• Paru en 1762, le Contrat social, en affirmant le principe de souveraineté du peuple, a constitué un tournant décisif pour la modernité et s'est imposé comme un des textes majeurs de la philosophie politique. Il a aussi acquis le statut de monument, plus célèbre que connu, plus révéré - ou honni - qu'interrogé. Retrouver, dans les formules fameuses et les pages d'anthologie, le mouvement de la réflexion et les questions vives qui nourrissent une oeuvre beaucoup plus problématique qu'affirmative, c'est découvrir une pensée qui se tient au plus près des préoccupations d'aujourd'hui : comment intégrer les intérêts de tous dans la détermination de l'intérêt commun ? Comment lutter contre la pente de tout gouvernement à déposséder les citoyens de la souveraineté ? Comment former en chacun ce sentiment d'obligation sans lequel le lien social se défait ?
    © Flammarion, Paris, 2001, pour la présente édition.
    Édition revue et mise à jour en 2012.
    Couverture : Virginie Berthemet © Flammarion

  • Édition présentée et commentée par Francis Marmande (université de Paris VII) et Annie Collognat-Barès (lycée Victor-Hugo).
    Inspirée par le génie du mal, voici la correspondance entre un libertin machiavélique et sa criminelle inspiratrice. Complices soudés par leur liaison passée, le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil, chasseurs et stratèges de la cruauté, choisissent comme cible des innocents. La pure et naïve Cécile de Volanges, la vertueuse et brûlante Mme de Tourvel seront les victimes de leurs oeuvres de vengeance et de destruction morale. Au nom de la seule jouissance, ils s'allient pour bafouer l'amour et les sentiments, jusqu'à la reddition totale.
    Les lettres " douces et dangereuses " de deux monstres parfaits composent ce sensationnel chef-d'oeuvre romanesque du XVIIIe siècle.
    Lire avec le texte intégral et la préface

    Comprendre avec Les clés de l'oeuvre

    39 pages pour aller à l'essentiel

    34 pages pour approfondir

  • Les voilà, encore une fois : Billaud, Carnot, Prieur, Prieur, Couthon, Robespierre, Collot, Barère, Lindet, Saint-Just, Saint-André.Nous connaissons tous le célèbre tableau des Onze où est représenté le Comité de salut public qui, en 1794, instaura le gouvernement révolutionnaire de l'an II et la politique dite de Terreur.Mais qui fut le commanditaire de cette oeuvre ?
    À quelles conditions et à quelles fins fut-elle peinte par François-Élie Corentin, le Tiepolo de la Terreur ?
    Mêlant fiction et histoire, Michon fait apparaître avec la puissance d'évocation qu'on lui connaît, les personnages de cette « cène révolutionnaire », selon l'expression de Michelet qui, à son tour, devient ici l'un des protagonistes du drame.

  • " Crois ou meurs ! Voilà l'anathème que prononcent les esprits ardents au nom de la liberté ! " Ainsi s'indigne le journaliste Jacques Mallet du Pan dans le Mercure de France du 16 octobre 1789, au tout début de la Révolution. Voilà qui s'inscrit en faux contre la thèse, solidement ancrée aujourd'hui, de deux révolutions : une bonne, celle des droits de l'homme, qui aurait dérapé pour aboutir à une mauvaise, celle de la Terreur.

    Et si la Révolution tout entière avait été un immense, un désolant gâchis, et ce dès les premiers jours ? Et si ce qui a été longtemps présenté comme le soulèvement de tout un peuple n'avait été qu'une folie meurtrière et inutile, une guerre civile dont l'enjeu mémoriel divise toujours les Français ? Il fallait reprendre l'enquête en revisitant les événements, en les décryptant et en se libérant de l'historiquement correct.

