• Édition enrichie de Jacques Body comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Une nouvelle guerre, quand la précédente s'achève à peine, et qu'on a juré qu'elle serait la dernière ? Et que la prochaine s'annonce perdue d'avance ? Deux heures pour faire défiler le personnel de l'Iliade, plus près de la tragédie que de l'opérette. La tribu royale, assemblage de belle-mère, de belles-soeurs et de beau-père, est bouleversée par l'arrivée d'une bru un peu trop voyante : la belle Hélène remise en scène en femme fatale.

    La guerre de Troie n'aura pas lieu, créée par Louis Jouvet à la fin de l'année 1935, d'abord brûlante de l'actualité d'avant-guerre, s'est révélée intemporelle. La plus célèbre pièce de Jean Giraudoux a été traduite de pays en pays et reprise de guerre en guerre et de siècle en siècle. La guerre est-elle fatale ? Deux heures d'angoisse éclairées par l'humour, politesse du désespoir.

  • Zadig

    Voltaire

    Lire Zadig, ce n'est pas seulement partager les aventures orientales d'un jeune Babylonien en quête de bonheur. C'est aussi accepter le rire salutaire de Voltaire, c'est découvrir ses interrogations et parfois ses inquiétudes sur la condition humaine. C'est enfin être invité à poursuivre le combat contre toutes les formes de fanatisme et d'intolérance.

  • La crise sanitaire du printemps 2020 aura consacré le triomphe du numérique.
    Les nouvelles technologies portaient l'espoir d'un monde plus égalitaire.
    L'espoir est cruellement déçu.
    Il y a d'un côté ceux qui sont tout, de l'autre ceux qui ne sont rien.
    On pensait que le numérique allait libérer les entreprises. En réalité, il assied la domination de quelques titans capables d'imposer leur loi.
    On pensait qu'il allait mêler les classes sociales en donnant à chacun sa chance. Hélas, il sépare les élites technophiles des populations déconnectées et sans avenir.
    On pensait qu'il allait renforcer la démocratie. Que voyons-nous ? Elle n'a jamais été aussi faible, prise en étau entre les dictatures ultramodernes et les revendications de minorités qui en sapent les bases.
    Si nous n'agissons pas, le numérique va détruire la civilisation.
    Nous devons changer nos institutions, maîtriser le pouvoir prométhéen donné par les technologies, redonner à la société son équilibre et aider l'homme à trouver sa nouvelle place.
    Olivier Babeau est le président fondateur de l'Institut Sapiens, un laboratoire d'idées dédié à la réflexion sur la place de l'être humain dans le monde technologique qui naît. Il s'exprime régulièrement dans les médias et a écrit de nombreux ouvrages, dont Éloge de l'hypocrisie (Cerf, 2018).

  • Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage. Amoral, intelligent, impitoyable et captivant... Loi 1 Ne surpassez jamais le maître Loi 2 Ne vous fiez pas à vos amis, utilisez vos ennemis Loi 3 Dissimulez vos intentions Loi 4 Dites-en toujours moins que nécessaire Le pouvoir... on le désire, on le craint, on s'en protège...

  • Que faire des idéaux que sont l'internationalisme, le dépérissement de l'Etat et l'horizontalité radicale ? Les penser. Non pas sur le mode de la psalmodie mais selon leurs conditions de possibilité. Ou d'impossibilité ? C'est plutôt la thèse que ce livre défend, mais sous une modalité décisive : voir l'impossible sans désarmer de désirer l'impossible. C'est-à-dire, non pas renoncer, comme le commande le conservatisme empressé, mais faire obstinément du chemin. En sachant qu'on n'en verra pas le bout.
    Les hommes s'assemblent sous l'effet de forces passionnelles collectives dont Spinoza donne le principe le plus général : l'imperium - « ce droit que définit la puissance de la multitude ». Cet ouvrage entreprend de déplier méthodiquement le sens et les conséquences de cet énoncé. Pour établir que la servitude passionnelle, qui est notre condition, nous voue à la fragmentation du monde en ensembles finis distincts, à la verticalité d'où ils tirent le principe de leur consistance, et à la capture du pouvoir. Il ne s'en suit nullement que l'émancipation ait à s'effacer de notre paysage mental - au contraire ! Mais elle doit y retrouver son juste statut : celui d'une idée régulatrice, dont l'horizon est le communisme de la raison.

