Perrin

  • Churchill

    Andrew Roberts

    • Perrin
    • 27 Août 2020

    La meilleure biographie de Churchill, abondée de documents inédits.De Churchill, croit-on, tout a été dit - en premier lieu par lui-même. Et pourtant, Andrew Roberts est parvenu à exhumer des articles de presse, des correspondances privées, des journaux intimes - le moindre n'étant pas celui du roi Georges VI, jusque-là sous clé - qui ne figurent dans aucune des mille biographies environ déjà consacrées à ce personnage essentiel de la Grande-Bretagne et du XXe siècle. Tout cela lui permet de proposer un récit extrêmement enlevé, fondé sur une abondance de citations désormais " classiques ", mais également souvent peu connues voire inédites qui apportent une éclairage parfois convergent, parfois contrasté sur l'homme Churchill. Démêlant le vrai du faux, tordant le cou aux nombreux mythes voire aux calomnies qui lui collent à la peau, mais relevant les critiques justifiées dont il est loin d'être exempt, Roberts brosse avec maestria le portrait de ce " Vieux Lion " dont toute la vie avant 1940 n'a fait que préparer le grand oeuvre que demeurent ses années de guerre.
    Il livre là ce qui est sans doute la meilleure biographie de ce géant de l'histoire.

  • 2020, centenaire de la canonisation de Jeanne d'Arc.
    Ce remarquable volume se propose, en quelques chapitres très clairs, de couper court aux pires bêtises qui circulent encore sur Jeanne. Car depuis plusieures années, les recherches ont permis d'établir de façon scientifique et incontestable la vie de la " Pucelle d'Orléans ". Face aux hypothèses sensationnalistes que l'on peut lire ou entendre encore, Colette Beaune, avec la rigueur et l'exigence d'une grande historienne, rétablit ici la vérité : Jeanne fut-elle bergère ou fille d'un roi caché? Avait-elle des pouvoirs spéciaux puisqu'elle a été condamnée pour sorcellerie ? A-t-elle vraiment libéré le royaume ? A-t-elle fait couronner le roi de France à Compiègne ? Était-elle vierge ? A-t-elle péri sur le bûcher ?Un livre utile et passionnant pour les curieux..."Un petit bijou d'érudition et de colère qui traque, une par une, les idées reçues sur la Pucelle." L'Histoire"Court, dense, personnel, maniant l'humour, l'ouvrage est polémique - au sens étymologique du terme." Le Figaro Magazine"En [...] chapitres thématiques, un par élucubration, l'historienne répond point par point, documents à l'appui." Le Monde des livres

  • La thèse qui a bouleversé la perception du Haut Moyen Age occidental et compte désormais parmi les classiques. Selon Henri Pirenne, l'avancée de l'islam serait à l'origine de la rupture avec l'Antiquité. Séparant définitivement l'Orient et l'Occident, elle aurait mis fin à l'unité méditerranéenne et repoussé l'axe de la civilisation du Sud vers le Nord.
    L'État franc, confiné au Nord, aurait donné naissance à un monde nouveau : le royaume mérovingien, dans lequel la dynastie des Carolingiens s'imposait. Le Moyen Age commençait.
    Et Pirenne de conclure par cet aphorisme célèbre : " Sans l'islam, l'Empire franc n'aurait sans doute jamais existé, et Charlemagne sans Mahomet serait inconcevable. " Cette thèse, qui aujourd'hui encore suscite de nombreux débats, occupa Henri Pirenne durant les vingt dernières années de sa vie. Elle compte désormais parmi les classiques.

  • " La biographie de Michel Winock marque une étape dans la nécessaire déconstruction de la caricature encore dominante d'un homme d'Etat qui, de héraut de la gauche radicale, se serait mué en assassin des ouvriers, en affreux réactionnaire. Sans rien lui concéder de ses faiblesses ni de ses erreurs, Winock, dans un ouvrage au ton enlevé, stimulant, rétablit une salutaire réalité " Le Monde diplomatique.
    "Georges Clemenceau fut l'homme aux quatre visages : le Tigre qui fait tomber les ministères, le dreyfusard qui mène pendant neuf ans le combat du droit et de la justice, le premier flic de France qui, trois ans durant, dirige d'une main de fer le ministère de l'Intérieur, enfin le Père la Victoire qui conduit le pays à l'armistice avec l'Allemagne. Ce radical, d'abord haï par la droite pour son anticléricalisme, puis par la gauche pour son sens de l'ordre et sa lutte contre le pacifisme, est un homme apparemment contradictoire, qui se définissait lui-même comme un " mélange d'anarchiste et de conservateur ". Du premier, il avait la passion de la liberté, la philosophie individualiste, le dégoût de la " caserne collectiviste ". Du second, l'amour de la patrie, le respect de la propriété, une certaine forme de pessimisme - celui de l'homme d'action - sur la nature humaine." Michel WinockMichel Winock, professeur émérite à Sciences-Po, a publié de nombreux ouvrages, dont Parlez-moi de la France et Le Siècle des intellectuels (prix Médicis essai).Sa biographie de Clemenceau a été couronnée par le prix Aujourd'hui, et celle de Mme de Staël par le prix Goncourt de la biographie.