    Ce récit circonstancié s'adresse à tous ceux qui souhaitent qu'on leur raconte enfin une autre histoire de la Révolution française, la vraie.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Echoués à la suite d'un naufrage sur une île gouvernée par des esclaves fugitifs, une coquette et un petit-maître perdent la liberté tandis que leurs esclaves désormais affranchis deviennent maîtres - et leur font subir diverses épreuves : « Nous vous jetons dans l'esclavage pour vous rendre sensibles aux maux qu'on y éprouve ; nous vous humilions, afin que, nous trouvant superbes, vous vous reprochiez de l'avoir été. »
    En 1725, c'est un monde social renversé que Marivaux donne à voir sur la scène du Théâtre-Italien : la fragilité du pouvoir peut ainsi se dévoiler, les rancoeurs enfouies se libérer, et le malheur d'une condition servile s'éprouver. Mais si l'inversion est bien politique, elle est également ludique, et cette pièce sérieuse aux faux airs d'utopie est bien une comédie : le spectateur s'y amuse aux dépens des maîtres que leurs valets caricaturent, et il rit autant des maladresses que commettent ces valets lorsqu'ils tiennent le rôle des maîtres.
    Edition de Jean Goulemot 

  • Une édition de référence du Mariage de Figaro de Beaumarchais, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.
    « Marceline, à Figaro. Mais que nous font, mon fils, les refus d'un homme injuste ? Ne regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas: cela seul importe à chacun. Dans quelques mois ta fiancée ne dépendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera, j'en réponds. Vis entre une épouse, une mère tendres, qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent pour elles, heureux pour toi, mon fils ; gai, libre et bon pour tout le monde : il ne manquera rien à ta mère. » (Extrait de la préface de l'auteur.) 

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Dans la Vendée de 1793, trois personnages s'affrontent : l'aristocrate Lantenac, fidèle à son passé, son petit-neveu Gauvain, tourné vers l'avenir généreux de la République, et le conventionnel Cimourdain, plus durement soucieux des exigences présentes de la Révolution et de la Terreur. Dans cette épopée où le romancier mêle la fiction de l'intrigue et la réalité de l'Histoire - Danton, Robespierre et Marat sont au centre du livre -, chacun des trois héros se trouve ainsi guidé par une certaine idée du devoir et de l'honneur. Et chacun sera conduit à une forme d'héroïsme qui n'écarte pas la mort.
    L'écrivain se refuse donc à trancher, et Quatrevingt-Treize n'est pas un roman à thèse : «Je ne veux ni du crime rouge ni du crime blanc.» Mais la violence où s'achevait l'Ancien Régime était certainement un mal nécessaire, et ce qui s'affirme dans ce livre qui paraît en 1874 et sera le dernier roman de Hugo, c'est une vision de l'Histoire qui garde trace, sans doute, de la Commune récente où une même violence fit retour, mais ne s'interdit pas l'espérance.
    Edition de Bernard Leuilliot. 

  • Les exilés du manoir trouvent refuge dans la forteresse fantôme de la Bastille. Y vivent déjà les fantômes de nombreux prisonniers, dont un très célèbre, le Masque de fer. Mais la bande du manoir accueille aussi une fillette née au siècle passé. Les quelques indices qu'elle laisse échapper les emmènent en Bretagne, non loin de la forêt de Brocéliande. Contre toute attente, ils vont être aidés dans leur enquête par un jeune homme du monde des vivants aux troublantes qualités de médium... Une fois de plus, ils devront agir sans Liam qui, grâce à la carte d'éternité, est parti sur les pas d'Alexandre le Grand à la recherche d'un mystérieux cimetière des éléphants...

