• Edition enrichie (Introduction, notes, commentaires, chronologie et bibliographie)Avec Les Fleurs du Mal commence la poésie moderne : le lyrisme subjectif s'efface devant cette « impersonnalité volontaire » que Baudelaire a lui-même postulée ; la nature et ses retours cycliques cèdent la place au décor urbain et à ses changements marqués par l'Histoire, et il arrive que le poète accède au beau par l'expérience de la laideur. Quant au mal affiché dès le titre du recueil, s'il nous apporte la preuve que l'art ici se dénoue de la morale, il n'en préserve pas moins la profonde spiritualité des poèmes.
    D'où la stupeur que Baudelaire put ressentir quand le Tribunal de la Seine condamna la première édition de 1857 pour « outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs » et l'obligea à retrancher six pièces du volume - donc à remettre en cause la structure du recueil qu'il avait si précisément concertée. En 1861, la seconde édition fut augmentée de trente-cinq pièces, puis Baudelaire continua d'écrire pour son livre d'autres poèmes encore. Mais après la censure, c'est la mort qui vint l'empêcher de donner aux Fleurs du Mal la forme définitive qu'il souhaitait - et que nous ne connaîtrons jamais.

  • De la rencontre à la vie commune : un dialogue amoureux, sensuel et visuel entre Mathias Malzieu et Daria Nelson.
    À quarante ans, peut-on tomber amoureux avec la même fraîcheur que lorsqu'on était adolescent ? Mathias Malzieu et Daria Nelson en sont la preuve vivante. Lui avec les mots, elle avec les images, ils racontent leur première rencontre qui a " déréglé joyeusement la métrique amoureuse ", puis l'envie, deux jours plus tard, d'une vie ensemble. Les scènes se suivent, mêlant le réel à l'imaginaire, le quotidien aux fantasmes et aux rêves. Le corps est objet de désirs : les pieds sont des poissons tropicaux, une paire de fesses devient un trésor de pirates, un sexe est un instrument de musique. Entre les scènes, le chanteur Malzieu évoque ses frères aînés : Boris Vian, Serge Gainsbourg et Alain Bashung.

  • Le corps, le désir, l'amour : quand liberté rime avec intranquillité. Les mots sans concession d'une jeune femme d'aujourd'hui pour dire nos peurs et notre besoin d'absolu.

  • Météorites

    Aurélien Barrau

    " En français, "Météorite' est féminin et masculin.
    Hors genre donc, mais aussi souvent hors temps et parfois hors lieu.
    Cette petite exploration poétique du fugace, du fragile et de l'instable ne veut rien dire. Elle dit, pourtant. En connivence avec les failles et les fissures.
    Juste au seuil de l'idiome. "

  • " car il est dit que l'on comprend / le monde à l'instant de mourir / et que le passé le présent / se transforment en avenir " Jean-Claude Pirotte j'irai partout où me rappelle
    ma mémoire du fond des temps
    j'ai des souvenirs à la pelle
    et les prochains je les attends
    Le ciel se couvreCe livre est fait pour durer toute une vie. Dès l'instant où vous l'ouvrirez, vous ne pourrez plus vous en séparer. Vous le lirez d'une traite - une histoire en 5 000 poèmes, une " série " en 40 épisodes (40 recueils) -, ou bien vous prendrez l'habitude de l'ouvrir au hasard, et vous tomberez sur un poème destiné spécialement à cet instant de votre vie.
    Si vous lisez un poème par jour, il vous faudra plus de treize ans. Mais vous ne lirez pas un poème par jour, vous tournerez page après page pour vite découvrir la suite, vous serez envoûté, troublé, bouleversé souvent, empli d'un indicible bonheur d'accompagner Jean-Claude Pirotte pendant les deux dernières années de sa vie.
    Sylvie Doizelet

  • Pour Guillaume Apollinaire, la poésie se trouve en toute chose, dans les légendes comme dans les souvenirs mythologiques, dans les bruits de la rue et sur les murs de la ville, dans la vie sous toutes ses formes, dans le temps qui s'enfuit et la Seine qui coule sous le pont Mirabeau.
    Puis dans l'amour bien sûr, et ses amères désillusions, que l'auteur de " La Chanson du Mal-Aimé " transforme en mélodies nostalgiques.
    Chef de file de l'avant-garde, Guillaume Apollinaire meurt en 1918 des suites de la Grande Guerre, mais reste comme celui qui, par son goût du nouveau et de la surprise, a ouvert la voie au renouveau poétique du XXe siècle.
    @ Disponible chez 12-21

    L'ÉDITEUR NUMÉRIQUE


  • Une approche poétique de la vie, du monde et de l'univers par un scientifique mondialement reconnu.

