligarchique, la situation des classes moyennes et les olvidados , l'auteur présente, en second lieu, les forces qui donnent la société politique péruvienne une physionomie complexe et ambivalente : l'Apra de Victor Raúl Haya de la Torre, La Prensa autour de Pedro Beltran, la petite gauche communiste, trotskyste ou philocastriste, l'Acción popular de Fernando Belaunde Torry. Dans une troisime partie, François Bourricaud recherche la rgle du jeu qui semble en train de se dessiner, malgré la multiplicité des styles et des stratégies, travers des expériences aussi diverses que la présidence de Manuel Prado partir de 1956 ( la convivencia ), les élections de 1962, l'intermde militaire ( la dictablanda ), les élections de 1963 et le début de l'administration de Fernando Belaunde.
    Cet ouvrage remet en question bien des idées reçues sur le Pérou ; en outre, il fournit un remarquable instrument d'analyse pour l'étude de sociétés comparables dans d'autres pays.

  • El libro presenta los aspectos referidos a la dinámica de cambio que ha impuesto la naturaleza sobre las condiciones macro-ecológicas de los Andes desde la era arcaica y formativa de las culturas agrarias andinas peruanas que ocuparon el territorio peruano. Principalmente se ocupa de las modificaciones en las condiciones geo-hidrográficas y de clima-vegetación que se han producido, relacionadas a los periodos de cambio climático universales repercutiendo en el paisaje y el Hombre en las zonas andinas peruanas. Una visión histórica acerca del desarrollo de las poblaciones y culturas pre-hispánicas que ocuparon el territorio desde haceunos 12 a 14 mil años ¿Cuáles fueron las condiciones de clima-vegetación en los Andes peruanos en las eras arcaica y formativa de la agricultura? ¿Es cierto, que los desiertos de la Costa peruana eran bosques en dichas eras? ¿En qué magnitud los procesos de desertificarón, aridización, salinización, deforestación, son el resultado de hechos naturales o producidos por el Hombre? Aficionado con el tema concreto del presente libro, es que en la última década se dedica a la ecología de los Andes peruanos, a la arqueo-astronomía aplicada a los monumentos arqueológicos del Perú pre-hispánico. El autor plantea las posibles "rutas de ingreso" y de poblamiento de los Andes, así como una hipótesis explicativa acerca de los periodos -y zonas- de ocupación territorial de los Andes peruanos, además de una cronología histórica de eventos `El Niño' de carácter catastrófico obtenidas en los paleo-registros y las cuales se relacionan con las posibles explicaciones acerca de la "misteriosa desaparición" de muchas de las culturas pre-incaicas e inicio del periodo incaico.

  • De Lima, les Andes sont très proches, même si la brume qui couvre une partie de l´année le désert côtier empêche de les apercevoir ; mais cette brume est par elle-même un motif d´évasion vers les pentes ensoleillées de la montagne. L´existence urbaine est également une incitation à la recherche des espaces silencieux. Le dialogue avec les paysages, qui est l´essence même de la géographie, est un exercice d´hygiène mentale d´excellente qualité et l´indispensable délassement apporté à des activités liméniennes, pourtant variées et parfois passionnantes. Telles sont les raisons qui me firent choisir comme sujet d´étude les Andes centrales et leurs piémonts.

  • Par-delà les mers, grâce à internet un échange se crée. Bien sûr, d'abord a minima, l'occupation du moment, la vie, les proches, et puis la conversation se prolonge et nous emmène vers une densité et une profondeur inconnues, la quête des origines, la langue, les traditions, l'histoire, les techniques. Par-delà les mers une amitié se noue, ...

empty