Flammarion

  • Paru en 1762, le Contrat social, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposé comme un des textes majeurs de la philosophie politique. Il a aussi acquis le statut de monument, plus célèbre que connu, plus révéré - ou honni - qu'interrogé. Retrouver, dans les formules fameuses et les pages d'anthologie, le mouvement de la réflexion et les questions vives qui nourrissent une oeuvre beaucoup plus problématique qu'affirmative, c'est découvrir une pensée qui se tient au plus près des préoccupations d'aujourd'hui : comment intégrer les intérêts de tous dans la détermination de l'intérêt commun ? Comment lutter contre la pente de tout gouvernement à déposséder les citoyens de la souveraineté ? Comment former en chacun ce sentiment d'obligation sans lequel le lien social se défait ?
    © Flammarion, Paris, 2001, pour la présente édition.
    Édition revue et mise à jour en 2012.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Dans un cachot, un homme s'apprête à mourir. Pour tromper son intolérable attente, le condamné écrit : son vain espoir de la grâce, son dernier voyage en fourgon, sa peur d'affronter la foule... mais aussi ses souvenirs de promenades autour de Paris, le sourire de sa petite fille Marie. Bientôt, le condamné sans nom et sans visage se révèle un être de chair et de sang, si proche, en somme, de chacun de nous...

  • « Il y a dans notre civilisation des heures redoutables ; ce sont les moments où la pénalité prononce un naufrage », écrit Victor Hugo au sujet de Jean Valjean. Acculé par la pauvreté, l'homme vole un pain pour nourrir les siens et passe dix-neuf ans au bagne ! À sa sortie, rejeté de tous, haineux envers la société, il n'a qu'une issue : retomber dans le crime. Mais une rencontre providentielle l'en détourne. Jean Valjean trouvera-t-il le salut espéré ? Traqué sans relâche par le policier Javert, parviendra-t-il à échapper à son passé ? Roman à suspens, récit réaliste, critique sociale et fresque épique, le chef-d'oeuvre de Victor Hugo dessine le chemin de croix d'une « humanité souffrante » qui, de « misérable », devient « sublime ». L'ÉDITION : découvrir, comprendre, explorer questionnaire de lecture parcours dans l'oeuvre genèse et postérité des Misérables groupements de textes romans de l'enfance malheureuse Victor Hugo et l'engagement culture artistique cahier photos : histoire des arts un livre, un film : à la découverte de l'adaptation de Jean-Paul Le Chanois éducation aux nouveaux médias Hugo 2.0 !

  • Au XIXe siècle, refusant de subir plus longtemps leurs conditions de travail et d'existence épouvantables, les mineurs du Nord se mettent en grève : c'est le début d'une lutte féroce de la classe ouvrière pour sa survie. Cette révolte désespérée permettra-t-elle d'ébranler l'ordre établi et d'installer un état social meilleur ?
    Appliquant la rigueur scientifique à l'écriture romanesque, Germinal apporte un regard neuf sur une partie de la société jusque-là oubliée et révèle les ambitions littéraires, politiques et sociales de son auteur.
    L'édition : "découvrir, comprendre, explorer un parcours de lecture"
    - le vocabulaire de la mine
    - groupements de textes - se révolter dans la littérature du XIXe siècle - le travail dans l'oeuvre de Zola
    - culture artistique - cahier photos : histoire des arts - un livre, un film : l'adaptation de Claude Berri (1993)

  • Le 13 octobre 1761, Marc-Antoine Calas, un jeune protestant toulousain, est retrouvé pendu. La rumeur circule qu'il avait l'intention de se convertir au catholicisme. Le père, Jean Calas, est déclaré coupable de meurtre et condamné à mort.Révolté par l'iniquité d'une justice qui punit sans preuves, Voltaire prend sa plume pour réhabiliter le supplicié et laver l'honneur de la famille Calas. Réquisitoire contre l'obscurantisme, le Traité sur la tolérance est né.OEuvre majeure des Lumières, ce texte n'en finit pas de proclamer un message d'une tragique actualité : l'intolérance n'a aucun fondement.