  • Chasse aux esclaves fugitifs, aux Peaux-Rouges, aux peaux noires ; chasse aux pauvres, aux exilés, aux apatrides, aux Juifs, aux sans-papiers : l´histoire des chasses à l´homme est une grille de lecture de la longue histoire de la violence des dominants. Ces chasses ne se résument pas à des techniques de traque et de capture : elles nécessitent de tracer des lignes de démarcation parmi les êtres humains pour savoir qui est chassable et qui ne l´est pas. Aux proies, on ne refuse pas l´appartenance à l´espèce humaine : simplement, ce n´est pas la même forme d´humanité. Mais la relation de chasse n´est jamais à l´abri d´un retournement de situation, où les proies se rassemblent et se font chasseurs à leur tour.

    Si la chasse à l´homme remonte à la nuit des temps, c´est avec l´expansion du capitalisme qu´elle s´étend et se rationalise. En Occident, "de vastes chasses aux pauvres concourent à la formation du salariat et à la montée en puissance d´un pouvoir de police dont les opérations de traque se trouvent liées à des dispositifs d´enfermement... Le grand pouvoir chasseur, qui déploie ses filets à une échelle jusque-là inconnue dans l´histoire de l´humanité, c´est celui du capital."

  • Vous voudriez mieux contrôler votre colère ? Arrêter de râler à longueur de journée ? Avoir de nouveau des rêves et des projets? Bref, vous souhaitez retrouver une vie plus heureuse et plus épanouie ? La solution : adoptez l'ho'oponopono attitude. Cette méthode inspirée de la sagesse hawaïenne, simple,pratique et accessible à tous, vous apprendra à : Changer votre façon de vivre et développer une paix intérieure Accepter pleinement ce qui ne peut être changé et ne pas vivre dans la frustration Apprécier les cadeaux insoupçonnés que nous offre la nature Pardonner pour vous alléger des blessures du passé Développer votre pouvoir personnel pour changer votre réalité Malama pono ! « Partageons ensemble l'esprit pono ! » LE LIVRE INDISPENSABLE POUR TROUVER L'ÉQUILIBRE ET FAIRE LA PAIX AVEC SOI ET LE MONDE !

  • « Si vous avez peu de terres, il faut y planter de l'or... »
    Tadjikistan, années 1990. Au lendemain de l'effondrement de l'URSS, la guerre civile plonge le pays dans le chaos. Un ancien cadre du Parti communiste, Zouhourcho, retourne dans les montagnes du Pamir pour y imposer sa loi et convertir les habitants à la culture du pavot. Il porte autour du cou un gigantesque python évoquant le roi Zahhâk du Livre des rois, dont les épaules étaient prolongées par deux serpents diaboliques se nourrissant de cerveaux humains.
    Sept narrateurs prennent tour à tour la parole. Tous sont forcés de remettre en question leur univers dans cette période de bouleversements : Andreï et Zarina, jumeaux âgés de seize ans, de père tadjik et de mère russe, contraints de s'adapter à la vie dans un village de montagne ; leur oncle Djoroub, empreint des traditions des hauts plateaux ; le jeune Karim, naïf et rêveur ; Oleg, journaliste russe qui replace le récit dans son contexte historique ; Davron, ancien officier soviétique ; et enfin le cheikh Vahhob, ermite soufi issu du monde séculier.
    Vladimir Medvedev nous fait découvrir le monde très mal connu du Pamir tadjik ; avec un grand souffle épique, il tisse une généalogie du despotisme, tout en tenant le lecteur en haleine face au destin des différents personnages.
    Né dans les années 1940 dans la région du Baïkal, Vladimir Medvedev a passé la plus grande partie de sa vie au Tadjikistan. Journaliste, il parle le russe et le tadjik ; il a mené des recherches ethnographiques et observé de près la vie politique du pays. Zahhâk, le roi serpent est son grand roman, élu « meilleur livre de l'année » par la presse russe ; il a remporté plusieurs prix littéraires et a rencontré un très grand succès en Russie.