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Denis Diderot. Publiée à titre posthume en 1796, "La Religieuse" est à la fois une satire des moeurs sexuelles et religieuses du XVIIIe siècle et une apologie de la liberté individuelle. C'est aussi une mystification pleine de mouvement ourdie par Diderot, Grimm et quelques autres compères au détriment d'un de leurs amis, le marquis de Croismare, homme sensible qui s'était intéressé au sort de la jeune Suzanne Delamarre (Suzanne Simonin dans le roman), sans parvenir à lui faire gagner son procès. En 1758, Suzanne avait en effet accusé sa mère de l'avoir enfermée de force à l'abbaye de Longchamp, puis au couvent de femmes Sainte-Marie de la rue du Bac où elle dû subir nombre d'épreuves et d'humiliations. Finalement, suivant les conseils d'un prêtre bénédictin, lui aussi entré en religion malgré lui, elle parvint à retrouver la liberté après avoir rompu ses voeux religieux. Diderot et Grimm publieront une fausse correspondance de l'ex-religieuse destinée à émouvoir le marquis de Croismare, puis Diderot entamera plus tard le récit romancé de ses mésaventures sous forme de mémoires. Aussi bien roman érotico-philosophique des corps et des âmes que conte satirique malicieux, "La Religieuse" peint sur le vif, outre le personnage de l'innocente Suzanne plus ambigüe qu'il n'y paraît, plusieurs figures inoubliables de confesseurs et de moniales, dont notamment celle de la supérieure de Saint-Eutrope, si prompte à déshabiller la jeune couventine et à l'embrasser sur la bouche.

  • Un grand roman d'aventure maritime où l'amour croise la mort, et le lecteur côtoie marins intrépides et brigands au grand coeur.
    Mars 1798.
    Robespierre a perdu la tête et Napoléon est encore dans les langes de Bonaparte. En ces temps tourmentés, intrigues et trahisons sont le quotidien d'hommes de pouvoirs cherchant autant à sauver leur tête qu'à faire fortune. En guerre contre la plupart des monarchies d'Europe, la France révolutionnaire compte l'Angleterre et sa puissante Royal Navy parmi ses ennemis. Hélas, à court de crédits, la flotte française souffre d'une corruption généralisée et une grande partie de ses officiers, de noble lignée, a migré. La jeune Marine Républicaine se consume sur les cendres de la défunte Royale...
    Dans cette ambiance bouillonnante du Directoire, décor inédit du genre, l'auteur plante le fougueux Gilles Belmonte, capitaine de frégate. Engagé dans la marine Royale à l'âge de 13 ans, il en a 29 lorsqu'il se voit confier un nouveau navire, l'Égalité, et une mission cruciale pour l'avenir de la France.
    Entre machinations des services secrets, combats en mer et amours naissants, son sens de l'honneur et son formidable instinct auront-ils raison d'un ennemi prêt à tout ?
    Fabien Clauw nous entraîne dans un grand roman d'aventure où les combats maritimes, criants de vérités, rivalisent avec une intrigue des plus passionnantes, le tout servi par une plume flamboyante.
    Prix littéraires :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018

  • Dans le second tome de sa saga d'aventure, Fabien Clauw nous fait frémir avec verve et humour, des atterrages de Brest au fleuve Delaware, aux États-Unis.
    À la veille du coup d'État du 18 brumaire, de retour d'une campagne victorieuse aux Antilles, Gilles Belmonte végète loin des océans qui l'ont forgé, tandis que la patrie des Droits de l'Homme, en lutte contre les puissances européennes unies et fragilisée par dix années de tumultes, est aux abois. Ses finances exsangues. De l'or, les États-Unis en regorgent. Mais la guerre navale qui sévit entre ces deux nations complique les incursions dans les eaux américaines.
    Le jeune capitaine aux idéaux et au caractère bien trempés se voit confier une mission qui conduira sa frégate jusqu'à Philadelphie. Face au pouvoir américain et à ses puissants services secrets, saura-t-il honorer la confiance du nouveau Consul ? Le voici partagé entre son devoir et les retrouvailles tant attendues avec l'audacieuse Camille Desmaret fuyant la Martinique.
    " Les Anglais, qui dominent la mer et les romansqui la racontent, ont trouvé à qui parler ! "
    Libération " Jubilatoire ! Un vrai régal de lecture de bout en bout. " Librairie Le Gang de la clef à molette
    " Un nouveau Patrick O'Brian. "
    Livres Hebdo " Une grande fresque d'aventures historiques ! " Librairie Les Fables d'Olonne
    " Une saga prometteuse [qui] arrive comme une revanche depuis bien longtemps espérée. "
    Association des Officiers de Réserve de la Marine Nationale
    Pour le tome 1 - POUR LES TROIS COULEURS :
    - Mention de l'Académie de Marine
    - Prix Ecume de Mer 2018
    Pour le tome 2 - LE TRÉSOR DES AMÉRICAINS
    Prix Marine Bravo Zulu 2018

