Sciences & Techniques

  • Il nous reste dix années pour enfin affronter le monde tel qu'il est, et surtout tel qu'il est en train de devenir, à savoir de moins en moins favorable à nos existences et à celles de l'ensemble des êtres vivants. Dix ans pour nous débarrasser de nos lubies productivistes et consuméristes. Dix ans pour bâtir une société qui sache régénérer une nature en voie de destruction accélérée. Dix ans pour resserrer nos inégalités, tout en redonnant sens à nos existences. Instauration de quotas de consommations, nationalisation des banques, empaysannement de l'agriculture, instauration d'une chambre dédiée aux enjeux de long terme et d'un sénat transformé en chambre des biorégions, réforme du statut des élus et des fonctionnaires : cet ouvrage collectif propose des mesures économiques, institutionnelles et internationales pour réussir à bâtir une civilisation nouvelle.

  • À la fois politique, sociale et économique, la politique de santé constitue pour chacun un enjeu de premier ordre. Mais s'il est communément reconnu que la santé n'a individuellement pas de prix, elle a un coût pour la collectivité. Un coût qui ne cesse de croître. Bernard Bonnici expose comment une politique sociale ambitieuse doit faire cohabiter harmonieusement la dimension juridique, qui exalte les droits et la protection des malades, avec la dimension économique fondée sur la contribution des groupes constituant le système de santé (la population, les producteurs de santé, l'État et la Sécurité sociale).

  • L'invention du mètre, la création du cadastre et des départements, le développement des statistiques ou de la chimie moderne, l'éducation des sourds, mais aussi l'ouverture du Muséum d'histoire naturelle ou encore la fondation de l'École polytechnique... Durant la Révolution française, la science a fait des pas de géant.
    Si le tribunal révolutionnaire a pu considérer que « la République n'a pas besoin de savants », Jean-Luc Chappey, en nous emmenant sur les traces de Condorcet, de Lavoisier et des grands scientifiques de l'époque, nous montre que, sans eux, rien n'aurait été possible. Il a fallu faire la guerre et inventer de nouvelles armes, dresser l'inventaire des richesses de la France (les plantes, les livres, les oeuvres d'art...) et notamment celles saisies aux nobles ou au clergé, recenser la population pour mieux la connaître afin de repenser son éducation, se donner les moyens de forger un homme nouveau... Pour toutes ces tâches, les savants furent en première ligne.
    Classer, informer, réglementer, combattre, soigner, voyager : les scientifiques, au lendemain de la Révolution, ont à la fois oeuvré à la construction politique et sociale de la France et légué au monde des avancées qui traverseront les siècles.

     
    Jean-Luc Chappey est professeur d'histoire des sciences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses recherches portent sur l'histoire politique, sociale et culturelle des savoirs aux xviiie et xixe siècles, avec une attention privilégiée portée à la période de la Révolution française.



  • Vi



    Vie privée, désinformation, protection des données, surveillance de masse, censure, liberté d'expression... dans ces domaines, les décisions prises par les dirigeants au niveau national et international concernant Internet dessinent le monde dans lequel nous vivons.


    Pour prendre la mesure des conséquences de ces évolutions, cet ouvrage fonctionne comme un antidote à l'obscurantisme technologique. Il explique les conséquences et les enjeux majeurs de ces choix « techniques » à propos desquels les citoyens ne sont pas consultés ou sur lesquels ils ne peuvent pas se prononcer faute d'être bien informés.





    Confronté aux progrès galopants d'une technologie présentée comme au service du « bien commun », le lecteur découvrira ici une réalité plus nuancée. Dans notre TechnoMonde, la nature humaine n'est en effet pas devenue soudainement meilleure, et la volonté de pouvoir et de contrôle y est parfois exercée sans garde-fou.





