• Un fugitif à Walden Nouv.

    En 1845, Samuel Long, jeune esclave noir, réussit à s'enfuir de la plantation de son maître, en Virginie. Après avoir emprunté, le « chemin de fer clandestin » - maillage de personnes qui, depuis les États du Sud, aidaient les esclaves en fuite à rejoindre le Canada -, il arrive au lac Walden et se lie avec le cercle des philosophes transcendantalistes, dont Henry David Thoreau et Ralph Waldo Emerson. À leurs côtés, il va tenter d'apprivoiser sa nouvelle condition d'homme libre. Mais cette rencontre est également la confrontation de deux mondes : celui de Samuel Long, synonyme de souffrance et de révolte, et celui des intellectuels blancs qui, bien qu'abolitionnistes, se retrouvent néanmoins confrontés à leurs propres privilèges et contradictions.Dans ce récit puissant, Norman Lock examine des enjeux qui continuent de diviser les États-Unis et l'ensemble des sociétés occidentales : le racisme, les inégalités de destins, le droit à la liberté. Il montre aussi, de manière plus suggestive, comment le naturalisme de Thoreau est inséparable de son engagement abolitionniste, faisant de lui un précurseur de l'écologie décoloniale.

    Norman Lock est un auteur américain reconnu, qui a déjà publié plusieurs romans, nouvelles et poésies.Un Fugitif à Walden s'inscrit dans le cycle « Romans américains » qui regroupe sept titres, tous salués par la critique américaine. Chacune des histoires est indépendante et met en scène, sous un éclairage nouveau, une ou plusieurs figures majeures de la littérature américaine, comme les philosophes transcendantalistes,Emily Dickinson ou encore Mark Twain.


  • " Ce que les Blancs doivent faire, c'est essayer de trouver au fond d'eux-mêmes pourquoi, tout d'abord, il leur a été nécessaire d'avoir un "nègre', parce que je ne suis pas un "nègre'. Je ne suis pas un nègre, je suis un homme. Mais si vous pensez que je suis un nègre, ça veut dire qu'il vous en faut un. " James Baldwin.

    Dans ses dernières années, le grand écrivain américain James Baldwin a commencé la rédaction d'un livre sur l'Amérique à partir des portraits de ses trois amis assassinés, figures de la lutte pour les droits civiques : Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther King Jr. Partant de ce livre inachevé, Raoul Peck a reconstitué la pensée de Baldwin en s'aidant des notes prises par l'écrivain, ses discours et ses lettres. Il en a fait un documentaire - salué dans le monde entier et sélectionné aux Oscars - aujourd'hui devenu un livre, formidable introduction à l'oeuvre de James Baldwin. Un voyage kaléidoscopique qui révèle sa vision tragique, profonde et pleine d'humanité de l'histoire des Noirs aux États-Unis et de l'aveuglement de l'Occident.
    " Attention, chef-d'oeuvre ! "La Croix (au sujet du film documentaire I Am Not Your Negro)

  • En dépit des bouleversements psychologiques et sociaux qu'il exige, cet ouvrage ne veut que proposer la solution de bon sens au problème de la place des Noirs dans la société américaine. Malgré le ton parfois menaçant, malgré la satire souvent mordante, La prochaine fois, le feu est avant tout un appel à la modération, une ultime tentative de compromis (en 1963) entre les extrémistes des deux bords aveuglés par la passion.
    Tant par l'actualité des phénomènes dont il présente l'analyse irréfutable que par le mélange de douleur contenue et d'ironie cinglante qui lui donne ce ton si particulier, ce témoignage ne manquera pas d'attirer l'attention du lecteur qui en retiendra les qualités littéraires autant que l'importance politique.

  • Attention à la morsure mortelle du lézard à tâches jaunes! Stanley Yelnats a hérité de la terrible malédiction familiale qui se transmet depuis l'horrible-abominable-vaurien-d'arrière-arrière-grand-père-voleur-de-cochon. Toujours au mauvais endroit, au mauvais moment. Accusé - injustement - de vol, Stanley est envoyé au Camp du Lac vert, un camp de redressement perdu dans le désert du Texas. Ici, la vie est un enfer pour les mauvais garçons comme lui, X-Ray, Calamar, Zéro et tous les autres. Pourquoi faut-il creuser des trous, toute la journée sous un soleil brûlant?

