Sciences humaines & sociales

  • Un hommage à l'esprit de résistance jivaro contre toute politique d'assimilation.On les appelle Jivaros. Ils préfèrent se dénommer Achuar, les Gens du Palmier d'eau. Isolés dans la jungle de Haute-Amazonie, aux confins de l'Equateur et du Pérou, cette tribu légendaire fut protégée durant des siècles de l'incursion des Blancs par son inquiétante réputation de chasseurs de têtes. Plus qu'une condition de leur indépendance, la guerre est pour ces Indiens une vertu cardinale ; elle donne du prestige, renforce la solidarité, raffermit l'identité ethnique et permet le renouvellement rituel des âmes. Grâce à elle, les Achuar sont encore plusieurs milliers, fiers de leurs traditions et farouchement attachés à leur mode de vie. Ce livre est une chronique de leur découverte et un hommage à leur résistance.L'auteur y relate au quotidien les étapes d'une intimité affective et intellectuelle croissante avec ce peuple dont il a partagé l'existence pendant près de trois années comme anthropologue. Tableau des temps ordinaires comme des événements tragiques, ce récit évoque aussi un apprentissage initiatique mené à l'écoute des mythes et des chants magiques, de l'interprétation des rêves et de l'enseignement des chamans. Une pensée riche et poétique s'en dégage, bouleversant nos conceptions de la connaissance, du sentiment religieux et des rapports à la nature. Des fondements de la violence collective à la logique de la sorcellerie, des principes de l'autorité politique à la définition de l'identité culturelle, de la philosophie de l'échange à l'intelligence de l'environnement, ce témoignage exceptionnel sur une manière libre, et presque oubliée, de vivre la condition humaine tire d'une expérience singulière un enseignement pour le temps présent.

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    « J'ai des choses à dire à mes enfants... »
    Invité par la forêt amazonienne à lui prêter sa plume, Laurent Huguelit nous fait découvrir l'enseignement de ce grand esprit que les peuples indigènes appellent « Madre » - la Mère.

    Présentation
    C'est lors d'un séjour en Amazonie que l'auteur a été désigné porte-parole de la grande forêt par l'esprit de la mère de toutes les mères en personne. Conformément au contrat spirituel qui s'est lié au sein de cette matrice végétale, Laurent Huguelit a mis sur papier les paroles, les visions, les impressions et les anecdotes que la forêt lui a demandé d'exprimer. C'est un enseignement prodigué par la nature qui nous est livré dans ces pages, un pèlerinage au coeur de la grande famille du vivant. On y croise, tour à tour, l'arbre ancestral, la clarté de la conscience, la compassion, les chamanes et leurs chants de guérison - mais également, parce que tout doit être connu, les affres de l'obscurité. Avec Mère, l'intention de la forêt est de rétablir le lien sacré qui relie l'humanité à la planète Terre, pour qu'une nouvelle conscience puisse émerger - et pour que les enfants de la forêt retrouvent celle qui les a vu naître et grandir. Pour qu'ils la respectent, la préservent et l'aiment.

    L'auteur
    Chamane suisse et pratiquant bouddhiste formé aux traditions de différentes cultures comme aux techniques modernes développées en Occident, Laurent Huguelit est le fondateur de L'Outre-Monde, un centre de pratiques chamaniques. Il est aussi membre de la Faculté des enseignants de la FSS (Foundation for Shamanic Studies, créée par l'anthropologue Michael Harner) pour les pays francophones d'Europe.
    Auteur de Les Huit Circuits de conscience et co-auteur de Le Chamane & le Psy, Laurent Huguelit a également préfacé La Voie du chamane, Caverne et Cosmos et Chamanes célestes, publiés chez Mama Éditions.

  • Qu'est-ce qu'un rituel ? Comment le met-on en images ? Ce livre raconte comment l'on raconte. Rédigé après les tournages des quinze documentaires de la série télévisée Rituels du monde, diffusée sur Arte, il reprend ces histoires et en raconte une autre. Celle d'une jeune anthropologue qui a eu la chance de suivre des individus de tous horizons dans leurs métamorphoses et qui relate aujourd'hui, avec un point de vue partiel et partial, l'accueil que l'ailleurs lui a fait, les bouleversements qu'il a entraînés, les joies et les peines qu'il a déclenchées. Au-delà des rituels, ces textes parlent de rencontres et proposent une réflexion sur notre rapport aux autres cultures - et donc à la nôtre.