  • Par une nuit de tempête à La Nouvelle-Bohême, une ville du sud des États-Unis, un Afro-Américain et son fils sont témoins d'un terrible crime. Sur les lieux gisent un corps et une mallette remplie de billets. Quelques mètres plus loin, à l'abri, un nourrisson. Abasourdis, craignant la police, ils décident de fuir avec l'argent et le bébé. Mais que s'est-il passé avant leur intervention ? Que faisait là cette toute petite fille ? Qui est-elle ?
    C'est ce que Jeanette Winterson s'attache à démêler dans cette libre adaptation du Conte d'hiver de Shakespeare. Sous sa plume unique, chacun des personnages de la tragédie prend vie à travers son double contemporain : financier londonien avide, créateur de jeux vidéo, chanteuse à succès, tenancier de club de jazz...
    Superbe réflexion sur le pouvoir destructeur de la jalousie et de l'avidité, La Faille du temps rappelle l'intemporalité du génie shakespearien et donne à voir l'immense talent et le prodigieux savoir-faire de la romancière.
    « Une des plus talentueuses romancières contemporaines, Jeanette Winterson, reprend Le Conte d'hiver, et le résultat est un roman dont la lecture est un plaisir radieux. »
    The New York Times
    « Captivant, addictif à la manière d'une bonne série télé. »
    The Independent
    Jeanette Winterson est née en 1959 à Manchester et a grandi dans le nord de la Grande-Bretagne. Elle relatera ces années de formation dans Les oranges ne sont pas les seuls fruits (L'Olivier, 2012). Traduite dans près de trente pays, elle connaît depuis Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? (L'Olivier, 2012) un immense succès en France.

  • À quoi sert le journalisme en démocratie ? Que veut dire voir et faire voir le monde au présent ? Quel est le sens politique d'une telle activité ? Existe-t-il un journalisme « idéal », à l'aune duquel juger le journalisme « réel » ? Sur quelle base le critiquer, et pour lui indiquer quels chemins aujourd'hui ? Dans cet essai stimulant, le premier à soumettre le journalisme à un questionnement philosophique, Géraldine Muhlmann montre qu'une double tâche est assignée au journalisme : faire vivre du conflit et tisser du commun au sein de la communauté politique. C'est finalement l'énigme de la démocratie qu'elle explore : la coexistence de deux scènes, celle des actions et celle des représentations, la seconde offrant une issue symbolique aux conflits qui agitent la première. Une préface inédite met cet essai à l'épreuve des problèmes les plus aigus auxquels le journalisme est confronté aujourd'hui : le complotisme et les fake news ; la vitesse de l'information et son « séquençage » ; ou encore, le phénomène des « lanceurs d'alerte », dans ce qu'il a d'ancien et de nouveau.