  • Un roman coup de poing sur la question universelle du racisme et des violences policières !Résumé : Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin. Et tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.
    La haine qu'on donne traduction de l'anglais
    The Hate U Give. THUG - Le 23 janvier au cinéma Récompense : Prix Libr'à Nous Littérature Jeunesse 2019

  • TOUT LE MONDE L'APPELLE « MA CHÉRIE ».
    ELLE VA DÉCOUVRIR QUI ELLE EST VRAIMENT.
    Née dans un village perdu du sud des États-Unis, Gloria était si jolie qu'elle est devenue Miss Floride 1952, et la maîtresse officielle du plus célèbre agent immobilier de Coral Gables, le quartier chic de Miami.
    Dans les belles villas et les cocktails, on l'appelle « Ma Chérie ». Mais un matin, son amant est arrêté pour escroquerie.
    Le monde factice de Gloria s'écroule : rien ne lui appartient, ni la maison, ni les bijoux, ni l'amitié de ces gens qui s'amusaient avec elle hier encore.
    Munie d'une valise et de quelques dollars, elle se résout à rentrer chez ses parents. Dans le car qui l'emmène, il ne reste qu'une place, à côté d'elle.
    Un homme lui demande la permission de s'y asseoir. Gloria accepte.
    Un homme noir à côté d'une femme blanche, dans la Floride conservatrice de 1963...Sans le savoir, Gloria vient de prendre sa première vraie décision
    et fait ainsi un pas crucial sur le chemin chaotique qui donnera un jour un sens à sa nouvelle vie...
    « AVEC LAURENCE PEYRIN, ON RIT, ON PLEURE, ON PARTAGE LES MULTIPLES COMBATS DE L'EXISTENCE DES FEMMES.» Marie Chaudey, La Vie

    Journaliste pendant vingt ans, Laurence Peyrin a choisi un jour de tout quitter pour écrire. Depuis, elle construit une oeuvre romanesque qui allie des histoires passionnantes, des personnages subtils et forts, une intensité d'émotion et une belle écriture. De La drôle de vie de Zelda Zonk , prix Maison de la presse 2015, à L'Aile des vierges en passant par Miss Cyclone, ses romans ne cessent de conquérir les lecteurs.

  • Paradis, année zéro Nouv.

    Trois cents ans d'institution raciste partent en poussière quand Washington se désagrège, balayé par une catastrophe naturelle d'un genre nouveau.

    Soudain, les dominations basculent, les minorités s'inversent, les Noirs prennent le pouvoir. Deuxième roman de l'auteur, Paradis Année Zéro, écrit avant l'ère Trump et les violences policières récentes, s'est imposé à lui comme une prophétie.

  • Le nouveau

    Tracy Chevalier

    • Phébus
    • 7 Février 2019

    La tragédie de Shakespeare, Othello, transposée dans une cour d'école américaine, au début des années 70. L'amour, les trahisons et la vengeance s'y jouent à toute allure à la récréation, sur fond de racisme et de bouleversements sociaux.
    Née en 1965 aux Etats-Unis, Tracy Chevalier vit depuis le milieu des années 80 à Londres. Elle est notamment l'auteur de La jeune fille à la perle, vendu à plus de 5 millions d'exemplaires et adapté en film en 2004.

  • "Les races n'existent pas ! Au nom de ce gimmick présenté comme le point final de toute discussion raisonnable, un catéchisme subtil vient perturber notre compréhension du mot race. Un catéchisme culpabilisant pour celles et ceux qui habitent ce corps racialement indicible. Un monde profondément marqué, si ce n'est obnubilé, par le corps de minorités dites visibles, lesquelles sont régulièrement sommées dans une injonction paradoxale d'être comme les autres, de ne pas se sentir différents. J'ai fini par me convaincre que cette invisibilité et cette indifférence ne sont finalement que les piliers d'une forme nouvelle de soumission, et que le négationnisme racial ne sert qu'à perpétuer la domination des Blancs."

