• Dès la fin du XIXe siècle, des anarchistes comme les géographes Pierre Kropotkine ou Élisée Reclus se sont intéressés aux peuples autochtones, qu'on a aussi qualifiés de « sociétés sans État ». Au début des années 2000, un peu partout sur le continent américain, des Autochtones ont modelé la notion d'« anarcho-indigénisme » pour attirer l'attention des anarchistes sur l'histoire et, surtout, sur l'actualité de leurs luttes.

    Ce livre se veut une invitation à l'écoute, au dialogue et à l'engagement solidaire et complice. Dans leurs entretiens, Roxanne Dunbar-Ortiz, Véronique Hébert, Gord Hill, Freda Huson, J. Kehaulani Kauanui, Clifton Ariwakehte Nicholas et Toghestiy révèlent ce que pensée et traditions autochtones et anarchisme ont en commun, sans nier les séquelles que le colonialisme a laissées jusque dans ce mouvement pourtant anti-autoritaire. Une vision du monde qui allie anticolonialisme, féminisme, écologie, anticapitalisme et anti-étatisme.

  • Champion et Ooneemeetoo Okimasis, jeunes Cris du nord du Manitoba, sont arrachés à leur famille et placés dans une école catholique résidentielle du Sud. Aliénés par une culture qu'on leur impose, ils luttent pour leur survie. La Reine blanche, personnage mythique, veille sur eux et les ramène vers l'univers magique dont ils sont issus. L'un deviendra musicien et l'autre danseur. De leur art, un espace de possibilités, un monde nouveau, émergera.

    Ce projet a été réalisé grâce au soutien financier d'Ontario Créatif

  • « Mon nom est Brianna Jonnie. J'ai quatorze ans. Je suis autochtone. J'ai plus de chances de disparaître que mes pairs »

    En 2016, Brianna a écrit une lettre ouverte de dénonciation pour sensibiliser le public à la négligence des services de police dans la recherche des femmes autochtones disparues.

    Si je disparais est un roman graphique coup de poing, basé sur une histoire vraie, ou plutôt sur trop d'histoires vraies.

    La disparition et le meurtre de femmes et de filles autochtones ne sont PAS uniquement des problèmes autochtones canadiens. Ce sont des tragédies qui relèvent des droits humains partout dans le monde.

  • Les femmes sont absentes de l'histoire officielle de l'Amérique - ne le dit-on pas assez ? Les Amérindiennes certainement, mais aussi toutes les autres, sans distinction culturelle : Inuites, Canadiennes, Anglaises, Noires, Françaises et Métisses. Plusieurs d'entre elles sont des êtres d'exception dont le contact avec ce vaste continent a révélé l'intelligence et le caractère. Elles ont fait l'Amérique rétablit la mémoire de quinze de ces « remarquables oubliées », héroïnes aux exploits invisibles, résistantes, pionnières, aventurières, diplomates, scientifiques, exploratrices ou artistes...

  • En 1610, Étienne Brûlé, alors âgé de 17 ans, se retrouve chez les Hurons. Pour survivre, il n'aura d'autre choix que de devenir un des leurs. Très tôt, il adoptera leur façon de vivre et maîtrisera leur langue, au point de mériter le titre de «fils des Hurons». La métamorphose sera telle que Champlain le reconnaîtra à peine, en 1611, à son retour dans la jeune colonie. Chargé de guider son capitaine en Huronie, Étienne organisera une grande expédition de guerre contre les «Yroquois». Sa mission : rassembler les guerriers du peuple andaste vivant au sud du lac Ontario et rejoindre Champlain, accompagné des Hurons. Ce rendez-vous réservera bien des surprises.

    En ce 400e anniversaire de la présence française en Ontario, Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé présentent ici le deuxième d'une série de trois récits captivants sur les péripéties et les exploits d'Étienne Brûlé, ce véritable héros canadien-français, surnommé à juste titre le «Champlain de l'Ontario».

  • Après s'être établi au pays des Hurons et avoir préparé avec eux l'expédition de Champlain contre les Yroquois, Étienne Brûlé poursuit son aventure en faisant de nouvelles explorations. Malheureusement, la présence des missionnaires auprès des Hurons vient brouiller les cartes. Ce troisième tome nous entraîne à travers les conflits que l'aventurier connaîtra non seulement avec les autorités de la Nouvelle-France et les Anglais, mais également avec ses meilleurs amis, les Hurons. Il nous révèle, aussi, la fin tragique que le destin lui a réservée.