  • Les évolutions contemporaines de la médecine, technologiques ou managériales, numériques ou politiques, sapent les conditions d'une médecine authentiquement clinique : il importe alors d'en dégager les lignes de force qui ont traversé les âges, pour déterminer ce que nous voulons vraiment pour demain. Tel est le but de ce livre, qui repart de l'expérience fondamentale du clinicien : la consultation.
    De quoi est faite la consultation ? Quelle crise affronte le thérapeute, quelle réalité délimite son champ d'action ? Comment intègre-t-il le principe d'incertitude? Quelle est la tension entre la créativité de l'intelligence pratique et le refuge dans la standardisation ?
    Refusant la dichotomie stérile entre science et art, l'auteur décrit la clinique comme un ensemble de gestes et de paroles ajustés à une situation singulière, et élabore une conception de l'éthique comme tact. Le traitement du corps est indissociable de l'accueil de la parole, comme sont indissociables l'absence de garantie et la confiance, ainsi que l'autonomie du patient et la liberté du médecin.

  • Comment un ministre du Budget, accusé de cacher son argent en Suisse, ment-il haut et fort devant les représentants de la Nation ? Comment un candidat à l'élection présidentielle aurait-il pu accepter des costumes en cadeau ? Pourquoi des dirigeants de très grandes entreprises, parmi les mieux payés au monde, auraient-ils pu frauder ou utiliser des fonds de leur société à des fins privées ?
    Ce livre s'attaque, dans un style alerte et clair, aux déviances des leaders de grandes organisations économiques, politiques, sportives ou associatives. Il tente d'expliquer les rapports parfois ambigus et malsains que les puissants entretiennent avec l'éthique ou les lois. La force gravitationnelle du pouvoir, tel un soleil massif et brûlant, désoriente les chefs. Le pouvoir peut rendre fou ou développer un coriace sentiment d'impunité et d'invincibilité, nuisible aux autres, à la société ou à l'environnement naturel.
    Après avoir clarifié les notions d'éthique, de leadership et de déviance, Philippe Villemus explore avec talent les syndromes et les causes de la déviance des leaders : l'hubris, la pensée de groupe, la vision brouillée, le mythe du complot, la tour d'ivoire, le « pas vu, pas pris », etc. Il propose aussi des actions pour éradiquer ou réduire les déviances et les choix non éthiques des leaders, chefs, dirigeants et autres gouvernants, qui parfois, hélas, se croient tout permis.

  • L'édition augmentée du livre de référence sur la sagesse hawaïenne !
    L'Ho'oponopono est une ancienne tradition hawaïenne qui permet de renouer avec nous-même et avec les autres. Technique de libération personnelle très puissante, elle nous permet d'accéder à une vie plus épanouie et sereine, car elle nous aide à faire les bons choix, ceux qui nous correspondent vraiment. En nous reconnectant au pouvoir de la gratitude et à la force salvatrice du pardon, c'est toute notre vie que l'on réenchante !
    Dans ce livre indispensable, vous découvrirez une méthode sur mesure en 4 étapes pour :
    - Accepter votre pouvoir.
    - Avoir une vision claire et honnête des choses.
    - Vous alléger et nettoyer vos anciennes mémoires.
    - Écouter votre voix intérieure, remercier et faire confiance.
    De nombreux exercices faciles à appliquer et les précieux conseils des Anciens vous guident sur ce chemin de paix et de sagesse intérieure qui s'ouvre à vous. Vous n'avez plus qu'à cueillir les fruits de cette transformation personnelle !

    Nouvelle édition augmentée et entièrement mise à jour du titre Comment adopter l'Ho'oponopono attitude.