  • La biographie qui fait autorité. Une sortie utile alors que circulent comme jamais les plus obscures sottises sur le sujet.
    Morte à moins de vingt ans, Jeanne occupe une place à part dans l'histoire de France. Reprenant sa vie depuis sa naissance jusqu'à sa réhabilitation en 1456, Colette Beaune s'interroge sur l'image de cette petite paysanne dans le monde médiéval. Son étude conduit à bien des mises au point. Une réévaluation politique d'abord. Même si son dévouement au roi est total, la Pucelle est autant à inscrire au sein d'un parti politique ? les Armagnacs ? que de la nation France. Une réévaluation religieuse ensuite. Jeanne est dans la lignée du prophétisme féminin. Avant elle, d'autres femmes ont prétendu pouvoir sauver la France. Aucune n'a eu l'obstination de Jeanne. Enfin, Jeanne brouille les limites sociales ? paysanne, elle a fait carrière à la Cour -, sexuelles ? vêtue en homme, elle fait la guerre -, ou celle du profane et du sacré ? elle prêche et crée des objets sacrés. Ce charisme féminin est la source d'un pouvoir informel qui finira pas gêner, même ceux qu'il avait servi. Cette biographie passionnante et novatrice a reçu le prix du Sénat du livre d'histoire. Colette Beaune est professeur émérite d'histoire médiévale à l'université de Nanterre. Elle a notamment publié Naissance de la nation France et Jeanne d'Arc, vérités et légendes.

  • L'un des premiers et des plus grands textes politiques modernes écrit par un homme d'Etat exceptionnel.Publié pour la première fois en 1688, le Testament politique du cardinal de Richelieu, dont l'authenticité est aujourd'hui établie, fut composé en parallèle avec l'action gouvernementale de son auteur, dont il constitue l'écho et le prolongement. Pourtant, beaucoup de ses propos s'élèvent très au-dessus de la conjoncture historique des années 1620-1640. En un style parfois foudroyant, c'est la philosophie même de la fonction d'homme d'Etat, ses principes, ses exigences et ses contraintes, qu'expose le grand ministre, et qui valent pour le temps présent.
    " Richelieu prenant le parti du peuple contre la noblesse ?
    Oui. Lisez son Testament politique. "
    Charlie Hebdo
    /> " Les lucides leçons de ce professeur d'énergie
    méritent d'être méditées. "
    Le Figaro Magazine

  • Gorbatchev

    Bernard Lecomte

    La première biographie de Mikhaïl Gorbatchev.Prix Nobel de la paix, personnage ambigu et attachant, Mikhaïl Gorbatchev reste un mystère : a-t-il voulu mettre fin à la plus puissante idéologie du siècle, ou a-t-il été dépassé par les événements qu'il a provoqués ? A cette question clé qui divise, Bernard Lecomte apporte des réponses précises et parfois surprenantes après trois années d'enquête minutieuse.
    Parvenu en 1985 à la tête du Parti communiste de l'Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, jeune successeur des grandes figures que furent Staline, Khrouchtchev et Brejnev, avait deux objectifs : moderniser le système communiste et éviter l'éclatement de l'Empire soviétique. Les réformes qu'il entreprend dans ce double but - la " perestroïka " - ont abouti, contre son gré, à la chute du Mur de Berlin en 1989 et à l'effondrement de l'URSS en 1991.
    Dans le cartouche couleur :
    " L'auteur explique avec brio comment perestroïka et glasnost, piliers du gorbatchévisme, précipitèrent la fin de l'URSS. "Le Figaro Magazine