  • Paru en 1755, le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes peut être considéré comme la matrice de l'oeuvre morale et politique de Rousseau : il y affirme sa stature de philosophe, l'originalité de sa voix, la force de son « système ».
    Résoudre le problème posé par l'Académie de Dijon - « quelle est la source de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ? » -, en d'autres termes expliquer que riches et puissants dominent leurs semblables sur lesquels ils n'ont pas de réelle supériorité, exige aux yeux de Rousseau de poser à nouveaux frais la question « qu'est-ce que l'homme ? ».
    Pour cela, il faut comprendre comment s'est formée sa « nature actuelle », si éloignée de ce que serait son état de nature : « Si je me suis étendu si longtemps sur la supposition de cette condition primitive, c'est qu'ayant d'anciennes erreurs et des préjugés invétérés à détruire, j'ai cru devoir creuser jusqu'à la racine... »


    Présentation, notes, bibliographie et chronologie par Blaise Bachofen et Bruno Bernardi
    Illustration de la couverture: Virginie Berthemet © Flammarion

  • Claude Gueux est un voleur récidiviste condamné à une lourde peine. Le 7 novembre 1831, il tue le directeur des ateliers de sa prison. Ce crime le conduit à l'échafaud : il est guillotiné en juin 1832.
    De ce fait divers, Hugo retient le caractère exemplaire : la misère et la souffrance ont transformé un individu pacifique et « philanthrope » en meurtrier ; la justice, aveugle et implacable, l'a condamné à la peine capitale.
    Ce texte, s'il confirme l'engagement de l'écrivain contre la peine de mort, dénonce aussi violemment une société dont le système judiciaire et pénal est contraire à toute idée de progrès social.

    L'édition : découvrir, comprendre, explorer
    questionnaire de lecture
    parcours de lecture dans l'oeuvre
    groupements de textes la description réaliste, arme de la critique Hugo et la peine de mort
    pour aller plus loin l'abolition de la peine de mort en France
    culture artistique cahier photos : histoire des arts un livre, un film : à la découverte des Évadés (Frank Darabont)
    enquête sur le web

  • Gorgias

    Platon

    Le ton du Gorgias est particulièrement violent, et pas seulement à l'égard de la rhétorique. Le dialogue formule une des critiques les plus radicales qui aient été adressées à la démocratie athénienne, à ses valeurs dominantes et à sa politique de prestige. En effet, Socrate s'en prend à tous les aspects de cette politique, du plus concret au plus idéologique. Mais l'essentiel de la critique vise la condition qui donne à la démocratie athénienne ses principaux caractères. Or cette condition est la même que celle qui assurait l'influence de la rhétorique. Il s'agit de la foule comme sujet dominant de la scène politique.Le gouvernement de la liberté est un gouvernement de la foule, c'est-à-dire de l'illusion, du faux-semblant et de la séduction. La critique de la rhétorique débouche donc directement sur la critique de la démocratie.

  • Ubu roi

    Alfred Jarry

    Le 9 décembre 1896, un jeune homme crée le scandale en faisant jouer au théâtre de l'OEuvre une farce truculente : Ubu roi.
    « Merdre ! » Sitôt le premier mot lâché, la salle siffle, hue, rit, proteste : le public est insulté, les conventions théâtrales sont bousculées, le grotesque s'introduit dans le théâtre d'avant-garde. En mettant en scène les tribulations du Père Ubu - personnage cynique et ordurier, prêt à tout pour s'accaparer le pouvoir -, Jarry donne naissance à un véritable mythe. Blague de potache témoignant de l'inventivité d'un lycéen rennais ou « pamphlet philosophico-politique à gueule effrontée », selon le mot d'un journaliste d'alors, Ubu roi est d'abord un feu d'artifice verbal qui, plus d'un siècle après sa création, n'a rien perdu de sa saveur.