    " princesse des lumières et des vents
    les étoiles défileront dans des yeux infinis
    et la mer
    ta vaste mer
    je la verrai poudroyer de vapeurs blondes
    tourbillons d'astres clairs dans mes gouffres vermeils
    écume ardente faite avec les mondes
    houle insondable
    où bout la mousse de tes soleils "
    Scientifique de réputation mondiale mais féru de poésie depuis son plus jeune âge, Jean-Pierre Luminet publie ici son neuvième recueil. Une oeuvre de maturité alternant noirceurs et lumières, dont l'expression poétique montre une connaissance subtile de l'âme humaine, et où l'érotisme joue un rôle central.

  • Illuminations est le titre d'un recueil de 54 poèmes composés par Arthur Rimbaud entre 1873 et 1875.
    Rimbaud a dix-neuf ans lorsqu'il entreprend l'écriture de ses derniers poèmes qui constitueront ce recueil. En 1875, à vingt ans, il choisit le silence. De l'homme comme de son oeuvre, on a, depuis plus d'un siècle, tout dit et tout écrit : adolescent génial, voyou voyant, poète maudit, mythe moderne de la révolte. Il reste donc à lire ses textes et à partager une aventure poétique unique.
    Publiés pour la première fois en 1886, dans une édition établie par Paul Verlaine, à l'insu de Rimbaud qui se trouvait en Abyssinie, ces poèmes en prose marquent la fulgurance et l'intensité de l'univers du jeune homme.
    Voyant, visionnaire, inventeur de mots et de mondes, poète du désir et de la révolte, Rimbaud ne cesse de nous étonner, de nous inviter au voyage, de nous éblouir.

  • Ce volume rassemble la totalité des poèmes écrits par René Guy Cadou dans sa courte vie : il est mort en 1951 à l'âge de trente et un ans. Sa notoriété est attestée aujourd'hui par sa présence dans la plupart de la poésie française du XXe siècle ainsi que par les des anthologies travaux universitaires consacrés à son oeuvre, qui ne cessent de se multiplier.
    " Son oeuvre, écrivait Claude Roy à l'occasion de la première édition de ce volume, doit réconcilier avec la poésie un très vaste public. Elle est robuste et familière, ancrée dans la vie quotidienne la plus simple et la plus humainement banale - radieuse et altière cependant. René Guy Cadou donne dans chacun de ses poèmes une grande leçon, qu'on croit connaître et qu'il faut pourtant réapprendre : la poésie est la lumière de chaque jour pour qui sait ouvrir les yeux sur la vie réelle. "

  • " La grande liberté de la poésie de Cadou ne s'enferme pas dans ses propres mots. Ses dialogues de poète avec l'esprit du trobar, du romantisme allemand (Schubert, Hölderlin, Novalis), de Whitman, de ses frères en poésie, de Max Jacob surtout, ont permis une grande oeuvre lyrique. [...]
    Hélène ou le Règne végétal, livre lumineux, devient ainsi une cathédrale végétale. "
    Luc Vidal (extrait de la postface)
    Chant d'amour à une femme et exaltation de la nature, ce recueil de René Guy Cadou (1920-1951), parfaitement emblématique de l'École de Rochefort, apparaît aujourd'hui comme l'un des plus poignants de notre littérature.

  • Juste après la pluie

    Thomas Vinau

    Tandis que d'autres s'étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin.
    Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine

  • La vie qui va

    ,

    Oeuvre posthume de deux créateurs de génie, ce livre réalise l'un des derniers rêves de Cabu : illustrer un recueil des meilleurs textes de Charles Trenet en dehors de ses chansons. Des centaines d'écrits de tonalité et de genre divers, nés au fil du temps et de la plume, parus pour la plupart dans des journaux ou restés inédits. Retrouvés et rassemblés par Vincent Lisita, ils constituent l'" oeuvre parallèle " du Fou chantant, demeurée jusqu'ici inaccessible en raison de son éparpillement, et nous plongent dans l'univers intime et singulier de l'auteur de La Mer et de Douce France.
    On y découvre, au gré de l'inspiration comme de la fantaisie du chanteur, des contes surréalistes, des souvenirs de jeunesse, des réflexions sur la poésie, la littérature et le cinéma, ou encore des témoignages inattendus, notamment le récit de son emprisonnement aux États-Unis en 1948 pour une présumée " affaire de moeurs ".
    C'est dans les pages du Coq catalan, la revue dirigée par le poète et journaliste Albert Bausil, devenu son mentor, que Trenet fit paraître son premier article : c'était en 1925, il avait douze ans. Par la suite, il publiera dans Le Coq catalan reportages, chroniques et poèmes, avant de travailler avec d'autres périodiques et de dire ou de lire de façon impromptue dans des émissions de radio ou de télévision des textes qu'il venait tout juste de terminer.
    On retrouve dans La Vie qui va tout ce que Cabu et ses innombrables admirateurs aimaient dans le répertoire de Trenet : un hymne à la " vie tendre, grave et légère " que le dessinateur accompagne avec la même sensibilité qui donne à cet ensemble son émouvante et belle harmonie.