  • La parenté rituelle qui inclut des relations de parrainage et de compadrazgo joue un rôle très important dans le monde latino-américain. Elle permet l´établissement de liens qui ont des incidences sur le plan spirituel mais aussi social, économique et politique. Si dans la littérature consacrée aux sociétés andines il n´y a guère de monographie qui ne fasse mention de cette institution, les descriptions sont souvent fragmentaires ou restent au niveau des généralités. D´où l´intérêt de cet ouvrage, fruit d´un long séjour sur le terrain et d´une connaissance intime de la population concernée, qui montre comment la parenté rituelle est vécue et ce qu´elle représente dans le contexte d´une communauté des Andes péruviennes. Jean Louis Christinat, ethnologue américaniste, est chef de travaux à l´Institut d´ethnologie de l´Université de Neuchâtel. Il a séjourné douze ans en Amérique du Sud dont sept ans dans le Pérou andin. Auteur d´une thèse sur la parenté rituelle, il a publié de nombreuses études sur les communautés rurales du sud péruvien.

  • Basé sur des enquêtes menées dans les Andes quechuas d'Ayacucho, cet ouvrage interroge les séquelles du conflit fratricide qui endeuilla le Pérou à la fin du XXe siècle. Cet épisode opposa l'État aux maoïstes du Sentier lumineux et creusa de profondes fractures ethniques, socioéconomiques et politiques. Les violentes disputes qui entourent l'usage des termes terroriste, victime ou héros exercent toujours - à vingt ans de la fin officielle du conflit - un pouvoir performatif sur l'identité et le destin de nombreux individus. Dans ce contexte, comment se construisent de nos jours les mémoires de la guerre ? Pour le comprendre, Valérie Robin Azevedo s'est intéressée aux bricolages sémiotiques qui permettent aux communautés quechuas, les plus éprouvées par la guerre, d'évoquer la violence. Influencées à la fois par un discours hérité de la Commission de la vérité, mais aussi par l'imaginaire culturel andin, ces configurations inédites forment autant de chemins de traverses dans la quête d'un vivre ensemble apaisé. Décalées par rapport au modèle prôné par la justice transitionnelle, les dynamiques mémorielles analysées sont peu visibles dans l'espace public national. Pourtant, elles révèlent la valeur symbolique et sociale des procédés alternatifs de gestion du passé en contexte post-conflit. Sur les sentiers de la violence constitue à ce titre un essai original d'anthropologie des mémoires de guerres civiles.

  • Après avoir proposé des ouvertures théoriques dans son premier volume, la collection Fabrica Mundi cherche maintenant à poursuivre son enquête sur les voies de l´américanisation.

    Renversant dès l´introduction l´approche sinocentrique actuellement dominante, il s´agit d´approfondir l´idée centrale selon laquelle la construction de l´espace est un passage obligé pour penser et projeter l´Amérique au sein de l´espace mondial.

    Les mécanismes d´américanisation sont étudiés comme des dynamiques de constructions géographiques, politiques, religieuses et juridiques, qui se confrontent en permanence à des résonances mondialisées. Ainsi, les espaces géographiques posent la question des portes, des passages, des voies qui permettent des projections cartographiques. Les porteurs d´américanisation, comme l´Inca Garcilaso, en définissent les espaces culturels. L´écriture du droit s´organise à travers le rejeu des catégories juridiques entre Ancien et Nouveau Monde. L´histoire de ce continent peut ainsi être désenclavée, et montrer qu´une américanisation se préparait dès le Moyen Âge.

    Dans chacun des cas, l´Amérique est conçue comme un laboratoire pour l´Occident : les processus d´américanisation en oeuvre sont autant de raccordements, de filiations, de symétries des temps et des espaces.

  • Au 16ème siècle, la vice-royauté du Pérou voit le jour et, par la même occasion, les espagnols commencent leur travail d´évangélisation. A partir de 1582, année où la première image sculptée par un Indien, la Vierge de Copacabana, commence à accomplir des prodiges, un "déluge" de miracles inonde le Pérou colonial. Cet ouvrage analyse dans le détail ce qui, pendant près de deux siècles, fut un véritable "fait de société". En effet ces miracles, que les autorités religieuses romaines n'ont jamais reconnus, répondaient à des préoccupations tout à fait humaines.