    Dossier :
    1. De l'école au théâtre
    2. Jarry et la réforme théâtrale : articles, lettres et manifestes
    3. Ubu roi : un désastreux triomphe
    4. Fortune de l'oeuvre : mises en scène et illustrations.

  • Ainsi parlait Zarathoustra « Cette oeuvre est complètement à part. Ne parlons pas ici des poètes : peut-être n'y a-t-il jamais rien eu qui soit d'une telle surabondance de force. Ma notion du dionysiaque s'est faite ici action d'éclat ; comparé à elle, tout autre agir humain apparaît misérable et limité. Qu'un Goethe, qu'un Shakespeare ne sauraient respirer un seul instant dans cette atmosphère de passion et d'altitude, que Dante, auprès de Zarathoustra, ne soit qu'un croyant, et non quelqu'un qui commence par créer la vérité, un esprit qui gouverne le monde, un destin -, que les poètes du Véda soient des prêtres et pas même dignes de dénouer les chaussures de Zarathoustra, voilà qui n'est encore qu'une litote et ne donne aucune idée de la distance, de la solitude azuréenne où vit cette oeuvre » (Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi j'écris de si bons livres »).

  • Le renom d'Étienne de La Boétie s'attache à un écrit composé dans sa jeunesse, « à l'honneur de la liberté contre les tyrans ». Aux périodes troubles de l'histoire de France et, en particulier, chaque fois que la nation se dressait contre l'autorité souveraine, il fut utilisé comme appel à la sédition.Comment expliquer qu'un peuple entier puisse ployer sous le joug d'un seul homme, qui n'a ni force ni prestige ? La servitude des peuples est volontaire, répond La Boétie : ce sont eux qui, en acceptant de se soumettre, contredisent ce qu'il y a de plus profond dans la nature humaine, pétrie de franchise et de liberté. Les hommes échapperont donc à leur horrible sujétion en reconquérant leur « nature franche ». De cette restauration dépend la grande péripétie de la vie politique qui, dans une perspective contractualiste, fera de l'homme, et non plus de Dieu ou de ses lieutenants, le seul maître d'oeuvre du monde politique.

  • Jacques Vingtras est un enfant du XIXe siècle. Fougueux et turbulent, il est souvent malheureux au collège et parfois incompris par ses parents. Le récit de sa vie est fait de moments tristes mais aussi d'épisodes tendres et cocasses car, même dans le malheur, le narrateur ne perd jamais son sens de l'humour.
    L'édition :
    Parcours de lecture
    Jules Vallès journaliste
    Groupement de textes : l'autobiographie
    Culture artistique :
    cahier photos : portraits d'enfants ; enfances malheureuses au cinéma
    un livre, un film : à la découverte de Vipère au poing (Philippe de Broca)
    L'école au XIXe siècle (EMI).

  • « Qu'est-ce qu'un paradis qu'on achète au prix de son salut éternel ? »

    Dans Les Paradis artificiels (1860), qui se composent de deux volets, Le Poème du haschisch et Un mangeur d'opium, Baudelaire philosophe sur les effets du haschisch et traduit, en les éclairant d'une lueur tragique, les Confessions d'un mangeur d'opium anglais de Thomas De Quincey, publiées quarante ans plus tôt. Comme dans son oeuvre poétique, l'auteur des Fleurs du Mal y explore le « goût de l'infini » qui pousse constamment l'homme à la recherche de l'idéal. Objet hybride, qui tient à la fois de la traduction, de l'essai, du conte et du poème, Les Paradis artificiels sont une méditation sur la volonté et l'imagination, sur les sombres tentations qui déchirent l'âme humaine, et par-dessus tout sur la puissance rédemptrice de l'art.

    Dossier
    1. L'opium et le haschisch dans la littérature romantique
    2. Les Paradis artificiels et leurs lecteurs.