  • " Pour rendre compte de la dimension romanesque du personnage, un biographe ne suffit pas, il faut un écrivain. Frédéric Martinez en est un, de grand talent et d'une intelligence confondante. " Le FigaroLes coups de feu qui éclatent le 22 novembre 1963, à Dallas, font entrer dans la mythologie du XXe siècle John Fitzgerald Kennedy, idole Technicolor de l'Amérique, paladin d'une épopée qui s'achève en roman noir. On a tout dit sur son assassinat. Beaucoup moins sur l'homme complexe qui se cache derrière ce sourire de légende, icône flamboyante d'une société du spectacle qui tue aussi ceux qu'elle adore.
    Frédéric Martinez dessine le portrait subtil et nuancé d'une figure éclipsée par son mythe, incarnation d'une Amérique idéalisée où le sublime côtoie le sordide, où le pathétique le dispute au tragique.

  • La biographie de référence d'un homme d'État visionnaire.Homme d'État tempétueux, exigeant et solitaire, Philippe Séguin (1943-2010) fait aujourd'hui figure de visionnaire. Il comprend très tôt les ressorts profonds de notre crise démocratique, due à une dérive des institutions de la Ve République ainsi qu'à la soumission de la classe politique face aux défis cruciaux de l'Europe et de la mondialisation. Le jeune Français venu de Tunisie délaisse vite ses premiers engagements politiques pour rallier de Gaulle. À 20 ans, il adhère à l'idée d'une France fidèle à ses rêves d'enfant, mais indépendante et tournée vers l'action. Député des Vosges à 35 ans, maire hyperactif d'Épinal pendant quatorze ans, ministre remuant des Affaires sociales sous la cohabitation Mitterrand/Chirac, président hors norme de l'Assemblée nationale, enfin candidat sacrifié à la mairie de Paris, son indépendance d'esprit le laisse toujours en marge de son parti, le RPR, de la politique classique et de ses compromis. Dès 1992, conduisant la bataille contre le traité de Maastricht, il fut l'homme capable de dire non.
    Grâce à des archives et des témoignages inédits, Arnaud Teyssier fait revivre cette personnalité inclassable en son époque, afin de mieux éclairer les incertitudes de la nôtre.
    " Appelé à devenir l'ouvrage de référence [...], le livre d'Arnaud Teyssier est aussi une réflexion passionnante sur la dénaturation des institutions de la Ve République et la "dégaullisation' de la droite. "
    Le Figaro Magazine " Une remarquable biographie. "
    Le Monde


  • L'immense Churchill entre dans la collection "Maîtres du Guerre", sous la plume de son plus grand biographe français.

    Il voulait être député parce que son père l'avait été, Premier Ministre parce que son père n'avait pu l'être, militaire parce qu'il croyait en son génie stratégique, et journaliste parce que dans l'Angleterre victorienne, un officier était mal rémunéré et un député ne l'était pas du tout. Incapable de choisir entre ces quatre carrières, il les exercera toutes, consécutivement ou simultanément, durant soixante longues années : seul guerrier parmi les politiciens, seul politicien parmi les guerriers, seul politicien-guerrier qui soit en même temps journaliste, il va devenir célèbre grâce à la campagne du Soudan, député grâce à la guerre des Boers, figure nationale grâce à la Première Guerre mondiale et héros universel grâce à la Seconde.
    Mais cet organisateur, inventeur, propagandiste et tacticien sans égal se double d'un stratège inquiétant : confondant le souhaitable et le possible, négligeant la logistique, s'immergeant dans le détail au détriment de l'ensemble, ce chef d'orchestre génial est perpétuellement tenté de quitter son pupitre pour jouer la partition du violoniste ou celle du trompettiste. Si la plupart des fausses notes vont être évitées, c'est que ce maestro effervescent est encadré par des professionnels bien moins inspirés mais beaucoup plus pondérés. En définitive, c'est cette association fructueuse mais mouvementée qui assurera le salut du monde libre... et la gloire éternelle de Winston Churchill.

  • - 38%

    La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir.
    Journaliste, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine. Il a déjà publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol, Andréas contre Napoléon (1991)et Zita, impératrice courage (1997, 40 000 exemplaires). Historiquement correct paru en 2003 a connu un très grand succès de librairie (80 000 exemplaires), de même que la première édition de ce Terrorisme intellectuel (près de 50 000 exemplaires).