  • Esta colección, se propone ofrecer un conocimiento serio y completo de los pueblos indios de América, en vista del 5° Centenario de la Conquista del Continente. El enfoque de estas obras quiere ir más allá de todo concepto de "descubrimiento" o de "encuentro de dos mundos", para reivindicar los valores de culturas que han sido marginadas, pero siguen vigentes y en busca de un espacio de libertad y autoexpresión.

  • Las notas que siguen, tomadas de mi diario de viaje, se refieren a los principales episodios de un recorrido realizado en 1886-1887, a través del continente sudamericano, del Pacífico al Atlántico, de la costa del Perú a la desembocadura del río Amazonas. Me fue posible culminar exitosamente una empresa que, en razón de mi absoluto aislamiento, ofrecía pocas posibilidades de éxito. Quizás incluso la situación misma de un europeo librado a sus solos recursos, sin otros compañeros que los indígenas reclutados en el recorrido, constituye si no el mérito, al menos la originalidad de la tentativa, y el motivo de la atención simpática que se me ha testimoniado desde mi retorno a Francia.

  • La obra que a continuación se presenta, cuyo texto se debe al Dr. Santiago Uceda, de la Universidad Nacional de Trujillo, es la traducción al castellano del libro "Préhistoire de la Cote norddu Pérou: le Paijanien de Cupisnique", de Claude Chauchat con la colaboración de Elizabeth Wing, Jean Paul Lacombe, Pierre Yves Demars, ...

  • El lector ideal de este libro es toda persona curiosa por la histo­ria del reino del Perú y del siglo XVI. También, este libro está es­crito para los interesados en la literatura colonial de América La­tina y, en particular, los estudiosos de las crónicas andinas. Mi intención ha sido escribir un ensayo que pudiera ser leído con interés y gusto por ambos públicos. Nada me daría más satisfac­ción que comprobar que lo he logrado. Por esta razón he debido tomar una decisión importante al escribir la versión final del li­bro: modernizar el lenguaje de todas las citas provenientes del siglo XVI y XVII que aparecen en el texto. No hacerlo hubiera sig­nificado comprometer la posibilidad de llegar a muchos lectores a los que espero satisfacer, especialmente porque creo que este libro llena un vacío no sólo en los estudios coloniales, sino tam­bién en el conocimiento general de un escritor importante del principio de nuestra historia como país mestizo. Así pues, todo académico queda advertido que las citas de la época son todas versiones mías, que he modernizado y alterado sólo cuando era necesario y con la intención de hacer la lectura accesible y có­moda, y respetando, en lo que no va poco esfuerzo, el sentido original de los textos. Esto incluye los dos documentos -el con­trato de matrimonio y el testamento- que van como apéndices. Naturalmente, todas las citas llevan referencias que permitirán, a quien lo desee, recurrir al texto original (o para ser exactos a las versiones de las ediciones citadas).

  • El Instituto Francés de Estudios Andinos es un organismo de investigación cientifica en cooperación. Es asi que los resultados que nos presenta Anne- Marie Brougère se inscriben en el marco de un proyecto de investigación, conducido conjuntamente con la Universidad Nacional Agraria La Molina entre 1983 y 1986, sobre el estudio de las politicas agrarias de cuatro comunidades del valle del Río Cañete ubicadas en alturas diferentes, desde el nivel del mar hasta 3600 m. Este proyecto multidisciplinario abarcaba temas variados como el análisis de politicas y sistemas agrarios, movimientos sociales, e involucró a diversos especialistas en economía, agronomía, sociología y nutrición. Pretendía analizar las transformaciones agrarias del Perú bajo los efectos conjugados de las políticas conducidas por los sucesivos gobiernos durante las dos últimas décadas, y por las tendencias profundas de la sociedad peruana. Sabemos que ésta se encuentra marcada por una fuerte tasa de crecimiento demográfico, un proceso acelerado de urbanización y una aperturageneralizada hacia el mercado. El libro de Anne-Marie Brougère nos presenta, en estas condiciones, el preocupante problema del éxodo rural en un valle de la costa peruana: anali­za los factores que lo provocan así como sus consecuencias en la vida de los pueblos andinos