  • Me voici Animal marin de la poésie Je sens gronder en moi la colère des foules Je sens vibrer en moi leur rage de vivre Tels sont les vers par lesquels débutait, en 1945, le premier recueil d'un jeune poète haïtien de langue française : René Depestre

  • le livre
    à bout de bras
    au-dessus de son visage
    comme ligne d'horizon
    comme carte d'un territoire
    à décrypter en temps réel
    le garçon lit
    Ce garçon qui se déplace secrètement vers une autre dimension découvre les pouvoirs des mots. Quelques années plus tard, devenu écrivain, il mixe – à sa façon – scènes familiales et extraits de ses lectures, pour ouvrir son " livre du dedans " et révéler son parcours de lecteur.

  • "Certains poètes contemporains donnent l'impression de n'être que des cerveaux, de purs produits de matière grise tarabiscotée. Quelques mots sur une page, des collisions verbales aléatoires, un vague tropisme mallarméen, un culte du mot seul, une religion de la phrase pour elle-même, une manie du blanc et de l'espace, de quoi générer un autisme de bon aloi, et s'assurer qu'on ne sera pas lu, aimé, compris", écrit Michel Onfray dans la préface de ce recueil.

  • Avec Une vague de rêves,c´est un texte splendide tombé dans les oubliettes de l´histoire littéraire qui revoit le jour. Légèrement antérieure au Manifeste de Breton, et rédigée dans une langue qui est moins doctrinaire que la sienne, Une vague de rêvesest l´un des textes fondateurs du surréalisme. Publié pour la première fois en octobre 1924 dans le numéro 2 de la revue Commerce que dirigeaient Paul Valéry, Léon-Paul Fargue et Valéry Larbaud, ce texte d´Aragon appartient de plein droit à l´aventure du surréalisme, ses expériences, sa théorisation et sa mise en oeuvre littéraire.Aragon y exprime la fascination que lui inspire l´univers du rêve, les " Rivieras de l´irréel ", les frissons du délire et l´écriture du désastre. Ce texte témoigne également d´une incapacitéà supporter la contradiction entre son implication dans le mouvement surréaliste et l´aspiration à l´écriture romanesque. Les phrases qui " cognent à la vitre " du sommeil seront le point de départ des romans à venir.

  • 119 poèmes en prose pour se lever bon pied bon oeil, sautiller entre les flaques et regarder attentivement les choses : voilà ce que propose le jeune Guillaume Siaudeau très clair sur ses intentions :
    " La poésie est partout. Elle ne se cache pas. Je pense qu'elle se cueille plutôt comme un fruit. Elle ne connaît ni rareté, ni pénurie. Elle est accessible à tous, il n'y a qu'à se servir. "
    Le citron, jaune, solaire, acidulé, et capable de réveiller un mort : voilà sans doute le thème majeur de ces 119 petits poèmes en prose à l'incomparable saveur.

  • La poésie est inadmissible regroupe toute luvre politique de Denis Roche et rien quelle, accompagnée des divers avant-propos et préfaces des éditions originales. Il ny pas de variantes ; ni dinédits, parce quil nen existe pas. L'oeuvre, close une fois pour toutes en 1972, se décompose ainsi:Forestière amazonide (1962)Récits complets (1963)Les Idées centésimales de Miss Élanize (1964)Éros énergumène (1968)Dialogues du paradoxe et de la barre à mine (1968)Préface aux 3 pourrissements poétiques (1972)Le Mécrit (1972)C'est dans Le Mécrit que se trouve la séquence de onze poèmes intitulée La poésie est inadmissible, d'ailleurs elle n 'existe pas.