    Si certains sujets abordés dans ce recueil font polémique, l'auteur n'a pas dérogé à sa ligne de conduite : s'en tenir aux faits qui sont, comme l'a écrit Mikhaïl Boulgakov, « la chose la plus obstinée du monde. » Le lecteur disposera donc des éléments suffisants pour se forger sa propre opinion et choisir d'exercer en toute connaissance de cause ses droits de citoyen sur de multiples sujets à propos desquels il aurait pu manquer d'informations.

  • La krisis des anciens Grecs n'est pas notre concept moderne de crise, profondément modifié avec le temps. Que signifie-t-elle dès lors ? Il faut un retour aux sources de la notion, à savoir aux premiers textes grecs qui lui donnent une place majeure. La polysémie du mot grec, frappante, peut sembler faire obstacle à toute détermination d'une signification. Pourtant, l'enquête philologique proposée, attentive à la pluralité des sens en contexte, ne renonce pas à l'exigence de formuler une conception d'ensemble de la notion. C'est que la krisis des Grecs a bien, dans les textes où elle est analysée, poésie épique archaïque, médecine hippocratique, philosophie de Parménide et de Platon, des traits généraux qui la structurent. Elle peut se concevoir comme une décision génératrice, au sens physique du terme, dotée d'une temporalité de la rupture, savamment pensée et mise en scène.

  • En 1991 éclate en France le scandale du sang contaminé: plusieurs centaines de malades sont contaminés par le sida et l'hépatite C en recevant des dérivés sanguins et des transfusions de sang. Les dirigeants des établissements de transfusion, en particulier ceux du Centre National de la Transfusion Sanguine, et les pouvoirs publics sont mis en cause pour ne pas avoir pris les précautions nécessairespour protégerla population.
    Souvent présentée comme la première crise sanitaire française, l'affaire du sang contaminé a conduit les responsables politiques à réorganiser l'administration sanitaire en France de manière à accroître la sécurité des produits de santé.
    Quelles sont les origines de cette crise? Est-elle le résultat de négligences?Les intérêts financiers l'ont-ils emporté sur la protection de la santé publique? Faut-il considérer le sang comme un médicament? Derrière l'idéal de la transfusion sanguine comme expression d'une solidarité nationale se dissimulent bien des conflits.

    Ce livre analyse les nombreux dysfonctionnements de l'organisation de la transfusion sanguine provoqués par l'industrialisation des produits sanguins ainsi que par les intérêts divergents des médecins, des industriels de la transfusion, des malades, des donneurs de sang, des pouvoirs publics. Richement documenté, il est le premier à proposer une étude historique de l'une des plus graves crises sanitaires françaises.

  • L'essor de la culture de la quinoa en Bolivie survient dans une société apparemment isolée et ancestrale, enracinée au sud des hauts plateaux andins mais, en réalité, mobile et ouverte sur le monde. Cet ouvrage explore les transformations sociales et territoriales induites par le passage d'une agriculture de subsistance, essentiellement locale, à une production commerciale mondialisée. Mondialisée... mais toujours aux mains des petits producteurs et de leurs organisations. C'est au prisme de la géographie sociale que les permanences et les évolutions sont observées, en s'appuyant sur une connaissance fine des communautés locales. Dépassant les constats hâtifs et parfois alarmistes, cet ouvrage met en lumière les ressources et les capacités adaptives d'une société rurale en mutation. Il nous plonge dans l'intimité des trajectoires de vie de ces producteurs de quinoa, ancrés dans leur communauté et, en même temps, mobiles et mondialisés. Il met en lumière le génie de cette société rurale qui, par la migration, combine les lieux, les activités et les identités, articule villes et campagnes, gère l'ici et l'ailleurs. Cultiver tout en partant, partir tout en cultivant, tel est le tour de force opéré par les producteurs de quinoa. La durabilité agricole, socio-économique et environnementale de ces territoires est au coeur du propos : ne doit-elle pas, en effet, s'envisager dans le mouvement ?