  • La véritable histoire du procès de Louis XVI.Le 21 janvier 1793, à Paris, Louis XVI est guillotiné publiquement. L'événement est considérable par sa radicalité. Henri III et Henri IV avaient été assassinés ; Louis XVI est exécuté au terme d'un jugement rendu au nom de la nation et de la République. La Révolution est victorieuse. Elle s'était réalisée peu à peu depuis 1789, quand le roi avait dû réunir les États généraux. D'affrontements en crises, elle s'était affirmée contre le monarque jusqu'à le chasser du trône le 10 août. Le 21 janvier marque une nouvelle ère pour le pays, ainsi que pour les pays européens : ce qui s'accomplit ce jour-là se veut exemplaire pour les peuples désireux de se libérer des princes et des rois. Conséquence inattendue, la guerre se généralise à tout le continent.
    La détermination nécessaire pour en arriver là explique le titre de ce livre : outre le fait que le mot " exécution " désigne une peine capitale appliquée après sentence d'un tribunal et évoque une destruction délibérée, il désigne plus largement une opération effectuée en appliquant des règles et des procédures, réalisée au terme d'un projet mûri.
    Pendant plusieurs mois, en effet, les Français hésitèrent à fixer le sort du souverain déchu et se déchirèrent d'abord pour définir les modalités du procès, ensuite pour savoir s'ils allaient le tuer. L'exécution légale a été un choix extrêmement difficile à faire, qui a laissé plus de traces mémorielles que l'acte lui-même. C'est pourquoi, l'ouvrage s'intéresse plus aux querelles et aux rapports de forces entre groupes révolutionnaires, qu'à l'examen de la responsabilité du roi et à sa personnalité. À côté du destin tragique de Louis XVI et de la rupture du lien du pays avec la monarchie en janvier 1793, la France se cherche entre Révolution et République dans ces mois d'automne-hiver 1792-1793 : c'est là que se trouve le coeur du livre. (Jean-Clément Martin)

  • « L'insurrection est le plus saint des devoirs.» Gilbert Motier, Marquis de La Fayette, devant l'Assemblée nationale, 20 février 1790.
    Croquants, Nu-pieds, Lustucrus, Bonnets rouges, Sans-culottes, Canuts, Communards, étudiants de Mai-68 ou Gilets jaunes... tous eurent en commun l'esprit de révolte et d'insoumission.
    A travers leurs luttes, ce sont eux qui ont écrit l'histoire de France.
    Des révoltes paysannes de la Renaissance aux émeutes de banlieue en 2005 en passant la guerre des farines, l'affaire Réveillon ou la prise des Tuileries, Luc Mary nous fait revivre ces moments cruciaux où le peuple s'est dressé contre l'ordre établi.
    Luc Mary, écrivain et historien, est l'auteur d'une quarantaine de livres.

  • L'Europe ne sait plus où elle va. Les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Union, au point que la plupart d'entre eux se replient sur leurs nations respectives. S'ils veulent un avenir, ils doivent se proclamer citoyens d'une République européenne. Qu'ils fassent comme les Français en 1789 : une révolution, non au sens d'un renversement du pouvoir établi au profit d'un autre, ni de la victoire d'une classe sociale sur une autre, mais un acte "politique", né de la décision des uns et des autres d'exercer leur liberté en commun, ce dont le capitalisme les prive.Avec la primauté du politique sur l'économique, sera aboli "l'assujettissement de la vie sociale à l'accroissement sans fin du capital", tandis que la République pourra satisfaire les besoins et désirs essentiels de chacun.