  • El área andina parece hundida en la incertidumbre: ni gobiernos democráticos, ni ensayos populistas y mucho menos proyectos autoritarios han logrado darle una perspectiva de estabilidad económica, institucional y política a la región. Muy por el contrario, afloran en ella persistentes formas de exclusión, exacerbadas por un proceso de globalización a ultranza, e inevitables expresiones de inconformidad y de violencia, de las cuales Colombia es sólo el caso extremo, en cuyo espejo se miran los demás. El propósito de este libro no es otro que el de proveer, a partir de distintos enfoques interdisciplinarios y de autores con reconocida trayectoria, en sus respectivos campos y países, nuevos elementos empíricos, nuevos enfoques analíticos y nuevas categorías que nos permitan (re)pensar algunos de los puntos nodales de la violencia colectiva en la zona andina. Para ello, el libro está organizado en torno a cinco ejes temáticos que se relacionan entre sí: dinámicas y representaciones del conflicto armado; drogas, grupos armados y privatización de la violencia; formas de acción colectiva en las comunidades indígenas; la relación justicia-violencia y la acción colectiva; y, finalmente, los roles adquiridos por las mujeres en los diferentes entornos sociopolíticos.

  • Francois Bourricaud (Francia, 1922-1991) empezó muy joven su carrera académica. Llegó por primera vez al Perú en 1951, gracias a la obtención de una beca de investigación y se quedó dos años en Puno. Retornó en 1963 por otros dos años y luego viajó frecuentemente a este país hasta 1974.

  • Los mapas permiten ver, los comentarios entender. Aquí la Región Inka aparece, no al desnudo -como en el caso de un atlas físico- sino más bien vestida, luciendo las distintas actividades humanas que la cubren. Un atlas socioeconómico como éste estudia el tejido social, analiza y revela su estructura, sus zonas expulsoras, sus ejes articuladores, sus núcleos de atracción. Cinco años de ardua labor científica permiten tener hoy, a simple vista, una percepción cabal de una realidad misteriosa, limitadamente conocida y menos aún gráficamente. Pero la obra tiene un carácter evolutivo: en sus computadoras, el CBC sigue actualizando y analizando datos sobre el espacio surandino. Se podrá elaborar otros mapas como respuesta a nuevas preguntas, pero hay que difundir, sin más demora, las conclusiones ya logradas. Las 68 láminas a todo color enseñan por sí mismas los puntos que hay que privilegiar para establecer una adecuada política de ordenamiento territorial, de dotación de infraestructura, de asignación de la inversión pública y privada, de utilización de fondos sociales. Es un instrumento imprescindible al servicio de cualquier toma de decisión social o política. Michel Van Aerde Director del Centro Bartolomé de Las Casas

  • Tomando como tema de estudio el carnaval limeño entre 1822 y 1922, esta investigación emprende el estudio de la cultura y la vida social de las clases populares en aquella épo­ca; de aquellos individuos que habitualmente permanecen en los bastidores de la historia, pero sin los cuales no sería posible entender, por ejemplo, fenómenos históricos tan im­portantes como el caudillismo. De hecho, sin el respaldo de los contingentes populares, los caudillos no habrían jugado el papel determinante que cumplieron en la vida política del Perú republicano. En ge­neral, las masas populares les confirieron el soporte humano requerido en los campos de batalla, cuando era inevitable la confrontación bélica, y en las ciudades, cuando las disputas se podían resolver por la vía electoral.