  • Cet ouvrage collectif est issu d'un programme de recherche international qui a réuni une quarantaine de chercheurs provenant de six pays d'Europe (France, Allemagne, Belgique, Italie, Espagne et Royaume-Uni).
    L'objet de cette recherche et in fine des chapitres développés dans ce volume est de caractériser l'usage du dispositif sociotechnique Twitter lors des élections européennes de 2014.
    Ce contexte électoral particulier (28 scrutins nationaux quasi simultanés) offre un éclairage sur l'utilisation de l'outil par les candidats dans des espaces nationaux ayant des codes et des rites électoraux spécifiques. Les analyses empiriques permettent à la fois de confirmer ou d'éclairer les pratiques et les usages du réseau social Twitter.
    Plus globalement, cet ouvrage s'attache à étudier et à comprendre les caractéristiques de la participation online des politiques et fournit des informations sur les styles et les stratégies de communication observées dans l'espace public numérique. Il propose également des solutions méthodologiques pour collecter et analyser les tweets politique dans un contexte électoral.

  • L'énergie est devenue une question vitale pour les sociétés, le citoyen, l'humanité tout entière. Sujet scientifique, économique, politique et écologique majeur, elle suscite des débats, parfois violents, sur les choix à faire aujourd'hui et leurs conséquences pour l'avenir des hommes et de la planète. Mais, alors que se tient le grand débat national sur la transition énergétique, comment se forger une opinion objective sans connaître les données scientifiques les plus complètes sur les potentiels et les limites de chaque source d'énergie ? Ce livre les met enfin à la disposition du public. L'énergie, qu'est-ce que c'est ? Quelles sont les grandes lois physiques qui la gouvernent ? Comment la produire, la transporter, la stocker ? Le solaire, la biomasse, l'éolien, l'hydraulique sont-ils des solutions alternatives suffisantes ? Et quelle part leur réserver à l'avenir ? Les nombreux articles de ce livre (près de 130) proposent au citoyen des outils pour se faire une opinion face à ces questions. Physiciens, chimistes, biologistes, géophysiciens, environnementalistes, géographes, économistes, y précisent, chiffres et schémas à l'appui, la place respective des énergies fossiles, du nucléaire et des énergies renouvelables. Au-delà, ils expliquent quelles sont les perspectives offertes par la science sur le mix énergétique, le problème du stockage, l'amélioration de nos usages de l'énergie, ses impacts environnementaux et sanitaires.

  • L'ouvrage est consacré à l'impossibilité actuelle de bien communiquer la science. L'Europe manque d'une véritable culture dans ce domaine. L'analyse des crises récentes (Tchernobyl, OGM, vache folle, grippe aviaire) révèle des exemples flagrants d'incommunication publique. Cette situation handicape fortement les interactions entre science et société et l'appropriation, par le public, des avancées technoscientifiques. Pour développer une culture de la communication de la science, l'ouvrage propose notamment d'instaurer des « jurys d'assises de la technoscience » en systématisant voire en institutionnalisant les conférences de citoyens.

  • Comment une revendication féministe telle que la parité est-elle médiatisée ? Cet ouvrage expose le rôle joué par les médias dans la construction du problème de la sous-représentation des femmes en politique, dans l'orchestration du débat public et dans la sanction de l'action publique que ce problème suscite. Il établit les liens entre la manière dont le débat sur la parité s'est déroulé et la construction du genre en politique et étudie l'influence des dispositifs de communication sur cette dernière. De la presse à Internet : la parité en questions s'appuie sur une analyse de corpus variés (presse d'information générale, presse féminine, monographies autobiographiques ou sites web de campagne) pour étudier le déploiement de la parité dans l'espace public. Il considère à la fois les aspects langagiers, sociaux et techniques de ce déploiement.