  • Voici un roman centré autour d'un person-nage, et ce personnage lui-même ne vit que par et pour la politique. Voici un roman où la politique ne fait pas une apparition occasionnelle, comme dans L'Éducation sentimentale ou même dans Lucien Leuwen, mais qui, d'emblée, se propose de montrer les coulisses gouvernementales, aussi bien les aspects officiels de la vie politique que ses dessous, nous fait assister à une séance de l'Assemblée et à un Conseil des ministres. Un roman qui présente l'ambition politique comme une idée fixe, comme une passion mobilisant toutes les forces d'un homme. Ce n'est pas une mince originalité, du moins à la fin du xixe siècle. Rassurons-nous, en effet, toute cette histoire se passe sous le Second Empire : aucune allusion à notre époque n'est à craindre. Et pourtant...

  • 1578 : Charles IX mort, son frère Henri III règne sur la France. Son royaume est divisé par les guerres de Religion, son pouvoir menacé par tous, y compris par son frère cadet, le duc d'Anjou. Lorsque Bussy d'Amboise, valeureux gentilhomme de ce dernier, tombe dans une embuscade tendue par les mignons du roi, il est miraculeusement sauvé et recueilli par une belle inconnue, dont il tombe amoureux. Mais Diane de Méridor est promise à l'infâme comte de Monsoreau, grand veneur du roi... Dès le guet-apens initial, les intrigues, politique et amoureuse, s'entrecroisent. Et Dumas d'offrir avec ce roman, deuxième volet de sa trilogie « Renaissance » (avec La Reine Margot et Les Quarante-Cinq), une fresque historique saisissante tout en renouant avec l'esprit des Trois Mousquetaires : les épées s'entrechoquent, les amours et rivalités se déploient sur les routes de Paris à Angers et à Lyon... Et le règne des Valois s'achève dans un bain de sang.

  • Prolongeant "Le portail", F. Bizot revient sur la figure de Douch, le lieutenant de Pol Pot qui le fit emprisonner puis le libéra pour des raisons qui restent mystérieuses pour lui. A l'occasion du procès de l'un des plus effroyables bourreaux du XXe siècle, il donne ici son témoignage. 1971. L'ethnologue français François Bizot est arrêté au Cambodge par les Khmers rouges : détenu pendant trois mois et condamné à mort, il est libéré grâce à l'intervention de son geôlier, un jeune révolutionnaire idéaliste du nom de Douch.
    1988. En visitant l'ancien centre de torture de S21, Bizot découvre que son " libérateur " est responsable de la mort de milliers de personnes.
    2003. Bizot revoit Douch pour la première fois. Un étrange dialogue se poursuit au-delà de leur rencontre, où Douch s'expose avec une sincérité déroutante.
    2009. Au procès des Khmers rouges, dont Douch est à ce jour l'unique accusé, Bizot est le seul témoin convoqué par la Chambre. Dans une déposition bouleversante, dédiée à la mémoire de ses compagnons disparus, il expose la tragique interrogation qui est au centre de sa vie - comment reconnaître les crimes des bourreaux dans toute leur dimension sans mettre en cause l'homme lui-même ? Comment faire face à Douch sans nous regarder dans le miroir ? Le silence du bourreau retrace les différentes étapes du dévoilement intérieur - douloureux, jamais achevé - par lequel une innocence est perdue pour toujours. Ce récit personnel, d'une intensité égale à celle du Portail, rejoint la collection très limitée des oeuvres écrites face à l'extrême, et qui nous permettent, dans la lucidité et la terreur, d'instruire cet éternel dossier que Romain Gary appelait " l'Affaire Homme ".

  • Publiées sous un pseudonyme en 1781 et rééditées à la veille de la Révolution, les Réflexions sur l'esclavage des nègres de Condorcet sont à ce jour le seul texte qu'un philosophe ait consacré de façon exclusive à l'esclavage.

    Ce livre de réflexion s'interroge sur les préjugés qui s'opposent à l'abolition de l'esclavage, et sur la meilleure méthode pour les combattre. Mais c'est aussi bien entendu un livre de dénonciation et de combat, au nom des lumières, pour lutter contre l'influence des intérêts esclavagistes dans l'opinion française, préparer cette dernière à l'abolition de l'esclavage des noirs et convaincre un législateur éclairé .