  • Alors que l'Irlande est battue par une pluie incessante depuis des anneìes et partiellement enfouie sous les eaux, la socieìteì tout entieÌre est plongeìe dans le chaos. La vie quotidienne mêle vestiges d'une eÌre de technologies ultra-avanceìes et modes de survie primitifs.
    Dublin sous les eaux, survoleìe par des drones, est en proie aux gangs. AÌ la tête du plus puissant d'entre eux, le Roi Vif. Lui et sa clique contrôlent un juteux marché de produits illicites. Ils tiennent la population sous surveillance et reìpriment d'une main de fer le moindre eìcart. Le gosse en jaune, un tout jeune moins que rien épris de vie et de justice, ancien coursier du roi désormais en disgrâce, parviendra-t-il à bousculer l'ordre établi ?
    Rapporteìe dans un patchwork de voix et de registres qui renforce l'impression de lire une leìgende colporteìe, l'histoire de rébellion et d'amour que tisse Denton est d'une beauté intemporelle, et le hisse parmi les plumes les plus prometteuses de la jeune scène littéraire irlandaise.
    « Mêlant un futur misérable aux atmosphères des mythes ancestraux, le premier roman féroce et original de Denton devrait mettre le feu au monde littéraire. »
    The Irish Times
    « Un conte dystopien, baroque, postmoderne où l'on croise des gangsters, une pluie éternelle et un bébé que l'on s'arrache... le monde que crée Denton est électrisant. »
    The Financial Times
    « Ce roman sera lu avec enthousiasme et joie par beaucoup. »
    The Scotman
    « Époustouflant... un texte d'une brutalité mouvante et d'une tendresse féroce. »
    Lisa McInerney
    « Le premier roman de Danny Denton est une ballade lunatique, ludique et plaintive dans un futur ancestral. »
    Colin Barrett
    Danny Denton est originaire de Cork en Irlande. Il se consacre à l'écriture et collabore avec plusieurs revues. Entrer dans l'arène en même temps que l'orage est son premier roman.

  • Traduits pour la première fois en français et précédés d'un essai sur l'historiographie mésopotamienne, 52 documents. Échelonnés entre le XXIe siècle et le IIe siècle avant J.-C., ils retracent l'histoire de la Mésopotamie depuis ses plus lointaines origines, lorsque les dieux créaient la royauté, jusqu'à la fin de l'Empire séleucide et l'arrivée des Parthes.
    Ce sont autant de fragments d'une tumultueuse histoire, celle de royaumes belliqueux et conquérants, celle aussi de la fondation et de la chute de puissants royaumes.Une histoire ponctuée de batailles, de sièges de villes, d'usurpateurs, de soulèvements, de retournements d'alliances, de morts violentes.
    On y trouve aussi mention de faits de nature plus variée : la lente dérive mentale d'un souverain babylonien, des épidémies, des mouvements de panique, des indications météorologiques.

  • L'imaginaire collectif contemporain perçoit l'Antiquité comme sanguinaire. Sur scène, dans l'arène, sur le champ de bataille ou dans les sanctuaires, le sang coule. Porteur de vie et de mort, il est autant souillure qu'élixir, il a quelque chose de mystérieux ; il coagule ou non, il pervertit ou soigne. Le sang, c'est celui que l'on transmet à ses fils, celui des liens familiaux qui déterminent l'appartenance à une lignée ou l'exclusion, c'est aussi le grand baromètre de la vie, celui des saisons du corps féminin ou qui sourd de la blessure du guerrier, l'un donne la vie, l'autre la reprend. Ambivalent, impur et vital, mortifère et magique, le sang recèle tous les fantasmes et toutes les peurs de l'Antiquité. Mais la fascination et la répulsion qu'il exerce sur les Anciens nous sont-elles si étrangères ? Lydie Bodiou est maître de conférences d'histoire ancienne à l'université de Poitiers. Véronique Mehl est maître de conférences d'histoire grecque à l'université Bretagne Sud. Elles travaillent ensemble sur l'histoire du corps, des sensibilités et de la perception. Elles ont déjà co-dirigé Odeurs antiques (2011) ; La religion des femmes en pays grec. Mythes, cultes et société (2008) et avec Myriam Soria, Corps outragés, corps saccagés de l'Antiquité au Moyen Âge (2011).