  • La compensation carbone est un artefact économique à l'usage des collectifs et des particuliers. Elle entend contrebalancer des émissions de gaz à effet de serre par le financement de projets techniques réduisant d'autres émissions comparables. Mais ce marché créé de toutes pièces est-il fiable ? Est-il réellement un outil de lutte volontaire contre le changement climatique ou n'est-il qu'un leurre favorisant la persistance de nos modes de vie ? Quelle est l'idée de responsabilité et de justice - entre le Nord et le Sud notamment - portée par la compensation ? Le débat est plus que jamais d'actualité, en réponse au succès croissant de ce marché mais aussi à la nécessité désormais reconnue d'agir vite et sans détour contre les effets dommageables de nos activités. Répondre à ces questions dépasse la simple analyse critique : poser un regard sur la compensation, c'est aussi s'interroger sur nos fonctionnements psychologiques et sociaux, ainsi que sur les valeurs qui les sous-tendent.

  • Le défi climatique appelle une mutation sans précédents de nos sociétés. Au Nord comme au Sud, il faudra bouleverser les modes de vie, changer les habitudes en matière de logement, de transport et d'alimentation. Ces changements, qui n'auront de sens qu'à l'échelle planétaire, remettent en cause notre mode de développement. Comment parvenir à réduire notre consommation d'énergie et nos émissions de gaz à effet de serre tout en répondant aux besoins essentiels de chacun ? Comment au Nord inventer une économie sans carbone tout en préservant les grands équilibres sociaux et économiques ? Comment au Sud sortir de la pauvreté sans compromettre par un surcroît d'émissions de CO2 le bien-être des générations futures ?
    Il est impossible de surmonter de telles difficultés sans innovations en termes de politiques publiques. Ce livre dresse un état des lieux international des nouveaux instruments et politiques possibles, touchant tant la fiscalité, les normes, les investissements, que la justice sociale, qui pourraient rythmer nos vies au cours du XXIe siècle.

  • Agriculture biologique, sécurité alimentaire mondiale, OGM, qualité des aliments, pollutions, agrocarburants... Les évolutions de l'agriculture et les enjeux auxquels elle doit répondre donnent matière à de nombreuses interrogations. Le Grenelle de l'Environnement en France, ou les émeutes de la faim qu'a suscitées la hausse brutale du prix des produits agricoles dans le monde ces dernières années, sont deux événements parmi d'autres qui ont remis les questions agricoles au premier plan des préoccupations de la société. Pour ceux qui ne sont pas spécialistes du domaine, il est cependant difficile de s'y retrouver dans la multitude des points de vue, parfois contradictoires, qui sont exprimés. Cet ouvrage aidera chacun à se construire ses propres avis, sur la base des connaissances actuellement disponibles.


  • Les maladies émergentes, causes de crises sanitaires potentiellement dévastatrices, représentent un enjeu majeur pour la santé végétale, animale et humaine. Difficiles à anticiper en raison de leur caractère nouveau et imprévisible, elles suscitent une réflexion pluridisciplinaire et une analyse spécifique que propose cet ouvrage à travers des cas concrets de détection et d'analyse biologiques des émergences, de leur traitement statistique et des facteurs environnementaux qui les déterminent.

  • Il est temps aujourd'hui de jeter un regard rétrospectif sur les tentatives de réformes environnementales conduites sous l'égide du développement durable ces dernières décennies. Ce livre nous éclaire, dans un langage vivant et toujours informé, sur les succès et échecs enregistrés et leurs raisons structurelles. Diminution des nuisances dans les pays riches mais augmentation des flux de matières et d'énergie dans le monde ; industriels et consommateurs limités dans leurs engagements par les modes de fonctionnement économique ; et dans l'opinion publique, une évolution sans révolution.
    Contesté par les mots d'ordre de décroissance ou ceux d'une sortie de crise minorant les contraintes écologiques, le développement durable demeure un principe légitime. Mais il est forcé de redéfinir les conditions de son opérationnalité.
    Cette synthèse, basée sur de nombreuses données, articule les analyses politiques, sociales et les sciences environnementales pour dresser un bilan nuancé des améliorations constatées et des menaces croissantes.