  • Colbert

    François d' Aubert

    En réaction à la vulgate officielle qui a fini par statufier Colbert, une vision parfois iconoclaste, faisant apparaître un ministre aux réussites moins incontestables qu'on ne l'a dit, un homme moins vertueux qu'on ne l'a présenté.En réaction à la vulgate officielle qui a fini par statufier Colbert, une vision parfois iconoclaste, faisant apparaître un ministre aux réussites moins incontestables qu'on ne l'a dit, un homme moins vertueux qu'on ne l'a présenté. Rien ne prédisposait Jean-Baptiste Colbert, né en 1619, à une carrière politique : il aurait dû prendre la succession de son père Nicolas, riche marchand drapier originaire de Reims, qui vend ses marchandises dans toute l'Europe. Et pourtant. À vingt-quatre ans, Jean-Baptiste entre comme commis au service du puissant Le Tellier, secrétaire d'État à la Guerre de Richelieu. À trente-deux ans, il est l'intendant privé de la fortune de Mazarin qui gouverne la France pendant la minorité de Louis XIV. Dix ans plus tard, il est le plus proche conseiller de Louis XIV qui le fait entrer au Conseil d'en-haut comme ministre d'État, le nomme surintendant des Bâtiments (1664), contrôleur général des Finances (1665). Pendant plus de vingt ans, il aura incarné l'État aux côtés du Roi-Soleil. On connaît l'image consensuelle et convenue de Colbert telle qu'elle a été forgée et véhiculée par les historiens de la IIIe République : le ministre mesuré, austère, intègre, pragmatique, serviteur jusqu'au sacrifice personnel de son roi, de l'État, du royaume. Au fil de ces pages, celui que Mme de Sévigné appelait " le Nord ", craignant " la glace qui l'attendait " juste avant d'entrer en audience avec lui, apparaît tel qu'en lui-même : prêt à tout pour conquérir puis conserver le pouvoir, d'une rare violence devant les obstacles, retors, machiavélique et manipulateur (les épisodes de sa lutte contre Fouquet, le surintendant des Finances qu'il finira par abattre, sont là pour le démontrer), ne pensant qu'à placer les membres de sa famille aux plus hauts postes et à accroître sa fortune par tous les moyens, même frauduleux.

  • Une analyse éblouissante de l'épuisement du système politique français.Dans le sillage d'Alexis de Tocqueville et de Raymond Aron, un essai magistral sur les huit plaies endémiques constitutives du mal français. Une écriture limpide au service d'une démonstration implacable.
    " Un diagnostic pénétrant, où se rejoignent l'observation sans pareille [...] de notre vie politique et une curiosité intacte pour en comprendre les ressorts. " Le Monde
    " L'éditorialiste est à son meilleur. " Le Figaro
    " Le prince des chroniqueurs politiques [...] se livre à une introspection virtuose [...], celle des Français. " Les Échos Week-end
    " Le portrait érudit de l'identité de la France. " Libération

  • "La" biographie du maître-penseur du libéralisme politique.
    Si De la démocratie en Amérique et L'Ancien Régime et la Révolution sont des oeuvres mondialement célèbres, la vie de leur auteur reste pourtant méconnue. Dans la lignée de Malesherbes et de Chateaubriand, Alexis de Tocqueville incarne le libéralisme politique qu'il pensa en écrivain et défendit comme parlementaire influent sous la Monarchie de Juillet, puis ministre de la IIe République. La biographie exemplaire d'un penseur d'exception, prophète et visionnaire de la démocratie moderne.Agrégé de l'Université, diplômé de philosophie politique et docteur ès lettres, Jean-Louis Benoît a notamment publié un remarqué Tocqueville moraliste, ainsi qu'un volume de ses oeuvres complètes aux éditions Gallimard.

  • Un débat passionnant présenté et mené par Pierre Assouline, avec les meilleurs historiens spécialistes du XXe siècle, sur le plus grand homme politique anglais.Un débat passionnant présenté et mené par Pierre Assouline, avec les meilleurs historiens spécialistes du XXe siècle, sur le plus grand homme politique anglais. Pierre Assouline a proposé en 2010 sur France-Culture une
    Grande Traversée consacrée à Winston Churchill. Au cours de cinq épisodes il a associé à des archives sonores et des documentaires émaillés d'extraits de films, une série de cinq faces à faces entre deux historiens, français ou britanniques : Robert Tombs et John Keiger, Marc Ferro et Jean-Louis Crémieux-Brilhac, François Delpla et Guillaume Piketty, Julian Jackson et Philippe Chassaigne, François Kersaudy et Anthony Rowley.
    Leurs analyses croisées nous convient à l'exploration des diverses facettes qui composent le génie du grand homme : le milieu dans lequel Churchill est né, sa carrière militaire, ses débuts en politique, son rapport à la guerre et la manière dont il l'a conduite, sa relation à la France et à de Gaulle... et brossent par petites touches un portrait passionnant, souvent novateur, de ce lion légendaire. Qu'il soit aventurier, soldat, chef de guerre, mari, homme politique, écrivain ou peintre, une certitude s'impose : Churchill a été un artiste en toute chose.