    Militant associatif, Fabrice Olivet a déjà publié La question métisse (Mille et Une Nuits, Fayard, 2011).

  • La mort de George Floyd et le mouvement qu'elle a suscité ont montré que la question raciale ne concerne pas seulement les « racistes » ou les personnes victimes du racisme, mais bien l'ensemble de la société. Pourtant, la question raciale reste largement impensée du côté des Blancs. Cet essai montre comment, du fait de l'héritage des systèmes raciaux européens, les Blancs vivent toujours dans une « maison blanche » : une disposition intellectuelle, psychologique et affective qui altère leur regard et leur façon d'être au monde.

    Gauthier Marchais est enseignant-chercheur à l'Institute of Development Studies de l'Université du Sussex, en Angleterre.

  • Prends le micro, trouve tes mots. Fais-toi entendre !Résumé :
    Bri a 16 ans et rêve d'être la plus grande rappeuse de tous les temps. Ou au moins de remporter son premier battle. Elle a de qui de tenir - son père était une légende du rap, jusqu'à qu'il soit tué par les gangs.
    Mais quand sa mère perd son emploi, que leur propriétaire menace de les mettre à la porte et que la violence enfle dans son quartier, Bri n'a plus le choix : réussir dans le rap n'est plus rêve. C'est une nécessité.
    Roman, dès 13 ans.

  • La maison des égarées

    Julie Kibler

    • Belfond
    • 18 Février 2021

    Après Les Couleurs de l'espoir, Julie Kibler livre une histoire vibrante d'humanité, celle d'une amitié profonde entre deux femmes démunies, exclues, et pourtant déterminées à se relever, plus fortes, plus libres, dans l'Amérique patriarcale du début du siècle.

    Dans la petite ville de Berachah, au Texas, il est un refuge pour toutes celles dont la société ne veut plus, les filles mères, les épouses abandonnées, les prostituées, les droguées. Un abri où ces femmes brisées peuvent tenter de se reconstruire.C'est là que se rencontrent Lizzie Bates et Mattie Corder, en 1904. Entre les deux mères en perdition va se tisser un lien unique, comme un pont capable de les conduire ensemble vers un avenir meilleur.Un siècle plus tard, Berachah se résume à quelques pierres tombales moussues. Fascinée par l'histoire de ce lieu et de ses pensionnaires, Cate Sutton, une jeune bibliothécaire, entreprend d'extraire du néant les vies de ces " égarées ". À travers les destins de Lizzie, Mattie et leurs compagnes, c'est une leçon d'espoir, de courage et de solidarité peu commune que l'Histoire s'apprête à offrir à Cate. Et dont les résonances inattendues pourraient éclairer son propre passé...Â

  • Au Québec, sur les bords du lac Saint-Jean, en 1928. Pendant que de nouvelles crues dévastatrices frappent les propriétés des riverains installés sur le pourtour de cette véritable mer intérieure, Emma Cloutier est retrouvée noyée près de la ferme ancestrale.Ce deuil cruel sème la discorde et le mensonge dans la famille Cloutier, surtout lorsque Jacinthe, la soeur aînée de la victime, tente de comprendre ce qui s'est réellement passé. Menant sa propre enquête, elle découvre peu à peu les sombres secrets que préservait jalousement Emma, institutrice à l'allure si sage, que tous croyaient bien connaître... Après le formidable succès  de la saga L'Orpheline des neiges, Marie- Bernadette Dupuy nous entraîne dans un nouveau tourbillon de passions et d'aventures dans les décors fabuleux du Canada.

  • Une histoire politique du ring noir ; de Tom Molineaux à Muhammad Ali Nouv.