  • Avec une population de 9 milliards à l'horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n'échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu'on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d'une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique ?
    Cet ouvrage traite de l'avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Un tel ensemble de réflexions fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot présentées ici, donnant lieu à une série de contributions aux signatures prestigieuses sur ce que pourrait être une société sobre et désirable.

  • Ce livre retrace l'histoire des transformations conjointes de la génétique et de la société depuis cent cinquante ans. Trois grands régimes de production des savoirs et des innovations émergent. Au régime de la semence domestique succède après la seconde guerre mondiale le régime du progrès génétique planifié ; chercheurs et fonctionnaires, en lien avec la profession, produisent et régulent l'innovation variétale pour moderniser la « ferme France ». Ces régulations cèdent ensuite la place au régime contemporain de profit génétique mondialisé, creuset des OGM.
    Cet ouvrage s'adresse à ceux que l'avenir des semences, de l'alimentation et de la biodiversité préoccupent.

  • Cet ouvrage apporte des éléments d'analyse sur les transformations en cours en matière d'action publique foncière pour la préservation des terres agricoles et périurbaines. Quels sont les dispositifs et les expériences en matière d'action publique foncière qui émergent à l'échelle des territoires ? Voit-on s'imposer des modes de gouvernance novateurs ? Issu d'une recherche pluridisciplinaire sur les dispositifs de gouvernance foncière des terres agricoles périurbaines, il illustre l'évolution des enjeux fonciers : un dépassement des approches sectorielles, une diversité des modes d'action, un élargissement des formes de régulation et de coordination entre acteurs.

  • Londres, Aberdeen, Malm, l'Allemagne, le Japon... autant de cas qui illustrent la diversité des approches retenues par les acteurs locaux pour jouer un rôle dans la transformation des systèmes énergétiques. En s'appuyant sur la géographie, la science politique, l'histoire, l'architecture, le droit, cet ouvrage collectif illustre combien la libéralisation du secteur de l'énergie engagée non seulement en Europe mais aussi hors d'Europe a conduit à une recomposition des partenariats entre les acteurs publics locaux, les États et le secteur privé. Si la montée en puissance des énergies renouvelables n'a pour autant pas (encore ?) offert une nouvelle chance aux utopies d'un habitat ou d'un territoire totalement autonome, elle a en revanche ouvert un large éventail de possibilités aux territoires. Projets citoyens, initiatives privées, stratégies publiques concourent à un renouvellement des pratiques et donnent lieu à des innovations susceptibles de toucher la forme des villes et l'économie de leur territoire sans oublier la production architecturale appelée à se refonder. On peut cependant s'interroger. Dans un monde fondé sur l'échange, la circulation, les réseaux, l'aspiration à l'autonomie énergétique n'est-elle pas un anachronisme ? La multiplicité des innovations locales change-t-elle radicalement la donne quant à l'équilibre des pouvoirs et des rapports de force entre États et acteurs locaux ? La question invite à appréhender la décentralisation énergétique à différentes échelles. C'est en effet dans l'articulation entre niveaux de gouvernance et dans l'interaction entre acteurs publics et acteurs privés que l'avenir de la transformation des systèmes énergétiques se prépare.

  • « Il y a, certes, de vrais problèmes de protection de l'environnement (réchauffement climatique, moindre biodiversité) aggravés - sinon causés - par la consommation excessive des ressources de la planète. Et pour se comporter de façon responsable, individuellement et collectivement, il faut modérer cette consommation. Mais il y a aussi de faux problèmes agités par les idéologues de l'écologie politique pour parvenir au pouvoir. » Dans une étude rigoureuse et avec une plume claire et concise, l'auteur développe sa pensée critique de l'écologie politique radicale en s'opposant au catastrophisme ambiant et à la décroissance. Après cette mise en garde, convaincu de la nécessité de l'engagement au service de la protection de l'environnement, il propose des clés pour identifier rationnellement les problèmes prioritaires et agir efficacement pour les résoudre. L'enjeu est d'importance car la protection de l'environnement peut conduire à une société appauvrie où les libertés sont menacées ou être au contraire un levier de développement régional. Un ouvrage nécessaire qui nous pousse à réfléchir et nous remettre en question, et ce, même si l'on ne possède pas les mêmes convictions.