  • En 1608, Étienne Brûlé, âgé d'à peine 15 ans, embarque à Honfleur, en France, sur un navire, le Don de Dieu, avec à son bord nul autre que Samuel de Champlain. Destination : la Nouvelle-France. Très tôt, il deviendra le « fils spirituel » du célèbre explorateur. Étienne livrera bataille à ses côtés et l'impressionnera au point où Champlain lui confiera la délicate mission de rester tout un hiver auprès des Montagnais. Le jeune aventurier se liera d'amitié avec eux, apprendra leur langue, rencontrera la belle Shaîna, sera témoin de tortures et combattra les « Yroquois ».

  • Joe et Cody pêchent sur la glace avec leurs parents par un après-midi d'hiver clément. Cody aide Papa à pêcher, tandis que Maman et Joe somnolent dans le traîneau. Soudain, les chiens repèrent un renard à la fourrure aussi brillante que des flammes et s'élancent à sa poursuite, entraînant Maman et Joe dans une course folle.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série «Chansons du vent du Nord» racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • Joe et Cody profitent de l'été pour explorer le monde et se lier d'amitié avec de nombreuses créatures. Ce qu'ils aiment par-dessus tout, c'est d'attraper des libellules et de nouer doucement un fil autour de chacune d'elles avant de les laisser s'envoler. Les frères poursuivent alors leurs libellules cerfs-volants à travers les arbres et les prairies jusqu'à ce qu'elles disparaissent dans le ciel nocturne. Et dans leurs rêves, Joe et Cody planent dans les cieux avec leurs cerfs-volants jusqu'à ce vienne le temps du réveil.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série Chansons du vent du Nord racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • Toute l'année, Joe, Cody et leurs parents suivent les caribous en traîneau. Joe joue de l'accordéon et Cody danse pour attirer les caribous errants. Lorsque des milliers de caribous répondent à leur appel, ce qui devrait être un moment de terreur se transforme en quelque chose de magique quand les garçons ouvrent leurs bras et leur coeur pour embrasser l'esprit du caribou.

    Maintenant offerts en français et en cri, les albums de la série «Chansons du vent du Nord» racontent, à travers les aventures des frères Joe et Cody, le territoire et les coutumes des Cris du Nord du Manitoba.

    Chaque histoire révèle l'extraordinaire talent de conteur de Highway, qui transmet en toute simplicité la magie et l'imaginaire de sa culture natale et du monde de l'enfance.

  • Hiver 2015: Philippe Ducros parcourt le Québec et ses réserves autochtones. Il veut voir ces peuples en bordure des villes et de l'immensité, mesurer le déracinement et les ravages de l'endoctrinement. Il écoute, tente de déchiffrer les blessures du passé et la force tranquille de ces survivants de l'Histoire, avec l'intuition qu'à travers eux, il apprendra à guérir, lui aussi. En résulte un récit polyphonique, entre road trip, carnet de voyage et témoignages.

  • « Notre époque est accablée par la dictature de l'actionnariat. Il est convenu d'avance qu'il faut se résigner devant les frontières fixées par ceux qui imposent une réalité dogmatique établie à leur seul profit. Cette béatitude entretenue par les chants des sirènes de la consommation se voit présentée comme une précieuse bénédiction. Tout s'est évidé de perspectives humanistes, mais nous sourions. Il ne reste plus guère de nous qu'un sourire suspendu dans l'air du temps, comme celui du chat du Cheshire dans Alice au pays des merveilles, cet animal étrange qui continue de montrer le sien une fois que tout de lui a pourtant disparu. Bien des possibles révoqués demandent aujourd'hui à être totalement réinventés. C'est l'idée qui sous-tend la plupart des textes rassemblés ici. »

  • Cet ouvrage est né d'un désir de réconciliation entre les Autochtones et le peuple québécois.
    Un des objectifs est de rétablir des ponts afin que, de part et d'autre, un lien d'entraide et de fraternité soit davantage présent, au-delà des préjugés et des différences de cultures.

    Comment peut-on aller de l'avant et s'enrichir mutuellement? Il est notamment question de fierté, autant pour les Autochtones que pour le peuple québécois, ce qui pourrait aider à retrouver une identité, non seulement sur le plan culturel, mais aussi sur le plan humain, afin de briser des barrières individuelles et collectives.