  • La etnografía andina está marcada con el sello de la historia. En efecto, las sociedades que trata son generalmente consideradas como herederas de aquellas que fueron dominadas por el Imperio Inca, puesto que, en su apogeo, este se extendía sobre seiscientos mil kilómetros cuadrados de cordillera, desde el Ecuador hasta Chile. Su homogeneidad les vendría de la difusión de una cultura imperial y de la lengua quechua, propagada por los incas y sobre todo por los españoles en tanto que lengua general de cristianización [...] Otros autores ponen el acento sobre ta colonización española que reemplazó a la de los incas, y destacan la huella de ésta en las comunidades actuales. Esta suerte de entusiasmo desbordante por el pasado, ha contribuido al desarrollo de investigaciones denominadas "etno-históricas", pero también ha aportado dos distorsiones a la etnología andina: por un lado, un encierro regional, y, por otro, una confusión epistemológica entre etnología e historia. Pero en el desarrollo de la etnografía andina no se puede disimular una desventaja más elemental: la guerra. En los años ochenta, las ofensivas de Sendero Luminoso hacen que el trabajo de investigación sea prácticamente imposible en numerosas regiones del Perú, en las que la etnología está mejor anclada institucionalmente. Los investigadores se repliegan entonces a Bolivia y a veces al norte de Chile y de Argentina. Los estudios ya no se refieren a los Quechua sino a los Aymara, cuyas reivindicaciones culturales se expresan de manera radical. A causa de ello se esfuma el vínculo con el Imperio Inca y la etnohistoria: curiosamente, si la guerra civil hizo callar a la etnología peruana al impedirle el acceso al campo, lo que sí habrá hecho es permitir que la antropología andina se libere de la historia. Este volumen quisiera ser un testimonio modesto de una reactivación de la etnografía andina liberada de la guerra, de la etnohistoria y de la apología nacional del indio.

  • Este libro muestra que en la región andina los movimientos indígenas apelan simultáneamente a un sentido de identificación étnica y de pertenencia nacional que sustenta su movilización política. En contraste con lo que ocurre en otras áreas del mundo, donde los movimientos étnicos adquieren tintes más exclusivistas que a veces han acarreado el estallido de conflictos violentos, en los Andes se ha conformado un tipo de identificación étnica más permisiva, que discurre a través del reclamo de pertenencia a la nación. La diferencia étnica, de esa manera, se reivindica a través de la demanda de participación en la comunidad nacional más amplia y no a partir de una plataforma reivindicativa exclusivista, formulada estrictamente en términos étnicos. Una imagen que puede permitir describir este sentido peculiar de la movilización étnica en los tres países centroandinos analizados en el presente libro de Ramón Pajuelo, es la que da título al volumen: Reinventando Comunidades Imaginadas. Si las naciones, de acuerdo a la conocida formulación de Benedict Anderson, pueden ser consideradas como «comunidades imaginadas», entonces lo que vienen haciendo los movimientos indígenas andinos es una auténtica reinvención (discursiva y práctica) de tales comunidades.

  • A la tradición habrá que contrastarla con la modernidad. Considero ineludible asociarnos a los procesos modernos de la economia y a la cultura; pero creo también que si hay algo de característico en la sociedad peruana, en los últimos veinte años, es un grado muy claro de evidencia de una megadiversidad ideológica, ...

  • Esta obra estudia la política diseñada y desarrollada por los grupos dirigentes del Perú y Bolivia, para la conquista y ocupación de sus territorios orientales y su consiguiente incorporación al Estado republicano. Para ello, esos grupos se propusieron el avance de la frontera interna, la consolidación y defensa de las fronteras exteriores y la explotación de los recursos naturales de dichas regiones. En suma: la nacionalización de los territorios orientales. Tal como sucediera en la época colonial, el papel de vanguardia civilizadora fue confiado prioritariamente a las misiones católicas, tanto en la Amazonia, como en el Chaco. Ellas debían contactar y socializar a las poblaciones indígenas, tarea que no excluía el uso de fusiles en el caso de que la resistencia indígena impidiera el desarrollo del proyecto. De esta manera, los misioneros fueron convocados a cumplir una triple función: económica, a través de la transformación del bárbaro autosuficiente en sujeto productivo; ideológica, mediante la mutación del salvaje en ciudadano; y geoestratégica, con la ocupación y nacionalización de los «Orientes».

  • Este libro reúne doce estudios sobre la historia social del período colonial en los Andes peruanos y ecuatorianos, que se publicaron en Europa y América Latina a lo largo de los últimos quince años. Para esta edición han sido reagrupados alrededor de tres grandes temas (pareja y familia como reveladores sociales, resistencia negra, y fallas y grietas del sistema colonial), pero en conjunto son el fruto de una reflexión a largo plazo sobre las expresiones y el significado de los comportamientos sociales, el manejo por los dominados (esclavos, indígenas, mujeres) de las pocas posibilidades de expresión que les ofrecía el sistema vigente que los presionaba, y el cuestionamiento diverso, de logros muy dispares y a menudo poco visibles, pero, finalmente bien reales, del orden colonial.