  • Lucrèce, victime des Borgia ?

    Collectif

    • Omnibus
    • 23 Février 2012

    Borgia, un nom célèbre pour ses débordements. Comment Lucrèce, fille de pape et soeur d'un assassin aurait-elle pu trouver sa place et s'exprimer librement dans un monde que seul le pouvoir intéressait?
    Courtisane sans scrupule, menant une vie dissolue : certains historiens ont dressé de Lucrèce Borgia ce sévère portrait. D'autres la décrivent comme douce, passive et résignée, et surtout comme la victime du clan Borgia, c'est-à-dire d'un père immoral qui deviendra pape et d'un frère assassin, César Borgia. Que Lucrèce ait été l'instrument de la politique et des intrigues familiales ne fait aucun doute, mais n'a-t-elle été que cela ? Il est vrai qu'elle vivra dans un milieu corrompu où l'assassinat faisait partie de la vie quotidienne et dans un pays qui était considéré, à l'époque, comme la terre d'élection des poisons.

  • La métrique de la poésie arabe a longtemps été considérée sous son seul aspect théorique et les recherches qui lui ont été consacrées ont presque exclusivement consisté en une réinterprétation des principes de la théorie classique attribuée à al-all b. Amad al-Farhd (mort entre 776 et 791 de l'ère chrétienne), jugée à tort comme un miroir fidèle de la pratique des poètes. En effet, en dépit de son réel attrait formel, cette théorie présente l'inconvénient d'inventorier un certain nombre de mètres, modèles de vers et variantes qui ne sont pas attestés dans la réalité, et l'approche esthétique développée par les métriciens postérieurs à al-all n'a que partiellement permis de gommer ces défauts. La théorie classique a aussi représenté une rupture avec la conception « traditionnelle » de la métrique. L'analyse empirique d'un corpus représentatif de près de quarante mille vers attribués à cent poètes préislamiques et du premier demi-siècle de l'islam, combinée à celle des rares témoins d'une terminologie et d'une taxinomie métriques pré-alliennes, permet de reconstituer un système qui diffère considérablement du système classique, tant pour ce qui est de l'inventaire et de la structure des modèles de vers qu'en ce qui concerne leur catégorisation et leur organisation d'ensemble. En prenant pour base cette reconstitution, il est enfin possible de formuler un certain nombre d'hypothèses concernant l'évolution du système dans le temps (de 450 à 670 de l'ère chrétienne) et dans l'espace (la péninsule Arabique et la Haute Mésopotamie), en montrant par là même l'existence d'importantes disparités régionales que le processus d'uniformisation du VIIe siècle, tout en provoquant la disparition de modèles rares ou archaïques, ne fit qu'atténuer.

  • L'assassinat de Concini

    Collectif

    • Omnibus
    • 23 Février 2012

    C'est par un assassinat et un coup d'Etat retentissant que le roi de France Louis XIII, alors âgé de 16 ans, conquiert son propre trône.
    " De l'autorité du Roi, messieurs ! " Cinq coups de feu viennent de retentir aux abords du Louvre en ce matin du 24 avril 1617. Un homme s'est écroulé, frappé à mort : Concino Concini, le favori de la régente. L'assassinat - certains disent l'exécution, puisque la mise à mort fut commise sur l'ordre du roi - marque la revanche et l'entrée sur la scène politique d'un jeune roi de 16 ans, Louis XIII. Comment Concini, cet aventurier venu chercher en France " la fortune ou la mort ", a-t-il pu devenir le rival du souverain ?

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