  • " Le génie de Paul Éluard est d'avoir concentré, en quelques dizaines de pages, tous les ressorts du poétique en deçà et au-delà de sa définition fossilisée en vers comptés / rimés. [...] On trouve dans cet opus, apparent fourre-tout en vérité, n'en doutez pas, scrupuleusement composé, mieux que dans un austère traité académique, un répertoire dynamique des formes poétiques possibles, celles notamment qu'ont explorées les poètes des cinquante dernières années : vers libres, poème en prose, aphorisme, poésie sonore, poésie concrète, lettrisme, ready-made, accumulation, etc. On en tirera la meilleure des conclusions : la poésie n'est pas ceci ou cela, elle est ceci et cela, multiple, diverse, imprévisible. "
    Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

  • Je ne suis pas complice de la démesure je demeure enseveli sous les jours obscurs Le poète que l'on croyait disparu revient à nous, et une obsessionnelle et troublante mélancolie l'accompagne, désespoir teinté d'ironie que ses lecteurs connaissent bien. Jean-Claude Pirotte, parti sur les traces de ce territoire qu'il n'avait jamais vraiment quitté - l'enfance -, se retrouve face à un présent sombre, déroutant. Ce sont des cailloux blancs, des ruisseaux, des forêts et des songes qui se réveillent et se révèlent cauchemars de l'histoire. Sous sa plume, la mort s'efface, les nuits se peuplent. Une écriture intense, inoubliable.

  • "Ces lettres de jeunesse éclairent de façon décisive la posture singulière d'Éluard, en prouvent la sincérité et la cohérence en en exposant la genèse. Il est émouvant certes, mais aussi intellectuellement passionnant de voir comment de quatorze à vingt-quatre ans le jeune Eugène Grindel apprend à vivre à l'exact confluent des forces les plus antagonistes : la maladie, la guerre d'une part ; l'amour, la poésie d'autre part. La morale positive, alpha et oméga de toute l'oeuvre d'Éluard, qui veut que l'on affronte et dépasse sans cesse les raisons incessantes du désespoir, ne relève pas de quelque spéculation naïve, d'un idéalisme adolescent exalté. Elle est née, chacune de ces lettres ici le prouve, de l'expérience objective, des réalités vécues contradictoirement par le jeune garçon." Jean-Pierre Siméon (extrait de la préface)

  • Le Voyage de Hollande ne fait pas partie des livres les plus connus d´Aragon, mais n´en demeure pas moins une oeuvre majeure dans laquelle on retrouve les grandes thématiques du poète, la douleur d´aimer, le jeu, le miroir, le double, et une matière humaine d´une profondeur peu commune. Après avoir rééditéLes Yeux d´Elsaet Il ne m´est Paris que d´Elsa,les Éditions Seghers devaient offrir une nouvelle vie à ce grand livre introuvable depuis près de vingt ans.

    Les poèmes qui composent ce recueil relatent moins le "voyage en Hollande" qu´ont effectué Louis et Elsa au cours de l´été 1963 qu´ils ne nous invitent à voyager dans un espace, réel ou onirique, qui fascinait déjà Baudelaire. "Le voyage de Hollande peut être voyage pictural ou exil puisque, après Descartes, plus d´un écrivain français a cherché refuge en ce pays", explique dans sa postface Michel Besnier.

    Poète courtois égaré au vingtième siècle, Aragon parle ici aussi de l´amour au passé. En 1963, le temps a fait son oeuvre ; bientôt les amants ne seront plus. Cette dimension temporelle explique la tonalité des poèmes sur lesquels se clôt le recueil.

  • Ce volume rassemble deux recueils de Guillevic publiés par Pierre Seghers au début des années 1950 : Envie de vivre (1951) et Terre à bonheur (1952).
    De l'aveu même du poète, les textes qui composent cet ouvrage furent écrits " dans une période de créativité difficile ", dominée par le contexte très particulier de la guerre froide. Un demi-siècle plus tard, l'erreur serait de croire que ces poèmes empreints de militantisme n'ont plus rien à nous dire. Devant la menace d'un conflit planétaire, face au pessimisme de l'époque, Guillevic rappelle avec force, lyrisme et conviction, que la terre est faite pour que les hommes y vivent heureux ; qu'elle est faite pour le bonheur.
    Cette réédition inclut des manuscrits autographes inédits, inventoriés et mis au jour pour la première fois. Brouillons et variantes, ratures et biffures font entrer le lecteur dans l'atelier où l'oeuvre s'est élaborée, témoignant du travail par lequel l'artisan du langage donne corps à la poésie qui le traverse.

  • Plus connu pour ses romans - Notre-Dame de Paris, Les Misérables - que pour ses poèmes, Victor Hugo est pourtant l'auteur de centaines d'oeuvres poétiques écrites tout au long de sa vie.
    Tantôt classiques, tantôt romantiques, parfois lyriques, parfois épiques, les poèmes de Victor Hugo sont présents dans tous les genres et ont à la fois ému ses contemporains, exaspéré les dirigeants et inspiré les plus grands poètes.
    Dans cette anthologie à petit prix, Jean-Joseph Julaud nous présente une sélection des plus beaux poèmes de Victor Hugo, dévoilant les nombreuses facettes de ce géant : Hugo et les femmes, Hugo en pleine nature, Hugo et le futur, Hugo et la mort... De quoi satisfaire tous les goûts et toutes les humeurs !

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