  • Dans toutes ses oeuvres (Anabase, Helléniques, Cyropédie, etc.), Xénophon (env. 428 - env. 355 av. J.-C.), Athénien mais Spartiate de coeur, n'a cessé de poser la question de la forme et de l'exercice du pouvoir et de dessiner la figure du chef. Les trois ouvrages ici traduits (pour la première fois en français depuis 1930) expriment l'admiration pour Sparte telle que le législateur légendaire l'a organisée (Constitution des Lacédémoniens), pour un grand roi et général spartiate (Agésilas, à la fois biographie et éloge), enfin pour une éventuelle « bonne » tyrannie (Hiéron, dialogue à la mode socratique).
    On a ajouté la traduction de la Constitution des Athéniens, pamphlet anti-démocratique qui est joint dans la tradition manuscrite au corpus des oeuvres de Xénophon et qui, daté du milieu du Ve siècle av. J.-C., est en réalité l'oeuvre d'un « Vieil Oligarque », comme disent les historiens.

  • Sous les apparences d'une série politique, House of Cards explore l'affirmation subversive de Machiavel : et si le prince était un animal féroce ? Parviendrait-il à maîtriser sa soif de sang ou serait-il fidèle à sa nature profonde ? Dans leur quête du pouvoir, les ambitions implacables de Frank Underwood, de sa femme Claire et de son adjoint Doug Stamper les conduisent à faire voler en éclats la frontière entre le bien et le mal. Dans une logique machiavélienne poussée à l'extrême, la nécessité propre à la situation l'emporte toujours sur la morale commune : ils sont des prédateurs qui entendent bien gagner la lutte pour la survie.
    Emmanuel Taïeb explore la façon dont les créateurs de la série mettent en scène des figures criminelles et monstrueuses, telles qu'on peut les trouver dans l'univers du polar ou des films d'horreur, puis les implantent dans l'univers politique qui, par sa faible résistance à la violence, devient un laboratoire de destruction systématique. Dans cette variation sur le conflit entre brutalisation et civilisation au coeur du pouvoir, la politique devient le lieu même du crime.

  • Empereur pendant un an et huit mois seulement, Julien dit l'Apostat (332 - 363) figure sur la liste des persécuteurs de l'Église, un cas unique dans l'histoire des empereurs de l'Antiquité tardive.
    Fils autoproclamé d'Hélios, vouant aux anciens dieux ainsi qu'à la philosophie grecque une adoration sans borne, il tente de mener son empire en suivant la raison éclairée et le courage conquérant de ses deux grands modèles Marc Aurèle et Alexandre le Grand.
    Il est l'un des rares empereurs à avoir jalonné son expérience du pouvoir de traités théologiques et philosophiques écrits au beau milieu de la tourmente. Il nous est également parvenu assez de lettres pour que se dresse un étonnant témoignage de la fonction même de maître d'un empire immense et peu uni à l'aube des grandes invasions.
    Ammien Marcellin, Grégoire de Nazianze, Libanios, Zosime, et Mamertin nous racontent.

  • Rome. Caligula (12-41), devient empereur à l'âge de 25 ans et ne tarde pas à s'acheminer vers un despotisme sanglant. Il mourra assassiné.
    Il laisse à sa mort l'image d'un mégalomane décadent, prompt à la débauche et aux crimes en tous genres. Quand il ne viole pas les épouses des sénateurs, il entretient avec ses soeurs des relations incestueuses et fait assassiner ou bannir la plupart de ses proches.
    Les témoignages abondent, dont beaucoup ont construit une légende noire autour de l'empereur. Certains en font un fou se prenant pour Jupiter, rejeton d'une consanguinité pratiquée par la dynastie julio-claudienne, d'autres un pauvre monarque abandonné à l'ivresse de son pouvoir trop vaste par un Sénat corrompu et lâche.
    Qui était-il ?
    /> À vous d'en juger grâce aux témoignages de Dion Cassius, Suétone, Sénèque, Pline l'Ancien, Philon d'Alexandrie et Flavius Josèphe.

