Littérature générale

  • Un homme sonde les réserves de pétrole des fonds sous-marins et meurt sous les balles de pirates au large du Nigeria.
    La femme qui l'a aimé poursuit sa trace en empruntant des chemins de traverse : elle trouve un écho de sa voix dans les sagas islandaises du Moyen-Âge, dont il était un lecteur compulsif. Puis le suit en Afrique, où avec l'aide du guérisseur qu'il fréquentait, elle l'aperçoit dans des visions nocturnes.

    Elle entraîne le lecteur dans ce voyage initiatique peuplé de souvenirs et de mythes, où les lieux et les époques se répondent. Un récit d'aventure et d'amour servi par une langue-monde intense & fluide comme... du pétrole.

  • Une source d'eau douce, ou une fuite intarissable, s'est ouverte au premier étage d'un vieil immeuble du centre de Luanda. Les habitants s'y retrouvent pour un moment de conversation et de repos.
    Ce sont des gens simples qui partagent leurs vies et leurs souvenirs, ce sont des personnages surprenants et complexes qui ont des désirs, des rêves, des peines.
    Ils racontent leurs histoires, la guerre, et pensent à l'avenir.
    Il y a Odonato qui a la nostalgie de la Luanda d'autrefois, il a cessé de manger pour laisser la nourriture à ses enfants et est en train de devenir transparent.
    Il y a Amarelinha sa fille, la brodeuse de perles, qu'aimerait approcher le jeune MarchandDeCoquillages, toujours accompagné du bruit de son sac de marchandise et de l'Aveugle qui le suit.
    Il y a MariaComForça, qui vend du poisson grillé, et son mari le débrouillard qui monte une salle de cinéma sur le toit de l'immeuble.
    Le Facteur qui distribue ses lettres de protestation et réclame une mobylette à tous les représentants d'une autorité quelconque. Et Paizinho, le jeune garçon qui cherche à la télévision sa mère dont il a été séparé par la guerre.
    L'immeuble abrite aussi des journalistes, des chercheurs, des contrôleurs, tous intéressés par les richesses naturelles du pays et le développement de la grande ville africaine : pétrole ou eau potable, corruption ou bien public.
    Toutes ces histoires tissent la toile de fond d'une Angola en cours de transition brutale entre sa culture traditionnelle et la modernité. L'écriture d'Ondjaki, entre ironie tranquille et critique intelligente, imagination poétique et habileté narrative, emporte le lecteur séduit dans cette aventure.

  • Mektoub

    Serge Lamothe

    • Alto
    • 27 Septembre 2016

    Mektoub! C'était écrit!

    Cette expression, qui évoque la fatalité, résume à elle seule un éternel débat : notre destinée échappe-t-elle à notre volonté ou disposons-nous d'un libre arbitre qui nous permet de l'infléchir?

    Le 31 juillet 1976, à Montréal, le dernier accident d'une série de sept va déterminer le destin d'un homme et d'une femme qui, toute leur vie durant, tenteront de donner un sens à cet événement.

    Avec la verve qu'on lui connaît, Serge Lamothe (Tarquimpol, Les enfants lumière) se joue des frontières du vraisemblable afin d'éclairer notre humanité et nous entraîne dans la quête émouvante de deux êtres qui se savent destinés l'un à l'autre.

  • Un lundi sans bruit

    Max Férandon

    • Alto
    • 27 Mai 2014

    Mon premier dresse un pont entre le nouveau millénaire et la Seconde Guerre, entre le parcours d'une peinture volée et une poignée d'arnaqueurs arnaqués, quelques exilés et des origamis volants.

    Mon deuxième se passe souvent un lundi dans un village embrumé où les gens, les objets et les mimes arrivent par accident.

    Mon troisième est un tableau burlesque où sont esquissés des personnages hauts en couleur dans un paysage plein de ratures, de lignes de fuite, de fautes graves, de petites corrections et de fines parenthèses sur l'art d'être humain.

    Mon tout forme un récit tonique à savourer cul sec.

    Si vous n'avez pas décrypté cette drôle de charade, ce n'est pas grave. Certaines choses sont plus belles drapées dans une énigme. L'auteur de Monsieur Ho, cet imprévisible dompteur de mots, nous a encore joué un joli tour.

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