    Éminent sinologue, Jean François Billeter a dirigé le département de langue et littérature chinoises de l'université de Genève. Il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia, dont Leçons sur Tchouang-tseu, Contre François Jullien, Un paradigme et Esquisses. En 2013, il a reçu le prix culturel de la Fondation Leenaards. En 2017, il a publié Une rencontre à Pékin et Une autre Aurélia, couronnés du prix Michel-Dentan, du prix Roger Caillois de l'essai et du prix Psychologies magazine.

  • Depuis les débuts de l'Antilope, nous rêvons de publier le lumineux discours que le comte de Clermont-Tonnerre prononça en 1789 devant l'Assemblée nationale, à propos de l'accession des Juifs à la citoyenneté. C'est lui qui a dit notamment : "Il faut refuser tout aux Juifs comme Nation, et accorder tout aux Juifs comme individus."À la même époque, d'autres discours montrent une franche hostilité, un soutien total ou de la bienveillance. Nous avons choisi de les publier aussi car ces opinions peuvent éclairer des questions propres à la citoyenneté dans la France contemporaine. Les a priori, les clichés, les convictions toutes faites n'ont guère changé depuis cette époque.

    Il s'agit de quatre députés qui ont siégé aux États généraux de 1789.Stanislas de Clermont-Tonnerre (1757-1792), député de la noblesse. Rejoint l'Assemblée nationale quelques jours après le serment du Jeu de paume.Henri Grégoire dit l'abbé Grégoire (1750-1831), député du clergé, se rallie au tiers état.Anne Louis Henri de la Fare (1752-1829), député du clergé. Quitte la France en 1791 et y reviendra en 1814.Victor de Broglie (1756-1794), député de la noblesse. Guillotiné en 1794.


  • Metz 1789. Le vigneron Lefèbvre est sauvagement assassiné. Le vétérinaire Augustin Duroch découvre par hasard son cadavre, pris en glace dans la Seille. L'homme travaillait dans les vignes des notables de Metz, dont le conseiller au parlement Roederer et le maître échevin Maujean.



    L'ambition politique du conseiller Roederer inquiète l'artiste vétérinaire Augustin Duroch qui se passionne pour les élections aux états généraux. A cette occasion, des factions rivales s'affrontent d'une manière préoccupante. Tandis que la misère désespère le peuple, les privilégiés donnent des réceptions musicales, se livrent au libertinage, vivent dans l'insouciance. L'arrivée d'une belle harpiste dans sa ville natale fait naître jalousies et médisances. Dans tout le pays, des rumeurs inquiétantes accusent des bandes de pillards d'attaquer les villages et les châteaux et laissent entendre que les Juifs se livrent à des trafics...
    Dans ce milieu où s'accumulent les menaces, la disparition d'un vigneron, à la veille de la Saint-Nicolas, plonge Augustin Duroch dans une affaire complexe où trempent les personnalités en vue de la ville de Metz



    Anne VILLEMIN-SICHERMAN, médecin gynécologue, a créé le personnage d'Augustin Duroch, artiste vétérinaire enquêteur, en hommage à son père, dernier maillon de trois générations de vétérinaires. Passionnée par le XVIIIe siècle, elle plonge ses lecteurs au coeur de la vie quotidienne sous l'Ancien Régime. Elle a obtenu le Prix de la ville d'Hagondange 2017 lors du Salon du livre féminin et le Prix Historia 2019 du roman policier historique.