    Avec le recul, les limites de la pensée de Condorcet sont certes évidentes : il n'est lui-même pas exempt de préjugés à l'encontre des noirs esclaves, ne pense pas leur émancipation comme une entrée dans la citoyenneté, et ne se préoccupe pas sérieusement de leur éducation ou de leur situation économique. Pourtant, ces Réflexions sont bien un texte pionnier, sans doute le premier manifeste abolitionniste écrit en France.

    C'est aux hommes du XIXe siècle et pour une part aux esclaves eux-mêmes que reviendra le mérite de franchir le pas.

  • Lorsqu'une société souffre d'une façon qu'elle ne parvient ni à expliquer ni à soigner, elle se met à persécuter un bouc émissaire - et c'est d'abord en ce sens que nous parlons d'une « pharmacologie du Front national ». Mais s'il est vrai que les 37 % de Français qui déclaraient partager les idées du Front national quatre jours avant l'élection de François Hollande souffrent d'une maladie qui frappe l'époque tout entière - souffrance qui les pousse à chercher des exutoires à cette maladie qui n'est pas seulement la leur, exutoires qu'ils trouvent dans ceux qu'ils désignent comme boucs émissaires - , la pharmacologie du Front national est aussi ce qui consiste à analyser les raisons pour lesquelles la plupart du temps, ceux qui prétendent combattre cette maladie et ses effets, et ses effets en particulier sur les électeurs ou les sympathisants du Front national, désignent ces derniers eux-mêmes comme des boucs émissaires, se dédouanant ainsi de lutter contre la bêtise, contre la leur en propre et contre ses causes, et désignant en général dans ces boucs émissaires-là à la fois les représentants typiques et les causes de la bêtise de l'époque. Faire en sorte que celui qui souffre et qui est malade soit accusé d'être la cause de sa maladie, et de contaminer les autres telle une brebis galeuse : tel est le mécanisme de désignation du bouc émissaire que les électeurs et sympathisants du Front national partagent avec ceux qui les traitent à leur tour comme des boucs émissaires. Et telle est leur commune bêtise.

    Cet essai est suivi du Vocabulaire d'Ars Industrialis, écrit par Victor Petit.

    Adaptation Studio Flammarion. Graphisme : Atelier Michel Bouvet

  • La feuille ? Un placard subversif que rédigeait, à la toute fin du xixe siècle, un homme qui s'était inventé le nom de plume de Zo d'Axa et qui fut en relation avec nombre d'écrivains et d'artistes majeurs, comme Fénéon ou Pissarro.
    Il ne fut pas une seconde plume, ce pamphlétaire, ce révolté qui fustigea à peu près toutes les arcanes de la Société, jetant ses vérités et ses sévérités avec une encre corrosive qui lui valut procès, exils et séjours en prison.
    En suivant son existence, riche en aventures, on découvre un homme au destin hors du commun, on sent surtout palpiter toute une époque, à travers le mouvement anarchiste qui, au temps de Ravachol et autres dynamiteurs, fit trembler une capitale traumatisée par des attentats à l'explosif.
    Mais pour Zo d'Axa, l'anarchie, c'était déjà une forme d'ordre. Par son refus de toute adhésion à ce qu'il ne lui plaisait pas de faire ou d'être, il a donné un sens nouveau aux mots liberté et indépendance.