  • En la mayoría de los países del Sur raras veces se aborda la salud infantil de manera global. Frecuentemente, es objeto de intervenciones disociadas unas de otras (promoción del crecimiento, atención curativa y preventiva, alimentación) y sin concertación entre los diferentes actores responsables (madres, personal de salud, entorno). Esta situación conduce a una escasa eficacia en los cuidados impartidos y a la recurrencia de determinados problemas de salud. Partiendo de esta constatación, equipos belgas, bolivianos, franceses y peruanos especializados en salud pública, socioantropología y nutrición han realizado una investigación- acción orientada a definir, promover y aplicar un enfoque global y comprensible de la salud, el crecimiento y desarrollo del niño menor de cinco años en Bolivia y Perú. En estos dos países, que atraviesan profundas reformas en salud, el enfoque pretende lograr un equilibrio entre la prevención y cuidados curativos y la consideración del rol de los responsables del niño; en la medida en que está orientado hacia una mayor implicación de los usuarios del sistema de salud y de los profesionales en salud infantil, la complementariedad entre ambos es fundamental. En esta obra, la dinámica de la investigación, sus principales resultados e implicaciones operacionales son presentados de manera tal que del conjunto del proceso realizado se pueda rescatar lecciones de forma global, comprensible y desde una perspectiva interdisciplinaria. Esta publicación se dirige a investigadores y a actores en el ámbito de la salud y del desarrollo interesados en la promoción y el seguimiento de la salud del niño.

  • En la presente investigación estudiamos el devenir de la Guerra del Pacífico-Perú y Bolivia versus Chile-entre los años 1881 y 1883. Nuestro primer acercamiento a esta temática consistió en la consulta de fuentes secundarias. Esta pesquisa preliminar nos permitió precisar dos diferentes problemas, aunque profundamente interrela-cionados: uno relativo a la producción historiográfica sobre el tema y el otro vinculado a las imágenes y versiones cotidianas que recrean diversos acontecimientos de la guerra. En los textos consultados identificamos ciertos indicios que sugerían la vigencia de la Alianza Perú - Boliviana en fechas que excedían la duración que le asigna la historiografía peruana (hasta el 26 de mayo de 1880). Nos pareció que el Perú y Bolivia habían realizado gestiones dentro de sus cauces, inclusive en 1883.

  • El presente libro explora la historia de las guarangas - organizaciones sociopolícas fundamentales del mundo andino - y sus líderes, los caciques de guaranga, en el temprano siglo colonial en Huaylas. Estas estructuras políticas, intermedias entre los grandes señoríos/confederaciones y las pachacas o ayllus, constituyeron la base de cualquier organizacíon política y administrativa, tanto en la época preinca como en la inca y en la hispana. Una agregación de guarangas conformaba los señoríos, reinos o confèderaciones norteñas como Huaylas, Recuay, Jauja, Tarma o Cajamarca antes de la conquista inca. Ellas constituyeron también la base de las provincias incas y de las encomiendas hispanas. Las guarangas fueron los elementos bisagra que confirieron legitimidad y coherencia los sucesivos cambios o adaptaciones políticas que se produjeron antes y después de las conquistas inca e hispana y que los hicieron posibles. Sus autoridades máximas, los curacas de guaranga, se convirtieron en los mediadores fundamentales entre los conquistadores y las sociedades conquistadas y su continuidad y participación activa en la construcción y moldeamiento del nuevo sistema permitió hacer posible la difícil transición entre el mundo inca y el español. Cuando la organización inca se derrumbó, y con ella las provincias y mitades administrativas, fue esta estructura política intermedia la que sobrevivió y prevaleció constituyendo una de las principales bases d eorganizació sobre la que se sustentaron no sólo el primer sistema colonial, el de la encomienda, sino también las reformas toledanas y los pueblos de indios coloniales. El papel estratégico que conservaron los caciques de guaranga en el nuevo sistema imperial de poder les permitió erosionarlo desde adentro y reencauzarlo de una forma menos lesiva a sus intereses.

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