    Aux États-Unis, le ring a toujours été un terrain de mise en scène de la domination raciale et de sa contestation. Tel est le point de départ d'un récit sensible et incarné, faisant revivre la trajectoire de quelques-uns des plus grands boxeurs noirs de l'histoire américaine. De la période esclavagiste au mouvement des droits civiques des années 1960, en passant par les deux guerres mondiales, la figure du boxeur noir n'a cessé de cristalliser les espoirs de la population africaine-américaine mais aussi la haine et le désir de vengeance du pouvoir et de ses alliés.
    On croisera dans les pages de ce livre de nombreux boxeurs, dont Tom Molineaux, ancien esclave qui connut la célébrité lorsque ses victoires portèrent atteinte au prestige racial blanc, Peter Jackson, victime, comme tant d'autres boxeurs noirs, de la barrière de couleur qui le priva de la consécration suprême sur le ring, Jack Johnson, premier champion du monde noir des poids lourds en 1908, ou encore Muhammad Ali, « le plus grand ».
    Histoire politique du ring noir constitue une contribution majeure où sport et politique, racisme et histoire des États-Unis s'entremêlent et dessinent des figures comme autant de coups portés, reçus et esquivés.

  • «De telles listes sont dressées depuis les années 1970. Compilées par plusieurs générations de militants, elles sont enfouies dans les caves des archives associatives et présentent toutes le même format, à la fois sec et funeste. On y trouve la date du crime, le nom de la victime, suivis d'une ou deux phrases laconiques. Elles frappent par leur rudesse, leur longueur et leur nombre. Poser une liste conduit inexorablement à en trouver une autre quelques jours plus tard. Ces listes expriment l'idée d'une injustice. Elles dénoncent le racisme et l'impunité du racisme. Elles pointent du doigt les crimes, mais également la grande majorité des procès qui ont fini par des peines légères avec sursis ou des acquittements, quand ce n'est pas un non-lieu qui est venu clore l'affaire.

    Elles disent en substance que la racialisation, autrement dit le fait de placer des personnes dans une catégorie raciale afin d'asseoir un rapport de pouvoir et d'en tirer profit, tue deux fois. La première violence touche à l'intégrité physique de la personne. La seconde violence a lieu à l'échelle institutionnelle. Elle est une conséquence du traitement pénal qui ignore la nature raciste des crimes jugés.»

    De la grande vague de violence de 1973 dans le sud de la France aux crimes policiers des années 1990 en passant par les crimes racistes jalonnant les années 1980, cet ouvrage, issu d'une base de données de plus de 700 cas, nous invite à prendre la mesure de cette histoire à l'heure où le racisme institutionnel et l'action de la police continuent chaque année à être à l'origine de nombreux morts.

  • De tous les humains, le Nègre est le seul dont la chair fut faite marchandise. Au demeurant, le Nègre et la race n'ont jamais fait qu'un dans l'imaginaire des sociétés européennes. Depuis le XVIIIe siècle, ils ont constitué, ensemble, le sous-sol inavoué et souvent nié à partir duquel le projet moderne de connaissance - mais aussi de gouvernement - s'est déployé.
    La relégation de l'Europe au rang d'une simple province du monde signera-t-elle l'extinction du racisme, avec la dissolution de l'un de ses signifiants majeurs, le Nègre ? Ou au contraire, une fois cette figure historique dissoute, deviendrons-nous tous les Nègres du nouveau racisme que fabriquent à l'échelle planétaire les politiques néolibérales et sécuritaires, les nouvelles guerres d'occupation et de prédation, et les pratiques de zonage ?
    Dans cet essai à la fois érudit et iconoclaste, Achille Mbembe engage une réflexion critique indispensable pour répondre à la principale question sur le monde de notre temps : comment penser la différence et la vie, le semblable et le dissemblable ?
    Prix Fetkann - catégorie mémoire 2013

  • Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de « minorité visible » et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, « non, mais d'où viens-tu vraiment ? »

    Né en 1969 à Toronto, David Chariandy vit aujourd'hui à Vancouver, où il enseigne à la Simon Fraser University. Il compte parmi les auteurs contemporains majeurs au Canada. À travers son premier roman, Soucougnant (Zoé. 2012, prix Baudelaire de traduction) ou plus récemment 33 tours (Zoé, 2018, finaliste du Prix littéraire des lycéens et apprentis de la Région PACA 2019), Chariandy puise son inspiration au sein de la diaspora caribéenne au Canada et traite de son intégration à la culture locale.