  • Samir Shaheen-Hussain, partant de sa propre expérience de pédiatre, mène dans cet essai une enquête sur le rôle de l'establishment médical dans le déracinement, la colonisation et le génocide des peuples autochtones. Il jette ainsi un éclairage nouveau sur le racisme systémique dont ceux-ci souffrent dans le système de santé canadien.

    S'appuyant sur des études gouvernementales et historiques, des reportages, des rapports d'enquêtes publiques ainsi que sa participation à la commission Viens en 2018, l'auteur documente la violence médicale infligée aux enfants autochtones et leurs familles. Il accorde une attention particulière à la pratique qui interdisait systématiquement l'accompagnement parental lors d'évacuations aéromédicales pédiatriques, laquelle affectait de façon disproportionnée les peuples autochtones. Il prend comme étude de cas la campagne « Tiens ma main », lancée par des membres du personnel de la santé en janvier 2018, qui a réussi à mettre fin à cette règle cruelle de l'État québécois.

    Plus aucun enfant autochtone arraché mélange habilement l'essai critique et analytique, le récit de première main et le retour historique sur des périodes peu reluisantes de l'histoire des relations entre les divers palliers de gouvernement au Canada et les peuples autochtones. L'auteur y lance cet appel : il est impératif d'éliminer les impacts structurels des politiques racistes et coloniales sur les déterminants sociaux de la santé, de décoloniser la pratique médicale et de soutenir les luttes d'autodétermination des peuples autochtones. Il s'agit de conditions préalables essentielles à toute réconciliation authentique.

  • Nous les Etchemins/Amalécites/Malécites/Wolastoqiyik, nous sommes les premiers, avec les Montagnais/Innus et les Algonquins/Anishinabe, à sceller des traités d'alliance avec les Français entre 1603 et 1605. Ces traités s'insèrent dans la politique française qui a pour objectif d'établir et de maintenir des alliances avec les peuples autochtones en Nouvelle-France, afin de pouvoir prétendre avoir une emprise sur le territoire et favoriser l'accueil des immigrants, le commerce et l'organisation de la colonie. [...] En 1987, notre Nation renaît. Les gouvernements fédéral (1987) et provincial (1989) reconnaîtront notre Nation qui a été oubliée à la suite de la dispersion que la perte des terres de Viger a entraînée après 1869. Grâce au travail soutenu des familles et de leaders de la communauté, la reprise en charge s'amorce avec la création du gouvernement de la Première Nation Malécite de Viger. Elle a repris, en 2019, un nom plus représentatif dans sa langue : Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.
    « Cette recherche porte sur l'évolution sociopolitique de nos membres à compter des premiers contacts avec les Européens jusqu'à aujourd'hui. Elle démontre la résilience de notre Nation depuis l'occupation de notre territoire ancestral, le Wolastokuk. L'accès au territoire, la réappropriation culturelle et le développement de l'autonomie économique et politique sont de nos jours les défis à relever pour assurer la continuité de notre Nation pour les générations à venir... Connaître notre histoire, la rendre accessible à nos membres et à la population allochtone, cela fait partie d'une démarche importante de notre reconnaissance.» Extrait de la préface : Kévin Morais, chef conseiller, Culture, éducation, santé et finance (2016-2020), Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

  • « N'oublions pas que nous sommes tous des immigrants et que l'on est toujours l'autochtone de quelqu'un d'autre » : sous le titre Le 8e feu, l'édition de printemps de TicArtToc donne la parole aux artistes autochtones. Proposer un acte de réconciliation, briser les stéréotypes folkloriques, découvrir une renaissance créative dans la modernité et aussi, simplement, remercier : voici la démarche de ce numéro spécial produit en collaboration avec Nadine St-Louis, fondatrice des Productions Feux Sacrés. André Dudemaine pose la question de la possibilité d'un cinéma autochtone. Marie-Josée Parent réfléchit aux impacts du système colonial canadien sur les identités culturelles. Et, surtout, de nombreux portraits d'artistes - peintres, sculpteurs ou musiciens - nous sont offerts : Eruoma Awashish, Sarah Cleary, Miaskom Sipi, Nico Williams et tant d'autres font résonner les mots, les images et les sons de leurs communautés. TicArtToc se fait la mission de porter ces artistes bien souvent invisibles, mais ô combien essentiels.