    Création Studio Flammarion Couverture : Portrait de Zo d'Axa par Félix Vallotton. Collection personnelle Jean-Jacques Lefrère

  • "On ne se méfie jamais assez des journalistes. Pour n'avoir pas à courir derrière une mémoire qui n'a jamais cessé de me fuir, je prends des notes. C'est ainsi que, depuis plus de quinze ans, j'ai consigné sur des cahiers à spirale la plupart de mes conversations avec Jacques Chirac. Alors que son règne arrive à son couchant, il m'a semblé qu'il était temps de vider mes carnets. Je ne les avais pas écrits pour qu'ils restent à rancir au fond d'un tiroir mais parce que le métier qui mène mes pas consiste à faire la lumière sur tout. Telle est sa grandeur et sa misère. Si l'on veut garder sa part d'ombre, il ne faut pas fréquenter les journalistes. Ceci n'est donc pas une biographie au sens propre mais plutôt l'histoire d'une tragédie personnelle, devenue, sur la fin, une tragédie nationale. C'est cette histoire que j'ai voulu raconter. Une histoire bien française."
    F.-O.G., février 2006

  • Qui peut croire que la crise est finie ?
    Alors que le chômage et la précarité atteignent des niveaux jamais égalés, François Hollande et l'ensemble du PS misent essentiellement sur le retour de la croissance pour les faire baisser. Or, 2013 va sans doute être marquée par une très nette aggravation de la crise... La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ?
    Le but de ce livre est de dire la vérité sur les dangers qui nous menacent mais aussi et surtout de proposer des solutions à la hauteur des enjeux. Nos systèmes sont de plus en plus interdépendants. Pour le pire mais aussi pour le meilleur : l'effet domino peut jouer aussi pour sortir de la crise.
    Michel Rocard et Pierre Larrouturou mettent la gauche française et européenne face à ses responsabilités et avancent des propositions très concrètes.

    Couverture : Pascal Ito © Flammarion

  • « La politique traverse de mauvais jours. Elle déçoit quand elle n'écoeure pas. Son monde, qui devrait être le nôtre, apparaît clos sur lui-même, perché dans le ciel technocratique ou dogmatique.
    Ce livre part de mon quotidien qui, comme le vôtre, est politique. C'est celui d'une femme de 41 ans, mère de jeunes enfants, élue à Sevran et éditorialiste. Il rend compte de mes convictions, mais aussi de mes doutes. Il porte une vision politique, mais par fragments, puisés dans l'expérience de tous les jours, nourris de rencontres, de lectures, de situations banales ou inattendues.
    Notre période est complexe, troublée. La tentation du repli, du retour aux normes anciennes se développe. Mais le désir d'un monde meilleur, porteur de progrès humains, se manifeste aussi, au travers de résistances sociales et écologiques, locales ou globales, ou encore au cinéma, dans la littérature. Notre tâche est de fédérer ces énergies.
    Si nous voulons ouvrir une voie émancipatrice face aux injustices, au mal-vivre, aux monstres qui rôdent, nous avons raison d'espérer. »

  • Monsieur le président,
    Il ne vous reste que quelques semaines pour décider de votre destin et de votre place dans l'Histoire. Le rendez-vous est déjà donné aux Français : vous leur dévoilerez à la fin de l'automne 2011 vos intentions éléctorales pour 2012.
    Être ou ne pas être de nouveau candidat ? Choix shakespearien qui, je n'en doute pas, hante vos réflexions depuis de longs mois.
    La France 2012 n'a plus rien à voir avec celle que vous compreniez si bien en 2007. Elle a changé de logiciel. Pour la séduire, vous risquez de vous perdre. Si vous êtes battu, vous souffrirez beaucoup. Si vous l'emportez, votre bonheur sera de très courte durée.

  • Avec ce livre, je n'ai pas l'intention d'ajouter une pierre à toutes celles qui font déjà tas autour de Nicolas Sarkozy, comme sur un terrain de lapidation.
    Cet homme étrange, qui fi le devant le vent, a, de toute évidence, des talents et même des qualités. J'ai essayé de raconter « N. le maudit » tel que je l'ai vu, avec ses grandeurs, ses petitesses et ses ridicules.
    Me suis-je trompé ? N'ai-je pas forcé le trait ? Mon portrait n'est-il pas honteusement caricatural ? Chaque fois que je termine un livre politique, je me pose les mêmes questions.
    À vous de répondre.
    F.-O.G., mars 2011

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