  • La rue

    Ann Petry

    Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l'héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d'un million d'exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1947. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s'élever au-dessus de sa condition.
    Avec
    La Rue, la collection " Vintage " poursuit son exploration du noir, genre aux multiples facettes, et dévoile une misère sociale extrême, où règnent en maîtres la pauvreté et la corruption.
    Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres, avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé. Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c'était aussi la rue qui avait amené Mrs Hedges à faire de sa chambre un bordel. Et le concierge, la rue l'avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l'air et de la lumière, jusqu'à ce que l'horrible obsession de la chair l'ait dévoré. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu'elle avait la volonté de lutter sans relâche.

  • Dans la grande tradition du roman sudiste, La Couleur pourpre, qui dénonce l'oppression raciale et sexuelle dont furent victimes les femmes noires, a fait date. Celie et Nettie sont deux soeurs séparées à l'adolescence mais liées par un amour indéfectible que ne terniront ni les brimades ni le mépris, ni les guerres ni l'absence. Celie, mariée enfant à un homme violent, ne reçoit pas les lettres que lui adresse Nettie, devenue missionnaire en Afrique, car son mari les subtilise. Ignorant l'adresse de sa soeur, elle-même envoie ses lettres au Bon Dieu. Une correspondance sans espoir de réponse. Une correspondance qui sauvera les deux femmes du désespoir. Lauréat du prix Pulitzer et de l'American Book Award en 1983, La Couleur pourpre a été adapté au cinéma en 1984 par Steven Spielberg. " Un récit bouleversant sur le combat des femmes pour l'égalité et l'indépendance. "The New York Times Book Review.

  • Chasse aux esclaves fugitifs, aux Peaux-Rouges, aux peaux noires ; chasse aux pauvres, aux exilés, aux apatrides, aux Juifs, aux sans-papiers : l´histoire des chasses à l´homme est une grille de lecture de la longue histoire de la violence des dominants. Ces chasses ne se résument pas à des techniques de traque et de capture : elles nécessitent de tracer des lignes de démarcation parmi les êtres humains pour savoir qui est chassable et qui ne l´est pas. Aux proies, on ne refuse pas l´appartenance à l´espèce humaine : simplement, ce n´est pas la même forme d´humanité. Mais la relation de chasse n´est jamais à l´abri d´un retournement de situation, où les proies se rassemblent et se font chasseurs à leur tour.

    Si la chasse à l´homme remonte à la nuit des temps, c´est avec l´expansion du capitalisme qu´elle s´étend et se rationalise. En Occident, "de vastes chasses aux pauvres concourent à la formation du salariat et à la montée en puissance d´un pouvoir de police dont les opérations de traque se trouvent liées à des dispositifs d´enfermement... Le grand pouvoir chasseur, qui déploie ses filets à une échelle jusque-là inconnue dans l´histoire de l´humanité, c´est celui du capital."

  • The hate U give

    Angie Thomas

    • Lizzie
    • 17 Janvier 2019

    "L'année de mes 12 ans mes parents ont eu deux conversations avec moi. La première, c'était sur les choux et les roses [...] La deuxième conversation, c'était pour m'expliquer quoi faire si un flic me contrôlait. Ça a énervé maman qui a dit à papa que j'étais trop jeune pour ça. Il a répondu qu'il n'y avait pas d'âge pour être arrêté ou se faire descendre."Starr a seize ans, elle est noire et vit dans un quartier difficile, rythmé par les guerres entre gangs, la drogue et les descentes de police. Tous les jours, elle rejoint son lycée blanc situé dans une banlieue chic ; tous les jours, elle fait le grand écart entre ses deux vies, ses deux mondes. Mais tout vole en éclats le soir où son ami d'enfance Khalil est tué. Sous ses yeux, de trois balles dans le dos. Par un policier trop nerveux. Starr est la seule témoin.
    Tandis que son quartier s'embrase, tandis que la police cherche à enterrer l'affaire, tandis que les gangs font pression sur elle pour qu'elle se taise, Starr va apprendre à surmonter son deuil et sa colère ; et à redresser la tête.
    La haine qu'on donne traduction de l'anglais The Hate U Give. THUG
    "The Hate You Give" film artwork © 2018 Twentieth Century Fox Film Corporation. All Rights Reserved.