  • Talleyrand

    Louis Madelin

    " Je veux que, pendant des siècles, on continue à discuter sur ce que j'ai pensé et ce que j'ai voulu ", aurait-dit un jour Talleyrand. Celui que Napoléon traitait de " diable d'homme " y est parvenu.
    Haï ou admiré, Talleyrand demeure un des personnages les plus énigmatiques de l'histoire de France. En biographe inspiré, Louis Madelin déroule le film de sa vie exceptionnelle qui commence avec le couchant de l'Ancien Régime pour s'achever après l'avènement de Louis-Philippe. Tour à tour évêque apostat, ministre du Directoire de Napoléon et de Louis XVIII, l'homme ne se réduit pas à sa caricature de girouette corrompue. La fermeté de ses principes en faveur des libertés fondamentales et de l'équilibre européen témoigne au contraire d'une hauteur qui lui permettra d'inspirer le congrès de Vienne et lui vaudra l'estime des véritables hommes d'Etat.Louis Madelin (1871-1956) a marqué plusieurs générations d'historiens de la Révolution de l'Empire. La plupart de ses ouvrages sont devenus des classiques, parmi lesquels son Histoire du Consulat et de l'Empire en seize volumes et sa biographie de Fouché.

  • En des chapitres synthétiques et incisifs, Michel Winock signe une analyse inédite de ce qui fait la gauche française : les unions, les désaccords, les événements, les hommes, les programmes et les batailles qui ont construit son histoire de 1789 à nos jours.
    En des chapitres synthétiques et incisifs, Michel Winock signe une analyse inédite de ce qui fait la gauche française : les unions, les désaccords, les événements, les hommes, les programmes et les batailles qui ont construit son histoire de 1789 à nos jours. Il montre comment, de la vision originelle romantique, entière, passionnée de 1789, découlent des liens étroits avec les différentes pensées utopistes du xixe et du premier xxe siècle. La Commune, l'affaire Dreyfus, le congrès de Tours révèlent pourtant l'existence de voies multiples à gauche. Surtout, la division entre socialistes et communistes marque définitivement l'évolution idéologique et les modes d'exercice du pouvoir des différentes formations. D'accusations de compromission en tentatives d'alliance électorale, les partis de gauche nouent un rapport ambivalent au pouvoir, sous le Front populaire comme pendant la IVe République et après l'élection de François Mitterrand. Encore aujourd'hui, l'impossibilité de se démarquer de l'héritage marxiste empêche la gauche de faire son aggiornamento social-démocrate, à l'instar de ses voisines européennes. Dans un pays déboussolé, cette histoire traitée avec empathie et sans complaisance aide à remettre les esprits à l'endroit. Michel Winock, professeur émérite à Sciences-Po Paris, a notamment publié l'Histoire de l'extrême droite; 13 mai 1958: l'agonie de la IVe République; Le Siècle des intellectuels; 1789, l'année sans pareille; La France et les Juifs, de 1789 à nos jours.