  • Le paradigme hégélien de la reconnaissance, admirablement critiqué par Frantz Fanon dans l'oeuvre phare à laquelle ce livre rend hommage, est aujourd'hui évoqué, sous sa forme libérale, dans les débats entourant l'autodétermination des peuples colonisés, notamment les peuples autochtones d'Amérique du Nord. Politologue et militant, membre de la Nation dénée du Nord-Ouest du Canada, l'auteur reprend ici la critique fanonienne et démontre en quoi cette reconnaissance ne fait que consolider la domination coloniale.

    Cet ouvrage de théorie politique engagée appelle à rebâtir et redéployer les pratiques culturelles des peuples colonisés sur la base de l'autoreconnaissance, seule voie vers une réelle décolonisation. Penseur marxiste, Coulthard sait que le marxisme ne peut s'appliquer tel quel à la lutte des Autochtones, mais il en souligne la contribution potentielle et signe ici un véritable traité de combat décolonial et anticapitaliste.

  • Et moi, je rêve d'être le plus grand orateur
    La plume d'aigle est synonyme de paix
    De liberté, de courage, de force et de respect
    La plume n'est pas seulement un symbole autochtone
    Elle m'a permis de me découvrir,
    D'aller au fond de ma personne
    L'aigle a une vision, une histoire, une coutume
    Et moi, je suis en mission avec la force de ses plumes

    Samian a reçu quatre plumes d'aigle des aînés. Fort de cet héritage, il place l'écriture au coeur de la vie amérindienne. Il rend grâce aux Ancêtres. Guerrier
    alimentant le feu, il écrit et chante pour que leurs voix ne soient pas trahies.

  • On parle beaucoup au Québec, comme dans le reste du Canada, de réconciliation avec les Premières Nations. Mais pour qu'un rapprochement fécond puisse avoir lieu, qu'une nouvelle ère, égalitaire et respectueuse, s'ouvre, le cadre constitutionnel canadien ne peut à lui seul en définir les règles. Toute entente devra aussi tenir compte des traditions autochtones.

    C'est dans ce contexte que le livre de Leanne Simpson trouve toute sa pertinence. L'auteure s'y demande comment redonner force, consistance et valeur à un héritage politique, juridique et culturel mis à mal par le processus colonial. D'une façon aussi concrète que tonique et audacieuse, elle y explore la langue, les mythes, les coutumes et les expériences de sa culture ancestrale afin de recouvrer et révéler cette manière singulière et originale d'être au monde trop longtemps méprisée.

    Si l'entreprise est inspirante pour toute communauté issue des Premières Nations, elle l'est également pour quiconque s'intéresse aux contradictions de la modernité occidentale.

  • Shipun et son fils, Nipishish, sont inséparables. Quand ils partent à la chasse à la perdrix, Nipishish observe son père avec attention. Il ap­­prend à chasser pour manger, pas pour tuer. La chasse donne un sens à sa vie d'enfant amérindien. Shipun adresse une prière à l'oiseau. Il arrête de respirer et appuie sur la détente. Le coeur de Nipishish cesse de battre.

  • Assis sur le trottoir, un jeune Amérindien essaie d'attirer l'attention des passants. Il a faim et il attend un mot gentil qui ne vient pas. Le jeune homme a quitté son village à la mort de son grand-père. Il pensait que sa vie serait meilleure en ville. Mais il ne se reconnaît pas dans ce pays qui n'est plus le sien.

  • À travers onze portraits d'enfants, le lecteur est invité à explorer les multiples aspects de la vie en Nouvelle-France, à différentes époques, tels que : la traversée de l'Atlantique à bord d'un grand voilier, la prise de possession du territoire, l'économie, les vêtements, la médecine.

  • « Voyez comme elle se fane, la petite rose anglaise, dit le prêtre, la vie en forêt est trop dure pour elle. Il faut la transplanter au Canada où elle s'épanouira bien mieux sous les soins de gentilles religieuses.» «La petite fleur blanche ne doit pas être arrachée, dit l'Indien, laissez-la pousser parmi les pins, et prendre peu à peu racine près du wigwam d'un jeune brave.»

  • «Licencieuse et déshonnête, disait-on. Une cabaretière, une femme de pendu, imaginez! regardez les registres d'audience de la ville de Montréal! voyez combien de fois elle a paru, comparu, voyez vous-mêmes! Ah! la belle, la très forte Marie Brazeau. Quel bagout, quelle allure! voici une battante qui ne s'avoua jamais battue. Laissez dire. Elle traversera bien l'Histoire.»

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