  • L'une a caressé le rêve américain durant ses études et sait que, si sa famille enrichie par le pétrole règne sur la capitale, ses privilèges s'évaporeraient aux États-Unis à cause de sa couleur de peau. Une autre est obsédée par la peur des enlèvements, et malgré les bouledogues dans le jardin de son père, celui-ci a disparu. Une mère anéantie traverse la ville - vitres closes pour maintenir la misère à distance - direction l'aéroport, d'où sa fillette chérie doit partir rejoindre son père à Miami. En onze nouvelles et autant de voix principalement féminines, jeunes ou adultes, dévouées à leurs enfants, contraintes de composer avec un mari violent, un parent décédé ou absent, Elizabeth Walcott-Hackshaw nous donne à lire le portrait de Trinidad, république cosmopolite des Caraïbes.

    Fille du prix Nobel de littérature Derek Walcott, Elizabeth Walcott-Hackshaw est née à Trinidad, dans la Caraïbe. À 18 ans, elle part étudier le français et l'anglais à Boston avant de revenir s'installer sur son île natale. La Saison des cerfs-volants est son premier livre.

  • Des larmes sous la pluie Nouv.

    États Unis de la Terre, 2109. Les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu'une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour réécrire l'histoire de l'humanité et la rendre manipulable.
    Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n'a d'alliés que marginaux ou aliens, dans ce tourbillon répressif de vertige paranoïaque. Rosa Montero choisit un avenir lointain, hérité de Philip K. Dick et de Blade Runner, pour nous parler de ce qui fait notre humanité, , la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s'accrochent à la morale politique, à l'éthique individuelle, à l'amitié et à l'amour.
    Elle construit pour nous un futur cohérent, une intrigue vertigineuse et prenante pour nous parler de notre mort et de l'usage que nous faisons du temps qui nous est imparti. Elle écrit avec passion et humour, les outils essentiels pour comprendre le monde.

  • En France, tout le monde ou presque se croit antiraciste. Pourtant les discriminations se perpétuent, de génération en génération, et les discours mettant violemment en cause les minorités se propagent en toute impunité. La mécanique raciste démonte les rouages de ce racisme systémique et en décortique les pièges. L'" intégration ", le " vivre-ensemble " et autres mascottes de l'antiracisme d'État, plaide Pierre Tevanian, sont des leurres qui minent une nécessaire politique d'égalité. Tout le monde ou presque se dit antiraciste. Pourtant, les discriminations se perpétuent dans des proportions massives, et en toute impunité. La Mécanique raciste met à nu, chiffres à l'appui, cette remarquable contradiction. À rebours des discours complaisants faisant du racisme une simple pathologie individuelle ou un réflexe de " peur de l'autre " naturel et compréhensible, Pierre Tevanian souligne son caractère systémique et son enracinement dans notre culture. Soucieux de " connaître pour mieux combattre ", il prend le racisme au sérieux et analyse ses ressorts logiques, esthétiques et éthiques, comme il est d'usage de le faire pour tout système philosophique - à ceci près qu'il s'agit ici de déconstruire une manière perverse de raisonner, de percevoir l'autre et de se concevoir soi-même. L'objectif de ce livre n'est pas tant de " retourner " des racistes convaincus que de questionner et armer l'antiracisme. À l'heure où se construit un consensus phobique autour du " voile islamique ", du " problème des Rroms " et de la " crise migratoire ", il constitue un outil précieux. Concis, précis, implacable, il démasque le " racisme vertueux " des bons " républicains " et démonte les faux-semblants de l'" antiracisme d'État " - la " tolérance ", l'" intégration ", le " vivre-ensemble " - pour nous ramener à l'essentiel : une question simple mais sans cesse évacuée, celle de l'égalité.

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