  • La vie du dernier géant de la République parlementaire.Qui était vraiment Raymond Poincaré que l'on a injustement stigmatisé comme " l'Homme qui rit dans les cimetières " ? Un personnage bien différent de celui que suggère ce cruel sobriquet qui sous-entend qu'il fut responsable de la première guerre mondiale. En réalité, Poincaré a sauvé la France à plusieurs reprises ; notamment en ayant eu le courage politique d'appeler au pouvoir en 1917 Clemenceau malgré leur rivalité personnelle.
    Plus encore, ce chef d'Etat méconnu qui fut aussi appelé " Poincaré la confiance " restera le dernier homme d'Etat de la République parlementaire. C'est lui, avec " le Franc Poincaré " qui a donné à la France des années de stabilité monétaire et d'équilibre budgétaire. C'est ce lorrain, travailleur et visionnaire, qui a créé, ce qu'on oublie souvent, les " Assurances Sociales ", l'ancêtre de la Sécurité Sociale !
    C'est encore le champion de " l'union sacrée " durant la Grande Guerre puis de " l'union nationale " à la fin des années vingt, qui donnera à la Troisième République ses dernières années de stabilité avant la dépression économique et politique des années trente.
    C'est enfin un modèle pour tous les hommes politiques qui rêvent de revenir au pouvoir après l'avoir quitté : plusieurs fois ministre, président du Conseil puis président de la République durant la Grande Guerre, Poincaré, le " recours ", sera rappelé à deux reprises à la tête du gouvernement. Académicien français, docteur en droit et licencié es lettres, cousin germain et ami intime du mathématicien-physicien Henri Poincaré, il est le témoin d'une époque où les hommes politiques rivalisaient de culture et pas seulement d'ambition.
    Il était juste et nécessaire de rendre enfin à ce grand homme d'Etat, par cette biographie riche et passionnante, ce qui lui était dû.

  • La République incarnée

    Jean Garrigues

    • Perrin
    • 24 Janvier 2019

    À la recherche de l'homme providentiel. Pourquoi et comment certains hommes d'État français ont su, par leur charisme, incarner la République depuis les pères-fondateurs de la IIIe jusqu'à nos jours.
    Lorsque Emmanuel Macron est devenu président de la République, on a beaucoup parlé d'une réappropriation de la fonction, tant il a paru incarner la République en restaurant l'autorité et la distance que le général de Gaulle avait insufflées à la plus haute magistrature de l'État. C'est que, depuis un siècle et demi, se pose la question centrale de la confrontation entre notre idéal démocratique et la nécessité de personnaliser le pouvoir. Les référents en la matière sont les trois héros fondateurs de la Troisième République, Adolphe Thiers le rassembleur, Léon Gambetta le chef patriote et Victor Hugo le prophète de l'universel. C'est à partir de leur histoire que l'auteur tire le fil de l'incarnation républicaine jusqu'à nos jours. Quelles traces ont-ils laissées dans la symbolique de cette incarnation ? Comment la marche du temps a-t-elle digéré ces repères collectifs et modifié cette symbolique ? Quels sont les personnages qui se sont hissés au cours du XXe siècle à la hauteur de ces modèles ? Quelle a été l'empreinte du général de Gaulle sur cette histoire, et comment ses successeurs se sont-ils adaptés à la légende gaullienne ? Une personne peut-elle encore aujourd'hui prétendre incarner la République aux yeux de tous dans une société de l'individualisme exacerbé et du multiculturalisme ? Telles sont les questions auxquelles répond ce livre. À travers une galerie de portraits parfois déroutants ou inattendus, c'est l'histoire politique de la France républicaine qui prend forme et visage.

  • Dans les coulisses de l'Histoire, comment les présidents usent et abusent de leur pouvoir. Une autre histoire des USA. C'est le lieu le plus stratégique de la planète, l'un des plus secrets. Là, dans cette mythique Maison Blanche, on a déclenché des guerres, bouleversé le destin de millions de gens, organisé mille coups tordus... En puisant dans des sources récemment déclassifiées - les notes confidentielles des présidents, les archives des services de renseignement, les conversations captées clandestinement à l'intérieur même du Bureau ovale -, les auteurs éclairent d'une lumière inédite des événements clés de l'Histoire.
    Sait-on, par exemple, que Thomas Jefferson a contrecarré le projet de Napoléon d'établir un Empire français en Amérique ? Qu'Abraham Lincoln, en réalité réticent à l'émancipation des esclaves, voulait les exiler ? Que Franklin Roosevelt s'est engagé dans la Seconde Guerre mondiale bien avant la déclaration officielle ? Que de discrets visiteurs du soir ont convaincu Harry Truman de reconnaître l'État d'Israël ? Que Ronald Reagan avait conclu un pacte secret avec le pape Jean-Paul II ? Ou que Barack Obama distribue chaque semaine des permis de tuer ?
    Un récit stupéfiant, écrit comme un thriller, qui nous révèle la face cachée de la puissance américaine.