  • Si elle est intensément ancrée dans la mémoire collective des Français, la prise de la Bastille ne fut que la première d'une série de « journées » au cours desquelles le peuple parisien en armes fit basculer les régimes, les hommes et les hiérarchies, imposant sa volonté par la force. De l'invasion du château de Versailles en octobre 1789 à celle du palais des Tuileries en mai 1795, en passant par le renversement de la monarchie et la proscription des Girondins, ces épisodes majeurs au déroulement similaire - rassemblement puis marche des émeutiers, réaction des autorités, attitude des troupes, invasion des lieux de pouvoir, combats, massacres - rythment la grande épopée révolutionnaire pendant près de six ans. Au coeur de la Révolution française elle-même, ils sont en outre la matrice de bien des épisodes insurrectionnels de l'histoire mondiale. Délaissant une lecture strictement chronologique des événements pour adopter une démarche résolument comparative, à travers une narration remarquablement incarnée, Antoine Boulant met ainsi à jour le mécanisme des journées révolutionnaires et nous en offre une vision profondément originale.

  • Dans son ouvrage L'Ancien Régime et la Révolution, Tocqueville montre que la Révolution de 1789 ne constitue nullement une rupture dans l'Histoire de France. Selon lui, l'Ancien Régime s'inscrit déjà dans le processus d'égalisation des conditions qui s'explique par deux évolutions complémentaires :
    d'une part, sur le plan institutionnel, la France pré-révolutionnaire est marquée par la remise en cause progressive du pouvoir de la noblesse par l'État . Cependant, son étude sur les intendants ne se base que sur la généralité de Tours, proche de Paris et fidèle au pouvoir royal. Cette idée de centralisation avec l'intendance doit être nuancée.
    d'autre part, sur le plan des valeurs, Tocqueville rend compte de la montée de l'individualisme sociologique qui place l'individu-citoyen et avec lui le concept d'égalité au centre des préoccupations morales et politiques (Jean-Jacques Rousseau : Discours sur l'origine de l'inégalité parmi les hommes).
    C'est la convergence de ces deux logiques qui rend de plus en plus inacceptable l'inégalité des conditions : « le désir d'égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l'égalité est plus grande ».
    Il en conclut que le progrès de l'égalité a précédé la Révolution ; il en est une des causes et non une de ses conséquences : « tout ce que la Révolution a fait, se fût fait, je n'en doute pas, sans elle ; elle n'a été qu'un procédé violent et rapide à l'aide duquel on a adapté l'état politique à l'état social, les faits aux idées, les lois aux moeurs ».

  • Le 22 septembre 1822, quatre sergents sont guillotinés à Paris. Trois d'entre eux avaient appartenu à la Grande Armée de Napoléon. Déçus par la monarchie restaurée de Louis XVIII, ils s'étaient laissé séduire par un projet d'insurrection fomentée par la Charbonnerie, société secrète où on retrouve des libéraux, et à la tête de laquelle est le célèbre général La Fayette. Découverte à La Rochelle en mars 1822, la conspiration donne lieu à un procès auquel échappent les chefs de file. Seuls sont condamnés des seconds couteaux. Les royalistes ultras désormais à la tête du pays ont voulu faire un exemple. L'indignation est générale. Pendant un siècle et demi, du jour de l'exécution à la Seconde Guerre mondiale, le martyr des quatre sergents de La Rochelle sera répété, raconté, révéré, employé comme un argument définitif contre une monarchie abusive, par les bonapartistes, bien sûr, mais aussi par les républicains de toutes les sortes. Jacques-Olivier Boudon dévoile non seulement les coulisses d'un des plus fameux complots du XIXe siècle, mais aussi celui d'un mythe fédérateur des oppositions au roi, au pouvoir arbitraire, à l'oppression, trente ans à peine après la Révolution française et la prise de la Bastille.