  • Quiconque a rêvé dans les ruines du Palatin ou de la Villa Adriana s'est interrogé sur les travaux et les jours à la cour des Césars. Vous plonger dans l'intimité de cet état dans l'État qui a eu son propre mode de vie, ses moeurs, ses mentalités, ses pratiques, ses dévotions et aussi ses folies, tel est le sujet de ce livre qui s'appuie sur les témoignages des contemporains et de l'archéologie. Conçu pour informer, sans rien romancer de la grande ou de la petite histoire vécue durant trois siècles par les maîtres du monde méditerranéens et leur entourage, il s'adresse à tous ceux que passionne l'antiquité romaine.
    Avec Tacite, Suétone, Dion Cassius, Hérodien et l'Histoire Auguste, mais aussi avec la mémoire concrète des monuments construits, peints et sculptés, toujours présents à Rome, à Capri, à Tivoli ou dans les musées, vous revivrez dans leur disparité déconcertante, tragique ou pittoresque, les vies quotidiennes des quelque quarante empereurs qui ont tour à tour fait, défait ou refait la grandeur de l'Empire.

  • La Guerre contre les vandales raconte l'affrontement de trois cultures différentes aux Ve et VIe siècles ap. J.-C. : la société vandale établie en Afrique du Nord, les Byzantins à la reconquête de l'Afrique romaine, les tribus berbères d'Algérie, de Tunisie et de Libye. Source historique essentielle, le récit de Procope est aussi une remarquable oeuvre littéraire. Chronique historique, journal de guerre, roman d'aventures, témoignage sur l'insolite et le surnaturel, galerie de portraits (les Vandales Geiseric et Gélimer, les Byzantins Bélisaire et Solomon, les Berbères Kabaon, Antalas et Koutzinas...) toutes les formes d'expression sont mises à contribution pour recréer, avec véracité et vivacité, l'atmosphère de l'Afrique byzantine de Justinien.

  • Auguste, fossoyeur de la République ?
    Auguste, père de la Rome moderne ?
    Auguste, fauteur de guerres ou architecte de la paix ?
    Sa destinée l'a placé sur la route de Jules César, et le glaive à la main, sur celles de Brutus, de Marc Antoine et de Cléopâtre.
    Avec son ami Mécène, il a fait venir à lui les beaux esprits du monde latin : Horace, Virgile, Ovide.
    Il a inspiré Sénèque, passionné les historiens : Suétone, Plutarque, Tite Live, Tacite, étonné Cicéron.
    Cruel ou magnanime, vertueux ou dépravé. Seul au sommet du pouvoir, déçu par les siens. 42 ans de règne, sans partage. Auguste n'a pas eu de fils, mais il a bâti une dynastie.
    Il est né en 63 avant Jésus-Christ. Il est mort 14 ans après le début de notre ère. Il y a 2000 ans de cela. L'histoire d'Auguste nous interroge toujours.
    Appien, Dion Cassius, Suétone et Plutarque nous racontent.
    Bruno Albin a été journaliste pour France Inter, Antenne 2, France 2 et France 3.

  • Alexandre (356-323 avant J.-C.) fascine. Son règne fulgurant, ses immenses conquêtes ont servi de référence pour une réflexion sur le bon usage du pouvoir : comment faire le bien des sujets ? comment éviter les dérives de l'autoritarisme et de la corruption ? comment échapper au risque de perdre son âme ? Telles sont les questions que posent Sénèque le Père (54-39 avant J.-C.), Dion Chrysostome (30-116), Lucien (120-180), ainsi que de multiples déclamateurs, écrivant en grec et en latin à l'époque de l'Empire romain. Leurs discours et leurs dialogues sur Alexandre le Grand n'avaient jamais été réunis et certains n'avaient jamais été traduits en français. A la fois drôles et profonds, ils sont riches d'implications politiques.
    Laurent Pernot, membre de l'Institut, est professeur à l'Université de Strasbourg. Il a publié aux éditions Les Belles Lettres Éloges grecs de Rome et À l'école des Anciens.

empty