  • Sadate

    Robert Solé

    " Une biographie sans complaisance, captivante de bout en bout. " (Le Point)Qui était vraiment Anouar al-Sadate ? Un grand homme d'État, courageux et visionnaire ou un politicien à courte vue qui a conduit son pays dans l'impasse ?
    Sa vie est un roman. Né dans un village du delta du Nil, au sein d'une famille pauvre, il étudie à l'Académie militaire du Caire. Devenu officier, il complote contre l'occupant britannique, commet des attentats et passe quelques années en prison, avant de s'évader et de vivre dans la clandestinité. Membre de la junte qui renverse le roi Farouk Ier et prend le pouvoir en 1952, il reste longtemps dans l'ombre de Nasser avant de lui succéder en 1970. Il ne cessera ensuite de surprendre le monde - il recevra même le prix Nobel de la paix en 1978. Son assassinat, le 6 octobre 1981, met un terme spectaculaire à une vie pleine de contradictions. Les " années Sadate ", qui ont laissé des traces profondes, sont indispensables pour mieux comprendre l'Égypte d'aujourd'hui et les graves enjeux géopolitiques de la région.

  • Montesquieu

    Alain Juppé

    Le Phare des Lumières.Le Phare des Lumières. Montesquieu. Un nom qui appartient au patrimoine culturel universel, mais dont la célébrité contraste avec l'ignorance de sa vie (1689-1755) et l'oubli relatif dans lequel est tombée son oeuvre à l'exception de
    De l'esprit des lois. Pourtant, la première est passionnante et la seconde essentielle, puisqu'elle est à l'origine des principes fondamentaux de l'équilibre et de la séparation des pouvoirs. Père fondateur du libéralisme " politique " et de la sociologie, Montesquieu fut aussi un polémiste acéré (
    Lettres persanes) et un historien d'envergure (
    Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence). Alain Juppé est parti à sa redécouverte dans cet essai biographique élevé et enlevé, insistant sur la modernité de sa pensée à la lumière de son expérience politique.
    Édition revue et augmentée d'une préface inédite.
    " L'esprit de modération de Montesquieu, "attitude qui rend possible la plus vaste ouverture sur le monde et le plus large accueil', est une leçon pour nous tous. "
    Alain Juppé

  • Un voyage dans la grande et la petite histoire du palais de l'Élysée à travers les portraits savoureux de ses 24 occupants, de Louis Napoléon Bonaparte à François Hollande.De Louis Napoléon Bonaparte à François Hollande, Maxime Tandonnet pourfend l'image traditionnelle qui oppose le chef d'État effacé des IIIe et IVe Républiques au monarque républicain tout-puissant de la Ve.
    Grâce à de nombreux témoignages tirés de l'oubli ou totalement inédits, l'auteur dresse des portraits fouillés de chacun des vingt-quatre hommes qui se sont succédé à l'Élysée - leur caractère, leurs idées, leur entourage, leur attitude face aux crises, leur oeuvre politique - et souligne à quel point leur propre personnalité, plus encore que les institutions, a pu influer sur le cours des événements qui ont forgé la France contemporaine.

  • Deux siècles d'histoire des droites.Depuis le classique de René Rémond, les droites n'avaient pas trouvé leur historien. C'est désormais chose faite grâce à la belle synthèse de Gilles Richard. Couvrant plus de deux siècles d'histoire politique et n'hésitant pas à aborder les enjeux contemporains, l'ouvrage évoque bien entendu les partis et leurs métamorphoses, tout en scrutant les cultures politiques et en pointant les grandes mutations. Depuis 1815, en effet, les temps ont bien changé ! Ce qui faisait clivage au XIXe siècle entre droites et gauches (la République démocratique et laïque) a ainsi laissé place au XXe siècle à un autre clivage : la République qui avait triomphé dans les années 1870-1880 devait-elle être " libérale " comme le souhaitait Jules Ferry, ou bien " sociale " comme le proclama Jean Jaurès ? En ce début de XXIe siècle, tout semble à nouveau remis en cause : tandis que les gauches sont menacées de disparition, les droites sont aujourd'hui hégémoniques. Mais le pluriel s'impose plus que jamais. De fait, les oppositions ne manquent pas, entre tenants du libéralisme et droite nationaliste, ou entre " les mondialistes " et " les patriotes ", comme Marine Le Pen aime à le répéter. Cette mutation fondamentale surprend ; mais Gilles Richard offre des clés pour comprendre ce qui, à l'heure d'élections présidentielles cruciales, constitue un enjeu déterminant pour la France d'aujourd'hui et de demain.

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