  • Édition enrichie (Introduction, notes, documents et bibliographie)Drame historique, récit d'aventures, tragédie d'amour, Les Chouans, ou la Bretagne en 1799 forment le prologue de La Comédie humaine. Nous sommes à la veille du 18 Brumaire. Bientôt va sortir des limbes cette société nouvelle que Balzac a pour ambition de peindre. Mais, aux confins de la Bretagne et de la Normandie, c'est encore l'affrontement sans merci des " manants du roi " et des soldats de la République. Sous la conduite d'un chef intrépide et juvénile, le marquis de Montauran, les Chouans pillent, rançonnent et terrorisent les patriotes.
    Cinq ans après l'insurrection de la Vendée, cette nouvelle guerre des partisans est une affaire d'Etat. Comment abattre Montauran et disperser ses hordes de pillards insaisissables, vite engloutis par la brume ou les chemins creux du bocage normand, après chaque coup de main ? Le génie ténébreux du meilleur espion de Fouché y suffirait-il s'il n'avait su placer dans son jeu la sublime figure de Marie de Verneuil ? Des douves sanglantes de la Vivetière à la redoute du Nid-aux-Crocs, nous suivons Montauran et ses terribles lieutenants - Marche-à-terre, Pille-miche, Galope-chopine - jusqu'à l'ultime assaut où se jouera leur destin.

  • En 1789, la France va subir de profonds bouleversements. Alors que la cour de Versailles vit dans le faste, le peuple est affamé et écrasé d'impôts. Il va se révolter contre les injustices, prendre le pouvoir et instaurer la république.
    Ce "P'tit doc" nous introduit dans l'époque tumultueuse de la Révolution française et nous dévoile les évènements qui ont marqué cette période, de la convocation des États généraux à la mort de Robespierre.

  • La Révolution hors des sentiers battus.Ce qui est postulé dans cette nouvelle manière de considérer la Révolution est que rien n'a été énigmatique, ni l'éclatement des événements, ni l'usage de la " terreur ", ni les atrocités en Vendée ou l'entrée dans des guerres de conquête. Tout s'explique par les rapports de forces entre factions et partis antagonistes, mais aussi par les résonances, parfois imprévues, des " journées " ou des batailles. Se dessine ainsi l'itinéraire d'une aventure collective qui s'engage dans une entreprise de régénération et qui se transforme peu à peu, sous l'effet des conflits et des rivalités, en une authentique révolution voulant créer un monde nouveau. Les contraintes imposées par une guerre inexpiable, où la défaite signifiait la disparition de la nation, radicalisèrent les choix au point de changer la nature même de la Révolution, de diviser entre eux ses partisans et de la faire évoluer, chaotiquement, entre coups d'Etat et révolutions de palais. Si bien qu'en définitive, tout s'acheva lorsqu'en rétablissant la paix un général ambitieux imposa aussi un nouveau régime.

  • Edition enrichie (Préface, notes et Dossier)
    Parce qu'il a cueilli pour sa fille cadette une rose dans le jardin de la Bête, un marchand ruiné se voit contraint d'échanger la vie de son enfant contre la sienne. La Belle, prête à sacrifier son existence pour sauver celle de son père, devient l'otage de la Bête, un monstre terrifiant. Mais dans ce château où règne la magie, la Belle va bientôt découvrir que l'amour éclôt parfois là où on ne l'attendait pas...Un récit intemporel et inoubliable sur la vertu, la modestie et la nécessité de voir au-delà des apparences.

  • Comment les hommes comprennent-ils leur époque  Comment envisagent-ils leur avenir ? Quelle influence leurs idées exercent-elles sur la société ? Quel lien existe-t-il entre la philosophie, le droit, la religion et les grandes luttes politiques qui divisent le corps social  ?
    Dans une perspective ouverte sur l'histoire sociale et politique, l'auteur procède à une analyse rigoureuse des grands débats philosophiques et juridiques qui ont contribué à la formation de la pensée occidentale.
    La troisième édition de cet ouvrage, véritable référence dans le domaine, qui présente un vaste panorama des idées politiques de l'Antiquité gréco-romaine à nos jours, est enrichi d'un chapitre inédit entièrement consacré à la question des pensées dites «  dissidentes  » : féminisme contemporain, pensée environnementaliste, nouvelles radicalités intellectuelles... Une somme de connaissances incontournable pour tous les passionnés des idées.

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